mardi, novembre 28, 2006

N° 229 - Journal d'Irak Special dossier - 27/11/06

Sommaire :
1 Les Brèves
1-1 Pol De Vos : USA: les élections se sont muées en un référendum sur l’Irak.
1-2 Roland Marounek : Appel pour un déploiement de l'Otan dans le nord de l'Irak.
..2 Dossier & Point de vue
2-1 Point de vue de James Cogan : Octobre dernier le mois le plus meurtrier en Irak selon l’ONU.
2-2 Point de vue de Ramsey Clark : « L’engagement existait de détruire tout ou partie des Irakiens en tant que groupe racial, national ou religieux ».
.3 Courrier des lecteurs & trouvé sur le net.
3-1 usa-menace.over-blog.com : L'armée US collaboreraient avec Al Qaîda.
1 Les brèves
Ndlr : PS : la publication des articles ou analyse ne signifie nullement que la rédaction partage les analyses ou point de vue des auteurs, mais doit être vu comme information
Marc
1-1 Pol De Vos : USA: les élections se sont muées en un référendum sur l’Irak.
Ce que le monde entier espérait en 2004 s’est quand même produit le 7 novembre 2006. Les électeurs américains ont sanctionné le président
Pour la première fois en douze ans, les Démocrates ont reconquis la majorité à la Chambre des représentants du Congrès américain. Au Sénat aussi, ils ont obtenu de justesse la majorité. Pourtant, le Parti démocrate ne doit pas crier trop fort victoire. Bill Scheider, analyste politique de CNN, a déclaré que les électeurs ne connaissaient même pas les noms des Démocrates pour qui ils ont voté. « Je vais voter Démocrate car je suis contre Bush, je suis contre cette guerre. Je veux le faire voir clairement1 », ont déclaré certains électeurs. Un sixième des personnes qui avaient élu Bush président en 2004 lui ont tourné le dos. Le Washington Times remarque : « Au sein de la base républicaine aussi, il y a une déception manifeste à propos des occasions manquées, de l’énorme déficit budgetaire, des attaques contre les libertés civiques, de l’échec des mesures sociales et de la guerre. En essence, il s’agissait d’un référendum contre la guerre et contre le président2. » Aussi le bilan de cette guerre n’a-t-il jamais été plus clair. Quelques semaines avant les élections, Bush avait même fait la comparaison avec le Vietnam, même s’il ne voulait pas encore admettre que la guerre en Irak courait droit à la défaite3. 2 845 militaires américains ont déjà perdu la vie, plus de 21 000 ont été blessés, outre les 655.000 morts du côté des Irakiens4. De plus, la guerre en Irak a coûté jusqu’à présent 273 milliards d’euros. C’est-à-dire, chaque jour, 213 millions d’euros : l’équivalent d’un millier de nouvelles maisons. Cela, dans un pays où le nombre de sans-logis ne cesse de s’accroître et où des millions de personnes vivent dans la pauvreté. La classe politique divisée Dans les deux parlements américains, les Démocrates ont conquis la majorité. Qu’est-ce que cela signifie pour l’occupation de l’Irak ? La politique américaine de guerre de Bush se trouve dans une impasse. Même chez les Républicains, beaucoup s’en prennent vertement à Bush. « Quelqu’un doit quand même expliquer clairement les choses au tyran de la Maison-Blanche : encore une gaffe et il est déposé, condamné et transféré au Tribunal de la guerre à La Haye », déclare Paul Craig Roberts, qui a été ministre des Finances sous le président républicain Reagan, dans les années 80, et n’a donc rien d’un homme de gauche. Cela montre la division au sein de la classe politique américaine à propos de la politique à suivre en Irak. Chez les Démocrates aussi, c’est le désaccord. Howard Dean et Hilary Clinton ont déclaré ouvertement qu’ils n’insisteraient pas en faveur d’un retrait de l’Irak. John Kerry a même parlé d’un accroissement des effectifs, alors que, la semaine dernière, la dirigeante du groupe démocrate, Nancy Pelosi, faisait savoir que les Américains devaient se retirer en toute hâte de l’Irak. Maintenant qu’une colonisation ouverte ne s’avère plus possible, le « plan B » rallie en tout cas des partisans : une politique du « diviser pour régner » qui plongera le pays dans l’instabilité pour très longtemps. De la sorte, les USA espèrent pouvoir conserver en (grande) partie leur contrôle sur la région – et son pétrole. « L’Irak se scindera en trois parties, soutient Roberts : dans le nord, les Kurdes peuvent s’unir aux Kurdes turcs. Dans le sud, les chiites peuvent opter pour un même régime islamique qu’en Iran. Sans pétrole, les sunnites se retrouveront isolés au centre. » Quoi qu’il en soit, pour le mouvement antiguerre aux USA et en Europe, la défaite électorale de Bush constitue une invitation à renforcer la mobilisation. Jusqu’à ce que les troupes étrangères se retirent et laissent enfin l’Irak aux Irakiens.
1. www.informationclearinghouse.info • 2. Washington Times, 11/8/2006 • 3. ABC-news, 25/10 • 4. www.Lancet.com
1-2 Roland Marounek : Appel pour un déploiement de l'Otan dans le nord de l'Irak.
Deux anciens responsables américains ont prôné lundi le déploiement de forces de l'Otan dans le nord de l'Irak afin d'éviter le risque d'une intervention militaire de la Turquie contre les rebelles kurdes menant des incursions transfrontalières sur son territoire.
Dans un document rendu public avant le sommet de l'Otan à Riga les 28 et 29 novembre, Richard Holbrooke, ex-représentant permanent des Etats-Unis auprès à l'Onu, et Ronald Asmus, vice-secrétaire d'Etat adjoint chargé des Affaires européennes dans l'administration Clinton, affirment que les membres de l'Otan ont tout intérêt à éviter un basculement de l'Irak dans une guerre civile ouverte.
»Déjà aujourd'hui, des voix s'élèvent en Turquie pour réclamer ouvertement une invasion du nord de l'Irak pour mettre fin aux raids constants effectués dans le sud-est de la Turquie par l'organisation terroriste connue sous le nom de PKK», déclarent les deux anciens responsables dans ce document rendu public par un centre de réflexion allemand.
»Le meilleur moyen de réduire ce risque serait que l'Otan déploie des soldats dans le nord de l'Irak», ajoutent-ils.
Une telle initiative semble toutefois hautement improbable en raison des profondes divisions provoquées au sein de l'Otan par l'intervention militaire américaine en 2003. La France, l'Allemagne, la Belgique et le Luxembourg s'étaient alors opposés à cette invasion et ont depuis résisté aux tentatives de forte implication de l'Alliance atlantique en Irak.
»Cela n'a été ni discuté ni envisagé de manière officielle ou informelle au sein de l'Otan», a déclaré James Appathurai, porte-parole de l'alliance.
http://www.tageblatt.lu/edition/article.asp?ArticleId=55271
2 Dossier & Point de vue
Ndlr : PS : la publication des articles ou analyse ne signifie nullement que la rédaction partage toutes les analyses des auteurs
mais doit être vu comme information
Marc
2-1 Point de vue de James Cogan : Octobre dernier le mois le plus meurtrier en Irak selon l’ONU.Le rapport sur les droits de l’homme publié mercredi par la Mission d'assistance des Nations Unies en Irak (MANUI) décrit un pays qui a été plongé dans la barbarie depuis l’invasion sous la direction des Etats-Unis en mars 2003. La guerre de l’administration Bush pour le pétrole et la puissance mondiale, cyniquement nommée « opération liberté irakienne », a fait un abattoir et un charnier de l’Irak. L’armée américaine utilise les frappes aériennes, les tireurs d’élite embusqués, les blocus de villes et de districts entiers et les détentions de masse pour collectivement punir le peuple irakien pour la résistance anti-occupation en cours. Les politiques américaines ont fomenté une guerre civile meurtrière entre l’establishment arabe sunnite qui formait la base du régime baasiste de Saddam Hussein et les organisations fondamentalistes chiites et nationalistes kurdes qui ont été mises au pouvoir par l’occupation américaine. Avec une violence à peine concevable pour ceux qui ne la subissent pas, l’activité économique s’est effondrée, l’infrastructure essentielle est dysfonctionnelle et il n’existe pas d’institutions réellement démocratiques et légales. La situation n’a jamais été aussi grave pour le peuple irakien. Le ministre irakien de la Santé a rapporté que le nombre officiel des civils ayant connu une mort violente en octobre — 3709 hommes, femmes et enfants — était le plus élevé en un mois depuis l’invasion en mars 2003. En septembre et en octobre, il y a eu 7054 morts violentes. De plus, 7425 personnes ont été blessées. Le plus grand carnage a eu lieu à Bagdad. Dans une ville d’environ cinq millions d’habitants, près de 5000 personnes ont officiellement connu une mort violente au cours des deux derniers mois. La plupart, selon la MANUI, arboraient des marques de torture et ont été abattus par balles. Le taux de mortalité annuel officiel pour Bagdad dépasse les 160 pour 100 000. Pour fin de comparaison, le taux de mortalité annuel de la ville de Détroit aux Etats-Unis, où l’on trouve un de taux d’homicides les plus élevés au pays, n’atteint pas 20 pour 100 000. Même ces chiffres sont considérés comme grossièrement sous-estimés. Des milliers de personnes ont disparu — dans des dépotoirs, des rivières ou des fosses sans indication — ou ont été enterrées par leur famille sans notification aux forces de l’occupation ou au gouvernement à la solde des Etats-Unis qu’ils détestent et méprisent. La MANUI a cité l’étude par le journal indépendant et qui fait autorité The Lancet, qui a estimé que plus de 600 000 Irakiens avaient connu une mort violente depuis mars 2003. Sans l’endosser ouvertement, l’organisme de l’ONU n’a laissé aucun doute que c’est un chiffre crédible. En se fiant au rapport des blessures aux décès, il faut faire l’hypothèse qu’encore plus de personnes ont été blessées en Irak. Les milices formées par les factions religieuses et ethniques rivales « opèrent pratiquement en toute impunité » alors qu’ils terrorisent la population et combattent pour des parcelles de territoires. Les banlieues et villes à majorité sunnite ou chiite se voient maintenant « nettoyées » de la faction rivale. « Un grand nombre d’escadrons de la mort et de milices rivales, a fait remarquer la MANUI, ont des liens directs ou sont appuyés par des partis politiques influents faisant partie du gouvernement [irakien] et ils ne cachent pas leur affiliation. » Les réfugiés chrétiens et palestiniens ainsi que les minorités ethniques sont victimes de persécution sectaire à grande échelle. Les droits des femmes ont été anéantis. La charia a été imposée à la majorité du pays, autant par les extrémistes chiites que sunnites, forçant les femmes à se conformer aux normes vestimentaires et codes moraux fondamentalistes, avec le risque d’être tuées ou horriblement mutilées si elles ne le faisaient pas. La pauvreté oblige des milliers de personnes, en particulier les veuves et les étudiantes universitaires, à se prostituer ou à participer à des mariages de « plaisir » qui prennent fin rapidement. De nombreuses écoles sont fermées et on garde les jeunes filles à la maison à cause du carnage sectaire. Selon les statistiques du ministère irakien de l’Éducation mentionnées par la MANUI, plus de 300 enseignants et fonctionnaires ont été tués cette année seulement et 1 158 ont été blessés. Plus de 150 universitaires ont été assassinés depuis l’invasion américaine et des centaines d’autres ont quitté le pays. Les journalistes et les travailleurs des médias craignent constamment d’être tués. Dix-huit sont morts durant les deux derniers mois. En septembre, le gouvernement fantoche américain a fait fermer le réseau de télévision Al-Arabiya pour empêcher qu’il ne diffuse son reportage critique de l’occupation. Al-Jazeera, le plus important réseau arabe, a été banni depuis septembre 2004. Tentant de résumer la situation des droits de l’homme en Irak, la MANUI a écrit : « La population civile de l’Irak continue d’être la victime d’actes terroristes, d’explosions, de fusillades, d’opérations militaires [dirigées par les États-Unis], de violences policières, de kidnappings, de crimes, et de feux croisés entre des gangs rivaux ou la police et les insurgés. Le contexte de sécurité, marqué par une intolérance et des préjugés sectaires, érode davantage la liberté de culte ou de religion ou même d’exprimer des pensées. Une augmentation du chômage, de la pauvreté et de la discrimination ainsi que la réduction de l’accès aux services essentiels minent les droits sociaux économiques. » À cause de la violence, l’agence de l’ONU pour les réfugiés (UNHCR) évalue que plus de 400 000 Irakiens ont été déplacés au pays depuis février de cette année. 1,6 million d’Irakiens ont quant à eux fui le pays depuis 2003, dont jusqu’à 600 000 se seraient dirigés vers la Jordanie, 600 000 en Syrie, 100 000 en Arabie Saoudite et plus de 400 000 ailleurs. Au total, le nombre de personnes déplacées représente environ 8 pour cent de la population irakienne avant que la guerre ne débute, soit 26 millions. Les gouvernements et les médias des Etats-Unis, de la Grande-Bretagne et de l’Australie, les trois pays impérialistes qui portent l’entière responsabilité pour l’invasion et tout ce qui a pris place en Irak depuis mars 2003, n’ont aucune hésitation à décrire les 450 000 morts estimées dans la région de Darfour au Soudan durant une guerre civile de trois dans la région du Darfour au Soudan comme un « génocide ». La guerre illégale d’agression contre l’Irak, qui compte 14 millions d’habitants de moins que le Soudan, a résulté en beaucoup plus de morts et de déplacés. Dans la mesure où ce fait est ouvertement discuté, ce n’est que pour utiliser le cauchemar du peuple irakien pour déclarer cyniquement que les soldats étrangers ne peuvent quitter le pays sinon la situation serait encore pire dans ce pays. L’invasion et l’occupation de l’Irak est un crime de proportions historiques, une atrocité comparable aux événements les plus horribles du vingtième siècle. Si l’on rapportait aux 300 millions de personnes vivant aux Etats-Unis la dévastation subie par la population irakienne, cela signifierait 7,5 millions de morts et 8 à 10 millions de blessés. Environ 30 millions seraient chassés de leurs foyers et 80 millions de travailleurs perdraient leur emploi. Si le carnage à Bagdad se produisait à Los Angeles, près de 1000 personnes seraient brutalement assassinées chaque semaine. Au tournant du vingtième siècle, la marxiste allemande Rosa Luxembourg a déclaré que la lutte pour les marchés, les ressources et les sphères d’influence entre les Etats-nations rivaux n’offrait à l’humanité que l’alternative entre le socialisme ou la barbarie. L’Irak est un exemple de cette dernière. Il est un exemple de ce que l’impérialisme américain est prêt à faire en Iran, en Syrie, en Corée du Nord, à Cuba, au Venezuela et dans tout autre pays où les gouvernements sont déclarés comme ne se pliant pas suffisament aux intérêts stratégiques des grandes sociétés américaines. Les Nations unies ne sont pas un mécanisme qui peut, ou qui veut, bloquer le militarisme américain. Pour ouvrir la voie à leurs propres politiques militaristes, les autres puissances au Conseil de sécurité ont sanctionné les fausses déclarations selon lesquelles l’Irak possédait des « armes de destruction massive » et, en avril 2003, ont endossé l’invasion après le fait d'en retirer sa souveraineté à l’Irak et en le remettant à l’administration Bush. Le rapport de la MANUI souligne l’impotence de l’ONU. Malgré qu’il révèle l’ampleur du carnage qu’a causé l’invasion américaine, il n’appelle pas pour le retrait des forces de l’occupation et promet de travailler avec un gouvernement irakien qui n’est rien de plus qu’une marionnette des Etats-Unis. L’administration Bush, le gouvernement Blair et le gouvernement australien d’Howard peuvent être amenés devant les cours pour y être jugés pour crimes contre l’humanité. Il est de la responsabilité politique de la classe ouvrière internationale — particulièrement aux Etats-Unis, en Grande-Bretagne et en Australie — de demander qu’ils soient amenés devant les cours et de lutter pour le retrait immédiat et sans conditions de toutes les troupes étrangères de l’Irak. En agissant ainsi, les travailleurs renforceront la lutte nécessaire qui doit se développer au sein de la classe ouvrière irakienne pour un mouvement socialiste unifié contre l’occupation et les forces sectaires qui ont été encouragées. Sources WSWS
Posté par Adriana Evangelizt
2-2 Point de vue de Ramsey Clark :« L’engagement existait de détruire tout ou partie des Irakiens en tant que groupe racial, national ou religieux »

Pour Ramsey Clark, ancien procureur général dans l’administration de Lyndon Johnson et avocat principal dans le procès de Saddam Hussein, dont il fut évincé par le juge irakien, au moment du verdict, Bush n’est pas un vrai démocrate car « (Les Etats-Unis) c’est une plutocratie dans le sens classique du terme et ils utilisent les médias (qu’ils possèdent d’ailleurs) de manière très efficace pour berner le peuple et susciter un faux sens de l’histoire et de patriotisme, et tout le reste ». Entretien donné à Ian Douglas, professeur associé de Science politique à l’Université de Naplouse, en Palestine, à New York pour le journal égyptien al Ahram, 9-15 novembre 2006.

Al Ahram : L’avenir des Etats-Unis se présente donc mal ?
Ramsey Clark : Ce qui peut arriver avec l’administration Bush est qu’elle ira plus loin que toutes les administrations précédentes, à cause des moyens dont elle dispose, pour mettre à bas le système que les deux partis ont utilisé pour accomplir le même but. Le président ne s’aperçoit pas que les choses ne fonctionnent pas et ce qui se passe en Irak et se passera s’il poursuit sa politique militaire. Quelle que soit la force de la technologie, ils ne peuvent s’en servir à moins de se détruire eux-mêmes et ils ne peuvent vaincre parce que, même dans un pays comme l’Irak, leur nombre est insuffisant pour prévaloir.
*
AA : Certains disent que l’empire américain s’est enterré à Bagdad et que cela marque la fin de la globalisation par la guerre
R.C : C’est gentil de dire cela mais les chats ont sept vies. Je me souviens d’avoir fait observer à Bush père qu’Alexandre le Grand était mort à Babylone et qu’il devait se soucier de là où il allait. Peut-être, maintenant marque un moment décisif de l’histoire.

AA : Dernièrement, The Lancet a chiffré à 650 000 le nombre de morts « par excès » à la suite de la guerre conduite par les Etats-Unis en 2003. S’ajoutant à la catastrophe humanitaire des 13 années de sanctions la précédant, un tel chiffre ne reflète-t-il pas l’intention qui caractérise un génocide ?
R.C : Pour moi, les sanctions étaient un génocide. Vraiment. Elles ont tué un million et demi de personnes ou plus. La FAO, l’Organisation pour l’alimentation et l’agriculture dénombrait, six ans après les sanctions, que 570 000 enfants de moins de 5 ans étaient morts des conséquences directes de celles-ci. Etant donné que cela était prévisible, on peut suggérer que l’engagement existait de détruire tout ou partie des Irakiens en tant que groupe national, racial ou religieux. Maintenant, nous en sommes à trois ans et demi de la guerre « Choc et terreur » et il serait difficile de nier qu’il n’y a pas un demi million de personnes mortes. Et cela s’accélère. Mais pire que l’idée de génocide est la stratégie de « laissez les s’entretuer »… Kissinger l’avait approuvé au début de la guerre Iran-Iraq. « J’espère qu’ils se tueront les uns les autres » entérinant ainsi notre politique de tueries intercommunautaires. Bien que nous soyons responsables de ces massacres, nous en avons tourné le robinet, il est très triste que les Irakiens tuent des Irakiens.

AA : Et maintenant, bien que la guerre ait été une guerre d’agression, les Etats-Unis prétendent que leur présence est justifiée pour empêcher une guerre civile.
R.C : …Parce que c’est, et sans aucun doute, une guerre d’agression, elle ne peut avoir aucune justification. Elle viole les premiers articles de la Charte des Nations unies qui interdit toute menace d’une attaque contre des Etats souverains égaux. L’article 51 ne la sauve pas parce qu’il n’y avait aucune menace. Ce serait difficile de trouver un pays qui était moins une menace pour les Etats-Unis que l’Irak au moment où il a été attaqué.

C’est ce qui fait de l’ « impeachement » de Bush quelque chose de si crucial car si le peuple américain ne peut ou ne veut pas empêcher son gouvernement de conduire des guerres arbitraires et n’a aucun epossibilité de savoir ce qui se passe - à cause des tromperies et de la diversion- alors nous ne sommes que des consommateurs et non des citoyens. ….

AA : Les généraux américains disent ouvertement que leur plan de pacification pour Bagdad a échoué. Je suis surpris qu’ils admettent la défaite mais je me méfie aussi de leurs déclarations.
R.C : C’est pitoyable. Casey était ici avec l’ambassadeur US, il y a quelques jours, et assurait que d’ici à un an, 18 mois, Bagdad sera en mesure de se défendre seul. C’est de la pure propagande…C’est en vue des élections…Si cela ne marche pas, le public pense « … Est-ce que je peux en rendre Bush responsable ? … en blâmer les Républicains ? Ils essaient… d’apporter la démocratie au Moyen-Orient et la liberté au peuple » quand en réalité, Bush a, plus que tout autre président dans notre histoire, détruit la liberté.

AA : Alors que l’on parle d’ « impeachement », il ne semble pas qu’il y ait une volonté de recourir aux instruments du droit international relatifs aux crimes de guerre en Irak, même si certains qui en seraient responsables – par exemple, Paul Wolfowitz - ne sont plus au gouvernement . Cela va-t-il changer ?
R.C : Mais c’est la raison pour laquelle les Etats-Unis sont allés si loin pour rejeter le droit international dans son entier, pour torpiller le statut du Tribunal International Pénal (ICC) avant qu’il ne soit ratifié, pour obliger 80 pays à ne pas accepter de remettre des citoyens US à ce tribunal en signant des traités bilatéraux qui sont supérieurs à ce droit. Le problème est que les Etats-Unis demeurent dominants….

A.A : Revenons à Saddam Hussein ? Un verdict sera-t-il obtenu le 5 novembre…
R.C : Avec ce tribunal, on ne peut être sûr de rien. Il dit que le verdict sera rendu le 5 novembre et ce qui lui donne sa crédibilité, c’est que c’est deux jours avant les élections au Congrès.

A.A: Il est difficile de croire qu’un ordre d’exécution sera donné car, politiquement et militairement, exécuter Saddam dans le contexte actuel en Irak, après la manifestation de plus de 300 chefs tribaux dont des chefs de Kirkouk, pour la rétablissement de Saddam en tant que président, serait un suicide pour les Etats-Unis ?
R.C : On peut toujours faire des choses folles….D’un autre côté, ce procès de Dujail n’est qu’une mascarade. C’est un procès enclenché par le parti Dawa . Jafaari avait apparemment directement ou personnellement planifié quelques unes de ces tentatives d’assassinats, dont celle sur la personne de Tarik Aziz entre 1980 et 1982.C’est un procès qui réclamait une procédure judiciaire, que cela vous plaise ou non, car depuis le début jusqu’à la signature de l’arrêt de mort, trois ans se sont écoulés. Si vous cherchez la vengeance ou si vous cherchez à montrer votre arbitraire, pour semer la peur, alors vous devez les pendre immédiatement, empaler leurs têtes afin que le peuple apprenne. ….En fait il s’agissait d’un procès du parti Dawa qui est un parti, formé en Iran pour renverser le gouvernement irakien. Il a pris les armes quand la nation était en danger. Je suis contre la peine de mort dans toutes les circonstances mais si vous acceptez le concept de nation, trahir la nation est la plus dangereuse atteinte à ce concept institutionnel de régulation internationale. Bush, en tant que gouverneur du Texas, a signé 152 arrêts de morts de jeunes de moins de 18ans, de femmes, de malades mentaux, d’étrangers en violation de la Convention de Vienne sur les Relations diplomatiques….Jamais de grâce, jamais de commutation de peine, une simple croyance en la mort : écraser le péché par la mort……

AA : Je crois comprendre, selon une source genevoise, que le Groupe de Travail des Nations unies sur la détention arbitraire a conclu que le procès de Saddam Hussein ne répond en rien aux obligations du droit international…..
R.C : (Le rapport n’étant pas encore rendu public, Ramsey Clark n’a pas de commentaires).. Nous avons déjà eu des rapporteurs et commentateurs qui ont déclaré que ce procès n’était pas juste…

AA : Etant donné vos vues sur l’invasion de 2003, sur son illégalité, êtes-vous pour la résistance populaire ? Le droit international semble considérer la résistance, y compris la lutte armée, comme la seule entité légale en Irak ?
R.C : … Je pense que la résistance est une solution mais peut-être la moins désirable pour atteindre l’objectif qui doit être atteint. … Les conditions présentes en Irak ont à tel point dégénéré que, si la haine la plus féroce est pour l’occupant, il n’empêche que ce que certains appellent des luttes interethniques, arrachent plus de vies irakiennes qu’américaines ou autres. Malgré leur propos, les Etats-Unis ont l’intention d’y rester : ils consolident les bases, élèvent les murs de la zone verte afin de se protéger. Avec 100 morts US par mois et 5000 victimes irakiennes, ils peuvent tenir longtemps.

AA : Mais la majorité de ces 5000 morts est victime des escadrons de la mort qui servent les forces du processus politique installé par les US. Elles sont l’instrument pour terroriser la population et l’arrêter dans son soutien à la résistance.
R.C : C’est vrai. Mais la chose la plus importante pour le peuple irakien, c’est de s’unir à moins de se détruire…. (Les Etats-Unis) alors comprendraient que la lutte est sérieuse.
Source
Afi n°66
27 novembre 2006
Rédaction et traduction : Gilles Munier, Xavière Jardez
Contact AFI et abonnements à « AFI-Flash » : Gilles Munier – Courriel : gilmun@club-internet.fr
ISSN : 1773 – 9780
3 Courrier des lecteurs & trouvé sur le net
3-1 usa-menace.over-blog.com : L'armée US collaboreraient avec Al Qaîda.(Extrait)Hurriyah, une zone mixte chiite-sunnite, avait été attaqué vendredi par des milices chiites qui ont brûlé une mosquée sunnite. Un hélicoptère américain est intervenu vendredi soir à Sadr City pour empêcher des miliciens de continuer à tirer des roquettes sur des quartiers sunnites voisins. Sur le plan politique, au Caire, le secrétaire général du Comité des oulémas musulmans Hareth Dhari a demandé aux pays arabes de ne plus soutenir le gouvernement du Premier ministre Nouri al-Maliki, qualifié de "force du mal" et de "gouvernement d'occupation". Chef de la principale association religieuse sunnite d'Irak, Hareth Dhari est accusé d'"incitation à la violence confessionnelle" et fait l'objet d'une enquête en Irak. Côté chiite, un proche du leader radical Moqtada Sadr a accusé les forces américaines de "collaborer" avec le réseau terroriste Al-Qaïda pour lancer des attaques contre la communauté chiite. "Il est clair qu'il y a une collaboration entre les forces américaines, Al-Qaïda et les Baassistes (partisans de l'ex-président Saddam Hussein, ndlr). Il y a des preuves", a affirmé Saheb Al-Amiri, secrétaire général des martyrs d'Allah, une institution religieuse liée au courant de Sadr. "Lors des attentats à Sadr City (jeudi), un groupe terroriste a attaqué des ambulances sous les yeux de l'occupant (américain)", a-t-il affirmé, accusant aussi l'armée américaine d'être impliquée dans le dynamitage du siège du mouvement de Sadr vendredi. Les Américains ont eux annoncé avoir tué 22 "terroristes" dans deux opérations au nord de Bagdad, indiquant que des civils avaient été atteints lors d'un raid à Taji. A l'étranger, l'Organisation de la conférence islamique (OCI) a appelé à mettre fin aux violences meurtrières entre chiites et sunnites alors que dix ministres des Affaires étrangères de la Ligue arabe sont attendus au Caire le 5 décembre pour une réunion devant appeler les factions irakiennes à empêcher les "flots de sang" de couler en Irak. Sources La libre
Posté par Adriana Evangelizt

lundi, novembre 27, 2006

N° 228 - Journal d'Irak - 26-11

Tiré a part :
# Je vous recommande chaudement la lecture de 7-1 Point de vue de Ali Hussein Bakeer : La vérité sur les pertes usaméricaines en Iraq : 3 000, 15 000 ou 20 000 morts.
23-11
## "A 6h du matin, les Américains ont tiré de sang froid sur un bus transportant des travailleurs dans la rue Al-Falah, à Sadr City provoquant un certain de nombre de morts", a affirmé Abdul Zahra Al-Zuwaidi, un responsable du courant de Sadr.
"Ces actes font des victimes quotidiennement. Je demande au peuple américain de manifester contre ces agissements"..
"Quatre personnes ont été tuées. Huit personnes dont deux femmes sont blessées. Certains des blessés sont dans un état critique", selon une source médicale.
(AP -Reuters)
24-11
Le mouvement Sadr, qui compte 30 députés au Parlement et plusieurs ministres au sein du gouvernement d'union nationale de M. Maliki, a accusé l'armée américaine d'implication dans les attentats de Sadr City."Les attentats ont coïncidé avec une panne du réseau téléphonique mobile et des survols intenses de l'aviation américaine, et cela est le signe d'une alliance entre les Takfiris et l'occupant" américain, selon le communiqué.
(AFP)
21-11
Kofi Annan, dont le mandat à la tête de l'ONU expire au 1er janvier, a signalé que son principal regret en dix ans aux commandes était la guerre d'Irak, et l'échec du conseil de sécurité de l'ONU à empêcher l'invasion américaine. "Je crois fermement que la guerre aurait pu être évitée, les inspecteurs (en désarmement, NDLR) auraient dû avoir un peu plus de temps"
AP- Reuters
26-11
Le roi Abdallah II de Jordanie déclare parlant de l'Irak, du Liban et la guerre d’agression israélienne : "Nous pourrions imaginer entrer en 2007 avec trois guerres civiles", "Il est donc temps que nous faisons un important pas en avant, pour protéger le Proche-Orient d'une crise terrible que je crains et qui risque d'arriver en 2007".
"Nous devons nous assurer que toutes les parties en Irak comprennent les dangers de la pousuite de l'escalade", car "comme nous le voyons, la situation est en train de devenir incontrôlable. "Il faut une action forte sur le terrain aujourd'hui. Je ne crois pas que nous sommes en position de revenir sur le problème début 2007. Il faut un plan qui amène toutes les parties
Marc
Sommaire :
1 La résistance contre l'agresseur
2 Politique des collaborateurs afghans
3 Politiques des occupants
4 Lutte pour la libération du territoire
Détails
L'Irak en chiffres
5 Médias.
6 Les Brèves..
7 Dossier & Point de vue.
8 Courrier des lecteurs & trouvé sur le net.
9 Annexes
L'Irak en chiffre: du 19-11 au 26-11/06
tués
blessés
Peuple irakien
249
280
Usboys/Autres boys
5
X
Policiers, armée et collaborateurs
13
x
1 La résistance contre l'agresseur
Analyse des colonisteurs
23-11
# D'après Zamily, le ministère, souvent attaqué, ne l'avait jamais été de manière aussi soutenue.
Il pense que les résistants tentent de créer un corridor sécurisé liant l'enclave d'Adhamiya,ans l'est de Bagdad, à la rive occidentale du Tigre. (AP)
Les forces en présenc
Irakienne
21-11
# Des officiers Us chargés de la formation des forces irakiennes ont signalé d'importants problèmes entravant le programme, de l'insuffisance de la préparation à l'absence d'interprètes, écrit le Washington Post.
Le journal s'appuie sur les entretiens réalisés par l'armée avec des officiers participant à des missions d'entraînement et de conseil des forces irakiennes.
Certains officiers affirment ne pas avoir été formés pour leur tâche et disent que des soldats détachés sous leur commandement n'ont jamais servi en Irak et ignorent tout des techniques d'entraînement.
D'autres évoquent l'insuffisance des moyens matériels mis à leur disposition et se plaignent d'avoir des interprètes qui ne semblent pas comprendre l'anglais.
Des officiers irakiens entendus dans le même cadre ont également exposé leurs griefs, le plus important étant qu'ils sont conseillés par des gradés américains n'ayant aucune expérience du combat.
Le Post écrit qu'il faudra peut-être cinq à dix années pour remplir cette mission.
Aucun commentaire n'a pu être obtenu dans l'immédiat au Pentagone.
(Reuters)
2) Politique des collaborateurs Irakiens
Mise sur rail d'un état fasciste
26-11
Le Premier ministre Al-Maliki, dont le convoi a été caillassé dans le quartier de Sadr ....
(AFP)
Gouvernement fantoche
24-11# Le courant de Moqtada Sadr à menacé de se retirer du gouvernement et du Parlement si M. Maliki maintenait sa rencontre avec M. Bush en Jordanie". Le mouvement Sadr, qui compte 30 députés au Parlement et plusieurs ministres au sein du gouvernement d'union nationale de M. Maliki, a accusé l'armée américaine d'implication dans les attentats de Sadr City."Les attentats ont coïncidé avec une panne du réseau téléphonique mobile et des survols intenses de l'aviation américaine, et cela est le signe d'une alliance entre les Takfiris, les Saddamistes et l'occupant" américain, selon le communiqué. Le siège vide du courant de Moqtada Sadr à Baaqouba, au nord de Bagdad, a été dynamité dans la journée, selon la police. Quelques heures avant l'attaque, les forces irakiennes et américaines s'étaient rendues au même siège et avaient arrêté les cinq gardes du bâtiment, a-t-on précisé.(AFP)
24-11
# L'un des plus proches collaborateurs de Sadr au parlement, Faleh Hassan Chanchal, a déclaré qu'il se retirerait du gouvernement d'union nationale :
"Nous avons demandé à Maliki de renoncer à la rencontre avec Bush, car il n'y a aucune raison de rencontrer le criminel responsable du terrorisme en Irak", a dit Faleh Hassan Chanchal. "Nous cesserons de siéger au parlement et au gouvernement s'il maintient son projet".
L'Armée du Mehdi, qui s'est soulevée à deux reprises en 2004 contre les forces américaines, exige de longue date leur retrait
(Reuters).
26-11
Le vice-président Tarek al-Hachemi, chef du Parti islamique, l'une des principales formations, a affirmé : "Nous faisons toujours partie du processus politique. Tout le monde a des responsabilités. Nous nous étions engagés à être des partenaires honnêtes du gouvernement Maliki et ce partenariat perdure "Nous devons évaluer les résultats du gouvernement",
(afp- 12h04)
Gouvernement corrompu
25-11
# Le haut dignitaire Hareth Dhari, (contre lequel un mandat d'arrêt a été lancé la semaine dernière pour incitation à la violence), a accusé le gouvernement irakien "d'exploiter le sectarisme", et a demandé aux pays arabes de ne plus reconnaître "ce gouvernement partial et sectaire".
Dari a déclaré qu'il avait "Dès les premiers mois de l'occupation (de l'Irak en 2003), nous avons condamné l'effusion de sang des Irakiens, qu'ils soient musulmans ou non musulmans, et nous avons renié toute personne qui porterait atteinte à un Irakien ou un non Irakien venu en paix en Irak", "
Hareth Dhari, a qualifié le cabinet de M. Maliki, de "gouvernement d'occupation" et de "force du mal".
(Reuters & afp 15h08)
Les grandes manoeuvres
20-11
# L'Irak accuse certains pays voisins, en particulier la Syrie, de ne pas faire suffisamment d'efforts pour empêcher l'infiltration de "terroristes" (lire résistants)dans le pays.(AFP)
20-11
# "La mise en place d'un calendrier de retrait des forces étrangères d'Irak contribuera à réduire la violence", a déclaré M. Mouallem
"La Syrie apporte son soutien au processus politique et au gouvernement né des élections. Nous sommes prêts à vous fournir toute l'aide possible pour que l'Irak maintienne son unité", a ajouté M. Mouallem, appelant à "ouvrir une nouvelle page" dans les relations entre les deux pays. (qui n'ont toujours pas renoué des relations diplomatiques rompues depuis 1980.)
(AFP)
21-11
# L'Irak et la Syrie ont renoué leurs relations diplomatiques.
"Nous venons de conclure un accord en vertu duquel les relations diplomatiques rompues depuis un quart de siècle ont été complètrement rétablies", a dit le ministre des affaires étrangères Zébari..
M. Zebari a ajouté que les deux parties sont convenues de "coopérer en matière de sécurité" et que des experts des deux pays allaient se rencontrer pour discuter de ces questions.
Les problèmes historiques entre les deux pays, portaient sur le contrôle des eaux de l'Euphrate, l'aide des Syriens aux rebelles kurdes dans le nord de l'Irak et la décision de Bagdad d'acheminer son pétrole via le port de Bassorah plutôt que via les oléoducs syriens.
(ats -:00)
3 Politiques des occupants
3-1 Usa
Bush
22-11
# Bush a ouvert la porte à un possible changement de politique.
Il a annoncé la démission de son secrétaire à la Défense, l'impopulaire Donald Rumsfeld.
Il a engagé une revue d'ensemble de la politique irakienne au sein de l'administration. Et il s'est déclaré "ouvert à toutes les idées". Deux rapports sont très attendus: celui que produira l'administration, mais aussi celui d'un groupe de personnalités chargé au début de l'année par le Congrès d'évaluer la situation en Irak.
Ce "Groupe d'études sur l'Irak" devrait soumettre ses recommandations d'ici à la fin de l'année et les experts estiment que l'administration a tout intérêt politiquement à achever le sien avant le Groupe d'études. De nombreux points de vue s'opposent aux Etats-Unis.
(Afp)
25-11
# A l'occasion de l'Assemblée générale annuelle des Nations unies, Bush s'était engagé à faire de la relance du processus de paix au Proche-Orient l'une des priorités de la fin de son mandat et avait confié ce dossier à la Rice.
(Reuters)
Occupation de l'Irak
21-11-.
# La Usa ont appelé la Syrie a faire preuve d'un "engagement constructif" envers le gouvernement irakien et à stopper l'infiltration en Irak de combattants étrangers rejoignant la résistance.
Selon l'armée américaine, 50 à 70 combattants traversent tous les mois la frontière irako-syrienne.
Le chef de la diplomatie syrienne, M. Mouallem a dit qu'il "ne voulait pas revenir à ces accusations, car sa visite a pour objectif de bâtir un nouveau mécanisme de coopération et tant qu'il y a une volonté politique et des bonnes intentions, je pense que les question de sécurité seront bien étudiées par les experts des deux pays".
"Nous voulons accroître la coopération politique et économique ainsi qu'en matière de sécurité", a-t-il souligné.
(AFP)
25-11
La Maison Blanche a condamné(…) les violences des deux bords et a assuré que "les assassins" ne parviendraient pas à renverser le gouvernement irakien élu.
"Sécuriser Bagdad et contrôler la résistance figureront parmi les priorités quand Bush rencontrera le Premier ministre Maliki", a dit un porte-parole, Scott Stanzel.
(AFP)
25-11
# Confrontée à une situation de plus en plus désastreuse en Irak, l'administration Bush s'est lancée dans une offensive diplomatique visant à associer les pays arabes jugés modérés à la (stabilisation) du pays .
25-11
Cheney entend inviter la Jordanie à user de son influence auprès de la communauté irakienne qui fournit le gros des effectifs de la résistance irakienne.
(Reuters)
Écoutes clandestines
21-11
## Un juge fédéral a décidé que l'Agence pour la sécurité nationale (NSA) n'était pas obligée de donner des précisions sur son programme secret d'espionnage des communications.
La demande avait été déposée par un groupe militant libéral qui souhaitait obtenir des enregistrements en vertu de la loi sur la liberté d'information. L'organisation voulait déterminer comment les écoutes sont autorisées, et qui surveille le programme.
Bush avait reconnu l'existence de ce dispositif, qu'il appelle Programme de surveillance terroriste. La NSA peut intercepter des appels téléphoniques et des courriels entre des personnes se trouvant aux Etats-Unis et dans d'autres pays, lorsqu'elles ont un lien présumé avec le’terrorisme.’
AP
Dans les coulisses et au sénat
21-11
Le sénateur Biden, qui présidera à partir de janvier la puissante commission du Sénat américaine pour les Affaires étrangères, a appelé à des discussions pour conduire la Syrie et l'Iran vers un "accord de non-agression" avec le gouvernement irakien.
(AFP)
Prisons, exactions & torture
21-11
# Le caporal Jerry Shumate, 21 ans, a été condamné mardi à 21 mois il a plaidé coupable d'agression avec circonstances aggravantes et d'association de malfaiteurs en vue de faire obstruction à la justice, le tout en liaison avec la mort de Hashim Ibrahim Awad, un Irakien de 52 ans.
(afp- 01h18-AP) –
21-11
# Robert B. Pennington, un Marine inculpé pour sa participation à l'enlèvement et le meurtre de d'Hashim Ibrahim Awad a déclaré que les représentants du gouvernement avait violé ses droits communs lorsqu'ils l'ont interrogé à propos de ce meurtre.
Le soldat affirme que lorsque les agents du service d'enquête criminelle de la marine (NCIS) l'ont interrogé après la mort d'Hashim Ibrahim Awad, le 26 avril, ils l'ont menacé de la peine de mort et lui ont dit qu'il s'agirait d'une erreur de demander un avocat.
Robert B. Pennington, originaire de Mukilteo (Washington), fait partie d'une équipe de huit militaires américaine, dont sept Marines, qui ont été inculpés de l'enlèvement du civil irakien de 52 ans dans son village rural d'Hamdania. Les soldats ont tué l'homme à l'extérieur du village, et auraient ensuite tenté de maquiller le meurtre en plaçant une arme et une pelle a côté du corps pour faire croire qu'il s'agissait d'un résistant.
Le première classe Robert B. Pennington a été le premier des huit soldats à témoigner dans l'affaire. Trois autres membres de l'escadron ont déjà plaidé coupables pour obtenir des réductions des chefs d'accusation.
AP
Les alliés
1 Onu
Les Etats-Unis "pris au piège" en Irak
21-11
# Le secrétaire général de l'ONU, Kofi Annan a déclaré : "La question de la présence militaire est difficile. D'une certaine façon, les Etats-Unis sont pris au piège en Irak, du fait qu'ils ne peuvent rester mais ne peuvent partir non plus".
M. Annan a fait valoir que les Etats-Unis devraient trouver la date "optimale" pour le départ de leurs troupes pour s'assurer que la situation du pays n'empire(…) pas après ce retrait.
Leur objectif devrait être de partir quand les autorités irakiennes seront en mesure d'assurer un "environnement raisonnablement sécurisé(…)".
(afp- 10h57)
21-11
## Kofi Annan, dont le mandat à la tête de l'ONU expire au 1er janvier, a signalé que son principal regret en dix ans aux commandes était la guerre d'Irak, et l'échec du conseil de sécurité de l'ONU à empêcher l'invasion américaine. "Je crois fermement que la guerre aurait pu être évitée, les inspecteurs (en désarmement, NDLR) auraient dû avoir un peu plus de temps"
AP- Reuters)
2 UE
20-11
# La Commission européenne a lancé des négociations en vue de conclure un accord de commerce et de coopération avec l'Irak.
Cet accord, qui mettra en place les premières relations contractuelles entre l'UE et l'Irak, est notamment destiné à "améliorer le cadre des échanges entre l'Irak et l'UE" pour le commerce des marchandises, des services, les incitations à l'investissement ou la douane. Un volet portera aussi sur la réduction de la pauvreté, l'environnement, la culture et l'éducation.
Il vise aussi à consolider le nouvel Etat irakien.
Depuis 2003, la Commission européenne a octroyé 720 millions d'euros à la ‘reconstruction’ de l'Irak.
( 18h29)
Autres organisation
Nations unies
25-11
# Ashraf Qazi l'émissaire des Nations unies en Irak, dénonçant le "carnage" de jeudi à Bagdad a exhorté le gouvernement irakien à tout faire pour empêcher que le pays ne sombre dans la guerre civile.
Ashraf Qazi, représentant spécial du secrétaire général de l'Onu Annan, a également appelé les pays de la région à participer à la recherche d'une solution négociée.
Dans un communiqué, il prône un "dialogue national" pour résoudre les problèmes politiques du pays et "empêcher les extrémistes de détruire l'Irak".
"Sinon, l'Irak continuera à sombrer dans une situation de guerre civile et son peuple deviendra la victime d'une catastrophe sans précédent en matière de droits de l'homme".
Les pays de la région, a ajouté le responsable de l'Onu, n'ont rien à gagner de la "tragédie actuelle" et doivent tous participer à la recherche d'un règlement.
(Reuters)
Les voisins
Jordanie
26-11
## Le roi Abdallah II de Jordanie déclare parlant de l'Irak, du Liban et la guerre d’agression israélienne : "Nous pourrions imaginer entrer en 2007 avec trois guerres civiles", "Il est donc temps que nous faisons un important pas en avant, pour protéger le Proche-Orient d'une crise terrible que je crains et qui risque d'arriver en 2007".
"Nous devons nous assurer que toutes les parties en Irak comprennent les dangers de la pousuite de l'escalade", car "comme nous le voyons, la situation est en train de devenir incontrôlable. "Il faut une action forte sur le terrain aujourd'hui. Je ne crois pas que nous sommes en position de revenir sur le problème début 2007. Il faut un plan qui amène toutes les parties ensemble, et ce aujourd'hui, pas demain",
AP
Turquie
6-11
# Erdogan s'est prononcé contre "toute division de l'Irak en trois entités", qui serait selon lui "le début d'une guerre civile totale".
Ankara s'inquiète de l'influence sur sa propre minorité kurde d'une telle division...
AP
4 Lutte pour la libération du territoire
Pertes US
23-11
Trois Marines US ont été tués lors de combats dans la province d'Anbar, a annoncé l'armée jeudi.
Ils avaient été touchés durant une offensive ennemie, a précisé le commandement de l'arme.
AP
Ville non précisée
25-11
Les forces de la coalition ont attaqué trois véhicules transportant 12 résistants ? (civils ?), dont un qu'il recherchait pour son rôle présumé dans la fabrication de voitures piégées, selon la coalition.
Les soldats ont ouvert le feu sur les voitures,le véhicule n'ayant pas tenu compte des tirs de sommation. Tous ont été tués.
AP
1-1 Bagdad
20-11
Le vice-ministre irakien de la Santé Hakim al-Zamili a échappé à un attaque à Bagdad qui a coûté la vie à deux de ses gardes,.M. Zamili, a déclaré que son convoi était de passage dans une avenue du centre-ville lorsque des hommes armés lui avaient tendu une embuscade, ouvrant le feu sur les voitures et tuant deux gardes du corps.(AFP)20-11
Le secrétaire d'Etat sans portefeuille, Mohammed Abbas al-Oreibi, a également échappé à un attaque à la bombe, selon un responsable de son bureau, qui n'a déploré aucune victime.
(AFP)
21-11
Les forces irakiennes et américaines ont lancé un raid mardi pour la troisième fois en quatre jours dans le quartier de Sadr City, Le raid était accompagné par des hélicoptères
D'après un porte-parole du ministère de la Santé, cette opération à tué au moins 4 civils dont un bébé de six mois et fait 15 blessés.
Selon le ministère de l'Intérieur, leur arrivée a déclenché des affrontements avec les miliciens de Moktada al Sadr.
(AP -Reuters) –
23-11
Trois attaques kamikazes et deux attaques au mortier dans le quartier de Sadr City, à Bagdad, a-t-on appris auprès de la police.
Les bombes et tirs de mortier ont frappé à quinze minutes d'intervalle à partir de 15h. Le premier kamikaze a frappé un marché de primeurs.
Huit tirs de mortiers ont visé le siège du Conseil des oulémas, sans toutefois faire de blessés, selon la police.
Deux autres tirs de mortiers sur des quartiers de l'ouest de Bagdad ont tué neuf personnes et blessé trois autres..Selon un nouveau bilan fourni par une source médicale à Sadr City, au moins 215 personnes sont mortes et 257 ont été blessées dans l'explosion de quatre voitures et d'obus de mortiers jeudi dans ce quartier populeux de l'est de Bagdad. "Le bilan pourrait encore s'alourdir, de nombreux blessés étant dans un état grave", a précisé cette source.
Rapidement, des habitants et miliciensde Sadr en colère ont envahi les rues. Le quartier de Sadr City, pauvre et très peuplé, est le fief de l'Armée du Mahdi, un mouvement de résistance opposé aux forces US .
Un proche d'une victime à Sadr City a déclaré: "le gouvernement ne nous protège pas et les Américains essayent de nous monter les uns contre les autres".
(AFP& AP)
23-11
Des résistants ont tiré au mortier et à la mitrailleuse sur le ministère irakien de la Santé à Bagdad, l'une des attaques les plus spectaculaires depuis 2003.
Sadr City est un fief de Moktada Sadr, (qui contrôle également le ministère de la Santé.)
Selon Hakim al Zamily, vice-ministre de la Santé, et une source au ministère de l'Intérieur, une trentaine d'hommes sont impliqués dans l'opération.
"Des résistants sont en train d'attaquer le bâtiment au mortier et à la mitrailleuse, et on a aussi aperçu des tireurs embusqués. Tout employé qui quittera le bâtiment sera tué", a déclaré Zamily .
La source au ministère de l'Intérieur a déclaré que des hommes armés affrontaient les forces de sécurité irakiennes.
Ils n'ont été dispersés qu'après trois heures de guérilla et l'intervention des hélicoptères de l'armée américaine et des soldats irakiens.
Selon le lieutenant de police Maitham Abdoul-Razaq, au moins sept des gardes du ministère ont été tués.
(AP& Afp).
23-11
## "A 6h du matin, les Américains ont tiré de sang froid sur un bus transportant des travailleurs dans la rue Al-Falah, à Sadr City provoquant un certain de nombre de morts", a affirmé Abdul Zahra Al-Zuwaidi, un responsable du courant de Sadr.
"Ces actes font des victimes quotidiennement. Je demande au peuple américain de manifester contre ces agissements"..
"Quatre personnes ont été tuées. Huit personnes dont deux femmes sont blessées. Certains des blessés sont dans un état critique", selon une source médicale.
(AP -Reuters)
24-11
Bagdad était paralysée par un couvre-feu illimité et l fermeture des aéroports de Bagdad et Bassorah (sud). Presque aucun véhicule ne circulait dans les rues de la capitale.
(AFP)
26-11 –
## Au moins 2 obus de mortier se sont abattus dimanche sur un poste militaire américain dans un quartier est de Bagdad, provoquant un incendie mais sans faire de tués ( ?voir la dernière attaque contre le camp Falcon par la Résistance Irakienne du 10-10… :).
Le lieutenant-colonel Scott Bleichwehl, porte-parole de l'armée américaine, a confirmé que des "tirs indirects" étaient tombés à proximité d'un avant-poste opérationnel de la coalition, mais a refusé de dire s'il avait été touché.
AP

1-2 Province d'Anbar (vaste territoire à l'ouest de Bagdad comprenant les villes de Amiriya, Baghdadi, Diyarah, Falloujah, Habbaniyah, Haditha, Haqlaniyah, Hawija, Hit, Houssabayh, Karabilah, Khaldiyah, Koussaïba, Mahawil, Oubaïdi, Ramadi -capitale de la province d'Al-Anbar-, Kaïm (à la frontière avec la Syrie), Sindjar & Zaidan)
Qaldiyah,
25-11
Un attaque kamikaze aurait tué trois civils irakiens et un soldat américain a annoncé la coalition. Neuf soldat américain ont en outre été blessés.
Deux enfants se trouvaient parmi les civils tués, selon le porte-parole de la coalition, le lieutenant-colonel Bryan Salas, qui y a vu une nouvelle démonstration du "manque complet de souci envers" les civils des résistants.
L'attaque a été exécuté à un barrage tenu à la fois par des soldats irakiens et américains près de Qaldiyah, située à 90 kilomètres à l'ouest de Bagdad et non loin de Falloujah, selon la coalition.
Plus tôt, la police irakienne avait fait état de cinq soldats irakiens tués dans cette attaque,
!AP & Reuters)
1-3 Province de Ninive : Mossoul (capitale de la région nord du pays province de Ninive- à 375 km au nord de Bagdad,) AL-Hadhar, Hawijah, Kassak"(70 km au nord-est de Mossoul) & Tall Afar
Mossoul
26-11
Une employée de la télévision publique irakienne Iraqia a été assassinée.
(AFP)
1-4 Région de Tadji
Tadji, à 20km au nord de la capitale irakienne.
25-11
Au cours de trois raids simultanés, les forces de la coalition ont tué 10 résistants(?) et un civil samedi ( Le civil qui a été mortellement blessé est un adolescent.
Une Irakienne enceinte a aussi été blessée lors des combats, et elles ont détruit une entreprise utilisée pour fabriquer des bombes ( ?) qui sont placées en bordure des routes, a annoncé l'armée américaine.
## Les forces de la coalition ont découvert la firme en question et les caches d'armes, et ont demandé à l'aviation américaine de les détruire, a précisé l'armée américaine.
AP
1-7 Province de Diyala (Baaqouba (chef-lieu- 60 km au nord de Bagdad) Abou Saïda.-Bahriz, Baladrouz, Balad Rouz,Jaloula, Khalès, Khan Bani Saad, Moqdadiyah, Mouradiya, Yathreb
(La région de Baaqouba, capitale de la province de Diyala, à 60 km au nord de Bagdad, est le théâtre d'attaques visant quasi quotidiennement les forces colonialistes et ces acolytes sur le terrain
Baaqouba (60 km au nord de Bagdad)
24-11
Le siège du courant de Moqtada Sadr a été dynamité dans la journée par des résistants ( ?) , selon la police.
Quelques heures avant l'attaque, les forces irakiennes et américaines s'étaient rendues au même siège et avaient arrêté les cinq gardes du bâtiment, a-t-on précisé.(AFP)
1-10 Bassorah ( capitale méridionale de l'Irak, à 550 au sud de Bagdad.- (deuxième ville du pays)
24-11 –
Un soldat britannique est décédé avoir été blessé par des tirs au cours d'une opération dans la ville, a annoncé le ministère britannique de la Défense.
Il s'agissait d'une opération prévue de "ratissage" a précisé le ministère.
(afp- 15h43)
1-11 Province de Salahedinne : Tikrit (170 km au nord de Bagdad- chef-lieu de la province de Salaheddine)
Tikrit (bastion de la résistance)
Près de Tikrit (nord),
26-11
Deux soldats irakiens ont été tués lors de l'explosion d'un engin artisanal.
(AFP)
1-13 Les autres régions de l'Irak occupée
Aziziyah (sud),
26-11
Des heurts entre miliciens de l'armée du Mahdi et la police se sont soldés par deux tués et trois blessés.
(AFP)

Enlèvements
19-11
Le vice-ministre de la Santé, Ammar Al-Saffar, a été enlevé dans la capitale. Aucune information n'était disponible lundi sur son sort.(AFP)

Doujail (nord),
26-11
8 policiers ont été enlevés à un point de contrôle par des hommes armés….
(AFP)

L’Irak en chiffres (depuis le début de la guerre de conquête en mars 2003)





Peuple

Civils tués (depuis l'occupation)
659.339
Civils blessés (depuis l'occupation)
67.433(chiffre très très minimum)
Civils violés (par les troupes d'occupations)
2.507 (voir Ibrahim Allousch
Civils/Résistants arrêtes : (une dizaine par jour...)
7.993 (chiffre minimum)
Résistants (décrit tel quel ) tués
3.334 (chiffre minimum)
Résistants (décrit tel quel ) blessés
3.823 (chiffre minimum)
En prison
39.593 (Craig Roberts)
Embargo
750.000 enfants (chiffre minimal)
Embargo
750.000 adultes (chiffre moyen)


Militaires irakiens tués pendant l'invasion
45.468 (chiffre minimal)
Civils tués pendant l'invasion
120.000 (chiffre minimal)


Coalition (depuis le début de la guerre) :

Nombre de Soldats tués (ou morts...)
10.295
Soldats rapatriés (blessés ou malades)
51.826 (chiffre minimal)
(*) dont 10% meurent en cours de route ou à l'hopital)

Disparus (dans la nature)
1.014
Désertions
5.501
Mutinerie
2 corps + 25
Aide psychologique
66.108***
Suicides
79


Policiers/soldats irakiens (ou mercenaires ..) tués
7.454
Policiers /soldats irakiens (ou mercenaires .) blessés
9.630
Policiers /soldats irakiens disparus (dans la nature)
13.854


Autres tués (collaborateur irakiens & autres etc)
4.386
Autres blessés ( collaborateur etc)
3.212


Oléoducs,les infrastructures pétrolières & d'electricité
239 attaques (très grand minimum)
Infrastructures du rail
195 attaques (idem)
Hélicopteres
69 ++ (idem)
Avions (& drone)
24 ++

Ces totaux sont obtenu par le recoupement (si possible) des chiffres des pertes communiqué par la résistance & les médias occidentaux
Lire au sujet des pertes Us 7-1 Point de vue de Ali Hussein Bakeer : La vérité sur les pertes usaméricaines en Iraq : 3 000, 15 000 ou 20 000 morts (journal N° 228)
5 Médias
Ndlr : PS : la publication des articles ou analyse ne signifie nullement que la rédaction partage les analyses ou point de vue des auteurs, mais doit être vu comme information
Marc
5-1 Antonio Artuso : LA DÉSINFORMATION PAR LES MÉDIAS DE DROITE :
L'une des méthodes de désinformation des médias occidentaux consiste à omettre les faits principaux et à insister sur les faits secondaires.
Le groupe «Yahoo France Actualités!» est passé maître en désinformation sur l'actualité française et internationale.

Il suffit de suivre tous les jours leur page de présentation et de lire les gros titres.
Les médias commerciaux et les puissants groupes qui les dirigent visent à intoxiquer un public qui n'a pas le temps de lire.
Le public n'a pas le temps de comparer les informations «fast food» avec des médias objectifs mais non neutres devant l'injustice sociale.
Comme l'est le magazine «Le Monde diplomatique».
Ce qui reste dans la mémoire c'est le titre.

LE RÔLE DE LA DÉSINFORMATION SOULIGNE L'IMPORTANCE DE CRÉER DES RÉSEAUX D'INFORMATION OBJECTIVE :
« Reporters sans frontières » : Les militants/antes de l'information ont déjà dénoncé «Reporters sans frontières» agence de désinformation contre le gouvernement cubain, et financé par la CIA.
La CIA, Central Intelligence Agency, est l'organisation de renseignements des États-Unis dans tous les pays. Elle est, depuis sa fondation, responsable d'actions clandestines illégales, de crimes contre des citoyens et contre des gouvernements, d'organisation de la répression, des activités anti-démocratiques, des renversement de gouvernements et d'assassinats de chefs d'État (renversement gouvernement Mossadegh en Iran, assassinats du président Lumumba au Congo, du président Salvador Allende au Chili, etc.). des campagnes d'assassinat de leaders de gauche dans toute l'Amérique latine («Plan Condor»). d'appui à toutes les dictatures de droite (Duvalier, Pinochet, Banzer, Geisel, Strossner, etc.). La CIA finance des médias et des journalistes.
23-11 Jocelyne ZABLIT
Dave Marash, Américain de confession juive, assure depuis une semaine à Washington la présentation des journaux d'Al-Jazeera English (AJE), la version anglophone de la chaîne qatarie Al-Jazira, un engagement qui intrigue ses compatriotes.
Dave Marash est l'un des visages de la dernière-née des chaînes d'information en continu, basée à Doha et accessible dans plus de 80 millions de foyers à travers le monde... mais pas aux Etats-Unis ou au Canada, où AJE n'a réussi à convaincre aucun opérateur de télévision.
Pour le journaliste, qui espère que le problème sera réglé avant un an, cet ostracisme est en partie dû à "un complot de la droite conservatrice pour faire pression sur les opérateurs de câble et de satellite pour qu'ils ne nous diffusent pas".
En attendant, les Américains peuvent suivre sur internet les débuts en anglais de la chaîne qui révolutionne depuis 10 ans par son franc-parler le paysage médiatique dans le monde arabe.
A ceux qui accusent la chaîne en arabe d'être un porte-voix des groupes extrémistes, Dave Marash répond qu'il faut regarder les programmes dans leur ensemble et reconnaître que les intervenants "agressifs" sont toujours contestés à l'antenne.
Et même si la chaîne offre une tribune à certains propos anti-américains ou antisémites, "au pire, nous permettrons à l'Amérique de connaître ses ennemis", estime-t-il.
Quant aux membres de l'administration Bush qui critiquent la chaîne, notamment le ministre de la guerre démissionnaire, Rumsfeld, qui a un jour qualifié Al-Jazira de "vicieuse, inexacte et inexcusable", Dave Marash leur demande de regarder la chaîne avant de tirer leurs conclusions.
"C'est une chaîne d'information, pas d'endoctrinement politique ou culturel", insiste le journaliste.
Et c'est sur le traitement de l'information qu'AJE entend faire la différence, en apportant un éclairage non-occidental et plus appronfondi sur le monde, afin de remettre en cause la suprématie de CNN et de la BBC sur l'information internationale.
"Tous nos concurrents (...) concentrent 80% de leurs ressources à l'Europe occidentale et à l'Amérique du nord", explique Dave Marash, assis dans son petit bureau à Washington: "Nous allons concentrer environ 80% de nos ressources sur le reste du monde".
"Quand CNN présente 15 ou 20 sujets en une demi-heure, nous aurons plutôt tendance à en faire 5 ou 7", ajoute-t-il.
A 64 ans, Dave Marash est un professionnel reconnu, ancien journaliste de la chaîne ABC, où ses reportages sur la guerre en Bosnie, l'attentat contre un avion de la TWA au-dessus de Lockerbie (Ecosse), le tsunami de décembre 2004 ou le sida au Zimbabwe lui ont valu de nombreux prix.
Depuis son arrivée à AJE, ses confrères journalistes le bombardent de questions: certains sont curieux ou intrigués, mais d'autres se montrent "admiratifs de ce qu'Al Jazeera English représente", assure-t-il.
Jocelyne ZABLIT
AFP)
6 Les brèves
Ndlr : PS : la publication des articles ou analyse ne signifie nullement que la rédaction partage les analyses ou point de vue des auteurs, mais doit être vu comme information
Marc
6-1 Le corps des Marines a besoin d'augmenter ses effectifs s'il veut pouvoir répondre aux nécessités actuelles de la "guerre",
Le corps des Marines a besoin d'augmenter ses effectifs s'il veut pouvoir répondre aux nécessités actuelles de la "guerre", a affirmé mercredi le nouveau commandant de ce corps d'élite de l'armée américaine.
A moins de réduire l'engagement des Marines dans des opérations extérieures, le seul moyen de permettre un programme de rotations plus équilibré serait "d'augmenter les effectifs pour ce que nous appelons la +longue guerre+", a déclaré le général James Conway
Le corps des Marines compte actuellement environ 180.000 soldats.
"Il n'y a pas beaucoup d'autres options", a dit le général Conway. "Nous avons examiné les moyens de rendre disponibles d'autres forces opérationnelles mais c'est vraiment à la marge. Nous n'avons pas beaucoup de gens que nous pouvons faire venir d'ailleurs", a-t-il dit.
Selon lui, des Marines pourraient par exemple être pris dans d'autres parties du monde comme Okinawa, au Japon, pour les déployer en Irak. Mais selon lui, il y a un risque et cela n'est utile que d'une manière marginale.
"Je pense qu'un corps des Marines comptant entre 175.000 et 180.000 troupes est probablement ce qu'il faut quand nous ne sommes pas en guerre", a-t-il dit. "Quand les troupes sont plus impliquées, soumises à davantage de stress, je pense que ce chiffre a besoin d'évoluer".
Selon lui, une augmentation temporaire des troupes américaines en Irak, une option actuellement à l'étude, pourrait ne pas être réalisable dans l'état actuel des choses et aurait probablement un effet inverse sur la capacité de l'armée à recruter sur le long terme.
Pour simplement être en mesure d'assurer les rotations actuelles en Irak, les Marines passent déjà moins de temps sur leur base aux Etats-Unis que les 14 mois requis pour chaque déploiement de sept mois en Irak ou en Afghanistan.
Il y a actuellement 22.000 Marines au sein du contingent militaire américain en Irak, qui s'élève au total à quelque 144.000 soldats. Ils participent notamment à des ‘opérations’ dans la province Al-Anbar, dans l'ouest du pays.
Selon le Washington Post cette semaine, une option envisagée est d'envoyer 20.000 à 30.000 soldats américains supplémentaires pendant une courte période pour assurer cette transition.
(afp- 19h19-22-11 )
6-2 Rumsfeld avait autorisé les interrogatoires "poussés" de détenus à la prison d'Abou Ghraïb,
Rumsfeld avait autorisé les interrogatoires "poussés" de détenus à la prison d'Abou Ghraïb, affirme l'ancienne générale américaine Janis Karpinski, qui a dirigé jusqu'au début 2004 cette prison où des prisonniers irakiens ont été victimes de tortures très poussées.
Dans une interview au journal espagnol El Pais de samedi, elle précise avoir vu un document signé par l'ancien secrétaire à la Défense, limogé après la défaite des républicains aux élections de mi-mandat le 7 novembre, autorisant les employés civils sous contrat avec l'US Army à utiliser lors des interrogatoires des méthodes guère ‘compatibles’ avec le respect des droits de l'homme.
"La signature manuscrite (de Rumsfeld) était au-dessus de son nom imprimé et on pouvait lire dans la marge, de la même écriture: 'Assurez-vous que cela est fait'", dit-elle.
"Rumsfeld a autorisé ces méthodes", assure Janis Karpinski, qui se dit prête à témoigner contre lui.
NB ; Aucun responsable militaire américain en Irak n'a pu être joint dans l'immédiat.
(25-11 -Reuters)
6-3 Rapport sur les droits de l'homme
a) Le document indique que le nombre de tués s'est établi en octobre au niveau sans précédent depuis 2003: 3709 morts, contre 3.345 en septembre et 3.009 en août.
Le rapport de l'Onu fait état d'informations s'accumulant sur des milices et escadrons de la mort qui agissent sous le couvert ou avec la complicité de la police officielle et se livrent à "des enlèvements, tortures, meurtres, actes de corruption, extorsions et vols".
Le représentant de l'Onu pour les droits de l'homme, Gianni Magazzeni, a toutefois concédé, que cette évaluation, fondée sur les chiffres de la morgue de Bagdad et du ministère de la Santé, ne faisait pas l'unanimité.
Et Le ministre irakien de la Santé a contesté les estimations de l'Onu, qu'il a accusée de "tromper le monde".
"Le véritable chiffre est quatre fois moins élevé", a dit Ali al Chimeri, qui a en outre accusé l'Onu de s'être procuré des données par des moyens "illégaux et indirects".
b) Le document indique que plus de 100.000 Irakiens, dont de nombreux cadres, quittent l’Irak chaque mois pour des pays comme la Syrie et la Jordanie et le total des exilés atteint deux millions de civils depuis l'invasion anglo-américaine de mars 2003.
c) Le rapport soulève des questions sur l'action des 300.000 membres des forces de sécurité irakiennes formés par l'US Army et sur leurs allégeances.
Le document jette le doute sur les affirmations récentes de Maliki voulant que les forces irakiennes soient en mesure de réduire la violence dans les six mois si les Etats-Unis lui laissaient la bride sur le cou.
22-11
6-4 France : Un Algérien et un Français soupçonnés d'avoir voulu aller rejoindre les rangs des résistants, ont été mis en examen ...
Un Algérien de 30 ans et un Français de 18 ans soupçonnés d'avoir voulu aller rejoindre les rangs des résistants, ont été mis en examen samedi à Paris, apprend-on de source judiciaire.
Arrêtés à la mi-octobre à la frontière irako-syrienne, les deux hommes originaires de Tours (Indre-et-Loire) ont été remis à la France par Damas le 21 novembre, puis placés en garde à vue à la Direction de la surveillance du territoire (DST).
Ils sont poursuivis pour "association de malfaiteurs en relation avec une entreprise terroriste". Le parquet a demandé leur placement en détention provisoire.
Un troisième membre du groupe est détenu en Syrie et pourrait être remis à son tour à la France prochainement. Il a étudié à l'Ecole nationale supérieure des techniques avancées (Ensta) de Tours.
(Reuters- 25-11)
6-5 Cynisme bénéfique -
Selon Thomas Friedman, chroniqueur à International Herald Tribune (9 nov.2006) en se retirant rapidement de l’Irak, les Etats-Unis engrangeraient des bénéfices stratégiques. La Syrie serait obligée de soutenir les Sunnites, et l’Iran, les Chiites. Ils se retrouveraient dans les camps opposés de la guerre civile. Les milices chiites seraient la migraine de l’Iran et libres de ce fardeau, les Etats-Unis pourraient se consacrer plus librement au nucléaire iranien, à la lutte contre l’islam radical et s’extraire du syndrome de l’occupation et d’Abou Ghraib. L’instabilité ainsi réactivée en Irak ferait grimper les prix du pétrole jusqu’à 80 dollars le baril, incitant les Américains à acheter des voitures hybrides, à investir dans des sources d’énergie alternative et à mettre un terme à la dépendance des Etats-Unis du pétrole de la région. (On comprend l’empressement de Tony Blair à promouvoir cette voie - AFI)
Base : Gilles Munier
6-6 : Saddam Hussein & Mohammad Munib : Le Président avait assuré que les Américains ne l’avaient pas arrêté dans le trou où il a été photographié, mais dans une des maisons de Tikrit.
Mohammad Munib, avocat égyptien membre du groupe assurant la défense de Saddam Hussein, a déclaré sur une chaîne de télévision égyptienne que le Président irakien lui avait assuré que les Américains ne l’avaient pas arrêté dans le trou où il a été photographié, mais dans une des maisons de Tikrit. Il lui a dit qu’il ne se rappelle plus ce qui s’est passé ensuite, et il pense qu’il a été transporté hors d’Irak pour une série d’interrogatoires.
http://www.arabtimes.com/news/EEyFlpFEZZEoNefmDI.php


6-7 Alexander Haig et Zbigniew Brzezinski - règlent leurs comptes avec l’administration Bush
Interviewés sur CNN (*), Alexander Haig – Général et Secrétaire d’Etat de Ronald Reagan – et Zbigniew Brzezinski - conseiller du Président Jimmy Carter pour les questions de sécurité – s’en sont pris aux néo conservateurs et à la politique menée en Irak par George W. Bush.
Nous avons cassé l’Irak…
Pour Brzezinski, la guerre en Irak n’est pas une guerre contre le terrorisme. Si c’était le cas, dit-il, « nous serions en train de la perdre»… « Les Etats-Unis sont en train de perdre en Irak. Tout va de plus en plus mal ». Mais, lui demande le journaliste Wolf Blitzer, « même s’il ne s’agissait pas au départ d’une guerre contre le terrorisme, c’en est une maintenant. Des membres d’Al-Qaïda sont en Irak et y combattent les Etats-Unis… »
Réponse de Brzezinski: « La majorité des Irakiens qui nous combattent, ou qui se battent entre eux, ne sont pas des membres d’Al-Qaïda. Ceux qui nous combattent ne nous aiment pas parce qu’ils nous perçoivent comme des colonialistes, des étrangers ; et ceux qui se battent entre eux le font pour des motifs ethniques ou confessionnels. Nous avons déstabilisé, cassé l’Irak. Nous avons créé le désordre dans lequel nous sommes empêtrés ».
Base : Gilles Munier
7 Dossier & Point de vue
Ndlr : PS : la publication des articles ou analyse ne signifie nullement que la rédaction partage toutes les analyses des auteurs
mais doit être vu comme information
Marc
7-1 Point de vue de Ali Hussein Bakeer : La vérité sur les pertes usaméricaines en Iraq : 3 000, 15 000 ou 20 000 morts ?
Depuis le début de la guerre usaméricaine contre l’Iraq, le chiffre des pertes humaines de l’occupant fait l’objet d’une polémique qui n’est pas prête de prendre fin, étant donné son impact sur l’opinion publique, sur les médias, le moral de l’armée, l’administration usaméricaine et ses orientations politiques.Ce papier se promet d’analyser les données fournies par toutes les sources en vue de parvenir à une évaluation correcte du chiffre des morts usaméricains en Iraq. Les chiffres officiels Le mois de septembre 2006 a connu le plus grand nombre de pertes dans les rangs des troupes usaméricaines en Iraq, au cours des deux dernières années.
Selon le Pentagone, le chiffre des morts a été de 70 et celui des blessés de 776.
Le Site Global Security pour sa part, a estimé le chiffre des blessés au cours du même mois mois à 900. Cela correspond à une moyenne tout à fait exceptionnelle et jamais citée dans les rapports du Pentagone, en dehors de l’offensive des troupes usaméricaines sur la ville de Falloujah au cours du mois de novembre 2004. Cette offensive avait fait 1429 blessés et 140 morts dans les rangs des troupes usaméricaines.La nouvelle surprise est que le mois d’octobre 2006 a connu un regain de violence et d’actions de résistance et a été de ce fait l’un des mois les plus durs pour les troupes usaméricaines.
Le nombre de soldats morts avait atteint le chiffre de 86, jusqu’à la date du 23 octobre, amenant celui des 9 premiers mois de l’année 2006, à 620 et le chiffre global des morts à 2790, et ce depuis 2003, toujours selon les sources officielles usaméricaines.Selon de nombreux observateurs arabes et étrangers, selon aussi des centres d’étude et d’observation occidentaux ainsi que des organismes d’information, ces chiffres, quoique élevés, ne traduisent pas la réalité.Nous avons appris récemment, selon l’étude publiée par le journal The Lancet, que le nombre de civils iraquiens morts depuis l’invasion usaméricaine de 2003 était de 655.000. Ce chiffre est 3 à 5 fois plus élevé que les chiffres avancés par les estimations les plus connues.
Mais il est 13 fois plus élevé que les estimations du programme Irak Body Count , et sans doute encore plus grand que les estimations officielles usaméricaines (plus de 23 fois plus) qui prétendent que le nombre de morts irakiens était de 30 .000. Il est évident dans ces conditions que le nombre officiel de morts usaméricains est lui aussi irréaliste et en deçà de la vérité. Les estimations des sources étrangères indépendantesSelon le site Internet d’information http://www.tbrnews.org/ , qui recense les chiffres des morts et blessés usaméricains en Irak et produit un bulletin périodique régulièrement actualisé, le nombre de militaires tués en Irak en date du 23/10/06, dépasse les 15.000 et celui des blessés dépasse les 27.000.Ce site a publié en date du 23/10/06, un article intitulé « la guerre des républicains : Merci Georges ! », dans lequel il est notamment écrit : le nombre exact des militaires morts en Irak jusqu’au 19 octobre 2006 dépasse actuellement les 15 000 et augmente sans cesse, ainsi que celui des blessés, qui a atteint les 27 000 et ne cesse d’augmenter lui aussi.Ce site a fait allusion à l’opération exécutée par la résistance contre la base Falcon, au sud de Bagdad dans la nuit du 10 au 11 octobre 2006 et dans laquelle plus de 300 militaires trouvèrent la mort ou furent blessés. Les pertes n’ont pas été recensées officiellement. Rappelons que cette base abrite près de 5 000 militaires usaméricains, mais les sources officielles n’ont admis l’existence que d’une centaine de militaires dans la base.Sur la base de l’article publié sur le même site par Brian Harring, il y aurait une forte présomption que le Pentagone omet sciemment de publier le chiffre exact des morts usaméricaines. Harring signale qu’il avait eu l’occasion de recevoir des copies de listes établies par l’unité de transport aérien des soldats usaméricains effectivement transportés à la base de Dover. Ces listes montrent que le nombre de soldats transportés est nettement supérieur à celui publié par le Pentagone.L’auteur, un analyste et correspondant en matière stratégique et de renseignements, affirme disposer d’un document officiel, publié par le Pentagone mais vite retiré de la circulation, qui confirme que le nombre des morts usaméricains en Irak avait atteint les 10.000 dans la période allant de mars 2003 à juillet 2005 (ce document est disponible sur le lien suivant : www.maktoobblog.com/alibakeer .)Harring conclut que si l’on tient compte que les milieux officiels avaient reconnu l’existence de 15.000 blessés graves en plus de 25.000 blessés légers, le nombre de morts usaméricains qui ne dépasserait pas les 3 000 officiellement, serait tout à fait irréaliste.Mais la situation ne se limite pas à cela, puisque le rapport mentionne que pas moins de 5.500 soldats usaméricains ont déserté vers le Canada, l’Irlande et d’autres pays européens.Dans un article intitulé « Combien d’Usaméricains sont morts vraiment en Irak » publié le 11/ octobre 2006, Tribor Tsharm écrit : « l’administration usaméricaine ment sans doute à propos des chiffres des morts en Irak », ajoutant qu’il avait lu des rapports assurant que le chiffre des morts usaméricains dépassait les 10.000, ce qu’il estime être d’une grande crédibilité, surtout en prenant en compte la révélation récente faite par l’association des anciens combattants au Vietnam, selon laquelle le nombre des morts usaméricains au Vietnam serait supérieur de 20.000 au chiffre officiellement admis, soit 78.000 au lieu de 58.182. Les chiffres des groupes de résistance
Il est de notoriété publique que les groupes de résistance ont de grandes capacités de rendre compte des réalités des opérations sur le terrain et des pertes humaines et matérielles qu’ils font subir à l’ennemi. Le problème qui se pose ici est celui de la multitude des groupes et par conséquent de leurs communiqués. Un grand nombre de groupes entreprennent leurs actions sur le terrain sans aucune coordination et parfois même sans publier de communiqués relatifs à leurs actions.On peut tout de même évaluer les pertes causées par ces groupes dans les rangs de forces d’occupation, en nous basant sur les communiqués de chacun d’entre eux.L’Armée islamique en Irak est considérée comme étant le plus important groupe de résistance. C’est aussi le groupe le plus structuré, le mieux organisé, le plus discipliné et aussi le plus précis dans ses statistiques.
L’Armée islamique a conservé une grande régularité dans ses opérations et procède comme les autres groupes à filmer ses opérations les plus éclatantes.Dans une entrevue avec le journal online de l’Armée islamique, son commandant en chef a déclaré : « Nous avons tué des milliers de soldats et de gradés et blessé beaucoup plus. Selon nos statistiques, les pertes usaméricaines dépassent les 25.000 et les blessés sont quelques dizaines de milliers ».Le chiffre de 25.000 morts est proche de l’estimation d’un expert militaire russe pour lequel « le nombre réel des morts usaméricains en Irak équivaudrait au chiffre officiel du Pentagone multiplié par dix ». Les chiffres des sites d’information arabesA notre connaissance, le site internet http://www.almokhtsar.com/ est le seul site arabe qui mentionne le nombre de morts des occupants usaméricains depuis le début de l’occupation.
L’actualisation de ce chiffre se fait régulièrement tous les jours, sur la base des informations récoltées des diverses sources sur les pertes usaméricaines. Le site comporte 2 parties, l’une réservée aux pertes du jour et l’autre aux pertes totales depuis l’annonce par Georges Bush de la fin des opérations de guerre en avril 2003.Le compteur du site marque pour le 23/10/06 le chiffre de 33.693 morts, soit 12 fois le chiffre de 2790 annoncé ce jour-là par les autorités officielles usaméricaines.Nous avons écrit une lettre aux responsables du site pour nous informer sur ses sources. Leur réponse était qu’ils se fondaient sur une synthèse de données fournies par de nombreuses sources, dont le site www.islammemo.cc/ , celui de Mohamed Abu Nasr www.nodo50.org/csca/ et le site Jihad Insheen que le département d’État a violemment attaqué et cherché à fermer, puis les agences de presse, des sites irakiens et Aljazeera.net.Il nous a été dit que le compteur avait commencé à fonctionner 3 mois après le début de l’occupation, mais que le chiffre des morts correspondants à cette période a été ajouté. La vérité dans tout cela ?Il est à remarquer que la grande différence entre les divers chiffres a incité certains lecteurs à douter de la véracité des plus élevés d’entre eux, surtout lorsqu’on les compare aux chiffres officiels. Pour avoir une idée correcte sur le chiffre approximatif des pertes humaines des troupes d’occupation en Irak, nous devons convenir de certaines règles : 1) Le rapport quotidien publié par le Pentagone souffre de graves insuffisances techniques. Ainsi il arrive qu’entre le moment où l’on établit le rapport et celui de sa publication, l’on enregistre des pertes mais celles-ci ne sont pas couvertes par le rapport journalier et ne sont pas publiées.Si le chiffre officiel était exact, le Pentagone n’aurait pas été amené à interdire de filmer ou de transmettre les cérémonies de transport des dépouilles mortelles vers l’Allemagne ou les USA.Les chiffres exacts, qui sont supérieurs à 3 000 sûrement, risquent, s’ils étaient publiés, d’influer sur l’opinion publique usaméricaine, de créer un climat hostile à la guerre, de déstabiliser la classe politique et d’influer sur les positions de retrait ou de maintien des troupes en Irak. C’est essentiellement pour ces raisons qu’ils sont occultés et minorés.
2) Le problème des chiffres officiels ne réside pas uniquement dans le fait qu’ils sont minorés mais aussi et surtout qu’ils ne comprennent pas les soldats blessés et morts lors de leur secours ou de leur transport vers les hôpitaux des pays voisins ou en Allemagne.
Le chiffre ne comprend pas non plus les fonctionnaires usaméricains des affaires étrangères et des services de renseignement, ni les contractuels, les mercenaires, les soldats combattant dans l’armée mais n’ayant pas la nationalité usaméricaine.Un rapport de l’agence Reuters daté du 10 octobre 2006, affirme que le nombre de contractuels travaillant à titre personnel et privé en Irak est de 100.000. Ce sont les chauffeurs, les traducteurs, les électriciens, cuisiniers et autres catégories de personnel d’assistance aux militaires dans les services de bureau ou autres travaux.Selon les services du ministère du travail US, le nombre de morts dans ces catégories de personnel, jusqu’au mois de novembre 2005 était de 428 et celui des blessés de 3963, mais le chiffre de morts dans cette catégorie de contractuels passe à 647 selon le rapport de Reuters, cité plus haut. Évidemment ces morts et ces blessés ne sont pas pris en compte dans les statistiques officielles du Pentagone. 3) Pour bien évaluer le chiffre des pertes US en Irak, il faudrait tenir compte du nombre des opérations exécutées au quotidien contre l’armée d’occupation. Se fondant sur les déclarations du journaliste Bob Woodward du Washington Post, il y a entre 800 et 900 opérations et attaques par semaine contre les forces d’occupation, ce qui veut dire plus d’une centaine par jour ou 4 par heure.Si nous comparons cette estimation aux déclarations d’un seul groupe de résistance, nous trouverons qu’elles sont très proches. Ainsi l’Armée islamique en Irak déclare au mois de septembre 2006, que le nombre d’opérations que ses formations avaient faites au cours des 4 derniers mois, était de 2600, soit 22 opérations par jour. Si par conséquent un seul groupe de résistance fait 22 opérations par jour, tous les autres seraient bien en mesure d’en faire une centaine par jour. Rappelons qu’il y a des groupes de résistance très importants et très actifs sur le terrain, tels que l’Armée des Moujahidine, l’Armée des Rachidine, Ansar Assunna, le Conseil de la Choura des Moujahidines, les Phalanges de la Révolution de 1920, l’Armée des conquérants et d’autres. 4) Si nous tenons compte du chiffre des morts le plus élevé qui est celui du site http://www.almokhtsar.com/ , c'est-à-dire 33.693 morts usaméricains, on constate qu’il n’est pas exagéré, compte tenu des effectifs usaméricains présents en Irak, le nombre de résistants et celui de leurs opérations.Le nombre d’Usaméricains présents officiellement reconnu est de 144.000, plus 100.000 autres à titre officieux et dont les morts ne figurent pas dans les rapports officiels.Selon un rapport de 57 pages, publié par le Centre Brookings le 19 octobre 2006 et qui comporte un certain nombre de données sur la Résistance Irakienne, les résistants et les combattants venus des pays arabes, ainsi que sur les conditions économiques, sociales, d’hygiène et de sécurité, il y a, au mois de septembre 2006 en Irak, 162.000 militaires de la coalition, dont 144.000 usaméricains, ainsi que 100.000 contractuels et assimilés.Le chiffre avancé par http://www.almokhtsar.com/ représenterait 13,8% de l’effectif total des militaires usaméricains, 244.000, ce qui est acceptable et crédible. En tout cas, il l’est plus que le chiffre officiel et qui ne représenterait que 1,9% des effectifs militaires usaméricains en Irak. 5) Les cassettes vidéo des opérations de la résistance participent beaucoup à démentir les chiffres officiels des morts, en plus de leur effet psychologique sur l’ennemi. Elles constituent un miroir de la situation précaire des troupes d’occupation. Une cassette vidéo, réalisée par l’Armée Islamique sur le « tireur de Bagdad », permet à elle seule de démentir les chiffres officiels. Est-il possible qu’une unité de tireurs d’élite, puisse tuer 666 militaires usaméricains (un grand nombre de ces opérations sont filmées) soit pratiquement le 1Ž4 des tués selon la version officielle. Ceci accrédite davantage la thèse du chiffre élevé retenu par certains sites, que la thèse officielle. D’ailleurs les usaméricains n’ont jamais publié de communiqué sur les victimes des tireurs d’élite et peut-être sont-elles simplement occultées. Sans les cassettes vidéo, peu de gens auraient entendu parler des victimes des snipers irakiens. 6) Si les chiffres officiels des morts étaient d’autre part exacts, cela veut dire que l’armée d’occupation ne rencontre pas de grosses difficultés, ne serait-ce que parce que ses pertes sont faibles (1,9% du total des effectifs). Mais est-ce l’indice qu’il n’y a pas de problème ou au contraire qu’il y en beaucoup ?Comment expliquer dans ce cas ses difficultés à recruter, malgré les avantages consentis aux nouvelles recrues, tel que le montant de 20.000$ alloué à chaque nouvelle recrue, une couverture des frais de scolarité allant jusqu’à 60.000$ ? En plus, l’armée avance jusqu’à 15.000$ comme avantages divers aux engagés dans certaines unités spéciales et disposant de certaines qualités.En plus une nouvelle loi sur la nationalité, signée en novembre 2003, a permis de faire baisser le délai d’obtention de la nationalité usaméricaine de 3 à 1 an pour les engagés de l’US Army.En 2004, 7500 soldats ont ainsi obtenu la nationalité US et ce chiffre est le plus élevé depuis la guerre du Vietnam.Mais pourquoi toutes ces difficultés de recrutement malgré tous ces avantages et pourquoi l’on n’assiste pas au contraire à un rush de candidatures ?N’est-ce pas parce que le chiffre des morts est important et que les jeunes craignent d’y laisser la vie ? Pourquoi aussi le Pentagone se trouve-t-il contraint de multiplier les avantages pour les nouvelles recrues, si ses pertes sont faibles et ne constituent pas un facteur inhibant pour les jeunes ? Ou bien est-ce plus tôt pour combler les brèches et remplacer les morts, de plus en plus nombreux ?Selon un rapport précédent, intitulé « les manifestations d’un désastre usaméricain en Irak », l’incapacité des Usaméricains à incorporer des nouvelles troupes n’est pas le problème n°1 , qui est en revanche celui de garder leurs recrues, puisque 30% des nouvelles recrues abandonnent le service au bout de 6 mois et certains d’entre eux le font à cause du grand fossé entre leurs propres dispositions et ce qu’on exige d’eux sur le terrain. Ceci a incité l’armée à baisser ses critères de recrutement et à recommander à ses commandants « de ne pas libérer les soldats pour leur mauvaise condition physique, leur mauvais rendement, du fait que certaines soldates tombent enceintes, du fait de leur alcoolisme ou l’usage de drogues ». Tout cela pour colmater les brèches et le vide laissés par les morts sur le terrain en Irak.D’autre part comment expliquer les désertions en grand nombre ? Le Pentagone a reconnu que plus de 5500 soldats ont déserté le service militaire depuis le début de la guerre contre l’Irak. En 2001, une ligne téléphonique a été mise au service des jeunes Usaméricains qui voulaient quitter l’armée et a répondu à 33 000 de leurs appels en 2005, soit le double des appels de 2001.Ainsi, si tout va bien pour l’armée usaméricaine et si ses pertes sont faibles, pourquoi alors l’administration interdit-elle aux soldats en fin de service de quitter l’armée ? Conformément à un rapport publié par « l’Institut d’études de la politique usaméricaine » en date du 31 août 2005, les décisions d’interdiction, sans limite de temps, aux soldats de quitter l’Irak après la fin de leur service a touché plus de 14.000 d’entre eux, c'est-à-dire près de 10% de l’ensemble des effectifs servant en Irak.
Ali Hussein Bakeer, 30 octobre 2006
Traduit par Ahmed Manaï et révisé par Fausto Giudice
Original : http://www.albasrah.net Ali Hussein Bakeer , 24 ans, est Jordanien, chercheur en relations internationales et s’intéresse particulièrement aux questions géostratégiques. Il anime un blog en arabe : http://www.maktoobblog.com/alibakeer Traduit de l’arabe par Ahmed Manaï et révisé par Fausto Giudice, membres de Tlaxcala , le réseau de traducteurs pour la diversité linguistique.
Cette traduction est en Copyleft pour tout usage non-commercial : elle est libre de reproduction, à condition d'en respecter l’intégrité et d’en mentionner sources et auteurs.URL de cet article :
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tlaxcala@tlaxcala.es
7-2 Point de vue de Alain Campiotti, : Pentagone va proposer l'envoi de gros renforts temporaires en Irak.
Raymond Odierno passera Noël à Bagdad. Son fils en est revenu avec un bras en moins. Le père, qui avait participé à l'invasion et supervisé la capture de Saddan Hussein près de Tikrit, va prendre le commandement opérationnel de toutes les forces d'occupation en Irak. Mais le général, trois ans et demi après, ne sait plus très bien ce que veut dire le mot victoire. L'établissement d'un gouvernement capable de contrôler le pays et de mettre fin à la violence? Henry Kissinger, dans un entretien à la BBC, répond que c'est une mission désormais impossible. Le vieux diplomate, qui avait approuvé l'intervention du bout des lèvres, continue de conseiller discrètement George Bush. Lundi à Djakarta, le président a dit qu'il n'avait pas encore pris de décision sur la suite de la guerre. Le Pentagone lui propose de mettre à disposition du général Odierno un renfort de 20000 à 30000 hommes. Ce n'est pas exactement ce que souhaitent les démocrates, maîtres du Congrès dès janvier: ils demandent que le retrait graduel des forces américaines commence l'an prochain. Selon le Washington Post, le scénario que retiennent les stratèges du Ministère de la défense est assez différent. Thomas Ricks, auteur d'un livre dévastateur sur la guerre (Fiasco), explique dans le quotidien de la capitale que l'état-major général a fait étudier trois hypothèses baptisées Go Big, Go Long et Go Home. Dans le premier cas de figure, l'effectif américain serait massivement renforcé. Impossible. John Abizaid, le commandant régional, l'a dit lui-même la semaine dernière devant le Congrès: il pourrait engager rapidement 20000 hommes de plus en Irak, mais pas durablement, car l'armée a épuisé ses moyens. Go Long consisterait à réduire l'effectif, jusqu'à 60000 hommes environ, au lieu de 150000 aujourd'hui, dont la mission serait essentiellement de former et d'assister l'armée et la police irakiennes. Go Home, c'est le retrait rapide, que le Pentagone et la Maison-Blanche ont écarté: la guerre civile, pensent-ils, serait alors sans frein. Les stratèges ont finalement retenu une proposition hybride, qui pourrait s'appeler Big Long: l'envoi le plus rapidement possible de renforts jusqu'à hauteur de 180000 hommes, pour un temps limité, et pour tenter de faire diminuer le niveau de violence dans le grand Bagdad et asseoir le fragile pouvoir irakien hors de la Zone Verte; ensuite, des unités seraient graduellement retirées pour que l'effectif atteigne le niveau du soutien. Mais ce scénario pose un problème à ses auteurs eux-mêmes: ils voient bien que ce nouveau déploiement précédant des retraits risque d'être interprété par toutes les parties irakiennes comme l'annonce du désengagement que demandent les démocrates. Les milices s'armeraient alors pour les pires affrontements. Ces arrière-pensées donnent la mesure de la situation désespérée dans laquelle sont les Américains, au centre de leur propre piège. La cacophonie des propositions qui sont avancées à Washington pour en sortir contient le même message. Le dernier carré des néo-conservateurs qui n'ont pas tourné leur veste demande aussi l'envoi de troupes, mais plus massif: 50000 hommes au moins, pour tenter de casser la résistance armée sunnite. John McCain, le sénateur candidat républicain à la présidence, veut ces renforts depuis trois ans. Chez les modérés et chez les démocrates, il y a tout une série de propositions de retrait, rapide ou lent, avec éventuellement au bout du compte une partition de l'Irak, voulue ou subie. Et tous attendent le rapport de l'Iraq Study Group de James Baker (républicain) et Lee Hamilton (démocrate), qui sera publié le mois prochain. Ses suggestions militaires seront proches des plans du Pentagone. Ses propositions politiques veulent ouvrir la voie à des discussions avec la Syrie et l'Iran, pour associer la région à la stabilisation de l'Irak. Damas, soudain courtisé, a envoyé son ministre des Affaires étrangères à Bagdad pour dire qu'il était prêt à donner un coup de main si les Etats-Unis annoncent un calendrier de retrait. La réponse du président iranien Mahmoud Ahmadinejad est plus subtile: il a convoqué chez lui pour le week-end prochain son propre sommet régional, avec le Syrien Bachar el-Assad et l'Irakien Jalal Talabani. Le rôle des Américains, Téhéran ne cesse de le répéter, c'est de s'en aller
Alain Campiotti, New York
Mardi 21 novembre 2006
Le Temps, 2006 .
9 Annexes
9 -1 Géographie de l'Irak
L'Irak est divisé en 18 provinces (muhafazat, au singulier muhafazah):
Superficie : 437 072 km² (dont 4 910 km² d'eau)

Al Anbar
Al Basrah
Al Muthanna
Al Qadisiyah
An Najaf
Arbil
As Sulaymaniyah
At Ta'mim
Babil
Bagdad
Dahuk
Dhi Qar
Diyala
Kerbala
Maysan
Ninawa
Salah ad Din
Wasit
VILLES importantes
Bagdad
Bassorah
Duhok
Falloujah
Mossoul
Arbil
Kirkouk
Souleymaniah
Frontières : 3 650 km
Iran (1 458 km)
Jordanie (181 km)
Koweït (240 km)
Arabie saoudite (814 km)
Syrie (605 km)
Turquie (352 km)



mardi, novembre 21, 2006

N° 226 - Journal d'Irak Special dossier - 21/11

Sommaire :
1 Les Brèves.
1-1 Des GI's recrutés parmi les gangsters US.
1-2 Point de vue de Cyril Belaud : Tony Blair a appelé à une évolution de la politique en Irak.
1-3 Saddam Hussein: la Douma russe prépare une résolution demandant l'ajournement de l'exécution..
2 Dossier & Point de vue
2-1 Point de vue de Arthur Lepic : Le désastre militaire en Irak.
2-2 Point de vie de Alain Campiotti : Le Pentagone va proposer l'envoi de gros renforts temporaires en Irak.
2-3 Ouverture d'une enquête criminelle contre Rumsfeld et d'autres hauts responsables US..
3 Courrier des lecteurs & trouvé sur le net.
3-1 frances-bounces@ain.cu : Rien ne ressemble plus à un républicain, qu’un démocrate.
3-2 Nordine said : Message de la Campagne - Pour le Cessez-le-Feu.
3-3 info@droitpourtous.ch : Saddam et l'histoire.
4 Annexes
4 -1 Viatcheslav Dachitchev : Les véritables intentions des Américains
4-2 US Non Mortal Casuaties.
6 Les brèves
Ndlr : PS : la publication des articles ou analyse ne signifie nullement que la rédaction partage les analyses ou point de vue des auteurs, mais doit être vu comme information
Marc
1-1 Des GI's recrutés parmi les gangsters US
La chair à canon se faisant de plus en plus rare, les recruteurs américains tapent maintenant chez les voyous. Inutile de chercher qui commet les crimes crapuleux en Irak. Déjà celui qui a violé et tué la jeune irakienne était un trafiquant de drogue et d'alcool. Bientôt, ils feront comme la Gestapo en France, ils iront chercher les tortionnaires en prison. Si ce n'est déjà fait.
Des GI’s recrutés parmi les gangsters US
Mais peut-on véritablement espérer des Américains dont la prétendue « mission » se borne, après l’agression, à occuper, torturer, piller et à aggraver le chaos par l’envoi en Irak comme soldats d’anciens repris de justice qu’ils puissent rétablir un semblant de normalité ? Selon le Washington Post sous la plume de David VonDrehle, « l’essence même des forces armées a subi une mutation sous nos yeux sous la pression de la guerre en Irak ». En février, le Baltimore Sun écrivait que « parmi les nouvelles recrues, un nombre accru de celles-ci possédaient des casiers judiciaires lourds », « attaques aggravées, vols, homicides, recels de biens volés et auteurs de menaces terroristes ». De 2004 à 2005, leur pourcentage a atteint 54% et la conscription des trafiquants d’alcool et de drogues augmentait de 13%, après une diminution au cours de quatre années précédentes. Le cas de Steven Green, ayant servi aux Etats-Unis au moins deux peines d’emprisonnement pour trafic de drogues et délits liés à l’alcool et accusé d’avoir tuée une jeune Irakienne après l’avoir violée, est là pour concrétiser la nature de l’armée US en Irak. Devant le peu d’enthousiasme des Américains pour la guerre et les désertions, les militaires US recrutent, selon le Chicago Sun-Times, des candidats appartenant au crime organisé dont les tatouages et graffitis se retrouvent sur les murs en Irak où, ayant accès aux armes et à la formation, ils renvoient à leurs gangs aux Etats-Unis l’équipement militaire utile. Le borbier irakien, alors, est-il le fait seul des Sunnites, des Chiites, d’Al-Qaïda, des « terroristes » ?
La véritable question est : qui l’alimente ?Site Vox NR
1-2 Point de vue de Cyril Belaud : Tony Blair a appelé à une évolution de la politique en Irak
Tony Blair a appelé à une évolution de la politique en Irak, mais estimé que cela ne pourrait se faire que dans le cadre d'une "stratégie globale au Proche-Orient.
En Irak, le terrorisme a "changé la nature de la guerre", a remarqué le Blair "Comme la situation évolue, la stratégie doit en faire de même", en a-t-il conclu.
Mais cette évolution doit dépasser le simple cadre irakien. "L'essentiel de la réponse à la situation actuelle en Irak se trouve à l'extérieur des frontières de ce pays, dans l'ensemble d'une région où les mêmes forces sont à l'oeuvre, où sont les racines du terrorisme global, où l'extrémisme se développe".
La réévaluation de la politique en Irak - encouragée par la défaite des républicains aux élections américaines de mi-mandat le semaine passée - doit donc faire partie d'un "stratégie globale au Proche-Orient", a-t-il estimé, soulignant donc, de manière inattendue, que la priorité n'était pas la Syrie et l'Iran.
"Au contraire, nous devons commencer avec Israël et la Palestine", a-t-il jugé. C'est le coeur du problème. Nous devons ensuite faire des progrès au Liban".
Un "nouveau partenariat est possible" si l'Iran fait "un choix stratégique clair: aider le processus de paix au Proche-Orient, arrêter d'aider le terrorisme au Liban et en Irak, et respecter ses obligations internationales". Sinon il "fera face aux conséquences: son isolement".
Il a ainsi confirmé sa communauté de vues (…) avec la Maison Blanche.
Blair a préconisé de "donner plus de pouvoir aux dirigeants irakiens", aussi bien au plan politique, économique que militaire, avec un "renforcement de l'entraînement, de l'équipement, du commandement et du contrôle de l'armée irakienne".
Des "défis globaux" nécessitant des "alliances globales", M. Blair a ensuite vigoureusement défendu son alignement sur la politique des Etats-Unis. "Aucune des préoccupations vitales de la Grande-Bretagne ne peuvent être envisagées et encore moins résolues sans l'Amérique", a-t-il déclaré.
"Nous avons besoin de l'Amérique. C'est un fait", a-t-il affirmé, tout en renouvelant sa conviction que la Grande-Bretagne doit aussi être au "centre de l'Europe".
Avec Cyril BELAUD de l’AFP
13-11
1-3 Saddam Hussein: la Douma russe prépare une résolution demandant l'ajournement de l'exécution.
Le Comité des affaires internationales de la Douma (chambre basse du parlement russe) a l'intention de préparer pour mercredi prochain un projet de résolution de la chambre sur la situation en Irak, a rapporté lundi le service de presse de la fraction Russie unie. La situation en Irak, entre autres la détérioration de la situation dans la région en raison de la condamnation à mort de l'ancien président irakien Saddam Hussein, a été examinée au cours d'une réunion du présidium de la fraction Russie unie. Comme cela a été noté au cours de la réunion, la mise à exécution du verdict, ainsi que les informations apparues dans les médias sur l'intention de certains pays de la coalition de retirer leurs contingents d'Irak peuvent mener à une déstabilisation de la situation dans la région. Les députés jugent nécessaire d'ajourner la mise à exécution du verdict prononcé contre Saddam Hussein, a en outre indiqué le service de presse. Le projet de résolution pourrait être soumis lors de la session plénière de la Douma mercredi 15 novembre. Sources Ria Novosti
Posté par Adriana Evangelizt
MOSCOU, 13 novembre
2 Dossier & Point de vue
Ndlr : PS : la publication des articles ou analyse ne signifie nullement que la rédaction partage toutes les analyses des auteurs
mais doit être vu comme information
Marc
2-1 Point de vue de Arthur Lepic : Le désastre militaire en Irak
L’état-major des États-Unis tient Donald Rumsfeld pour responsable du désastre militaire en Irak. Non pas que le secrétaire à la Défense soit responsable de la guerre, mais parce qu’il n’a pas donné aux Forces armées tous les moyens qu’elles réclamaient. La révolte des généraux a alimenté le mécontentement d’une opinion publique militarisée qui a sanctionné l’administration Bush par les urnes. Arthur Lepic dresse le bilan caché de la guerre en Irak.
Les électeurs états-uniens ont utilisé les élections de la mi-mandat présidentiel pour sanctionner la politique conduite par l’administration Bush en Irak. Ce désaveu ne porte pas sur le choix de la guerre, qui avait été approuvée massivement aussi bien par les démocrates que par les républicains et qui sert de socle au « bipartisme renouvellé ». Il ne porte pas non plus sur le coût humain pour le peuple irakien. La presse états-unienne a passé sous silence les études démographiques évaluant à 650 000 le nombre de morts civils depuis le début de l’invasion anglo-saxonne [1]. La sanction porte exclusivement sur le coût, financier et humain, de cette opération pour les États-Unis. Même si les médias dominants minimisent les faits et s’abstiennent de donner un panorama de la situation, des témoignages de vétérans circulent. Surtout, les électeurs sont indirectement informés de l’ampleur du désastre par la révolte des officiers supérieurs, laquelle n’a rien d’un appel à la paix. Les opérations de la Résistance irakienne gagnent en nombre et en précision. Une nouvelle phase des combats se profile avec l’abandon de provinces entières aux mains des insurgés ainsi que des défaites stratégiques sans précédent essuyées par la Coalition. Tout cela augure-t-il d’une imminente débâcle « à la vietnamienne » ? Pratiquement partout en Irak, un harcèlement constant et omniprésent est exercé contre les forces de la Coalition ; nulle part l’occupant ne peut se sentir à l’abri. Le rythme quotidien des attaques est actuellement au niveau le plus élevé, 90 au bas mot, avec un total officiel de 103 soldats états-uniens tués en octobre 2006, à comparer au chiffre le plus élevé jusqu’à présent de 134 pour novembre 2004. Une fois ajoutés les morts qui n’entrent pas dans les statistiques officielles (soldats étrangers engagés dans l’espoir d’obtenir la nationalité états-unienne, mercenaires et autres « contractants civils »), on s’approche de la moyenne de 7 « GI’s » tués chaque jour, comme au plus fort de la guerre du Viêt-Nam, en 1968.
La partie émergée de l’iceberg que l’on trouve dans les médias dominants, à savoir les attentats sur des civils attribuables principalement à des escadrons de la mort ou à des règlements de comptes mafieux, ne représente que 30 % du total des attaques selon les rapports de référence, y compris ceux du Pentagone. Dans certaines provinces comme al-Anbar, où la Résistance occupe l’essentiel du terrain, des équipes de snipers recrutés ouvertement et généreusement rémunérés visent les fantassins isolés, en dehors des combats ouverts, tandis que les embuscades à l’explosif continuent de faucher chaque jour des véhicules militaires sur les routes. L’ « État parallèle » a pris le dessus dans au moins quatre provinces ; les troupes états-uniennes et l’armée de collaboration ne peuvent que constater qu’elles n’y ont pas conquis les cœurs et les esprits. Elles sont en terrain ennemi [2]. Ailleurs, signe manifeste de l’évolution de la situation militaire, on assiste à une véritable guerre de positions dans laquelle des cibles stratégiques précises au sein des forces d’occupation ou de collaboration sont visées. La banlieue de Bagdad est le théâtre de combats à l’arme légère opposant des patrouilles coalisées ou de collaboration à des bataillons de résistants, des combats qui donnent souvent lieu à des bilans officiels contradictoires [3]. Grâce à des informations et coordonnées fournies par des éléments de la Résistance infiltrés au cœur de la machine d’occupation, des pièces maîtresses de l’arsenal d’occupation font l’objet d’attaques massives et précisément ciblées. Cliquez ICI pour voir la Vidéo de l'attaque de la base militaire « Falcon » en banlieue de Bagdad. Au moment de l’attaque, 3000 soldats des États-Unis se trouvaient à l’intérieur. La base contenait aussi le plus important stock de munitions de l’US Army en Irak.
Ainsi le soir du 10 octobre 2006, une base états-unienne importante située près du district de Dora au sud de Bagdad, Forward Operating Base Falcon, a été attaquée au mortier et à la roquette. Or cette base abritait non seulement un important contingent de troupes engagées dans l’Opération Together Forward, mais également le plus important dépôt de munitions de la Coalition dans le pays. Bombes, obus de tanks, ogives d’artillerie et munitions pour armes légères ont explosé et brûlé toute la nuit, illuminant le ciel de Bagdad et provoquant un vacarme infernal entendu bien au-delà de la ville. Plusieurs télévisions ont, ainsi que des militaires vidéastes amateurs (voir vidéo). Il est d’ailleurs très révélateur d’entendre un journaliste de la BBC informer les téléspectateurs qu’officiellement l’incendie était sous contrôle, alors qu’au même moment on peut voir de nouvelles explosions sur les images ! La presse arabophone quant à elle a, dans les jours suivants, révélé que l’enquête suivait la piste de traducteurs irakiens au service de la Coalition qui auraient transmis les coordonnées des stocks de munition à la Résistance afin de lui en faciliter le bombardement [4], mais également que des tirs soutenus de la Résistance avaient empêché les forces de la Coalition de maîtriser le désastre plus rapidement. L’ampleur des explosions ne laisse que peu de doutes sur les dégâts matériels et humains. Le lendemain, les communiqués officiels faisaient pourtant état de seulement quelques personnes blessées, mais aucun décès. Au contraire, les communiqués de la Résistance affirmaient avoir compté neuf avions de transport évacuant les victimes, estimées par cette source à plus de 300. En tout état de cause, il est certain que cette victoire stratégique de la Résistance a porté un coup aux finances de l’occupant (peut-être de l’ordre du milliard de dollars selon le ministère de l’Intérieur irakien) et au moral de ses troupes.
La réaction des institutions états-uniennes à ces revers stratégiques récents ne s’est pas faite attendre et ces jours derniers de nouvelles protestations internes ont retenti. Lundi 6 novembre 2006, soit la veille des élections parlementaires de mi-mandat, quatre journaux militaires couvrant l’essentiel des forces [5] demandaient le départ du secrétaire à la Défense, Donald Rumsfeld. Dans le camp démocrate, on n’a pas hésité pas à opérer un virage à 180 degrés. Hillary Clinton propose désormais de retirer les troupes du pays selon un calendrier précis, après avoir promis de faire mieux que Bush en envoyant davantage de troupes au combat.
Selon la logique que nous avions explicitée il y a bientôt deux ans [6], les forces d’occupation se battent contre une frange de la population en expansion, car elle soutient la Résistance d’autant plus qu’elle subit des représailles aveugles. Cela permet à un « contre-État » de se développer progressivement, incitant la Résistance à activer la phase III de la théorie de la guérilla maoïste, à savoir la guerre de positions. Or ces développements avaient été largement anticipés, y compris par le gouvernement états-unien lui-même. En effet des documents déclassifiés récemment montrent que des simulations menées en 1999 estimaient à 400 000 le nombre de soldats sur place nécessaires pour contrôler le pays - sans toutefois écarter le risque de chaos ! [7].
Jusqu’à quel point la situation est-elle tenable pour la Coalition occupant l’Irak ? Un retrait prompt et méthodique du pays laisserait à découvert un gouvernement fantoche très vulnérable et rendrait inutiles les énormes dépenses effectuées jusqu’à présent pour installer des bases militaires permanentes et pour « sécuriser » les deuxièmes réserves pétrolières du monde. Loin de mettre un terme à cette situation, la démission du secrétaire à la Défense Donald Rumsfeld marque une étape de plus, irréversible cette fois, dans l’enlisement. Contrairement à une idée répandue, le conflit entre M. Rumsfeld et son état-major ne portait pas sur le maintient ou le retrait des troupes, mais sur les moyens mis en œuvre. Le secrétaire à la Défense, ancien patron de multinationale, était la dernière personne raisonnable à se préoccuper de l’inflation du budget militaire. Son successeur ne pourra que céder aux pressions des personnels de la Défense et de l’opinion publique pour donner carte blanche aux Forces armées. En définitive, l’appel à un « bipartisme renouvellé », c’est-à-dire à une gestion d’union nationale, manifeste la volonté consensuelle de la classe dirigeante de poursuivre unie dans l’erreur. On devrait voir se reproduire la même stratégie qu’à la fin de l’aventure vietnamienne : un complexe militaro-industriel qui réclame d’y « mettre le paquet », un département d’État qui tente de transférer le fardeau à des forces alliées (comme il le fait déjà avec succès en Afghanistan [8) et d’« irakiser » le conflit, et un département du Trésor qui essaye d’éviter la faillite. Une fuite en avant dont l’issue tragique est certaine.
par Arthur Lepic
Ses articles

[1] « Mortality after the 2003 invasion of Iraq : a cross-sectional cluster sample survey » par Gilbert Burnham, Riyadh Lafta, Shannon Doocy et Les Roberts, The Lancet, 11 octobre 2006.
[2] Voir par exemple « Les États-Unis abandonnent Falloujah aux insurgés », Voltairenet, 6 septembre 2006.
[3] Voir par exemple « Iraqi police kill 53 ’Al-Qaeda’ militants » et « Confusion over deadly Baghdad clash », AFP, 5 novembre 2005
[4] « Ammo Dump Explosions Investigation », Roads to Iraq, 15 novembre 2006. Cliquez ici pour l’article original en Arabe de Al Quds Press.
[5] Il s’agit de l’Army Times, du Navy Times, de l’Air Force Times et du Marine Corps Times.
[6] Voir par exemple les articles « Samarra ville martyre », par Arthur Lepic, 6 octobre 2004, « L’économie de la guerre en Irak », 24 novembre 2004, ou encore nos éditions spéciales de janvier 2005 « Janvier en Irak ».
[7] « 1999 war games foresaw problems in Iraq », par John Heilprin, Associated Press, 5 novembre 2006.
[8] « Le Pentagone précipite les Européens dans le chaos afghan » par Thierry Meyssan, Voltairenet, 6 octobre 2006.
Sources Réseau VoltairePosté par Adriana Evangelizt
2-2 Point de vie de Alain Campiotti : Le Pentagone va proposer l'envoi de gros renforts temporaires en Irak.
Raymond Odierno passera Noël à Bagdad. Son fils en est revenu avec un bras en moins. Le père, qui avait participé à l'invasion et supervisé la capture de Saddan Hussein près de Tikrit, va prendre le commandement opérationnel de toutes les forces d'occupation en Irak. Mais le général, trois ans et demi après, ne sait plus très bien ce que veut dire le mot victoire. L'établissement d'un gouvernement capable de contrôler le pays et de mettre fin à la violence? Henry Kissinger, dans un entretien à la BBC, répond que c'est une mission désormais impossible. Le vieux diplomate, qui avait continue de conseiller discrètement George Bush. Lundi à Djakarta, le président a dit qu'il n'avait pas encore pris de décision sur la suite de la guerre. Le Pentagone lui propose de mettre à disposition du général Odierno un renfort de 20000 à 30000 hommes. Ce n'est pas exactement ce que souhaitent les démocrates, maîtres du Congrès dès janvier: ils demandent que le retrait graduel des forces américaines commence l'an prochain. Selon le Washington Post, le scénario que retiennent les stratèges du Ministère de la défense est assez différent.Thomas Ricks, auteur d'un livre dévastateur sur la guerre (Fiasco), explique dans le quotidien de la capitale que l'état-major général a fait étudier trois hypothèses baptisées Go Big, Go Long et Go Home. Dans le premier cas de figure, l'effectif américain serait massivement renforcé. Impossible. John Abizaid, le commandant régional, l'a dit lui-même la semaine dernière devant le Congrès: il pourrait engager rapidement 20000 hommes de plus en Irak, mais pas durablement, car l'armée a épuisé ses moyens. Go Long consisterait à réduire l'effectif, jusqu'à 60000 hommes environ, au lieu de 150000 aujourd'hui, dont la mission serait essentiellement de former et d'assister l'armée et la police irakiennes. Go Home, c'est le retrait rapide, que le Pentagone et la Maison-Blanche ont écarté: la guerre civile, pensent-ils, serait alors sans frein. Les stratèges ont finalement retenu une proposition hybride, qui pourrait s'appeler Big Long: l'envoi le plus rapidement possible de renforts jusqu'à hauteur de 180000 hommes, pour un temps limité, et pour tenter de faire diminuer le niveau de violence dans le grand Bagdad et asseoir le fragile pouvoir irakien hors de la Zone Verte; ensuite, des unités seraient graduellement retirées pour que l'effectif atteigne le niveau du soutien. Mais ce scénario pose un problème à ses auteurs eux-mêmes: ils voient bien que ce nouveau déploiement précédant des retraits risque d'être interprété par toutes les parties irakiennes comme l'annonce du désengagement que demandent les démocrates. Les milices s'armeraient alors pour les pires affrontements. Ces arrière-pensées donnent la mesure de la situation désespérée dans laquelle sont les Américains, au centre de leur propre piège. La cacophonie des propositions qui sont avancées à Washington pour en sortir contient le même message. Le dernier carré des néo-conservateurs qui n'ont pas tourné leur veste demande aussi l'envoi de troupes, mais plus massif: 50000 hommes au moins, pour tenter de casser la résistance armée sunnite. John McCain, le sénateur candidat républicain à la présidence, veut ces renforts depuis trois ans. Chez les modérés et chez les démocrates, il y a tout une série de propositions de retrait, rapide ou lent, avec éventuellement au bout du compte une partition de l'Irak, voulue ou subie. Et tous attendent le rapport de l'Iraq Study Group de James Baker (républicain) et Lee Hamilton (démocrate), qui sera publié le mois prochain. Ses suggestions militaires seront proches des plans du Pentagone. Ses propositions politiques veulent ouvrir la voie à des discussions avec la Syrie et l'Iran, pour associer la région à la stabilisation de l'Irak. Damas, soudain courtisé, a envoyé son ministre des Affaires étrangères à Bagdad pour dire qu'il était prêt à donner un coup de main si les Etats-Unis annoncent un calendrier de retrait. La réponse du président iranien Mahmoud Ahmadinejad est plus subtile: il a convoqué chez lui pour le week-end prochain son propre sommet régional, avec le Syrien Bachar el-Assad et l'Irakien Jalal Talabani. Le rôle des Américains, Téhéran ne cesse de le répéter, c'est de s'en aller. Alain Campiotti, New YorkMardi 21 novembre 2006
Le Temps, 2006 ..

2-3 Ouverture d'une enquête criminelle contre Rumsfeld et d'autres hauts responsables US.
Des organisations de défense des droits de l’homme appellent à l’ouverture d’une enquête criminelle en Allemagne contre Rumsfeld et d’autres hauts responsables U.S. pour avoir autorisé le recours à la torture dans la « guerre contre le terrorisme » Dépôt d’une plainte pour crimes de guerre au nom de 11 victimes irakiennes et d’un détenu de Guantanamo en vertu de la doctrine de la compétence universelle La démission de Rumsfeld ouvre la voie à la fin de son immunité. Le Center for Constitutional Rights (CCR), la Fédération internationale des ligues des droits de l’Homme (FIDH), la Republican Attorney’s Association (RAV) et d’autres organisations, représentées par l’avocat berlinois Wolfgang Kaleck, ont déposé une plainte au pénal en Allemagne. Cette plainte vise des hauts responsables civils et militaires de l’administration U.S, dont le Secrétaire d’État à la défense Donald Rumsfeld et l’Attorney General Alberto Gonzales, pour crimes de guerre commis en Irak et dans le camp de détention de la base américaine de Guantanamo. Rendue possible par la loi de Compétence universelle adoptée par l’Allemagne en 2002, la plainte a été déposée au nom de 11 citoyens irakiens victimes de crimes particulièrement graves, parmi lesquels des passages à tabac, des privations de nourriture et de sommeil, l’utilisation de la cagoule et des abus sexuels, perpétrés dans l’effroyable prison d’Abu Ghraib. Mohammed al Qahtani, citoyen saoudien détenu, soumis à la torture et aux abus à Guantanamo, avec l’autorisation spécifique de Rumsfeld et sous la supervision du Major Général Miller, est également partie civile dans cette affaire. La démission de Rumsfeld la semaine dernière signifie qu’il ne peut plus opposer son immunité de Secrétaire d’Etat ou d’autorité gouvernementale. Les personnes visées par cette plainte sont soupçonnées d’avoir ordonné, assisté ou incité à commettre des crimes de guerre, ou encore de ne pas les avoir prévenus : de tels actes sont explicitement incriminés en droit allemand. En vertu du Code sur les Crimes violant le droit international de 2002, le Procureur fédéral allemand peut entamer des poursuite contre les criminels de guerre, quels que soient le lieu où se trouvent le prévenu et le plaignant, l’endroit où le crime a été commis ou la nationalité des personnes impliquées. En novembre 2004, l’ancien Procureur fédéral allemand n’a pas entamé les poursuites suite à une plainte déposée précédemment contre certaines de ces mêmes personnes. Les Etats-Unis ont fait pression sur l’Allemagne pour que cette affaire soit abandonnée. L’affaire a été définitivement abandonnée en février 2005, à la veille d’une visite du Secrétaire d’Etat à la défense Donald Rumsfeld en Allemagne. Le Procureur fédéral, qui a refusé d’engager des poursuites sur la base de la loi de compétence universelle adoptée par l’Allemagne il y a quatre ans, a été remplacé. En rejetant l’affaire, le premier Procureur avait déclaré : « rien n’indique que les autorités et les tribunaux des Etats-Unis d’Amérique, freinent ou essaieraient de freiner des mesures pénales concernant les violations décrites dans la plainte. » Or, le « Military Commissions Act » de 2006 prévoit l’immunité des autorités contre toute poursuite et nouvelle preuve, selon les avocats et les organisations de défense des droits de l’Homme. « Deux ans après avoir déposé la première plainte en Allemagne, l’échec total des autorités américaines à enquêter sur les responsabilités de haut niveau dans le programme de torture ne pourrait être plus clair », déclare Michael Ratner, président du CCR. « L’adoption du Military Commissions Act qui amnistie les autorités américaines accusées de crime de guerre, n’est que l’illustration la plus récente du refus américain de poursuivre des Américains. Ces crimes ne sont pas le fait d’une poignée de mauvais éléments ; ils ont été planifiés et exécutés aux plus hauts niveaux de l’administration américaine ». Depuis deux ans, de nouvelles informations saisissantes mettent en lumière le rôle de plusieurs hauts responsables civils. La nouvelle plainte indique que l’ancien conseiller juridique de la Maison Blanche, Alberto Gonzales, ainsi que notamment les anciens adjoint et assistant de l’Attorney General, John Yoo et Jay Bybee, sont les architectes du cadre juridique des pratiques de l’administration Bush en matière de torture. L’existence des « mémos sur la torture » et l’autorisation par le Secrétaire d’État à la défense Rumsfeld, le Lt-Général Sanchez et par d’autres, des techniques spéciales d’interrogatoire violent le droit international humanitaire et les droits de l’Homme. Ces faits avérés rendent évidente la responsabilité des responsables au plus haut niveau, pour traitement inhumain et dégradant, à Abou Ghraib et dans les autres infrastructures américaines. L’ancienne Brigadier Général Janis Karpinski, ciblée par la plainte précédente en tant qu’officier en chef à Abou Ghraib, est aujourd’hui témoin des parties civiles en Allemagne. L’avocat berlinois Wolfgang Kaleck affirme : « En novembre 2004, nous avions choisi l’Allemagne comme une Cour de dernier ressort. C’est toujours le cas en 2006. Il n’y a simplement aucun autre lieu où aller si ce n’est dans les tribunaux étrangers. Nous luttons contre l’impunité et pour la justice et notre réseau mondial d’organisations de défense des droits de l’Homme et d’avocats travaille à renforcer les droits de l’Homme comme premier recours pour les victimes de crimes de guerre partout où nous le pouvons. Saisir les avantages de la compétence universelle nous permet de faire face aux crimes de guerre, quels que soient le lieu où ils sont commis ou la nationalité de la personne qui les commet. La plainte que nous déposons aujourd’hui doit être comprise comme une tentative, parmi d’autres, de combattre la torture et d’enrayer les crimes à l’avenir. « Les Etats-Unis d’Amérique, en prétendant apporter des standards moraux et juridiques au monde, refusent d’enquêter sérieusement sur le rôle de ceux qui, en haut de la chaîne de commandement, sont responsables de crimes commis à l’encontre de centaines de détenus sous contrôle américain en Irak, en Afghanistan et à la base navale de Guantanamo à Cuba », interpelle Sidiki Kaba, président de la FIDH. « Nous appelons maintenant le Procureur allemand à remplir son devoir de poursuite de façon indépendante, impartiale et objective ».
Sources : FIDH
3 Courrier des lecteurs & trouvé sur le net
Ndlr : PS : la publication des articles ou analyse ne signifie nullement que la rédaction partage toutes les analyses des auteurs
mais doit être vu comme information
Marc
3-1 frances-bounces@ain.cu : Rien ne ressemble plus à un républicain, qu’un démocrate.

La Havane, 15.11.06 : Le triomphe du parti démocrate aux élections nord américaines mi-mandat, a soulevé une vague de spéculation, à l’intérieur et hors de la puissance hégémonique, avant tout car les gagnants ont réussi à se récupérer d’années d’ostracisme en parlant en faveur de « changements essentiels » face aux voies choisies par Georges Bush et son équipe.
Pour peu, il semblerait que le moment d’un changement de fond dans le mode de réfléchir de l’empire soit arrivé, allant peut-être jusqu’à contredire ce vieil adage, - vieux, mais bien vivant - qui veut qu’aux Etats-Unis, rien ne ressemble plus à un républicain, qu’un démocrate.
De fait, une des premières déclaration de ceux qui ont emporté le contrôle du congrès et de la majorité des juridictions, est « qu’il n’y aura pas de diminution du budget militaire pour ne pas abandonner les troupes présentes en Iraq », jusqu’à W. Bush qui a déclaré nécessaire la coopération de tous pour que ces forces « fassent leur devoir avec efficacité ».

Il va falloir attendre l’issue de ce tournant, ou plutôt, de cette promesse électorale. Il est probable que faire valoir que la guerre d’Iraq doive prendre fin et les soldats commencer à rentrer chez eux soit, une fois de plus, utilisé comme des grands arguments de l’opposition pour s’emparer du législatif nord-américain.
Mais il semble que les décisions de ce genre ne dépendent pas de ce que peut dire tel ou tel dirigeant politique, c’est un fait établi de ce système. Il est connu que les politiques étasuniens, d’un bord comme de l’autre, répondent finalement aux mêmes leviers, ceux des véritables patrons du pouvoir…
Une chose est sûre, à ce niveau, Georges Bush est mal vu par nombre de groupes de pouvoir dans l’union et, au sein de son propre parti, beaucoup le considèrent comme une malédiction, car sa maladresse est l’une des causes de la terrible déconsidération publique de ce parti politique.

Les analystes les plus raisonnables regardent ce qui vient de se passer aux USA avec mesure et circonspection, sans crier victoire. L’histoire a déjà démontré qu’un changement de parti aux Etats-unis n’a jamais signifié un changement de direction, ni plus, ni moins. Ceux qui sont au pouvoir, quelque soit leur couleur, ont finalement les mêmes mires stratégiques.
De la part de Info-CubaEnvoyé : jeudi 16 novembre 2006 12:17

3-2 Nordine said : Message de la Campagne - Pour le Cessez-le-Feu.> > Chères amies, Chers amis,> Cette semaine, les Américains ont voté à une > écrasante majorité contre la guerre du Président > Bush en Irak. Hier, le principal architecte de > cette guerre, le secrétaire à défense Donald > Rumsfeld, a donné sa démission. Le changement > politique est dans l’air aux Etats-Unis, et la > Coalition pourrait réaliser-enfin-qu’elle ne peut > pas gagner la guerre, et qu’elle n’a pas la > légitimité nécessaire pour amener la paix et la > stabilité en Iraq sans l’aide de la communauté internationale.> > Avec le Congres récemment élu, et un président > enfin prêt à écouter, nous avons une opportunité > unique pour faire entendre notre voix et demander > une nouvelle stratégie pour cette guerre > désastreuse. Le moment d’agir est venu.> > Afin de saisir cette opportunité, nous voulons > placer des communications dans des journaux aux > Etats-Unis et en Grande Bretagne. Ces dernières > rendront publique une pétition mondiale demandant > à la Coalition d’accepter un retrait progressif > des troupes, et un rôle plus important pour la > communauté internationale afin d’amener enfin la > paix et la stabilité en Irak. Nous publierons > également le nombre de signatures. Nous avons > besoin d’autant de signataires que possible dans > les prochaines 48 heures. Merci bien de signer > ci-dessous et de passer le mot à vos proches.
A nous d’assurer que la pression de l’opinion > publique mondiale se fasse sentir sur les > gouvernements de la coalition lorsqu’ils > reconsidèrent la stratégie en Irak, demandant un > retrait de troupes et un rôle plus important pour > la communauté internationale.> > Il est crucial d’agir. Une étude réalisée > récemment par l’Université Johns Hopkins a > montré que des centaines de milliers de civils > ont perdu la vie en Irak-bien plus que l’on > croyait-et les experts avertissent que la guerre > atteint un point de non retour. Octobre a été le > mois le plus violent pour les civils depuis le > début de la guerre : des pelotons d'exécution > ethniques ont fait des ravages dans les rues > Irakiennes. L’ampleur de la tragédie pourrait > mettre l’Irak aux côtés du Darfour comme l’une > des plus grandes catastrophes du nouveau siècle.> > Nous ne pouvons pas permettre cela. Si nous > agissons rapidement cette semaine, nous pouvons l’empêcher.> Nous pouvons atteindre nos objectifs en faisant > passer le message. Merci bien d’envoyer cet > e-mail à vos amis et votre famille. Agissez > maintenant an rajoutant votre voix à cet urgent appel à l’action.> Ceci pourrait bien être notre meilleure > opportunité jusqu’au aujourd’hui. Saisissons-la. > Avec Espoir,
> > Ricken, Ben, Rachel, Paul, Tom, Amparo et toute > l’équipe de CeasefireCampaign.org.
<www.CeasefireCampaign.org/index.php?id=16">http://www.CeasefireCampaign.org/index.php?id=16>www.CeasefireCampaign.org/index.php?id=16

3-3 info@droitpourtous.ch : Saddam et l'histoire.
L'ancien président irakien Saddam Hussein a été condamné de la peine de mort.
Saddam Hussein, qui a dirigé le pays de 1979 jusqu'à sa chute en avril 2003, et sept
anciens responsables de son régime, étaient poursuivis pour le massacre de 148
villageois chiites de Doujaïl, tués en représailles après un attentat manqué contre l'ex-président
en 1982. Droit Pour Tous est très préoccupé par les conditions dans lesquelles
s’est déroulé ce procès et appelle à une justice équitable et sans intervention politique
et souligne les points suivants :

1. Ce verdict est illégal car l’Irak est sous occupation étrangère et beaucoup de voies
s’élèvent pour dénoncer l’ingérence du gouvernement Bush dans le déroulement de
cette affaire. Ce tribunal a été mis sur pied suite à l’invasion illégitime de l’Iraq,
État souverain, par les troupes américaines (Bagdad n’a en effet jamais attaqué les
USA)au nom de la guerre préventive.
2. Le moment de la condamnation a été choisi pour servir de soutien à
l’ Administration Bush dont les élections sont prévues dans 2 jours
3. Les conditions dans lesquelles s’est déroulé ce procès sont déplorables. En effet 3
avocats sont tués et 1 est actuellement à l’hôpital suite aux attaques dont il a été
victime. En outre, le procureur est chiite, membre d’une famille sainte et le juge est
kurde. Comment garantir dès lors une impartialité de la justice ?
4. La justice irakienne est actuellement sous l’ordre du gouvernement, des mesures
d’exception ont été prises avant la prononciation du verdict, ce qui prouve que le
verdict est connu d’avance. Dans l’affaire « Anfal », le Premier Ministre a remplacé
un juge qui a dénoncé l’ingérence du gouvernement dans le procès.
5. Saddam est jugé pour la mort de 148 personnes alors que le Gouvernement
Actuel est responsable ou au moins complice des tueries perpétrées tous les jours
contre la population civile irakienne. En moyenne 100 personnes sont mortes tous
les jours en Irak. Le chiffre d’un million de morts depuis l’invasion du pays par les
Américains est maintenant cité par plusieurs sources.
Genève, le 6 novembre 2006
Droit Pour Tous
Rue des Savoises 15
CH-1205 Genève
Téléphone: +41 227852143, +41223211255
Contacts médias : Anouar Gharbi : 0794187505, Xavio Carlo : 0786156991 info@droitpourtous.ch
4 Annexes
Ndlr : PS : la publication des articles ou analyse ne signifie nullement que la rédaction partage toutes les analyses des auteurs
mais doit être vu comme information
Marc
4 -1 Viatcheslav Dachitchev : Les véritables intentions des Américains .
Le gouvernement américain a perçu l’effondrement de l’Union Soviétique comme une chance, qui ne se représenterait plus. Elle constituait l’opportunité d’établir la domination globale des Etats-Unis. Le gouvernement américain a tout fait, et continue à tout faire, pour ne pas laisser cette chance lui échapper. L’objectif premier de cette politique de domination est l’Europe. Il ne s’agit pas, pour les Etats-Unis, de créer un nouvel ordre de paix dans une Europe enfin unie, mais de pérenniser la domination américaine sur le continent européen. Cela était, reste et restera l’objectif réel de la politique européenne des Etats-Unis. Les voies et méthodes pour réaliser cet objectif sont les suivantes : - Renforcer l’OTAN, instrument principal de la politique américaine en Europe. - Inclure les pays est-européens dans l’OTAN en élargissant l’alliance jusqu’à la zone sensible qui fait face à la Russie. - « Globaliser » l’OTAN, afin d’atteler les Européens à toutes les entreprises globales des Etats-Unis. - Affaiblir l’Union Européenne, y compris en favorisant son élargissement, afin d’empêcher cette Union de devenir une puissance mondiale, capable de faire contre-poids aux Etats-Unis. - Maintenir et même approfondir la division de l’Europe (créer autour de la Russie un « cordon sanitaire »). - Jouer certains pays est-européens, membres de l’OTAN et de l’UE, en particulier la Pologne, contre des Etats d’Europe occidentale et contre la Russie. - Maintenir l’Allemagne dans une position subalterne. - Maintenir les Russes hors d’Europe et également dans une position subalterne, tout en les affaiblissant au maximum. Ce survol bref et rétrospectif des jeux de force en Europe au 20ième siècle et au début de ce 21ième siècle nous permet de tirer une conclusion dépourvue d’ambiguïté : la lutte pour la domination sur le continent européen n’a jamais conduit qu’à la ruine de l’Europe, qu’à miner son rôle dans le monde. Cette lutte n’a pas permis aux peuples d’Europe de se développer selon des modes normaux et de coopérer, ensemble, à l’avantage de tous. Les peuples allemand et russe sont ceux qui, dans ces tourmentes de l’histoire européenne, ont le plus souffert. Et ce sont les Américains qui en ont surtout profité. Les principaux chefs politiques européens du 20ième siècle ont contribué à la ruine de l’Europe parce qu’ils ont mené une politique déraisonnable. C’est donc une puissance extra-européenne, les Etats-Unis, qui ont obtenu la domination dans toutes les affaires de l’Occident européen à la fin du 20ième siècle. Cette situation peut être dépassée, mais cela dépend, en grande partie, de la réussite d’un projet clairement défini : soustraire l’Europe à la dépendance et en faire un partenaire égal des Etats-Unis, ce qui provoquera sa renaissance. Ce projet est réalisable dans le cadre de l’intégration politique, économique, juridique et culturelle de l’Europe, pourvu qu’elle s’accomplisse et progresse. Le problème le plus grave, auquel l’UE et son développement futur se voient confrontés, est de trouver un équilibre entre les intérêts nationaux de chaque Etat membre et la politique commune. Cela n’a pas été trouvé jusqu’ici. La débâcle que constitue le double échec des referenda en France et aux Pays-Bas montre très clairement que les structures actuelles sont incapables d’agir et provoquent dès lors une crise de confiance très profonde, qui ébranle l’UE.
Sources VOX NR
4-2 US Non Mortal Casuaties:including non-hostile and medical evacuations
Non Mortal Casualties
Army
Navy
Marines
Air Force
Total
Wounded - No Medical Air Transport Required
9,192
347
5,279
197
15,015
Wounded - Medical Air Transport Required
4,670
125
1,711
51
6,557
Non-Hostile Injuries - Medical Air Transport Required
5,250
205
849
266
6,570
Diseases - Medical Air Transport Required
15,575
487
1,148
785
17,995
TOTAL - WOUNDED
13,862
472
6,990
248
21,572
TOTAL - MEDICAL AIR TRANSPORTED
25,495
817
3,708
1,102
31,122
TOTAL - NON-MORTAL CASUALTIES
34,687
1,164
8,987
1,299
46,137
As of November 4, 2006
Source: DIOR

lundi, novembre 20, 2006

N° 226- Journal d'Irak - 19-11 :

Tiré a part
14-11
## Un collectif d'avocats internationaux a déposé plainte contre Rumsfeld en Allemagne. Ils accusent l'ex-secrétaire à la défense d'avoir justifié l'usage de la torture contre des prisonniers en Irak et à Guantanamo, a annoncé l'un des avocats..
Outre Rumsfeld, cette plainte concerne également cinq juristes de l'administration Bush, parmi lesquels l'actuel ministre de la Justice, Al.Gonzales, en sa qualité d'ancien conseiller de la Maison Blanche, qui ont fourni les arguments juridiques à la multiplication des techniques d'interrogation.
Portée par le Centre pour les droits constitutionnels (Center for Constitutional Rights - CCR), la plainte a été déposée au nom de 11 anciens détenus de la prison d'Abou Ghraib en Irak et de Mohammed al-Qahtani, un détenu de la base américaine de Guantanamo dont le carnet de bord d'interrogatoire a été rendu public.
(ats - 10:58
1-10
# Les manifestations se sont amplifiées dans la capitale indonésienne à la veille de l'arrivée de Bush . Des milliers de personnes se sont rassemblées dimanche dans les rues de Djakarta ou dans ses mosquées, certains entonnant des "criminel de guerre!" ou "tu es un terroriste!" à l'attention du président US.
L'arrivée de Bush lundi intervient à un moment où le mécontentement lié aux interventions américaines en Afghanistan et en Irak et à la politique des Etats-Unis au Moyen-Orient se renforce en Indonésie.
Dimanche, près de 10.000 manifestants vêtus de blanc freinaient la circulation dans Djakarta, certains brandissant des pancartes frappées de slogans tels que "Punissez Bush le criminel de guerre" ou "Bush: recherché mort ou vif pour crimes contre l'Humanité".
Plusieurs milliers d'autres se sont rassemblés à la mosquée al-Azhar, la deuxième plus importante de Djakarta, ou à prononcé des discours condamnant Bush et le soutien américain à Israël.
AP
Ramadi
15-11
## Les versions divergent sur les origines du nouveau massacre de civils, ou d’'après des médecins, au moins 30 Irakiens ont perdu la vie.
Un policier irakien, sous couvert d'anonymat, a pointé du doigt un raid de l'armée américaine qui a détruit plusieurs maisons.
Les militaires état-uniens, eux, assurent avoir tué 11 résistants et aucun civil.
EuroNews
16-11
## Jeudi, un convoi d'agents de sécurité privés a été attaqué près de Safouan.
Cinq Occidentaux travaillant pour une entreprise de sécurité ont été enlevés. L'un d'eux, un Autrichien, a été retrouvé mort. Parmi les quatre autres, qui sont américains, l'un a été grièvement blessé, deux autres ont été libérés vendredi et on ignore ce qui est arrivé au dernier.
Le convoi acheminait du ‘ matériel ‘en provenance du Koweït et se dirigeait vers la ville de Nassiriah, située à 375 km au sud de Bagdad. Il a été arrêté à un barrage de sécurité peu après avoir franchi la frontière avec le Koweït.
Cet axe routier est habituellement hautement surveillé par les forces américaines qui l'empruntent régulièrement pour acheminer du matériel, a-t-on rapporté de source proche de la sécurité irakienne.
Les cinq Occidentaux faisaient partie d'un convoi du Crescent Security Group, une entreprise de gardiennage basée au Koweït. Neuf autres civils -des Philippins, des Indiens et des Pakistanais- se trouvaient dans ce convoi tombé dans une embuscade près de la ville portuaire de Bassorah.
"Nous n'avons pas de nouvelle de quatre agents de sécurité américains et un Autrichien", a dit au téléphone à l'Associated Press un responsable de Crescent Security Group depuis le Koweït. "Tous les chauffeurs civils sont libres et sont originaires de l'Inde, du Pakistan et des Philippines".
Crescent Security Group est "engagé dans la reconstruction(…) de l'Irak", assure cette société sur son site internet. La société emploie "d'anciens militaires professionnels" et "des spécialistes des questions de sécurité". Elle est spécialisée dans l'escorte de convois, la protection individuelle et le gardiennage de sites
(AP & Reuters)
17-11
"Deux gardes occidentaux ont été libérés, il s'agit de deux Américains. Et un troisième, également de nationalité américaine, a été retrouvé mort", a déclaré vendredi à l'AFP un responsable de la province de Bassorah (sud).
(AFP)
17-11
## "Six agents de sécurité occidentaux sont entrés en Irak en provenance du Koweït, sans visa. Ils ont été arrêtés au poste-frontière (irakien) de Zoubair. Un affrontement a eu lieu au cours duquel un Britannique a été tué, un autre blessé", selon un policier de Zoubeir.
"Deux femmes qui se trouvaient sur place ont aussi été tuées, de même que deux policiers irakiens", selon ce policier qui a requis l'anonymat.
Le porte-parole britannique n'a pas pu confirmer si ces agents appartenaient à la société Crescent Security Group
(AFP)
17-11
## L'armée irakienne a affirmé que des policiers irakiens ont tiré sur des soldats britanniques circulant dans une voiture banalisée, tuant l'un d'eux et en blessant un second, vendredi près de la frontière avec le Koweït.
Le général irakien Ali al-Moussaoui a affirmé que les policiers ont ouvert le feu sur un véhicule qui n'avait pas respecté un barrage routier, peu après 10h près de la ville de Safouan.
Ap
19-11
## L'ancien secrétaire d'Etat américain Henry Kissinger, qui fut en poste dans les administrations des républicains Richard Nixon et Gerald Ford, a estimé dimanche à Londres qu'une "victoire militaire" n'est plus "possible" en Irak.
Toutefois, a-t-il expliqué à la BBC, "si vous retirez toutes les forces (de la coalition) sans accord international ni même solution partielle à certains des problèmes, la guerre civile en Irak prendra une tournure de plus en plus violente".
Les Etats-Unis, ajoute l'ancien chef de la diplomatie américaine, risqueraient de payer pendant de "nombreuses années" les conséquences "désastreuses" d'un effondrement complet de l'Irak, qui finiraient par "nous ramener dans la région, d'une façon ou d'une autre".
A
Marc
Sommaire :
1 La résistance contre l'agresseur
2 Politique des collaborateurs afghans
3 Politiques des occupants
4 Lutte pour la libération du territoire
Détails
L'Irak en chiffres
6 Les Brèves.
6-1 Les attaques des Moudjahiddines irakiens contre les Etats-unien ont lieu toute les 15 minutes en moyenne.
6-2 Similitudes entre la guerre du Vietnam et l’Irak.
6-3 Bush et la réorientation de sa politique irakienne.
6-4 Robert Gates ?
6-5 Pol De Vos : Portrait de Robert Gates, successeur de Rumsfeld.
6-5 Les ressources pétrolières appartiennent à tous les Irakiens (Maliki)
6-6 Blair a appelé à une évolution de la politique en Irak, dans le cadre d'une "stratégie globale au Proche-Orient.
7 Dossier & Point de vue.
7-1 Gail Davidson : En Allemagne des organisations de juristes intentent une poursuite contre de hauts fonctionnaires états-uniens dont Donald Rumsfeld, pour utilisation de la torture.
7-2 : Point de vue de la voix des opprimés : L’oléoduc kurde
8 Courrier des lecteurs & trouvé sur le net.
8-1 Non à l’exécution du président Saddam Hussein
9 Annexes
9 -1 Géographie de l'Irak
L'Irak en chiffre: du 10 -11 au 19-11/06


tués
blessés
Peuple irakien
50
20
Usboys/Autres boys
28
3
Policiers, armée et collaborateurs
105
122
1 La résistance contre l'agresseur
Analyse & commentaires
a) La résistance
10-11
## Décrivant Bush comme le "président le plus stupide" de l'histoire américaine, le nouveau commandant Abou Hamza al-Moujahir a affirmé que son groupe était en train de remporter la victoire, plus rapidement que prévu. "Nous demandons au canard boîteux (Bush) de ne pas se presser à fuir de la même façon que le ministre de la Défense" Donald Rumsfeld, a-t-il ajouté.
Les soldats américains, selon lui, sont "prêts à partir, parce qu'ils ne sont plus capables de rester
AP
10-11
# Abou Hamza al-Mouhajer, s'est félicité de la défaite des républicains aux élections parlementaires américaines de mi-mandat, dans un enregistrement audio mis en ligne vendredi.
"Le peuple américain a fait un premier pas dans la bonne direction pour sortir de l'impasse dans laquelle il se trouve et a commencé à se rendre compte de la traîtrise de son président et son inféodation à Israël, en votant avec un peu de raison aux dernières élections", déclare Abou Hamza al-Mouhajer.
"Je dis à (Bush). Ne sois pas pressé de prendre la fuite à l'instar de ton ministre de Défense (ndlr: Donald Rumsfeld). Nous n'avons pas encore étanché notre soif de votre sang", ajoute al-Mouhajer.
Les démocrates américains ont remporté les élections parlementaires de mardi. .
(afp- 16h23)
11-11# Les membres de la police, de l'armée et d'autres organismes ‘sécuritaires’ sont une cible privilégiée des résistants et en une semaine, du 2 au 8 novembre, 39 policiers ont été tués et 170 blessés dans des attaques, selon le porte-parole du ministère de l'Intérieur, le général Abdel Karim Khalaf.(AFP)
ndlr : Selon le dépoillement journalier des infos des médias occidentaux seulement 1 plocier avait été tue, ce qui prouve que tous les chiffres sont manipules
b) Les colonisteur
10-11
## L'armée US étudie un changement de cap en Irak, a déclaré le plus haut responsable militaire américain, le général Peter Pace, deux jours après l'annonce de la démission de Rumsfeld.
"Nous avons besoin d'examiner nous-mêmes honnêtement ce qui marche, ce qui ne marche pas, ce qui empêche les progrès et ce que nous devrions changer,"
Selon un responsable du Pentagone Pace a mis en place au sein de l'état-major interarmées un groupe de travail comprenant des stratèges ayant une expérience(…) récente de l'Irak et qui ont été chargés de fournir de nouvelles idées.
Le colonel H.R. McMaster fait partie de ce groupe. Il avait commandé le régiment de cavalerie qui avait repris (un instant) aux résistants Tall Afar, ville du nord de l'Irak, il y a un an, dans ce qui est considéré comme une opération classique.
Le secrétaire à la guerre désigné par Bush, Robert Gates, fait partie de cette commission…
(afp- 21h51)
11-11# "Nous avons besoin d'examiner nous-mêmes honnêtement ce qui marche, ce qui ne marche pas, ce qui empêche les progrès et ce que nous devrions changer", en Irak, a déclaré le général Peter Pace, le plus haut responsable militaire américain.Selon un responsable du Pentagone parlant sous le couvert de l'anonymat, le général Pace a mis en place au sein de l'état-major interarmées un groupe de travail comprenant des stratèges ayant une expérience récente de l'Irak et qui ont été chargés de fournir de nouvelles idées.
(AFP)
15-11
# Le général Us John Abizaid, qui supervise les opérations en Irak depuis 2003, a déclaré qu'il restait "optimiste" sur la capacité des Etats-Unis à ‘stabiliser’ l'Irak et qu'il ne recommanderait pas un retrait des soldats américains de ce pays "dans les circonstances actuelles".et ajouté : "Je ne pense pas que davantage de troupes américaines soit la solution au problème",
(AFP)
11-11# Bassam Ridha, conseiller du Premier ministre irakien Nouri al-Malikia reconnu : "C'est un grand défi et nous savons qu'Al-Qaïda est bien implanté en Irak et a une influence énorme sur les autres groupes armés"
(AFP)
18-11
# Le général John Abizaid, commandant des forces américaines au Moyen-Orient a observé que les Etats-Unis n'avaient pas d'autre choix que de trouver une solution pour aider les collaborateurs Irakiens à combattre la résistance...
AP
18-11
# Le général Abizaid, a observé "Il est trop tôt pour dire que nous avons échoué", "Nous ne pouvons pas continuer à en parler comme s'il s'agissait d'un désastre ou d'un échec".
Malgré une réalité sombre et des défis décourageants, il a jugé qu'il n'y avait pas de raison que la situation ne se stabilise pas à terme.
AP
b) Analyse du terrain
Les colonisteurs
19-11
## L'ancien secrétaire d'Etat américain Henry Kissinger, qui fut en poste dans les administrations des républicains Richard Nixon et Gerald Ford, a estimé dimanche à Londres qu'une "victoire militaire" n'est plus "possible" en Irak.
Toutefois, a-t-il expliqué à la BBC, "si vous retirez toutes les forces (de la coalition) sans accord international ni même solution partielle à certains des problèmes, la guerre civile en Irak prendra une tournure de plus en plus violente".
Les Etats-Unis, ajoute l'ancien chef de la diplomatie américaine, risqueraient de payer pendant de "nombreuses années" les conséquences "désastreuses" d'un effondrement complet de l'Irak, qui finiraient par "nous ramener dans la région, d'une façon ou d'une autre".
A
c) Les forces en présence
a) La résistance
10-11
# "L'armée d'Al-Qaïda a 12.000 combattants en Irak pour combattre les troupes américaines." , a affirme le nouveau commandant Abou Hamza al-Moujahir
Les soldats américains, selon lui, sont "prêts à partir, parce qu'ils ne sont plus capables de rester
AP
b) Les colonisteurs
Usa
17-11
# Le Département américain de la Défense a annoncé le déploiement de 57.000 soldats en Irak début 2007, afin de maintenir le nombre de GI's à son niveau actuel.
AP
19-11
Le sénateur John McCain : Le déploiement de soldats supplémentaires en Irak est absolument nécessaire sous peine d'un échec aux conséquences catastrophiques
Quelque 141.000 GI's sont actuellement déployés en Irak, un chiffre largement insuffisant pour contribuer à stabiliser la situation dans le pays, a déclaré M. McCain.
Les conséquences d'un échec seraient "catastrophiques
(AP)
Armée fantoche Irakienne
12-11
Les forces de sécurité irakiennes (armée et police),- cible privilégiée des résistants- comptent environ 310.000 hommes et les Etats-Unis veulent augmenter leur nombre et accélérer leur entraînement.
afp
14-11
Les forces américaines ont confié lundi le commandement de l'une des plus dangereuses sections de Bagdad à l'armée irakienne…
Les forces irakiennes ont pris en charge lundi la partie sud de la capitale irakienne, après plusieurs mois d'entraînement et de missions conjointes avec les soldats américains.
Les officiers américains ont assuré que les Irakiens étaient prêts, et leur commandant a lancé un défi aux résistants, dont les attaques ont abouti à ce que la zone soit surnommée "Triangle de la mort".
. AP
Australie
12-11
# Le ministre de la Défense australien, Brendan Nelson, a expliqué que son gouvernement ne rappellerait pas les 1.400 soldats déployés en Irak et autour, même si la stratégie de la coalition était constamment en révision.
AP
Grande Bretagne
18-11
# Gordon Brown s'est rendu à Bassora, où sont stationnés la majorité des 7.200 soldats britanniques déployés dans le pays. "Je suis ici pour voir et rendre hommage à l'important travail réalisé par nos forces et pour rencontrer les ministres irakiens pour discuter des défis de l'avenir", a-t-il dit après son arrivée.
(AP)
Pologne
11-11
La Pologne, l'un des alliés les plus convaincus des Etats-Unis, dispose actuellement de 900 soldats en Irak.
Le nouveau gouvernement slovaque du Premier ministre Robert Fico formé par la gauche, l'extrême droite et les nationalistes a, quant à lui, récemment décidé de retirer définitivement en février 2007 une centaine de militaires du génie
(afp- 12h00)
Slovaquie
11-11
La Slovaquie ne laissera dans ce pays qu'onze officiers, à savoir cinq dans le cadre de la mission d'entraînement de l'Otan et six dans le cadre de l'opération "Iraqi Freedom".
Bratislava avait envoyé en juillet 2003 un contingent de 105 soldats en Irak, la plupart travaillant à des opérations de déminage dans la région de Diwaniyah.
(afp- 12h00)
2) Politique des collaborateurs Irakiens
Maliki
15-11# M. Maliki, s'est déclaré favorable à l'arrêt de l'"intervention étrangère" dans son pays."Pour protéger l'Irak, nous devons dire +stop+ aux interventions étrangères", a-t-il dit, faisant allusion aux pays voisins avec lesquels il a assuré vouloir entretenir de bonnes relations.L'Irak accuse régulièrement certains pays voisins, en particulier la Syrie, de ne pas faire suffisamment d'efforts pour empêcher l'infiltration de résistants dans le pays.(AFP)
Confection d'un gouvernement fantoche
12-11
Nouri al-Maliki, : "Le Premier ministre a exigé un remaniement ministériel complet au vu de la situation actuelle",
"Le Premier ministre pense que les députés ont pour responsabilité de bâtir l'Etat et affronter les défis que posent la situation sécuritaire. Il appelle les hommes politiques irakiens de tous les partis à prendre part à cette démarche et à appuyer le processus de réconciliation",
(afp- 13h52- Reuters)
12-11
(AFP) –Le député Abbas Al-Bayati, membre de l'Alliance unifiée irakienne (AUI), le bloc conservateur de M. Maliki, a déclaré que "dix ministres" devraient changer…Selon M. Bayati, M. Maliki, se retrouve, six mois après avoir formé un gouvernement d'union nationale, "avec des ministres incompétents".Suivant la presse M. Maliki s'en est pris à ses partenaires du Front de la Concorde (44 députés et 5 portefeuilles ministériels). "Ils tiennent un double langage et je me demande comment ils peuvent être nos partenaires dans un processus politique dont ils n'assument pas la responsabilité", reprochant aux dirigeants de ce bloc d'avoir menacé de quitter le gouvernement et de "prendre les armes" si les milices n'étaient pas démantelées et les pouvoirs mieux partagés.
(AFP)
16-11
M. Maliki a fait état de changements "mineurs" dans la composition de son gouvernement dans les prochains jours. "Il n'y aura pas de changements fondamentaux, mais seulement de très mineurs, bientôt", a-t-il déclaré au cours d'une conférence de presse, en réponse à une question sur un possible remaniement ministériel.
(AFP)
12-11
"Le Premier ministre (al-Maliki )a appelé à un remaniement complet du gouvernement, en fonction de la situation actuelle du pays", selon un communiqué émanant de son bureau,
"Le Premier ministre pense que les députés ont pour responsabilité de bâtir l'Etat et affronter les défis que posent la situation sécuritaire. Il appelle les hommes politiques irakiens de tous les partis à prendre part à cette démarche et à appuyer le processus de réconciliation", a-t-il souligné dans le communiqué.
Rappel : Le gouvernement Maliki comprend 37 ministres et secrétaires d'Etat, dominés par l'Alliance unifiée irakienne .
afp
Les grandes manoeuvres
15-11
M. al-Oujaili a suspendu sa participation au gouvernement, tant que l'ensemble des otages(voir enlevements) n'aura pas été libéré. "J'ai le sentiment, oui, qu'il n'y a pas de gouvernement efficace" en Irak, a également estimé le ministre, lors d'un autre entretien diffusé sur la radio britannique BBC.(AFP)
16-11
Les autorités irakiennes ont lancé un mandat d'arrêt contre le secrétaire général du Comité des oulémas musulmans, selon la télévision publique Iraqia. Cheikh Hareth Dhari, qui se trouve aux Emirats arabes unis, a été accusé d'"incitation à la violence confessionnelle", selon la télévision qui cite le ministre de l'Intérieur Jawad al-Bolani,
(AP)
16-11
Le ministre irakien de l'Enseignement supérieur, Abed Diab al-Oujaili, a dénoncé un gouvernement inefficace face à l'anarchie sécuritaire en Irak, en confirmant qu'il n'assumerait plus temporairement ses fonctions.
"Je démissionne jusqu'à ce que quelque chose soit activement fait, pas seulement des paroles", Et alors qu'on lui demandait si la situation sécuritaire en Irak relevait de l'"anarchie", il a répondu: "Absolument, j'en suis sûr".
(afp- 10h26)
17-11
Harith al-Dhari, chef du Comité des oulémas, a réagi au mandat d'arrêt lancé jeudi soir contre lui par les autorités en estimant que ce mandat était non seulement illégal mais était "la preuve de l'échec et de la confusion qui règne au sein du gouvernement irakien".
(AP) –
17-11
Le porte-parole du Comité des oulémas, Mohammed Bashar al-Faidi, a déclaré que l'initiative du ministère de l'Intérieur était "condamnée dans toutes ses dispositions.
Je ne sais pas comment la décrire mais elle représente la faillite de ce gouvernement sectaire à la suite de scandales en série".
AP
17-11
Abdul-Salam al-Kubaisi, autre porte-parole du Comité des oulémas,(influent groupe religieux, qui est notamment intervenu dans des libérations d'otages occidentaux) a lappelé les "groupes politiques à se retirer du parlement et du gouvernement,,.
AP
Sur le terrain
Le Premier al-Maliki, a reçu lundi le général John Abizaid, qui : "a réaffirmé "l'engagement de Bush à assurer le succès du processus politique en Irak"
Il a par ailleurs assuré ses interlocuteurs de la "détermination de la Force multinationale à poursuivre son soutien à la formation de l'armée irakienne pourqu'elle puisse assumer la gestion du dossier sécuritaire dans toutes les provinces du pays",
(afp- 14h46)
3 Politiques des occupants
3-1 Usa
11-11
## Selon un sondage publié par l'hebdomadaire "Newsweek", la cote de popularité de Bush est tombée à 31%, son plus bas niveau. Une semaine plus tôt, il était encore crédité de 35% d'opinions favorables.
b) situation aux Etats-Unis
63% sont mécontents,.
Seuls 29% des Américains se disent satisfaits de la situation
c) l'Irak,
# 78% des sondés se sont dits "inquiets" (dont 51% "très inquiets") que les démocrates s'emploient trop précipitamment à retirer les troupes d'Irak, et 69% craignent que le nouveau Congrès à majorité démocrate empêche le gouvernement de faire le nécessaire contre le ‘terrorisme’..
Le sondage a été réalisé après les élections parlementaires, entre les 9 et 10 novembre, auprès de 1006 personnes. La marge d'erreur est de quatre points.
(ats- 04:14)
12-11
Les Etats-uniens soutiennent, l'ouverture d'enquêtes sur l'octroi de contrats de sous-traitance en Irak (89%) (Reuters)
Bush
11-11
M. Bush dit que l'Irak restait le "front central de cette guerre".
# Bush a qualifié son nouveau secrétaire à la guerre, Gates "d'agent du changement".
En tant qu'ancien chef de la CIA et chef d'université, M. Gates "a montré qu'il est un agent du changement. Comme secrétaire, il offrira un regard neuf sur notre stratégie en Irak et ce que nous devons faire pour gagner".
(ats 21:11)
12-11
Bush a donné une indication supplémentaire de la possibilité d'une nouvelle politique en Irak en qualifiant son nouveau secrétaire à la guerre, l'ancien directeur de la CIA Robert Gates, "d'agent du changement".
Afp
Faits marquants
''La guerre en Irak a aggravé le problème global du ‘terrorisme’''# C'est l'une des conclusions rendues publiques d'un rapport classé du renseignement américain. Ce document a été écrit par les 16 agences des services secrets de Washington.
''Tous les Américains se posent la même question : notre pays est-il plus en sécurité 5 ans après ? La réponse est OUI, il est plus sûr.''
Les Démocrates brandissent ce rapport pour appuyer leurs critiques sur la politique Bush.
Un sénateur n'hésite pas à parler de ''coup de grâce pour les explications bidon du président''.
Bush présentant les Républicains comme les seuls garants de la sécurité du pays et martèle que la présence de ses soldats en Irak est plus que jamais nécessaire..
( EuroNews)
Occupation de l'Irak
10-11
## Selon le New York Times, citant un ami proche, M. Gates est revenu récemment d'un voyage en Irak avec la commission en exprimant son étonnement que Donald Rumsfeld n'ait pas réagi plus rapidement à la dégradation de la situation dans ce pays.
Le départ de M. Rumsfeld devrait ouvrir le débat sur le nombre de troupes américaines nécessaires (actuellement 150.000) pour tenir l'Irak et sur les conditions et le calendrier de leur retrait.
(afp- 21h51)
16-11
Voila pourquoi nous sommes en Irak (nouvelle version…)
Le directeur de la CIA Michael Hayden a dressé un sombre tableau des difficultés qu'affronte le gouvernement irakien. Il a fustigé l'incompétence et la corruption des cadres et la présence d'Al-Qaïda.
"La violence endémique de l'Irak ronge la capacité de gouverner, les forces de sécurité sont ravagées par les divisions confessionnelles (...) et l'administration civile, étouffée par la corruption, l'incompétence et le contrôle des partis, n'est pas à la hauteur des difficultés".
Pour "compliquer" le tout, Al-Qaïda "continue à fomenter les violences et cherche à expulser les forces de la coalition".
"Une victoire d'Al-Qaïda en Irak signifierait un Etat fondamentaliste abritant les jihadistes et servant de rampe de lancement pour des opérations terroristes dans la région et aux Etats-Unis".
(ats - 01:15)
Les grandes manoeuvres
Cheney a demandé à un juge fédéral de rejeter la plainte déposée contre lui par Valerie Plame Wilson, ancienne membre de la CIA, qui accuse la Maison Blanche d'avoir révélée son identité à la presse en représailles aux critiques de son mari sur l'utilisation du renseignement par l'administration Bush avant la guerre en Irak.
Dick Cheney justifie également sa demande de rejet de la plainte en arguant qu'elle est sans fondement, et qu'il est protégé des plaintes civils par son statut de vice-président.
AP
Dans les coulisses et au sénat
11-11
Un Groupe d'étude sur l'Irak, a été formé à l'initiative du Congrès pour évaluer la situation en Irak et faire des propositions, a indiqué le porte-parole de la Maison Blanche Tony Snow.Le groupe pourrait remettre ses conclusions d'ici à la fin de l'année ou au début de l'année prochaine. Il pourrait proposer un retrait graduel d'Irak et l'ouverture de discussions avec l'Iran et la Syrie,.(AFP)
11-11
.Bush et les démocrates jurent de leur volonté de travailler en bonne intelligence sur tous les dossiers. Mais 'Irak est revenu troubler le climat vendredi :"OK, vous avez viré le secrétaire à la Défense. Mais ce n'est pas un changement de la politique!", a lancé John Murtha, représentant démocrate. Il a préconisé de fixer une échéance aux Irakiens et d'ouvrir une enquête sur la conduite du conflit.(AFP)
Prisons, exactions & torture
14-11
## Un collectif d'avocats internationaux a déposé plainte contre Rumsfeld en Allemagne. Ils accusent l'ex-secrétaire à la défense d'avoir justifié l'usage de la torture contre des prisonniers en Irak et à Guantanamo, a annoncé l'un des avocats..
Outre Rumsfeld, cette plainte concerne également cinq juristes de l'administration Bush, parmi lesquels l'actuel ministre de la Justice, Al.Gonzales, en sa qualité d'ancien conseiller de la Maison Blanche, qui ont fourni les arguments juridiques à la multiplication des techniques d'interrogation.
Portée par le Centre pour les droits constitutionnels (Center for Constitutional Rights - CCR), la plainte a été déposée au nom de 11 anciens détenus de la prison d'Abou Ghraib en Irak et de Mohammed al-Qahtani, un détenu de la base américaine de Guantanamo dont le carnet de bord d'interrogatoire a été rendu public.
(ats - 10:58)
17-11
James Barker, âgé de 23 an, un des quatre soldats accusés d'avoir violé Abeer Qassim al-Janabi, 14 ans avant de la tuer, ainsi que trois membres de sa famille.(La tuerie, s'est produite le ## 12 mars à Mahmoudiya) a été condamné jeudi à 90 ans de prison, avec la possibilité de remise en liberté conditionnelle.
En vertu d'un accord passé avec l'accusation, Barker, a évité la peine de mort, en retour de sa coopération avec la cour martiale de Fort Campbell, dans le Kentucky, et notamment de son témoignage contre ses coaccusés.
Toujours selon cet accord, la condamnation officielle de prison à perpétuité avec possibilité de remise en liberté conditionnelle a été réduite à 90 ans de détention.
(AP) –
17-11
Viol de Abeer Qassim al-Janabi, 14 ans
L'armée a inculpé mercredi le sergent Paul Cortez, qui a refusé de plaider. La date de son procès n'a pas été fixée. Cortez et le première classe Jesse Spielman, qui devrait être inculpé en décembre, risquent tous deux la peine de mort.
Le leader présumé du groupe de soldats, Steve Green, âgé de 21 ans, a plaidé non coupable devant un tribunal fédéral .
AP
17-11
Meurtre de Hashim Ibrahim Awad, 52 ans à Hamdania :
# Le Marine Jon Jodka, 20 ans a été condamné mercredi à 18 mois de prison ferme par une cour martiale dans l'affaire du meurtre d'un civil irakien en avril à Hamdania,
Selon le parquet, Awad a été tué de sang-froid le 26 avril et les soldats impliqués dans son assassinat ont ensuite maquillé la scène du crime pour faire croire qu'il était un insurgé. Les soldats ayant plaidé coupable ont désigné leur supérieur, le sergent Lawrence Hutchins, comme l'instigateur du crime.
Les 189 jours que Jodka a déjà passé en détention seront retranchés de sa peine. Le marché qu'il a conclu avec le parquet stipule qu'il va coopérer avec lui dans l'enquête sur la mort de Hashim Ibrahim Awad, , faute de quoi il passera trois ans et demi de plus en prison.
(afp- 04h06)
17-11
Le caporal Tyler Jackson, 23 ans, qui avait plaidé coupable en échange de chefs d'accusation allégés, et à accepté de témoigner contre leurs coaccusés., a vu sa peine officielle de neuf ## ans de prison rendue par le tribunal militaire de Camp Pendleton, en Californie, réduite à 21 mois de détention..
Outre Jackson et John Jodka, condamné mercredi, deux autres accusés ont négocié un accord avec l'accusation, qui prévoit leur témoignage en retour de chefs d'inculpation allégés.
AP
Les alliés
4 Australie
12-11
Plusieurs ministres du gouvernement australien ont exclu tout retrait hâtif des troupes australiennes ou américaines d'Irak,.
Le Premier Howard a révélé qu'il s'était mis d'accord vendredi avec son homologue britannique son allié dans l'invasion de l'Irak, pour maintenir les troupes déployées.
Le ministre des Affaires étrangères, Alexander Downer, a quant à lui déclaré dimanche que les démocrates, critiques envers la stratégie du président George W. Bush en Irak, ne souhaitaient pas un retrait prématuré des troupes, qui menacerait la survie de la démocratie dans le pays.
AP
5 Grande Bretagne
13-11
# Blair a appelé à une évolution de la politique en Irak, et estimé que cela ne pourrait se faire que dans le cadre d'une "stratégie globale au Proche-Orient","L'essentiel de la réponse à la situation actuelle en Irak se trouve à l'extérieur des frontières de ce pays, dans l'ensemble d'une région où les mêmes forces sont à l'oeuvre, où sont les racines du terrorisme global, où l'extrémisme se développe".
En Irak, le ‘terrorisme ‘a "changé la nature de la guerre", a remarqué le Blair, "Comme la situation évolue, la stratégie doit en faire de même", a-t-il conclu.
Pour l'Irak, il a préconisé de "donner plus de pouvoir aux dirigeants irakiens", aussi bien au plan politique, économique que militaire, avec un "renforcement de l'entraînement, de l'équipement, du commandement et du contrôle de l'armée irakienne".
Des "défis globaux" nécessitant des "alliances globales", M. Blair a ensuite vigoureusement défendu son alignement sur la politique des Etats-Unis. "Aucune des préoccupations vitales de la Grande-Bretagne ne peuvent être envisagées et encore moins résolues sans l'Amérique"
"Nous avons besoin de l'Amérique. C'est un fait", a-t-il affirmé, tout en renouvelant sa conviction que la Grande-Bretagne doit aussi être au "centre de l'Europe"….
(AFP)
18-11
Gordon Brown, ministre britannique des Finances et probable successeur de Blair, a effectué une visite surprise en Irak samedi pour rencontrer les dirigeants irakiens et annoncer une augmentation de l'aide à la reconstruction du pays.
Arrivé du Koweït,
"Nous sommes engagés à soutenir les Irakiens dans la construction d'un Etat démocratique qui apportera la sécurité et la prospérité à son peuple et jouera toute sa part dans l'économie de la région et du monde."
Brown a profité de sa visite pour annoncer une augmentation de 100 millions de livres (148 millions d'euros) d’’investissement’ pour les trois prochaines années.
AP
Les voisins
Syrie
19-11
# Le ministre syrien des Affaires étrangères, Oualid al Moualem, était arrivé dimanche à Bagdad pour des entretiens avec des responsables irakiens.
Il s'agit de la première visite d'un ministre syrien en Irak depuis l'intervention militaire américaine de 2003. La Syrie et l'Irak ont rompu leurs relations lorsque Damas s'était rangé aux côtés de l'Iran lors de la guerre de 1980-1988.
(Reuters)
3-6 Dans le monde
Indonesie
1-10
# Les manifestations se sont amplifiées dans la capitale indonésienne à la veille de l'arrivée de Bush . Des milliers de personnes se sont rassemblées dimanche dans les rues de Djakarta ou dans ses mosquées, certains entonnant des "criminel de guerre!" ou "tu es un terroriste!" à l'attention du président US.
L'arrivée de Bush lundi intervient à un moment où le mécontentement lié aux interventions américaines en Afghanistan et en Irak et à la politique des Etats-Unis au Moyen-Orient se renforce en Indonésie.
Dimanche, près de 10.000 manifestants vêtus de blanc freinaient la circulation dans Djakarta, certains brandissant des pancartes frappées de slogans tels que "Punissez Bush le criminel de guerre" ou "Bush: recherché mort ou vif pour crimes contre l'Humanité".
Plusieurs milliers d'autres se sont rassemblés à la mosquée al-Azhar, la deuxième plus importante de Djakarta, ou à prononcé des discours condamnant Bush et le soutien américain à Israël.
AP
Pays Bas
16-11
## Le quotidien de gauche De Volkskrant a révélé que des "interrogatoires stratégiques musclés" avaient été menés par des militaires néerlandais sur des prisonniers irakiens en 2003,
(AFP)
17-11
Le gouvernement néerlandais a confirmé que ses soldats avaient violemment interrogé 15 prisonniers irakiens en 2003, les tenant éveillés en e.a les aspergeant d'eau froide, en les exposant à des fortes lumières ou à des bruits assourdissants.
Le ministre de la Défense Henk Kamp a affirmé que la police militaire avait validé ces pratiques,.
AP
17-11
A cinq jours des élections législatives anticipées aux Pays-Bas, le gouvernement néerlandais a ordonné une enquête indépendante sur les mauvais traitements infligés par des soldats néerlandais .
Le ministre de la guerre Henk Kamp a reconnu que des prisonniers des troupes néerlandaises avaient été aveuglés au moyen de lunettes de ski, aspergés d'eau pour les maintenir éveillés et que de la musique et des bruits étaient diffusés "afin d'empêcher qu'ils ne communiquent entre eux".
Mais une enquête de la Maréchaussée royale "a conclu qu'il n'était pas question de faits punissables", a déclaré M. Kamp.
"L'odeur d'une affaire étouffée devient de plus en plus forte", s'est indigné à la radio néerlandaise le leader du parti travailliste (PvdA) Wouter Bos, principal opposant au Premier ministre sortant, le chrétien-démocrate Jan Peter Balkenende.
Rappel : En 2004, à la suite des tortures commises par des soldats US dans la prison d'Abou Ghraib, Henk Kamp avait assuré le parlement --inquiet de possibles agissements similaires de la part de soldats néerlandais-- que rien de tel ne se passait dans les bases sous contrôle néerlandais.
(AFP)
4 Lutte pour la libération du territoire
Pertes US - Ville non précisée
ndlr : au 10-11 Cela donnai un total de 29 tués en 10 jours
09-11
L'armée US a annoncé la mort de quatre soldats, tués jeudi dans des attaques en Irak, dans différents communiqués.
09-11
"Un Marine du 5e Régiment de combat a succombé à ses blessures après une attaque ennemie, dans la province d'al-Anbar",a indiqué l'armée.
09-11
"Deux soldats de la 89e brigade de police militaire ont été tués et un soldat blessé jeudi quand un engin artisanal a explosé au passage de leur véhicule, dans l'ouest de Bagdad",.
09-11
"Un soldat assigné au 13e commandement logistique a été tué et un autre blessé jeudi, quand leur camion a été touché par une bombe artisanale, à l'ouest d'Haditha", dans la province occidentale d'al-Anbar, a-t-elle enfin affirmé..
(Afp -17h33)
09-11
« Un soldat du corps expéditionnaire Eclair u 105ème groupe d’ingénieurs a été tué jeudi en conséquence d’un dispositif explosif improvisé alors qu’il conduisait des opérations en véhicule dans le nord de l’Irak », a dit un communiqué militaire américain.
manar-fr.com
10-11
L'armée US a annoncé vendredi la mort de 6 soldats
(AP) –
10-11
l'armée américaine précise que deux soldats ont été tués jeudi en milieu de journée quand une bombe a explosé au passage de leur véhicule dans l'ouest de la capitale irakienne.
(AP) –
10-11
Un troisième soldat a également été blessé dans cet attentat.
(AP) –
10-11
Un Marine est mort jeudi des suites de blessures infligées au combat dans la province d'Anbar.
(AP) –
10-11
Un soldat a été tué et un autre blessé par l'explosion d'une bombe au passage de leur patrouille sur une route à l'ouest de Haditha, une ville située à 220km au nord-ouest de Bagdad, a ajouté l'armée dans un autre communiqué.
(AP)
10-11
Un autre Marine est mort vendredi lors d'opérations en cours dans la province d'Anbar mais, selon l'armée, ce décès ne serait pas dû à une attaque ennemie.
(AP)
11-11
L'armée américaine a déjà perdu 37soldats en novembre en Irak après la mort vendredi d'un Marine dans l'ouest du pays.
(AFP)
13-11
Quatre soldats américains ont été tués dimanche dans deux attaques en Irak, a annoncé lundi l'armée américaine dans des communiqués.
13-11
Une bombe a explosé au passage d'un convoi de l'armée américaine dans l'est de Bagdad lundi matin, tuant deux soldats et blessant deux autres, a indiqué l'armée lundi soir.
13-11
"Deux soldats du corps expéditionnaire +Lightning+, membres de la 3e brigade de combat, 82e division aéroportée, ont été tués dimanche quand une voiture piégée conduite par un kamikaze a explosé à proximité de leur véhicule, dans la province de Salaheddine", avait-t-elle précisé dans un communiqué diffusé plus tôt.
Deux autres soldats ont été blessés dans l'explosion, a-t-elle ajouté.
(afp- 20h47)
14-11
Deux soldats ont été tués mardi dans l'explosion d'une bombe au passage de leur véhicule dans le nord-ouest de Bagdad et un autre a été tué par des tirs d'armes légères, toujours à Bagdad.
(afp- 08h58)
15-11
L’armée américaine a annoncé la mort de 10 soldats dans des attaques en Irak,
(AFP)
15-11
Un soldat et trois Marines américains ont été tués dans la province occidentale d'Al-Anbar, a annoncé mercredi l'armée américaine dans un communiqué.
"Un soldat assigné à la 1e brigade, 1e division blindée, et trois Marines du 7e Régiment de combat sont morts mardi des suites des blessures reçues lors d'une action ennemie dans la province d'Al-Anbar",
(afp- 08h58)
15-11
Trois soldats américains ont été tués mercredi au nord de Bagdad, portant à 10 le nombre de militaires morts en Irak en 48 heures, mardi et mercredi, a annoncé l'armée US
(afp- 08h58)
15-11
"Deux soldats du Corps expéditionnaire +Eclair+ assignés à la 3e brigade, 1e division de cavalerie, ont été tués mercredi et deux autres blessés dans l'explosion d'une bombe au passage de leur véhicule dans la province de Diyala", a indiqué jeudi l'armée américaine.
(afp- 08h58)
15-11
Elle avait fait état peu auparavant de la mort d'un autre soldat de la même unité, "tué mercredi par des tirs d'armes légères au cours d'une opération de combat dans la province de Diyala".
(afp- 08h58)
17-11
L'armée américaine a annoncé la mort d'un GI dans une attaque,
(AFP)
ndlr : au 17-11 Cela donner un total de 54 tués en 17 jours
1-1 Bagdad
11-11
Des résistants ont intercepté la voiture d'un officier des services de renseignement irakiens, dont l'identité n'a pas été révélée, et ont tiré sur lui et tué dans le quartier al-Bayaa, dans le sud de la capitale.
(afp- 10h28)
12-11
Une voiture a explosé près de la place Tayaran, dans le centre de Bagdad, faisant deux morts et 7 blessés, puis une bombe dissimulée a explosé à l'arrivée d'une patrouille de la police, tuant 5 policiers.
(AFP) –
12-11.
Un adjoint du maire de l'arrondissement d'al-Rachid et son chauffeur ont été tués par des hommes armés, dans le sud de Bagdad.
(AFP)
12-11
52 recrues de la police irakienne ont été tuées et 60 autres blessées dans une action kamikaze dimanche matin, visant un centre de recrutement dans l'ouest de Bagdad, a indiqué une source de sécurité.
De nombreux candidats se pressaient à l'extérieur du centre, sur la place Nissour, dans l'ouest de Bagdad quand le kamikaze a fait exploser sa bombe vers 10h (7h GMT), selon le lieutenant de police Maitham Abdoul-Razaq. Selon lui, le bilan pourrait encore augmenter du fait de la gravité de l'état de nombre des blessés.
(AP -afp- 10h25)
13-11
Les forces US, appuyées par des blindés et l'aviation, ont lancé lundi après la tombée de la nuit une opération militaire visant les résistants de Moqtada al-Sadr dans un quartier de Bagdad, selon des habitants.
"Les forces d'occupation mènent actuellement des raids contre les partisans d'al-Sadr dans le quartier de Choula", situé dans le nord-ouest de la capitale, a déclaré Jalil al-Nouri, un proche collaborateur de Moqtada al-Sadr, lors d'un entretien téléphonique avec l'Associated Press.
Résistants et soldats américains utilisant chars et véhicules blindés de transport de troupes échangeaient des tirs d'armes à feu. M. al-Nouri a ajouté que des hélicoptères américains Apache et des avions militaires participaient aux attaques dans le quartier de Choula.
Jalil al-Nouri a affirmé que cette opération américaine avait déjà fait neuf morts et un nombre indéterminé de blessé. De sources au sein du ministère de l'Intérieur, on affirme que 13 personnes ont en outre été blessées dans ce raid effectué par l'aviation américaine,
Mais ces chiffres ne pouvaient pas, dans l'immédiat, être vérifiés de sources indépendantes.
Dans l'immédiat, l'armée américaine se refusait à tout commentaire.
.(AP -Reuters)
(Reuters)
14-11
Treize personnes, dont un garde du corps de l'ancien Premier ministre Iyad Allaoui, ont été tuées dans des attaques dans la capitale et ses environs.
afp
15-11
Explosion d'une voiture piégée a fait neuf morts et 33 blessés dans une station-service très proche du ministère irakien de l'Intérieur, dans le centre de Bagdad, ont annoncé la police et des représentants du ministère. .
Le ministère de l'Intérieur a souvent été visé par les résistants ….
(Reuters)
18-11
Des individus ont assassiné Ali al-Adhadh une personnalité du plus important parti politique et son épouse alors qu'ils traversaient l'ouest de Bagdad en voiture, rapportent la police irakienne et un responsable de sa formation, le CSRII.
(Reuters)
18-11
Un lieutenant des forces spéciales de sécurité et son chauffeur ont également été tués.
(AFP)
1-2 Province d'Anbar (vaste territoire à l'ouest de Bagdad comprenant les villes de Amiriya, Baghdadi, Diyarah, Falloujah, Habbaniyah, Haditha, Haqlaniyah, Hawija, Hit, Houssabayh, Karabilah, Khaldiyah, Koussaïba, Mahawil, Oubaïdi, Ramadi -capitale de la province d'Al-Anbar-, Kaïm (à la frontière avec la Syrie), Sindjar & Zaidan)
Ramadi
15-11
## Les versions divergent sur les origines du nouveau massacre de civils, ou d’'après des médecins, au moins 30 Irakiens ont perdu la vie.
Un policier irakien, sous couvert d'anonymat, a pointé du doigt un raid de l'armée américaine qui a détruit plusieurs maisons.
Les militaires état-uniens, eux, assurent avoir tué 11 résistants et aucun civil.
EuroNews
1-3 Province de Ninive : Mossoul (capitale de la région nord du pays province de Ninive- à 375 km au nord de Bagdad,) AL-Hadhar, Hawijah, Kassak"(70 km au nord-est de Mossoul) & Tall Afar
Mossoul
13-11
Un caméraman travaillant pour la télévision satellitaire irakienne al-Sharqiya a été tué par des hommes armés devant son domicile, dans le centre de Mossoul.
(AFP)
15-11
Fadia Mohamed Abd, qui travaille pour l'hebdomadaire indépendant Al-Massar un hebdomadaire politique édité à Mossoul a été tuée mercredi avec son chauffeur, a indiqué le colonel Abdel Karim al-
Joubouri, de la police de Mossoul
(AFP)
Tal Afar
10-11
Une Attaque kamikaze a fait six morts et 18 blessés vendredi près d'un poste de contrôle de l'armée irakienne à Tal Afar dans le nord de l'Irak, a rapporté l'armée.
D'après un porte-parole, le général Najim Abdullah, le kamikaze a foncé avec son véhicule en direction du barrage. Il s'est arrêté après que les soldats aient ouvert le feu sur lui.
Le commandant de l'unité, Abdel-Karim Jassim et plusieurs de ses hommes se sont alors dirigés vers le kamikaze, feignant d'être inconscient. Il a actionné le détonateur, provoquant une forte explosion qui a entraîné la mort de l'officier et de ses hommes. "Le commandant était un officier très qualifié et on ne sait pas pourquoi il a commis une telle erreur. Il aurait dû attendre les spécialistes", a ajouté le général Abdullah. (AP
1-4 Province de Babylone : Haswah, Hilla(chef-lieu de la province),Iskandariyah, Jurf As Sakhr, Latifiyah, Machrouh, Mahawil, Mahmoudiyah, Moussayyeb & Youssoufiyah, (sud de Bagdad)
Hillah,
11-11
## L'ambassade des Etats-Unis a été la cible d'une dizaine de roquettes à Hilla, la capitale régionale, a rapporté le capitaine de la police irakienne Mouthanna Khalid Ali.
D'après les premières constatations, les tirs n'’aurait pas fait de victime.(hum,hum)
Il s'agit de la seconde attaque contre le bâtiment en quelques semaines. L'accès à la zone a été immédiatement interdit par les forces américaines et irakiennes.
Celle-ci a découvert un lance-roquettes utilisé pour cette attaque à cinq kilomètres environ au nord des locaux diplomatiques, qui se trouvent dans le centre-ville, a précisé un responsable de police.
AP & Reuters
11-11
Cinq soldats irakiens ont été décapités.
AP
12-11.
"Un kamikaze à bord d'une voiture a fait exploser son véhicule au milieu d'un attroupement d'ouvriers du bâtiment,(travaillant pour qui?) dans le centre de Hilla, faisant 22 tués et 44 blessés", a dit à l'AFP Dr Mohamed Dhia, de l'hôpital de Hilla.
"Le kamikaze s'est présenté devant les hommes attroupés indiquant qu'il cherchait de la main-d'oeuvre. Des dizaines d'ouvriers se sont approchés de la voiture qui a soudainement explosé", a dit àun témoin sur place, Haidar Ali, 25 ans
(afp- 08h03
1-7 Province de Diyala (Baaqouba (chef-lieu- 60 km au nord de Bagdad) Abou Saïda.-Bahriz, Baladrouz, Balad Rouz,Jaloula, Khalès, Khan Bani Saad, Moqdadiyah, Mouradiya, Yathreb
(La région de Baaqouba, capitale de la province de Diyala, à 60 km au nord de Bagdad, est le théâtre d'attaques visant quasi quotidiennement les forces colonialistes et ces acolytes sur le terrain
Baaqouba (60 km au nord de Bagdad)
26-10
Des résistants irakiens ont tué huit policiers jeudi durant un raid au sud de la ville.
La mort des officiers incluait un lieutenant. Neuf autres ont été blessés.
Dans un autre incident, six marines américains et deux matelots ont été tués à l’ouest de l’Irak,
Al-Manar
11-11
Un policier et deux civils ont été tués.
(AFP)
14-11
Quatre policiers, ont été tués par des hommes armés.
(afp)
18-11
Une bataille plusieurs heures opposant des soldats irakiens et américains à des résistants a fait au moins 18 morts et une vingtaine de blessés, a déclaré la police de cette ville
L'armée américaine n'a pas parler de tués de son côté.
AP
1-8 Kout (175 km au sud-est de Bagdad).
14-11
Dans la région de Kout, deux soldats irakiens ont été tués dans une embuscade.
afp
1-9 Kirkouk (chef-lieu de la province de Taamim - 255 km au nord de Bagdad) et environ :Dakouk, Hawija, Rachaad, Touz Khourmatou, Yaïtchi )
Kirkouk
11-11
Un soldat a été tué
(AFP
11-11
Un soldat a été tué dans un secteur proche de la frontière iranienne.
(AFP)
14-11
Un policier et un civil sont morts dans l'explosion d'une bombe artisanale
afp
1-13 Les autres régions de l'Irak occupée
ville d'Al Kout, dans la province de Wasit (centre-sud du pays)
10-11
Une explosion d'une mine a tués deux soldats, de nationalités polonaise et slovaque, vendredi soir près d'Al Kout, a-t-on rapporté samedi de source militaire.
L'engin a explosé au moment où un convoi multinational regagnait sa base, selon un porte-parole militaire cité par l'agence polonaise Pap.
Après l'explosion, la colonne a été la cible de tirs d'armes automatiques, a-t-il précisé.
Un autre soldat polonais et un militaire arménien ont été blessés dans l'attaque.
l'agence polonaise Pap.
Safouan ou Safwan
16-11
### Jeudi, un convoi d'agents de sécurité privés a été attaqué près de Safouan.
Cinq Occidentaux travaillant pour une entreprise de sécurité ont été enlevés. L'un d'eux, un Autrichien, a été retrouvé mort. Parmi les quatre autres, qui sont américains, l'un a été grièvement blessé, deux autres ont été libérés vendredi et on ignore ce qui est arrivé au dernier.
Le convoi acheminait du ‘ matériel ‘en provenance du Koweït et se dirigeait vers la ville de Nassiriah, située à 375 km au sud de Bagdad. Il a été arrêté à un barrage de sécurité peu après avoir franchi la frontière avec le Koweït.
Cet axe routier est habituellement hautement surveillé par les forces américaines qui l'empruntent régulièrement pour acheminer du matériel, a-t-on rapporté de source proche de la sécurité irakienne.
Les cinq Occidentaux faisaient partie d'un convoi du Crescent Security Group, une entreprise de gardiennage basée au Koweït. Neuf autres civils -des Philippins, des Indiens et des Pakistanais- se trouvaient dans ce convoi tombé dans une embuscade près de la ville portuaire de Bassorah.
"Nous n'avons pas de nouvelle de quatre agents de sécurité américains et un Autrichien", a dit au téléphone à l'Associated Press un responsable de Crescent Security Group depuis le Koweït. "Tous les chauffeurs civils sont libres et sont originaires de l'Inde, du Pakistan et des Philippines".
Crescent Security Group est "engagé dans la reconstruction(…) de l'Irak", assure cette société sur son site internet. La société emploie "d'anciens militaires professionnels" et "des spécialistes des questions de sécurité". Elle est spécialisée dans l'escorte de convois, la protection individuelle et le gardiennage de sites
(AP & Reuters)
17-11
"Deux gardes occidentaux ont été libérés, il s'agit de deux Américains. Et un troisième, également de nationalité américaine, a été retrouvé mort", a déclaré vendredi à l'AFP un responsable de la province de Bassorah (sud).
(AFP)
17-11
L'armée irakienne a affirmé que des policiers irakiens ont tiré sur des soldats britanniques circulant dans une voiture banalisée, tuant l'un d'eux et en blessant un second, vendredi près de la frontière avec le Koweït.
Le général irakien Ali al-Moussaoui a affirmé que les policiers ont ouvert le feu sur un véhicule qui n'avait pas respecté un barrage routier, peu après 10h près de la ville de Safouan.
AP
17-11
"Six agents de sécurité occidentaux sont entrés en Irak en provenance du Koweït, sans visa. Ils ont été arrêtés au poste-frontière (irakien) de Zoubair. Un affrontement a eu lieu au cours duquel un Britannique a été tué, un autre blessé", selon un policier de Zoubeir.
"Deux femmes qui se trouvaient sur place ont aussi été tuées, de même que deux policiers irakiens", selon ce policier qui a requis l'anonymat.
Le porte-parole britannique n'a pas pu confirmer si ces agents appartenaient à la société Crescent Security Group
(AFP)
Enlèvements
15-11
D'après des témoins, des hommes portant l'uniforme des commandos de la police irakienne et utilisant des véhicules semblables à ceux des forces de sécurité, ont fait irruption mardi matin dans le bâtiment de recherche, dans le quartier de Karrada (centre-ouest)."Au total, 39 personnes ont été enlevées. Vingt ont été libérées mardi, 17 mercredi. Seules deux personnes sont toujours aux mains de leurs ravisseurs", a déclaré mercredi le porte-parole du gouvernement .Cet enlèvement est survenu en dépit de la présence de plusieurs dizaines de milliers de policiers irakiens et de soldats américains à Bagdad,. Des postes de contrôle sont installés à intervalles réguliers dans les quartiers de la capitale…
(AFP)
19-11
Le vice-ministre irakien de la Santé Ammar Al-Saffar , et membre du parti Daoua de Malikia été enlevé dimanche à Bagdad
"Des hommes sont entrés vers 17H30 dans la maison du ministre, "dans le quartier sunnite d'Aadhamiya, et l'ont enlevé", a dit cette source sous le couvert de l'anonymat.
(AFP)

L’Irak en chiffres (depuis le début de la guerre de conquête en mars 2003)




Peuple

Civils tués (depuis l'occupation)
659.059
Civils blessés (depuis l'occupation)
67.206(chiffre très très minimum)
Civils violés (par les troupes d'occupations)
2.507 (voir Ibrahim Allousch
Civils/Résistants arrêtes : (une dizaine par jour...)
7.993 (chiffre minimum)
Résistants (décrit tel quel ) tués
3.312 (chiffre minimum)
Résistants (décrit tel quel ) blessés
3.823 (chiffre minimum)
En prison
39.593 (Craig Roberts)
Embargo
750.000 enfants (chiffre minimal)
Embargo
750.000 adultes (chiffre moyen)


Militaires irakiens tués pendant l'invasion
45.468 (chiffre minimal)
Civils tués pendant l'invasion
120.000 (chiffre minimal)


Coalition (depuis le début de la guerre) :

Nombre de Soldats tués (ou morts...)
10.290
Soldats rapatriés (blessés ou malades)
51.826 (chiffre minimal)
(*) dont 10% meurent en cours de route ou à l'hopital)

Disparus (dans la nature)
1.014
Désertions
5.501
Mutinerie
2 corps + 25
Aide psychologique
66.108***
Suicides
79


Policiers/soldats irakiens (ou mercenaires ..) tués
7.444
Policiers /soldats irakiens (ou mercenaires .) blessés
9.627
Policiers /soldats irakiens disparus (dans la nature)
13.854


Autres tués (collaborateur irakiens & autres etc)
4.383
Autres blessés ( collaborateur etc)
3.212


Oléoducs,les infrastructures pétrolières & d'electricité
239 attaques (très grand minimum)
Infrastructures du rail
195 attaques (idem)
Hélicopteres
69 ++ (idem)
Avions (& drone)
24 ++

Ces totaux sont obtenu par le recoupement (si possible) des chiffres des pertes communiqué par la résistance & les médias occidentaux
6 Les brèves
Ndlr : PS : la publication des articles ou analyse ne signifie nullement que la rédaction partage les analyses ou point de vue des auteurs, mais doit être vu comme information
Marc
6-1 Les attaques des Moudjahiddines irakiens contre les Etats-unien ont lieu toute les 15 minutes en moyenne .
Bob Woodward, le journaliste américain du Washington Post qui a atteint la renommée pour son travail en découvrant le scandale du Watergate dans les années 70, a dit sur CBS que le gouvernement des USA cache la véritable ampleur de la violence contre les forces d’occupation américaines en Irak, notant que les activitées des Moudjahiddines ont atteint un niveau ou il y a maintenant une attaque contre les troupes américaines en Irak toutes les 15 minutes.
"Nous sommes arrivé au point que maintenant il y a entre 800 et 900 attaques par semaine. C'est plus de cent par jour. C'est quatre attaques par heure contre nos forces", a dit Woodward dans une entrevue avec le réseau télévisé américain CBS lors d’une émission diffusée samedi.Au cours de l’entrevue, Woodward indique que non seulement la situation dans le Pays devient plus mauvaise, mais que les stratèges américains croient que les choses se détériorent seulement."la vérité est que l'évaluation par les experts en matière d'intelligence pour l’année prochaine, 2007, va devenir plus mauvaise et, en public, vous avez le président et vous avez le Pentagone qui disent "Oh, non, les choses vont aller mieux," a dit Woodward sur CBS. "maintenant il y a le public, et il y a le privé. Mais qu'ont-ils fait avec le privé? Ils gardent le secret. Personne n'est censé savoir, "Woodward a continué, disant que le commandement américain cache la situation désastreuse des Américains en Irak. Cacher la réalité de la situation en Irak n'a rien à voire avec la sécurité ou les secrets protecteurs d'état, a précisé Woodward. Il a noté que les combattants irakiens Moudjahiddines savent ce qu'ils font. "Ils connaissent le niveau de violence et combien ils sont efficaces. Qui ne sait pas ? Le public américain." Woodward indique à CBS que bien que le président des USA George Bush se rende entièrement compte de la vérité de la situation, il reste certain qu'il doit s'en tenir à la stratégie qu'il a mis en place en Irak. "je ne me retirerai pas," à dit Woodward citant la parole de Bush, "même si Laura [ l'épouse de Bush ] et Barney [ le chien de Bush ] sont les seuls qui me soutiennent." Mais le président américain possède en fait l'appui et l'encouragement de Henry Kissinger âgé de 83 ans. Kissinger, un juif allemand qui est venu aux USA en 1938, était conseiller à la sécurité nationale et secrétaire d'état des USA sous Richard Nixon pendant les années de la guerre américaine contre le Vietnam, le Cambodge, et le Laos. Kissinger est connu pour croire que les USA n'ont pas soumis les Vietnamiens parce que l'Amérique "a perdu la volonté de combattre." Woodward a indiqué à CBS que Kissinger se réunit fréquemment avec Bush et le vice-président Dick Cheney, les conseillant tous les deux que la "victoire est la seule stratégie de sortie significative d'Irak." Woodward présente ses observations sur la situation, en disant : "c'est si fascinant. Kissinger combattant une nouvelles fois dans la guerre du Vietnam parce que selon lui le problème au Vietnam était que nous avons perdu notre volonté." Source : Albasrah.net
http://news.stcom.net/modules.php?name=News&file=article&sid=2270
6-2 Similitudes entre la guerre du Vietnam et l’Irak.
17-11
En octobre, Bush avait reconnu des similitudes entre la guerre du Vietnam et l'actuelle situation en Irak. Un journaliste du "New York Times" avait souligné que l'offensive du Têt, menée par le Viet Cong, avait fait basculer l'opinion publique américaine contre la guerre et contre Lyndon Johnson. Bush avait admis qu'une comparaison avec l'Irak "pouvait être juste"..
Interrogé la semaine dernière Bush a déclaré: "Je vois des différences, vraiment (...) Je ne pense pas qu'il y ait un parallèle".
Stephen Hadley, conseiller présidentiel à la sécurité nationale, affirme que l'enjeu est plus élevé en Irak qu'au Vietnam. "Je me souviens de débats sur ce qui se passerait si les Etats-Unis quittaient le Vietnam, et on parlait de dominos", rappelle-t-il en référence à la théorie des dominos selon laquelle les Etats voisins du Vietnam risquaient de subir la contagion et de tomber aux mains des communistes.
"Mais personne n'avait l'impression que cela déboucherait sur un danger clair et immédiat sur le territoire des Etats-Unis", ajoute Stephen Hadley. Selon lui, "la plupart" des Américains pensent qu'un "Irak qui tomberait dans le chaos fournirait un havre accueillant pour les terroristes".
Michael O'Hanlon, spécialiste de politique étrangère à l'Institut Brookings, voit toutefois de plus en plus de similitudes entre l'Irak et le Vietnam. La résistance a notamment "pris de la vitesse qui s'auto-alimente et dont il est très difficile de triompher", note ce membre du Groupe d'étude sur l'Irak, la commission bipartisane co-dirigée par l'ancien secrétaire d'Etat James Baker.
AP
6-3 Bush et la réorientation de sa politique irakienne.
Bush s'est montré prêt à une réorientation marquée de sa politique irakienne en présentant le nouveau chef du Pentagone, Robert Gates, comme un homme de compétence et de changement.
Président de l'université A&M au Texas, Gates est membre du Groupe d'étude sur l'Irak, présidé par l'ex-secrétaire d'Etat républicain James Baker et l'ancien représentant démocrate Lee Hamilton.
En raison de son arrivée au Pentagone, Gates devrait renoncer à siéger au sein de la commission, a indiqué la Maison blanche.
L'administration Bush fait en sorte que la nomination de Gates soit approuvée par le Congrès actuel, où les républicains sont majoritaires. Les démocrates n'y seront en effet majoritaires qu'à partir du début de l'an prochain.
(Reuters)
11-11
6-4 Robert Gates ?
Robert Gates considère que les agences de renseignement ont "induit en erreur le président" Bush quant à l'existence d'armes de destruction massive en Irak
Il en tire le sentiment que les Etats-Unis ne devraient jamais recourir à des frappes militaires préventives s'ils ne disposent pas d'informations solides et "sans ambiguïtés".
Ancien patron de la CIA, la centrale de renseignement américaine, M. Gates appuie ses convictions sur une expérience de 30 ans passés à la direction de cette agence, mais aussi à la Maison Blanche et à la tête de la Texas A&M University.
En 2004, il avait pris part à un groupe de travail sur la politique iranienne de Washington. Il avait alors averti que seule une action militaire était susceptible de renverser le régime des mollahs mais que les engagements militaires des Etats-Unis dans la région et le climat politique rendaient cette possibilité peu vraisemblable. Robert Gates en concluait que l'approche la plus réaliste était de dialoguer avec Téhéran, une idée envers laquelle le président Bush s'est toujours montré réticent.
"Un tel engagement encouragerait l'Iran à adopter une attitude plus claire et plus positive à l'égard des nouveaux gouvernements en Afghanistan et en Irak. Cela permettrait aussi une plus grande interaction entre les Iraniens et le reste du monde", plaidait-il, tout en insistant sur le fait qu'il ne s'agissait aucunement d'une critique de l'administration Bush.
Aujourd'hui avovat de la prudence en matière de frappes militaires, le même Gates préconisait en 1994, dans une tribune publiée par la presse, le bombardement d'une centrale nucléaire nord-coréenne et le renforcement des forces américaines stationnées en Corée du Sud. A ses yeux, la diplomatie -"la stratégie de la carotte sans le bâton", selon ses dires- avait échoué. Tous les espoirs de l'administration Bush dans ce dossier reposent pourtant sur la voie diplomatique, désormais préférée à toute action armée.
Décrit comme un "patriote" et un "homme d'intégrité" par Bush, Robert Gates aura la haute main, , sur un budget de 470 milliards de dollars (365,3 milliards d'euros) et devra gérer les conflits impliquant les Etats-Unis, au Moyen-Orient et ailleurs.
Outre les forces armées en uniforme, son département comprend la moitié des 16 agences américaines de renseignement, parmi lesquelles la CIA, la NSA (écoutes) et le NRO (satellites).
Homme du sérail de la CIA, qu'il a intégrée en 1966 puis dirigée au début des années 1990 sous la présidence de George Bush père
AP
11-11
6-5 Pol De Vos : Portrait de Robert Gates, successeur de Rumsfeld
Après la défaite de Bush aux élections du 7 novembre, Donald Rumsfeld est remplacé au ministère de la Défense par l’ex-patron de la CIA, Robert Gates. Un changement ?
Robert Gates (66 ans) est un « Boy Scout of America ». Il a même accédé au rang d’ « Eagle Scout », le plus haut de l’organisation. Un éclaireur sympa ? Pas vraiment. Gates a travaillé plus de 26 ans pour la CIA, l’organisation qui a notamment aidé à mettre le dictateur Pinochet au pouvoir au Chili. Il a aussi oeuvré pour le NSC, le Conseil national de la sécurité et a été le conseiller sécurité de cinq présidents de partis.
En 1985, Gates a même été accusé d’avoir fomenté un complot pour faire porter au KGB la responsabilité de la tentative d’assassinat du pape Jean-Paul II en 1981. En 1987, il a raté le poste de directeur de la CIA car il avait été mis en cause dans l’affaire « contras-Iran », où les USA, bien qu’en conflit ouvert avec l’Iran de l’ayatollah Khomeyni, avaient vendu secrètement des armes à ce pays. La recette avait servi à soutenir les « contras » qui combattaient par la terreur et le sabotage le gouvernement progressiste du Front sandiniste du Nicaragua. Ce n’était qu’un sursis, puisque Gates est devenu directeur de la CIA en 1991. Il l’est resté jusqu’en 1993.
Après l’attentat contre les deux tours, le 11 septembre 2001, Gates est devenu le premier patron du « Department of Homeland Security » (ministère de la sécurité intérieure), où il s’est constitué une belle réputation dans la suppression des droits démocratiques aux USA.
Jusqu’à sa nomination à la Défense, il était également recteur de l’Université A&M du Texas et, surtout, membre de l’ISG, le Groupe d’études sur l’Irak, également connu comme Commission Baker (du nom de l’ancien ministre des Affaires étrangères, NdlR). Le 15 mars 2006, l’ISG a été désigné pour chercher une voie d’issue pour les USA en Irak. Le rapport final ne devait être connu qu’à l’issue des élections du 7 novembre, mais certaines conclusions ont déjà transpiré. Il y est question, en termes flous, de retrait par phases d’une partie des troupes américaines et d’un dialogue direct avec la Syrie et l’Iran. La désignation de Gates laisse penser que les conclusions de la Commission peuvent constituer le fil conducteur de la politique US en Irak.
Le monde sera-t-il plus sûr après Rumsfeld ? Faut voir… Son successeur n’est en tout cas pas un cadeau
Pol De Vos15-11-2006
6-5 Les ressources pétrolières appartiennent à tous les Irakiens (Maliki)
Les ressources pétrolières de l’Irak appartiennent à tous les Irakiens et doivent être distribuées équitablement sans profiter à une seule communauté, a affirmé jeudi le Premier ministre irakien Nouri al-Maliki à l’occasion d’une visite à Ankara.
"Ces ressources doivent être distribuées équitablement aux citoyens", a-t-il dit lors d’une conférence de presse avec son homologue turc Recep Tayyip Erdogan.
"Il ne faut pas en priver une communauté et en enrichir une autre", a-t-il souligné.
Fin septembre, le Premier ministre de la région kurde autonome d’Irak (nord), Nechirvan Barzani, avait affirmé que les Kurdes voulaient être maîtres de leur pétrole et averti que toute interférence extérieure ne pourrait que raviver les appels à l’indépendance.
ANKARA, 16 nov 2006 (AFP)
6-6 Blair a appelé à une évolution de la politique en Irak, dans le cadre d'une "stratégie globale au Proche-Orient.
En Irak, le terrorisme a "changé la nature de la guerre", a remarqué le Blair "Comme la situation évolue, la stratégie doit en faire de même", en a-t-il conclu.
Mais cette évolution doit dépasser le simple cadre irakien. "L'essentiel de la réponse à la situation actuelle en Irak se trouve à l'extérieur des frontières de ce pays, dans l'ensemble d'une région où les mêmes forces sont à l'oeuvre, où sont les racines du terrorisme global, où l'extrémisme se développe".
La réévaluation de la politique en Irak - encouragée par la défaite des républicains aux élections américaines de mi-mandat le semaine passée - doit donc faire partie d'un "stratégie globale au Proche-Orient", a-t-il estimé, soulignant donc, de manière inattendue, que la priorité n'était pas la Syrie et l'Iran.
"Au contraire, nous devons commencer avec Israël et la Palestine", a-t-il jugé. C'est le coeur du problème. Nous devons ensuite faire des progrès au Liban".
Un "nouveau partenariat est possible" si l'Iran fait "un choix stratégique clair: aider le processus de paix au Proche-Orient, arrêter d'aider le terrorisme au Liban et en Irak, et respecter ses obligations internationales". Sinon il "fera face aux conséquences: son isolement".
Il a ainsi confirmé sa communauté de vues(…) avec la Maison Blanche.
Blair a préconisé de "donner plus de pouvoir aux dirigeants irakiens", aussi bien au plan politique, économique que militaire, avec un "renforcement de l'entraînement, de l'équipement, du commandement et du contrôle de l'armée irakienne".
Des "défis globaux" nécessitant des "alliances globales", M. Blair a ensuite vigoureusement défendu son alignement sur la politique des Etats-Unis. "Aucune des préoccupations vitales de la Grande-Bretagne ne peuvent être envisagées et encore moins résolues sans l'Amérique", a-t-il déclaré.
"Nous avons besoin de l'Amérique. C'est un fait", a-t-il affirmé, tout en renouvelant sa conviction que la Grande-Bretagne doit aussi être au "centre de l'Europe".
Avec Cyril BELAUD de l’AFP
13-11
7 Dossier & Point de vue
Ndlr : PS : la publication des articles ou analyse ne signifie nullement que la rédaction partage toutes les analyses des auteurs
mais doit être vu comme information
Marc
7-1 Gail Davidson : En Allemagne des organisations de juristes intentent une poursuite contre de hauts fonctionnaires états-uniens
PLAINTE EN JUSTICE POUR UTILISATION DE LA TORTURE
Aucun État n'a le doit de violer l'interdiction internationale d'utiliser la torture pour aucune raison que ce soit. Tout fonctionnaire qui autorise, dirige ou effectue des sévices ou omet d'empêcher la torture doit être accusé. Tous les États signataires de la Convention contre la torture, y compris l'Allemagne, ont l'obligation juridique envers tout êtres humains, de prévenir et de punir tout cas de torture perpétré à n'importe quel moment, contre toute personne et par toute personne.

Des preuves établissent que le président, le secrétaire de la Défense et d'autres haut fonctionnaires du gouvernement des États-Unis ont planifiée, autorisé et dirigée l'utilisation de la torture dans les prisons de «Guantanamo Bay» et d'Abu Ghraib. Devant les preuves accablantes et irréfutables d'utilisation de la torture, auxquelles s'ajoutent des preuves que l'administration états-unienne n'entamera pas de poursuite, l'Allemagne doit agir pour faire enquête et poursuivre les responsables. Agir autrement rendrait l'Allemagne complice de hauts fonctionnaires des États-Unis dans les cas futurs d'utilisation de la torture et de refus de protéger les victimes.

EN ALLEMAGNE
L'organisation «Lawyers Against the War» (LAW) (Avocats contre la guerre) se joint à ces organisations de juristes pour demander à l'Allemagne de faire enquête et de poursuivre Donald Rumsfeld et d'autres hauts fonctionnaires états-uniens pour avoir utilisé la torture. La plainte en justice doit être déposée à Berlin lundi le 13 novembre 2006 par le «Center for Constitutional Rights» (CCR) (Centre des droits constitutionnels) et par d'autres coplaignants. Elle nomme, comme accusés, les personnes qui ont conçu et dirigé le système d'utilisation de la torture que l'on utilise dans des prisons se trouvant hors du territoire des États-Unis contre des citoyens non états-uniens. Les actes de torture ont continué sans aucune diminution et en toute impunité pendant presque cinq ans et ont entraîné la mort de plusieurs détenus.
En novembre 2004, l'organisation «Lawyers Against the War» s'est jointe au «Center for Constitutional Rights», à la «Republican Attorneys and Lawyers Association» (RAV) à l'«International Federation for Human Rights Leagues» (FIDH) pour déposer une plainte en justice criminelle en Allemagne. Le procureur allemand avait rejeté la plainte de 2004 en invoquant qu'il n'y avait pas d'"indications" établissant que les États-Unis ne poursuivraient pas les hauts fonctionnaires nommés comme accusés dans cette plainte. L'organisation «Lawyers Against the War» se joint à nouveau à ces organisations pour soumettre la plainte actuelle, de novembre 2006, qui se base sur de nouvelles preuves établissant que les États-Unis ne vont pas accuser de hauts fonctionnaires.

Le dossier détaillé présenté en appui à la plainte en justice de novembre 2004 a exposé à l'Allemagne les crimes et le rôle des présumés responsables. Le dossier de novembre 2006 présente maintenant au procureur allemand des preuves irréfutables que de hauts fonctionnaires des États-Unis continuaient à pratiquer systématiquement des actes de torture et que l'administration états-unienne n'autorisera pas la présentation d'une poursuite en justice contre les personnes qui ont le commandement.
Les personnes nommées dans le dossier de novembre 2006 sont :

· l'ex-secrétaire à la Défense, Donald Rumsfeld;
· l'ex-directeur de la CIA, George Tenet,
· le sous-secrétaire à la Défense pour les services de renseignements, Stephen Cambone, Ph.D.
· le lieutenant général, Ricardo Sanchez,
· le major général Walter Wojdakoski,
· le major général Geoffrey Miller,
· le colonel Thomas Pappas,
· l'ex-chef conseiller de la Maison Blanche, actuellement procureur général des États-Unis), Alberto R. Gonzales,
· l'ex-assistant du procureur général, Jay Bybee,
· l'ex-assistant du procureur général, John Yoo,
· le conseiller général du ministère de la Défense, William James Haynes II,
· le vice-président chef du conseil, David S. Addington,

Les organisations co-plaignantes qui soumettent la demande de 2006 pour que l'Allemagne fasse enquête et juge les responsables sont : le «Center for Constitutional Rights», la «Republican Attorneys and Lawyers Association», l'«International Federation for Human Rights Leagues», l'organisation «Lawyers Against the War», l'«International Peace Bureau», la «National Lawyer’ Guild», l'«International Association of Lawyers Against Nuclear Arms», l'organisation «European Democratic Lawyers», l'organisation «European Democratic Jurists», le «Palestinian Center for Human Rights» et l'organisation «Veterans for Peace».

AU CANADA
L'organisation «Lawyers Against the War» a déposé des accusations criminelles contre George W. Bush au Canada pour avoir aidé, d'avoir été complice et d'avoir conseiller l'usage de la torture dans les camps de prisonniers d'Abu Ghraib et de «Guantanamo Bay». Ces accusations, déposées en novembre 2004 en vertu des dispositions du Code criminel adoptées au moment où le Canada a ratifié la Convention contre la torture, ont été rejetées en septembre 2006 par la Cour d'appel de Colombie Britannique sur la base que le procureur général du Canada n'avait pas consenti à l'accusation. Ces accusations n'avaient pas été rejetées sur la base que les présumés actes de torture n'étaient pas survenus ou sur la base que George W. Bush n'était pas responsable.

L'organisation «Lawyers Against the War» est un comité constitué de juristes et de non-juristes, originaires de 14 pays, qui s'opposent à la guerre, prônent le respect du droit international et s'opposent à l'impunité des responsables de ces violations.

Contactez :
Gail Davidson,
Présidente,
Organisation «Lawyers Against the War» (LAW)
Adresse électronique : law@portal.ca
Numéro de téléphone : +1 738 0338
Dimanche 12 novembre 2006
7-2 Point de vue de la voix des opprimés : L’oléoduc kurde
Le hold up américain sur le pétrole irakien se poursuit non sans difficulté. Les espoirs placés en Ahmed Chalabi qui avait promis monts et merveilles au lobby pétrolier US et aux Israéliens, ont été déçus; il s’avère que le pipeline qui devait acheminer le brut irakien vers Haïfa est impossible à protéger. De plus, les Arabes et les Turcomans ne se laissent pas expulser facilement de Kirkouk 1. Le projet néo conservateur de « zone de prospérité » au Proche- Orient financé par l’or noir irakien, dont Israël aurait été le principal bénéficiaire, a été balayé par les réalités. Les Etats-Unis ont bien une solution de rechange, mais elle est toute aussi incertaine. Elle passe en effet par le renversement du Président Bachar Al-Assad et la création d’un Etat kurde au nord de l’Irak.
En mai 2001, l’« Energy Policy Development Group » du Vice-président Dick Cheney a demandé que la « sécurité énergétique » soit une priorité du commerce et de la politique étrangère américaine, justifiant par là au nom d’« intérêts vitaux » la programmation de l’agression contre l’Irak. Depuis, les Etats-Unis sont en guerre… et ils le seront, d’après James Woolsey, directeur de la CIA sous Bill Clinton, « pour plusieurs décades… pour le pétrole » 2. Aujourd’hui, bien que sa production pétrolière soit en chute libre, c’est au tour de la Syrie d’être dans la ligne de mire. Motif : elle est sur le passage des oléoducs kurdes destinés à faire de Haïfa la Rotterdam de la Méditerranée, et ses dirigeants ne sont pas disposés à reconnaître Israël.Israël et le pétrole irakien
Les dirigeants israéliens rêvent depuis 1948, date la création de l’Etat hébreu, le la réouverture de l’oléoduc Kirkouk-Haïfa. Pour y parvenir ils ont tout essayer, y compris de traiter avec le « diable », c'est-à-dire… avec Saddam Hussein 3. La fermeture de l’oléoduc Kirkouk-Banyas par la Syrie en 1982, pour soutenir l’Iran en guerre avec l’Irak, donna l’occasion à Yitzhak Shamir de proposer à Bagdad d’exporter son pétrole par Haïfa. Le Président irakien refusa. Hanan Bar-On, sous-directeur au ministère des Affaires étrangères israélien revient à la charge deux ans plus tard en appuyant la proposition de Bechtel de construire un pipeline Kirkouk-Aqaba qu’un certain Donald Rumsfeld est allé « vendre » en décembre 1983 et mars 1984 à Saddam Hussein. Nouveau refus du Président irakien.En 1987, Moshe Shahal – ministre israélien de l’Energie – fait étudier cette fois la possibilité d’exporter le pétrole irakien vers Haïfa, mais via le Golan. Le projet est abandonné en raison du déclenchement de guerre du Golfe de 1991.Il fallu attendre le vote de l’Iraq Liberation Act par Bill Clinton en octobre 1998 pour que la question de l’acheminement du brut irakien revienne à l’ordre du jour. L’opposition à Saddam Hussein est ainsi financée officiellement. Les Israéliens jettent leur dévolu sur Ahmed Chalabi qui a été lâché par la CIA et le Département d’Etat, et qui cherche à relancer sa carrière. Ils l’invitent à Tel Aviv où il s’engage à établir des relations diplomatiques avec Israël s’il arrive au pouvoir, et à rouvrir le pipeline Kirkouk-Haïfa. Son neveu Salem – futur responsable de la débaassification – se lie à Benyamin Netanyahou avec qui il s’entend pour octroyer des compensations aux juifs ayant quitté l’Irak dans les années 50. Le chiffre avancé est de 30 milliards de dollars, montant faramineux devant être payé en pétrole.Opérations « Shekhinah » et « Matador »
Parallèlement au bombardement de Bagdad en 2003, l’Etat-major US lance l’opération « Shekhinah » (Présence de Dieu, en hébreu) 4 pour s’emparer de la bretelle de l’oléoduc de Haïfa. Des SAS britanniques et australiens, et une compagnie des Forces Spéciales américaines, prennent position près des stations de pompage H1 et H3 situées entre Al-Haditha et la frontière jordanienne. Après le renversement de Saddam Hussein, leurs campements sont transformés en bases militaires. H1 (rebaptisée Haïfa 1), H2 (surnommée « Corean Village ») et H3 (Haïfa 3), sont dotées d’un petit aéroport. Mais en Irak, rien ne se déroule comme les néo conservateurs l’avaient imaginé. L’étoile d’Ahmed Chalabi décline, son neveu Salem quitte précipitamment Bagdad, accusé de meurtre. L’établissement de relations diplomatiques entre l’Irak et Israël n’est plus à l’ordre du jour. La montée en puissance de la résistance compromet la réfection du pipeline vers Haïfa. Les Israéliens révisent alors leurs plans. Ils misent désormais sur « l’option syrienne », c'est-à-dire le changement de régime à Damas. Deux projets sortent des tiroirs : celui de l’oléoduc Mossoul- Haïfa, et celui de la bretelle reliant le terminal au Kirkouk- Banyas, Elle serait branchée juste après la frontière syrienne ou au niveau de Homs.En juin 2005, les Américains lancent l’opération « Matador » près de la frontière syrienne, dans la région d’Al-Qaïm, ainsi qu’au nord le long de l’axe Mossoul – Tell Afar – Sindjar. Sous prétexte d’éliminer « Zarqaoui » et ses partisans, ils ratissent les alentours des bases H1, 2 et 3 qui devraient servir en cas d’invasion de la Syrie.
La bataille de Tell Afar dirigée contre les Turcomans hostiles à la main mise kurde sur les ressources de leur région, tournera au massacre de civils comme à Falloujah.
Le Kurdistan, 6ème puissance pétrolière mondiale ?
La création d’un Etat kurde au nord de l’Irak fait partie du plan américain « Grand Moyen Orient ». Mais, tout le monde sait qu’un Kurdistan indépendant n’est viable qu’avec Kirkouk, ses champs pétroliers et ses gisements gaziers. Pour Massoud Barzani et Jalal Talabani – les deux chefs kurdes provisoirement réconciliés – les priorités sont donc les suivantes : intégrer la cité pétrolière dans la région kurde, « nettoyer ethniquement » la zone Soulimaniya –Sindjar, et développer la recherche pétrolière. Pour commencer, les milices kurdes terrorisent les populations indésirables - Arabes, Turcomans, Assyriens, bédouins Chammars – et leur font comprendre qu’elles n’ont pas leur place dans le Kurdistan de demain. Un terrain d’entente est recherché avec les Yézidis, que Barzani considère comme kurdes, mais surtout qui contrôlent les monts Sindjar surplombant le tracé du pipeline Mossoul-Haïfa. A Kirkouk, l’équilibre ethnique est déjà modifié en prévision du référendum local prévu en décembre 2007 sur l’avenir de la cité. Mais on voit mal comment – autrement que par la violence - les Kurdes pourront expulser les Turcomans du reste de leur région. Ils sont entre 2 et 3 millions sur un territoire - baptisée Turkmeneli - qui s’étend sur 25 000 km2 de la frontière iranienne – au sud de Halabja - et de Kut jusqu’à Tell Afar 5. La Turquie ne l’accepterait jamais.Le nouvel Etat kurde, s’il voit le jour, sera la 6ème puissance pétrolière du monde… C’est du moins ce que disent les experts pétroliers kurdes. Pour y parvenir, la mise en valeur des champs répertoriés par l’Iraq Petroleum Company(IPC) dans les années 50 et 60 6 est menée au pas de charge, sans concertation avec Bagdad, notamment à Chamchamal (à l’est de Kirkouk), Raq Taq 1 et 2 (près de Koi Sinjak), et Demir Daagh (à 15 km au nord ouest d’Erbil).Dès mai 2003, Jalal Talabani qui contrôle la région de Soulimaniya, avait autorisé Petoil et General Energy – deux sociétés turques – à s’installer à Taq Taq. Depuis, elles se sont associées au groupe kurde Eagle et à Heritage Oil Corporation - une société canadienne dirigée par Micael Gulbenkian, le petit fils du légendaire Callouste Gulbenkian, surnommé « Monsieur 5% » - pour étendre leurs recherches. En novembre 2005, une nouvelle étape a été franchie quand Massoud Barzani a donné à la société norvégienne DNO l’autorisation de prospecter à Tawuke, un champ qui s’étend sur une quarantaine de kilomètres à l’est de Zakho, et qui est considéré comme très prometteur.La menace brandie par Hussein Al-Sharistani 6, conseiller de l’ayatollah Sistani et porte parole de l’ « Assemblée nationale », de considérer comme sans valeur les contrats de prospection et de production signés sans l’accord du ministère irakien du Pétrole 7, laisse Jalal Talabani, par ailleurs « Président » de la République, totalement indifférent : il sait qu’il bénéficie du soutien officieux des Etats-Unis et d’Israël.
Déstabiliser la Syrie
La campagne de déstabilisation de la Syrie s’explique mieux quand on prend en considération les plans américano-israéliens d’acheminement du pétrole irakien. La position de la France aussi. Comme en Afghanistan, où l’enjeu réel de la guerre était le passage d’un pipeline, les Etats-Unis veulent installer au pouvoir à Damas un régime allié, c'est-à-dire permettant l’alimentation du terminal de Haïfa en pétrole « kurde ». Dans ce contexte, on est en droit de se demander si le pétrole est totalement étranger à l’assassinat de Rafic Hariri. Une bretelle du Kirkouk-Banyas a pour terminal Tripoli, où les Américains veulent construire une base militaire stratégique. On sait que l’ancien Premier ministre libanais était hostile au projet 8. Le cheikh Abdel Amir Kabalan, vice-président du Conseil supérieur chiite du Liban, a eu raison de dire au Juge belge Serge Brammertz, successeur de Detlev Mehlis, d’«ouvrir tous les dossiers et dans toutes les directions, sans que l’enquête ne porte sur une seule partie »
"
http://news.stcom.net/modules.php?name=News&file=article&sid=2199
8 Courrier des lecteurs & trouvé sur le net
8-1 Non à l’exécution du président Saddam Hussein.
L’imminence de l’exécution de la condamnation de Saddam Hussein, par des traîtres et des collaborateurs, à la solde de l’impérialisme étasunien et de ses vassaux, à la suite d’un procès illégitime qui a violé les règles les plus élémentaires du droit – refus de communiquer le jugement de manière à laisser passer le délai pour un recours en cassation; assassinat de trois avocats de la défense…., sont des exemples parmi beaucoup d’autres, – appelle à lui rendre un hommage.
En ces heures tragiques et héroïques pour l’Irak, nous saluons le Président de l’Irak non seulement pour la dignité et le courage dont il fait preuve, malgré sa captivité et sa condamnation à mort, mais nous le saluons aussi pour ce qui fait déjà de lui un héros dans l’histoire de l’Irak: le fait d’avoir préparé le combat victorieux de la résistance populaire, l’organisation, les armes, les renseignements et même la nourriture pour la population pour les six mois qui devaient suivi l’invasion…
Le président Saddam Hussein a résisté contre deux administrations étasuniennes, celle de Bush père et celle de Clinton; maintenant son œuvre, avec le soutien du peuple irakien, est en bonne voie de jeter dehors les envahisseurs, alors que la politique irakienne de cette troisième administration étasunienne est maintenant désavouée par son peuple et dans le monde.
L’exécution du président Saddam Hussein, marquerait d’opprobre, tous ceux qui ont soutenu cette agression, non seulement les envahisseurs étasuniens mais aussi tous leurs laquais, que ce soit les états, les organisations, les media, les personnalités, parce qu’avec son exécution on assassinerait aussi le droit à la souveraineté nationale, le droit à défendre la patrie contre ses agresseurs, le droit international.
Tout le monde est conscient maintenant de ce que vaut l’introduction de la «démocratie étasunienne» particulièrement en Irak: plus de 650.000 morts, assassinats de civils, viols, destruction des infrastructures, pillage et destruction de son patrimoine historique, archéologique et culturel, pollution de son environnement, pour des générations et des générations à venir, par l’uranium appauvri etc….. la barbarie sans fin.
Vive le président Saddam Hussein!
Vive la résistance irakienne!
Vive le peuple irakien!
Pour le Bureau de l’Association
Alexandre MOUMBARIS
9 Annexes
9 -1 Géographie de l'Irak

L'Irak est divisé en 18 provinces (muhafazat, au singulier muhafazah):
Superficie : 437 072 km² (dont 4 910 km² d'eau)
9-3 Géographie de l'Irak
Superficie : 437 072 km² (dont 4 910 km² d'eau)
L'Irak est divisé en 18 provinces (muhafazat, au singulier muhafazah):
Al Anbar
Al Basrah
Al Muthanna
Al Qadisiyah
An Najaf
Arbil
As Sulaymaniyah
At Ta'mim
Babil
Bagdad
Dahuk
Dhi Qar
Diyala
Kerbala
Maysan
Ninawa
Salah ad Din
Wasit
VILLES importantes
Bagdad
Bassorah
Duhok
Falloujah
Mossoul
Arbil
Kirkouk
Souleymaniah
Frontières : 3 650 km
Iran (1 458 km)
Jordanie (181 km)
Koweït (240 km)
Arabie saoudite (814 km)
Syrie (605 km)
Turquie (352 km)

vendredi, novembre 10, 2006

N° 225 - Journal d'Irak - 10/11/06 :.

Sommaire :
1 La résistance contre l'agresseur
2 Politique des collaborateurs afghans
3 Politiques des occupants
4 Lutte pour la libération du territoire
Détails
L'Irak en chiffres
5 Médias.
5-1 Les efforts du « Monde » pour discréditer la Résistance irakienne.
5-2 La presse atlantiste évite de relater les propos de G. W. Bush.
6 Les Brèves.
6-1 Point de vue de Reuters : Le départ de Rumsfeld rend plus facile à Bush d'envisager un infléchissement de sa politique en Irak .
6-2 On ne regrette pas Rumsfeld.
6-3 Point de vue de Sâadoun Al Machhadani : Une réalité née de l'occupation : Les enfants sont les premières victimes du nouvel ordre mondial.
6-4 Point de vue de l’Associated Press : Changement de cap en Irak ?
6-5 Edito de Patrice Chabanet : ''L'addition irakienne''
6-6 Bush & la nomination de Bolton comme ambassadeur des USA auprès des Nations unies.
6-7 L'Appel au changement : Une pétition de militaires US appelle au retrait d'Irak...
6-8 Le caporal TJackson: La victime Hachim Ibrahim Aouad, fut attachée, sortie de la ville et placée dans un trou .Les huit hommes présents lui tirèrent dessus. .
7 Dossier & Point de vue.
7-1 Point de vue de Sâadoun Al Machhadani : Une réalité née de l'occupation : Les enfants sont les premières victimes du nouvel ordre mondial.
7-2 Etude de Ali Eteraz : Ces entreprises qui torturent en Irak.
8 Courrier des lecteurs & trouvé sur le net.
8-1 Antonio Artuso : «BUSH EST DANGEREUX»
9 Annexes
9 -1 : La mort pour Saddam Hussein.
a) Commentaire de tetedeturc.com
b ) Rice : Washington n'a joué aucun rôle dans la sentence de mort contre Saddam (...)
c) Moscou met en garde contre une décision "suggérée depuis l'étranger".
d ) Le Hamas regrette le verdict contre Saddam Hussein.
e) Louise Harbour, chargée des droits de l'Homme, Nations unies) a appelé à ne pas exécuter l'ancien président Saddam Hussein
f) Tokyo salue un verdict "juste", la presse dénonce un motif politique
9-2 Géographie de l'Irak
L'Irak en chiffre: du 04-11 au 10/11/06
tués
blessés
Peuple irakien
82
4...
Usboys/Autres boys
15
3...
Policiers, armée et collaborateurs
1
?
1 La résistance contre l'agresseur
Analyse & commentaires
a) La résistance
b) Les colonisteurs
09-11
# Rumsfeld a reconnu que la situation en Irak n'évolue "pas assez bien ou pas assez vite".
"Je dirai ceci: il est très clair que les principales opérations de combat ont été un énorme succès", a-t-il affirmé au sujet de l'invasion de l'Irak, qui a conduit en deux semaines à la chute de Bagdad. "Il est clair que la phase deux ne se passe pas assez bien, ou pas assez vite".
AP
b) Les forces en présence
Leurs analyses & commentaires
2) Les troupes
Australie
09-11
Environ 1.300 soldats australiens demeurent actuellement dans le pays
(AP) –
Japon
07-11
Le gouvernement japonais envisage de prolonger jusqu'en juillet 2007 sa mission militaire en Irak, dont l'autorisation prend fin en décembre, a rapporté mardi le quotidien Yomiuri Shimbun.
Le Japon avait envoyé 600 soldats en Irak en 2004,
Ces troupes avaient été retirées d'Irak en juillet, mais Tokyo avait prolongé ses opérations aériennes, depuis une base du Koweït, pour transporter les personnels et matériels de l'ONU et de la coalition.
# Une loi spéciale avait été votée pour autoriser ce déploiement,
Le gouvernement avait validé la loi, valable un an, en décembre 2003, avant de la proroger par deux fois. L'autorisation actuelle arrive à échéance au 14 décembre.
Le Japon mobilise environ 200 hommes et trois avions de transports sur la base Ali Al Salem, au Koweït.
AP
2) Politique des collaborateurs Irakiens
Les grandes manoeuvres
07-11.
Cinquante-sept fonctionnaires irakiens, dont des policiers de haut rang, ont été inculpés mardi pour la torture de centaines de détenus d'une prison de l'est de Bagdad, a par ailleurs annoncé le ministère de l'Intérieur.(AFP)
Procès de Saddam Hussein
08-11
Le Premier ministre al-Maliki, dans une interview à la BBC, a dit s'attendre "à ce que l'exécution se déroule avant la fin de cette année".
(afp- 16h08)
2eme procès Sadam Hussein
07-11
L'ex-président irakien Saddam Hussein est revenu devant ses juges pour répondre de "génocide" contre les Kurdes.Saddam Hussein déchu a rejeté le témoignage d'un rescapé kurde sur des exécutions sommaires dont les habitants de son village du Kurdistan irakien et ses proches auraient été victimes en 1988. (AFP)
08-11
Le juge Mohammed al-Oreibi al-Khalifa a ajourné au 27 novembre le procès,
Il s'agit selon lui de "donner le temps nécessaire à la défense pour qu'elle puisse présenter le nom de ses témoins".
Un seul des avocats de la défense, Badia Aref, était présent mercredi à la 22 audience du procès Anfal. Les autres avocats boycottent la cour et sont remplacés par un avocat commis d'office.
Le tribunal a continué d'entendre des témoins de l'accusation, dont Asia Tahir, une femme de 64 ans portant un foulard orné de drapeaux kurdes, qui a raconté le "bombardement chimique" de son village de Cuiza (nord) en août 1988.
L'ancien directeur du renseignement militaire, Sabir al-Douri, (l'un des accusés), a affirmé que des soldats iraniens se trouvaient alors dans cette région, à la fin de la guerre entre les deux pays en 1988.
Alors que l'avocat de la défense Badia Aref affirmait qu'il pourrait demander la comparution comme témoin le président Talabani, (un ancien peshmerga : combattant kurde).
(afp- 16h08)
3 Politiques des occupants
3-1 Usa
Bush
# Bush a reconnu que "beaucoup d'Américains avaient (...) signifié leur mécontentement sur l’Irak, Bush : L'un des problèmes majeurs des Etats-Unis, c'est l'enlisement de l'armée américaine en Irak..
"Je sais qu'il y a beaucoup de spéculations sur ce que les élections signifient à propos de la bataille que nous menons en Irak"
(afp- 19h21& EuroNews)
Occupation de l'Irak
10-11
Rice a assuré jeudi que la défaite des républicains, qui ont perdu leur majorité dans les deux chambres du Congrès aux élections de mi-mandat, n'entamerait en rien la volonté de l'administration Bush de continuer sa mission en Irak jusqu'à ce que "les objectifs qui nous y ont amenés" soient atteints.
# "C'est trop important pour notre propre sécurité", a déclaré Rice "L'Irak doit connaître le succès pour que l'Amérique soit en sécurité".
Elle a ajouté que Bush a promis "que nous ferions certainement des ajustements à notre politique" en Irak. "Nous étudierons certainement de nouvelles idées".
"L'engagement américain aux objectifs qui nous ont amenés en Irak demeurent absolument ferme, et c'est ce qui est important", a-t-elle déclaré au journal de Singapour "The Straits Times".
A la question de savoir si "les Etats-Unis garderont le cap", Rice a répondu: "Les Etats-Unis poursuivront certainement l'objectif qui nous a amenés en Irak, car c'est trop important pour notre propre sécurité.
AP
Résistance & manifestation
08-11
## Selon un sondage réalisé par Edison Media Research/Mitofsky International pour l'Associated Press et les grandes chaînes de télévision, environ six Américains sur dix affirmaient désapprouver la guerre en Irak et une proportion semblable disait désapprouver l'action du président George W. Bush.
Seulement un tiers estimait que la guerre en Irak avait amélioré la sécurité des Etats-Unis sur le long terme, soit environ deux fois moins (46%) que lors d'un sondage similaire réalisé à la sortie des urnes lors de l'élection présidentielle 2004.
Environ deux tiers des personnes interrogées déclaraient que l'Irak avait joué un rôle important dans leur vote et qu'ils étaient plus enclins à voter démocrate que républicain à la Chambre des représentants.
Malgré l'importance de l'Irak, les sondés étaient encore plus nombreux à affirmer que l'économie, la corruption et les scandales au sein du gouvernement avaient influencé leur vote et les avaient orienté vers les démocrates. Huit personnes sur dix ont ainsi jugé l'économie importante dans leur choix, une proportion tout juste supérieure à celles évoquant la corruption et les scandales.
Par ailleurs, quatre Américains sur dix ont estimé que la vie des générations futures serait plus dure qu'aujourd'hui, contre trois sur dix jugeant qu'elle serait meilleure.
-sondage réalisé auprès de 8.344 électeurs sur tout le territoire américain, la plupart à la sortie de 250 bureaux de vote tirés au hasard. L'échantillon comprend 1.500 électeurs par correspondance et électeurs votant par avance interrogés par téléphone au cours de la semaine écoulée dans 10 Etats où cette pratique est répandue. La marge d'erreur est de plus ou moins deux points de pourcentage. A
P
Sur le terrain
05-11
Richard Perle et Kenneth Adelman, deux figures conservatrices du camp du président George W. Bush, ont critiqué la politique de Bush sur l'Irak, ont rapporté samedi des médias américains.
## "Je crois que si j'avais été devin, si j'avais su où nous en serions aujourd'hui et si les gens avaient demandé: +Devons-nous aller en Irak?+, je crois aujourd'hui que j'aurais probablement dit: +Non, envisageons d'autres stratégies+", a déclaré au
magazine Vanity Fair Richard Perle, ancien haut conseiller au Pentagone.
"M. Bush, son secrétaire à la Défense Donald Rumsfeld et d'autres "se sont révélés être parmi les équipes les plus incompétentes d'une période d'après-guerre", a dit à Vanity Fair un ancien collègue de M. Perle, Kenneth Adelman
Non seulement chacun d'eux, pris individuellement, a d'énormes défauts, mais, mis ensemble, c'était la mort, le dysfonctionnement assurés", a dit M. Adelman.
En outre, quatre magazines à destination des publics militaires, Army Times, Air Force Times, Navy Times et Marine Corps Times, publieront lundi un éditorial réclamant la démission de M. Rumsfeld, a rapporté la chaîne de télévision NBC Newshttp://fr.chinabroadcast.cn/181/2006/11/05/81@116303.htm
Les grandes manoeuvres
08-11
# Bush a remplacé l'intransigeant Rumsfeld, par son ancien directeur de la CIA, Robert Gates. (Donald Rumsfeld, déjà en poste le 11 septembre 2001,)
(EuroNews)
08-11
Bush a annoncé la démission du secrétaire à la guerre Rumsfeld, un des co-responsable de la guerre contre l’Irak, au lendemain de la défaite du parti républicain aux élections parlementaires.
Donald Rumsfeld, était à la tête du ministère de la défense depuis 2001((Donald Rumsfeld, déjà en poste le 11 septembre 2001,) où il a conduit les USA dans deux guerres et une occupation de l’Irak et de l’Afghanistan.
(avec AP)
08-11
# Bush a présenté mercredi Robert Gates, spécialiste du renseignement et grand ami de la famille Bush, nommé secrétaire à la Défense en remplacement de Donald Rumsfeld au Pentagone.
Robert Gates : Né à Wichita, dans le Kansas, le 25 septembre 1943, Robert Gates est diplômé des universités d'Indiana et de Georgetown. Il a fait son entrée à la CIA en 1966 en tant qu'analyste de renseignements, avant de franchir graduellement les paliers, jusqu'à diriger la principale agence de renseignements américaine entre novembre 1991 et janvier 1993 sous la présidence de George Bush père.
Bien qu'ayant collaboré avec les démocrates, Robert Gates est un proche de la famille Bush. Il a notamment été assistant pour les affaires de sécurité intérieure de George Bush père à l'époque où celui-ci était président des USA.
Preuve de ses liens avec le clan Bush, il a été doyen intérimaire de la "George Bush School of Government and Public Service" à l'université A&M du Texas, établissement dont il est le président depuis 2002.
AP
## 1ere parole du nouveau …
Gates : "Les Etats-Unis sont en guerre en Irak et en Afghanistan. Nous nous battons contre le terrorisme mondial et faisons face à de sérieuses menaces concernant notre paix et notre sécurité. L'issue de ces conflits conditionnera notre monde pour les décennies à venir",.
(EuroNews)
Dans les coulisses et au sénat
08-11
# Tammy Duckworth, une ancienne militaire qui a perdu ses deux jambes en Irak et menait campagne en dénonçant l'"erreur" de l'intervention militaire, a échoué mardi dans sa quête d'un siège de représentant de l'Illinois.
Tammy Duckworth est un symbole des "Fighting Dems" ("les combattants du camp démocrate"), ces anciens combattants lancés par le Parti démocrate pour damer le pion aux républicains et à leur "président de guerre" Bush .
Ps : Tammy Duckworth se présentait dans la sixième circonscription de l'Illinois, près de Chicago,
Nb : Moins du tiers des députés de la chambre sortant ont une expérience militaire. Il y a 35 ans, cette proportion était de 75%.
(Reuters)
3-6 Dans le monde
Australie
09-11
Le Premier ministre conservateur, fidèle partisan de Bush, J. Howard a estimé que la victoire des démocrates aux élections de mi-mandat mardi ne signifieraient pas un retrait des troupes.
"La stratégie ne changera pas",
Howard.a mainte fois assuré que les troupes australiennes resteraient en Irak aussi longtemps que nécessaire, ceci malgré la forte opposition de l'opinion.
AP
France
# Chirac exprime à Talabani le "soutien" de la France à l'IrakCRI OnlineLe président français Jacques Chirac a reçu jeudi après-midi à l'Elysée le président irakien Talabani pour un entretien qui doit "donner un nouvel élan" aux relations franco-irakiennes ...http://fr.chinabroadcast.cn/181/2006/11/03/55@116073.htm
4 Lutte pour la libération du territoire
Pertes US - Ville non précisée
04-11
Trois marines américains ont été tués dans la province agitée d'Al-Anbar en Irak, portant à 14 le nombre de soldats américains morts ce mois-ci, a annoncé vendredi l'armée américaine.
Les trois soldats qui appartenaient à la 7e équipe du Régiment de combat, sont morts jeudi des suites de leurs blessures infligées au cours d'une action la province d'Al- Anbar, a précisé l'armée dans un communiqué.
http://fr.chinabroadcast.cn/181/2006/11/04/44@116221.htm
05-11
Un soldat américain basé à Bagdad est mort au combat dans l'ouest de la capitale irakienne, a annoncé l'armée. Il a été tué par des tirs d'armes individuelles, précise-t-elle dans son communiqué diffusé dimanche.
06-11
(Un hélicoptère s'est écrasé lundi matin au nord de Bagdad, et deux soldats américains ont été tués, a annoncé l'armée américaine.( Il a eu lieu dans la province de Salahuddin, où se trouve Takrit, la ville natale de Saddam Hussein.)
AP) -
07-11
"Un soldat de la Task force +Lightning+ assigné à la 3e brigade de combat, de la 25e division d'infanterie a été tué mardi au cours d'une action ennemie dans la région de Kirkouk", à 250 km au nord de Bagdad, a annoncé l'armée dans un communiqué. Trois soldats américains ont également été blessés.
(afp-15h15)
07-11
Un soldat américain a succombé aux blessures infligées par l'explosion d'une bombe au nord-ouest.
(AFP)
08-11
L'armée a annoncé la mort d'un Marine qui a succombé mercredi à ses blessures, sans autre précision..
(afp-15h15)
09-11
Dans un bref communiqué, l'armée américaine précise que deux soldats ont été tués jeudi quand une bombe a explosé au passage de leur véhicule vers 12h48.
AP
10-11
Deux membres de la police militaire ont trouvé la mort et un troisième a été blessé dans l'explosion d'une bombe au passage de leur véhicule, à Bagdad.
Un "marine" a été tué au combat dans la province occidentale d'Anbar.
(Reuters)
ndlr : Cela donne un total de 29 tués en 10 jours
1-1 Bagdad
Ancienne version
11-10
Un incendie a éclaté mardi dans un dépôt de munitions du sud de Bagdad, lorsque des roquettes et des obus de mortier ont été tiré contre la base des forces occupantes américaines. déclenchant des dizaines d'explosions, annonce l'état-major américain. .
L'armée US assure qu'aucune victime n'a été signalée dans l'immédiat.(...)
L'Armée islamique en Irak, un groupe de résistants, a revendiqué cette attaque.
La chaîne de télévision irakienne Iraqia a montré des images d'un immense incendie éclairant le ciel nocturne.
D'après le ministère de l'Intérieur, ces explosions ont ébranlé trois quartiers proches de la base opérationnelle "Falcon" située dans le quartier de Doura, dans le sud de la capitale.
"Le feu couve encore et des munitions continuent d'exploser", a dit le porte-parole américain.
Trois bataillons sont installés à Camp Falcon, avec des chars Abrams, des véhicules de combat de type Bradley et des Strykers.
Ces militaires participent à l'opération américano-irakienne à Bagdad.
(Reuters)
Nouvelle version des évenement du 10 octobre :
Attaque du camp Falcon par la Résistance Irakienne :
La destruction de l’entrepôt d’armes US à la base de Falcon, au Sud de Baghdad, le mardi 10 octobre vers 22 heures (heure locale), l’un des sites les mieux surveillés et défendus par l’occupant a été filmée et diffusée par deux sources différentes. L’incendie parti d’un tir nourri de mortier a duré toute la nuit. Elle atteste de la fragilité des positions de l’occupant. L'attaque particulièrement dévastatrice aurait fait environ 300 morts (Ce camp héberge plus de 3000 personnes en temps normal), des soldats américains, et des Marines, ainsi que des agents de la CIA et des traducteurs US. Il y a eu aussi 165 blessés graves et 39 blessés légers. 9 avions gros porteur marqué du sigle de la Croix Rouge ont été vu par des journalistes étrangers, atterrissant et décollant emportant les morts et les blessés.
En plus, 122 soldats irakiens ont été tués ainsi que 90 sérieusement blessés qui ont été évacués vers l'hôpital militaire américain d'al-Habbaniyah situé à environ 70 Km de Bagdad.
Mais silence complet du côté des autorités militaires américaines, de l'administration Bush aux abois.

06-11
Les autorités irakiennes ont assoupli le couvre-feu instauré à Bagdad après la condamnation à mort de Saddam Hussein.
Le couvre-feu exceptionnel avait été instauré dimanche. Les restrictions sur les déplacements à pied ont été levées. La circulation automobile sera à nouveau autorisée mardi dans les rues de la capitale irakienne, ont annoncé les services du premier ministre.
Le couvre-feu concerne Bagdad et, au nord de la capitale, les provinces de Diyala, et Salaheddine, Tik
(ats 18:59)
09-11
Un soldat(irakien ?) est mort et quatre civils ont été blessés lorsqu'une bombe a explosé au passage d'une patrouille militaire, rue Palestine, dans le centre de la capitale.
(AFP) – .
09-11
Après une brève accalmie due au couvre-feu imposé dans la capitale en prévision du verdict de Saddam Hussein dimanche, Bagdad a été secouée mercredi par une série d'attaques qui ont fait 29 morts.
(AFP) –
Autres Provinces
Censuré : plus aucune information ...
1-14 Les autres régions de l'Irak occupée
Madain
05-11
Cinquante-trois présumés résistants ont été tués dans une offensive militaire conjointe irako-américaine au sud-est de Bagdad, a rapporté dimanche la police irakienne.
L'opération a été menée samedi soir dans une zone de vergers près de Madain, à une vingtaine de kilomètres de la capitale irakienne, a précisé le lieutenant de police Bilal Ali Majid.
Les troupes irakiennes et américaines essuyaient des attaques répétées en provenance de cette zone. Les tireurs étaient suspectés d'avoir des liens avec l'organisation Al-Qaïda en Irak, a dit le policier.
AP

L’Irak en chiffres (depuis le début de la guerre de conquête en mars 2003)




Peuple

Civils tués (depuis l'occupation)
659.059
Civils blessés (depuis l'occupation)
67.206(chiffre très très minimum)
Civils violés (par les troupes d'occupations)
2.507 (voir Ibrahim Allousch
Civils/Résistants arrêtes : (une dizaine par jour...)
7.993 (chiffre minimum)
Résistants (décrit tel quel ) tués
3.312 (chiffre minimum)
Résistants (décrit tel quel ) blessés
3.823 (chiffre minimum)
En prison
39.593 (Craig Roberts)
Embargo
750.000 enfants (chiffre minimal)
Embargo
750.000 adultes (chiffre moyen)


Militaires irakiens tués pendant l'invasion
45.468 (chiffre minimal)
Civils tués pendant l'invasion
120.000 (chiffre minimal)


Coalition (depuis le début de la guerre) :

Nombre de Soldats tués (ou morts...)
9.962
Soldats rapatriés (blessés ou malades)
51.658 (chiffre minimal)
(*) dont 10% meurent en cours de route ou à l'hopital)

Disparus (dans la nature)
1.014
Désertions
5.501
Mutinerie
2 corps + 25
Aide psychologique
66.108***
Suicides
79


Policiers/soldats irakiens (ou mercenaires ..) tués
7.234
Policiers /soldats irakiens (ou mercenaires .) blessés
9.510
Policiers /soldats irakiens disparus (dans la nature)
13.854


Autres tués (collaborateur irakiens & autres etc)
4.366
Autres blessés ( collaborateur etc)
3.177


Oléoducs,les infrastructures pétrolières & d'electricité
239 attaques (très grand minimum)
Infrastructures du rail
195 attaques (idem)
Hélicopteres
69 ++ (idem)
Avions (& drone)
24 ++

Ces totaux sont obtenu par le recoupement (si possible) des chiffres des pertes communiqué par la résistance & les médias occidentaux
10-11
Selon une étude parue en octobre dans la revue médicale britannique "Lancet", conduite par des médecins de l'Université américaine Johns Hopkins et de l'école de médecine Al Mustansiriya de Bagdad, quelque 655.'000 civils sont morts en Irak entre mars 2003 et juillet 2006.
(ats 10:47)
Lire 7-1 Point de vue de Sâadoun Al Machhadani : Une réalité née de l'occupation : Les enfants sont les premières victimes du nouvel ordre mondial
5 Médias
Ndlr : PS : la publication des articles ou analyse ne signifie nullement que la rédaction partage les analyses ou point de vue des auteurs, mais doit être vu comme information
Marc
5-1 Les efforts du « Monde » pour discréditer la Résistance irakienne
Dans son édition du 23 septembre 2006, Le Monde consacre un article à la présentation de rapports de la Commission des Droits de l’homme de l’Onu quantifiant l’augmentation du nombre de civils tués en Irak et pointant la généralisation de la torture, y compris dans les centres de détention officiels, en soulignant la responsabilité du gouvernement et des forces de la Coalition.
Pour ce faire, le secrétariat de rédaction du Monde a compilé des dépêches des agences AP et AFP, et ajouté un surtire et un titre.
Le surtitre , « Irak : violences intercommunautaires, tortures et enlèvements », pose que les violences sont le fait des rivalités communautaires comme si le pays n’était pas occupé par des forces étrangères.
Le titre, « La guérilla irakienne transforme des otages en kamikazes, selon le ministre de la défense ». introduit deux mots qui ne se trouvaient pas dans les dépêches originelles : « guérilla » et « kamikaze ».
Pour le Dictionnaire Hachette, le mot « guérilla » désigne « une petite troupe de partisans ». Pour Le Monde, il recoupe les trois groupes désignés dans les dépêches comme la « rébellion » (c’est-à-dire la Résistance à l’occupation), le « banditisme » (les criminels de droit commun) et les « escadrons de la mort » (les Collaborateurs de l’occupation). Pour le Dictionnaire Hachette, le mot « kamikaze » désigne « le pilote d’un avion japonais bourré d’explosifs qu’il faisait volontairement s’écraser sur les navires ennemis ». Par extension, il s’applique à tout combattant qui entreprend une action militaire en sacrifiant délibéremment sa vie. Pour Le Monde, il doit avoir un sens bien différent, puisqu’il est fait référence dans l’article aux propos de Saadoun Al-Douleimi, selon lequel la rébellion piège les véhicules des otages qu’elle libére et déclenche par la suite des explosions à distance. Pour le ministre de la défense irakien, il va de soi que les otages libérés n’ont pas été « retournés », mais servent à leur insu à transporter des bombes dans les zones « sécurisées ».
Par cette mise en forme biaisée et par ces glissements sémantiques, les surtitre et titre du quotidien atlantiste français de centre-gauche dédouannent les forces étrangères de toute responsabilité dans les violences, les enlèvements et les tortures, accolent à la Résistance une image de fanatisme.
5-2 La presse atlantiste évite de relater les propos de G. W. Bush.
La presse européenne, qui avait mis en doute les révélations de l’ambassadeur Craig Murray, les rapports du Conseil de l’Europe et l’enquête du Parlement européen sur les prisons secrètes de la CIA, se félicite des derniers discours de Bush. Le président des États-Unis a en effet reconnu les faits et annoncé la fermeture de ces prisons.
Pour la presse atlantiste, cet épisode montre que les États-Unis sont toujours un État de droit dans lequel le président lui-même a été containt de se plier aux injonctions de la Cour suprême. Etrangement, personne ne se demande pourquoi ces prisons étaient secrètes si l’on n’y faisait rien de répréhensible, ni pourquoi le Pentagone a jugé de bon de se démarquer de la CIA en publiant cette semaine des instructions interdisant diverses tortures.
Aucun média ne présente ses excuses pour avoir nié les faits pendant des années, ni ne relève les arguties juridiques qui permettront à M. Bush de maintenir dans certains cas les commissions militaires que la Cour suprême vient de condamner.
Mais le plus étonnant est à venir : Bush a profité de l’occasion pour présenter sa version du 11 septembre et de la guerre au terrorisme. Dans son troisième discours de la semaine sur le même sujet, il a déclaré que l’ennemi était « un réseau de terroristes sophistiqués et suicidaires » dont le but est de construire « un empire islamique radical s’étendant de l’Espagne à l’Indonésie ». Dans ce réseau, il a rangé la Résistance libanaise déclarant : « le Hezbollah a pris des vies innocentes en Israël et a réussi brièvement à sapper le gouvernement démocratique du Liban ».
Bref, sans qu’aucun commentateur ne réagisse, M. Bush a affirmé que le Hezbollah chiite ne visait pas à défendre le Liban, mais à instaurer le caliphat sunnite et était lié aux attentats du 11 septembre 2001.
On comprend qu’un discours aussi ridicule gêne les atlantistes. La presse dominante en Europe a donc choisi de ne pas le citer. Et c’est bien tout le problème avec sa description du régime Bush : elle n’en présente que ce qui l’arrange en le sortant de son contexte. C’est ce que l’on qualifie habituellement de propagande.
6 Les brèves
Ndlr : PS : la publication des articles ou analyse ne signifie nullement que la rédaction partage les analyses ou point de vue des auteurs, mais doit être vu comme information
Marc
6-1 Point de vue de Reuters : Le départ de Rumsfeld rend plus facile à Bush d'envisager un infléchissement de sa politique en Irak.
09-11
Le départ de Rumsfeld du Pentagone rend plus facile au président George Bush d'envisager un infléchissement de sa politique en Irak.
Du coup, certains analystes n'hésitent pas à prédire un retrait échelonné des forces américaines de l'ex-Mésopotamie, où elles sont enlisées depuis trois ans et demi
En tant qu'artisan du renversement du régime de Saddam Hussein, Rumsfeld a incarné cette présence militaire fortement contestée au coeur même du Moyen-Orient.
Par voie de conséquence, il a été le premier à payer le prix politique d'un engagement qui a coûté à Bush sa majorité dans les deux chambres du Congrès
Le remplacement de Rumsfeld par l'ancien directeur de la CIA Robert Gates est en soi annonciateur d'un changement de stratégie en Irak.
Gates est en effet membre de la commission de "sages" conduite par l'ex-secrétaire d'Etat républicain James Baker chargée de recommander à Bush dans les semaines à venir une voie de sortie.
On s'attend à ce que la commission bipartisane, coprésidée par l'ancien représentant démocrate Lee Hamilton, se prononce pour un retrait militaire progressif d'Irak.
"Que Rumsfeld s'en aille et que Gates arrive m'incite à penser que l'on va assister, d'une façon ou d'une autre, à un retrait par étapes", confie Lawrence Korb, ex-sous-secrétaire à la Défense du temps du président Ronald Reagan.
"On va réduire le nombre de soldats graduellement pour dire aux Irakiens que les Etats-Unis ne sont pas là-bas à jamais et qu'ils doivent compter sur eux-mêmes", estime cet analyste.
Le discours de Washington jusqu'à présent consistait à dire que l'US Army resterait le temps qu'il faudrait pour réduire la violence et permettre à l'armée irakienne de prendre le relais.
"Il ne fait aucun doute, à mon avis, que le niveau de l'engagement américain en Irak va être réduit", convient une autre analyste, Loren Thompson. .
De nombreux experts estiment que la détérioration de la sécurité ne lui laisse aucun bon choix. "Rumsfeld laisse les forces américaines sans espoir de victoire", juge Thompson.
Dès lors, un retrait progressif des Etats-Unis aurait l'avantage de placer les autorités irakiennes devant leurs responsabilités et de les inciter à favoriser une réconciliation entre factions.
Mais, pour l'analyste Tom Donnely, il n'est pas sûr qu'elles aient cet objectif en tête et il est fort possible qu'une guerre civile soit la seule issue.
Washington, dans ce cas, n'aura d'autre choix que de tenter de deviner qui en sortira gagnant.
jeudi 9 novembre 2006, 14h43
6-2 On ne regrette pas Rumsfeld
09-11
De nombreux hommes politiques irakiens ont accueilli cette nouvelle sans déplaisir, même s'ils doutent que cette démission soit le prélude d'un changement radical de la politique américaine en Irak.
"Cette démission est bien tardive. Elle aurait dû se produire dès la révélation du scandale d'Abou Ghraib au printemps 2004", a estimé le députe Mahmoud Othman, en allusion aux révélations de sévices infligés aux prisonniers par des soldats US dans cette prison à l'ouest de Bagdad, qui avaient provoqué un immense scandale.
Pour le député sunnite Salah Motlaq, un adversaire résolu de l'invasion américaine, cette démission témoigne d'"une prise de conscience".
"Tout ce qu'a fait Rumsfeld en Irak était contraire à l'éthique et au comportement humain, et ne reflète pas la politique d'un pays civilisé comme les Etats-Unis", a-t-il jugé.
"La politique américaine en Irak est un prolongement des erreurs commises par Rumsfeld qui a permis le renforcement des milices et une multiplication des ingérences régionales", a-t-il ajouté. "J'espère qu'une nouvelle politique verra le jour".
Mais pour le député chiite Jalal al-Din al-Saghir, membre du Conseil suprême de la révolution islamique en Irak, "la politique américaine ne change pas lorsque le titulaire d'un portefeuille est remplacé. L'Amérique suit toujours son intérêt national".
(Afp)
6-3 Point de vue de l’Associated Press : Changement de cap en Irak ?
Leur triomphe au Congrès leur a permis d'obtenir la tête de Donald Rumsfeld et ils veulent désormais pousser la Maison Blanche à un changement de cap en Irak et à commencer à faire rentrer les troupes. Mais les démocrates, qui avaient axé leur campagne sur la dénonciation de la politique Bush en la matière, avancent tout de même sur des oeufs sur ce dossier sensible.
La chute du patron du Pentagone qui incarnait pour le monde entier le visage d'une guerre américaine dévoyée était réclamée depuis de longs mois par les démocrates et aussi de plus en plus de républicains. Mais Bush réaffirmait régulièrement son soutien à son ministre de la Défense et martelait que la guerre d'Irak était sur la bonne voie. Des arguments qui ont perdu leur raison d'être après la "raclée" du 7 novembre, qui a contraint Bush à désormais reconnaître la nécessité d'une inflexion.
Désormais, les démocrates espèrent disposer de l'impulsion nécessaire pour pousser au-delà du départ de Rumsfeld. Même si la question s'annonce particulièrement difficile à gérer pour une nouvelle majorité elle-même divisée et restée très prudente sur l'Irak.
La première étape, l'année prochaine, sera le vote d'une texte appelant au retour immédiat d'un nombre jusqu'ici indéterminé de soldats. Lorsque le nouveau Congrès se réunira en janvier, les démocrates entendent appeler à un début de retrait, et à augmenter les fonds pour les anciens combattants et la formations des forces chargées des opérations spéciales.
Les démocrates jugent que ce sera là un signal politique fort en direction des électeurs américains, et un appel du pied aux Irakiens pour plus assumer leurs responsabilités.
"Je crois qu'un grand nombre de républicains voudront se joindre à nous, car il y a un grand malaise dans ce pays", estime Carl Levin, sénateur démocrate qui pourrait prendre la tête de la Commission sénatoriale des armées dans le nouveau Congrès.
Une dynamique qui pourrait d'ailleurs se mettre en branle avant la fin de l'année: John Warner, l'actuel président de la commission sénatoriale, a déjà prévu une audience sur l'Irak la semaine prochaine, avec le témoignage de haut responsables militaires et du renseignement.
Et après l'annonce abrupte par Bush du départ de Rumsfeld, qui a surpris tout Washington, Warner a d'ores et déjà fait savoir qu'il voulait organiser avant la fin de l'année les audiences de confirmation de son successeur, l'ancien patron de la CIA Robert Gates. Des audiences qui pourraient bien se transformer en véritable enquête sur tous les aspects de la guerre d'Irak.
Les démocrates attendent également avec intérêt les recommandations de la commission bipartisane sur l'Irak dirigée par l'ancien secrétaire d'Etat James Baker, qu'on attend pour janvier, voire plus tôt.
Les démocrates de la Chambre des représentants comptent également mettre sur pied l'année prochaine une nouvelle commission appelée à se pencher sur les abus dans les dépenses et les politiques de défense. Et aussi peut-être une commission indépendante chargée d'enquêter sur les fraudes et gaspillages liés aux milliards de dollars dépensés pour la reconstruction de l'Irak, dossiers délicats pour les républicains.
Les démocrates désormais majoritaires auront certes le pouvoir d'exiger des informations à la Maison Blanche et de contrôler les cordons de la bourse fédérale, mais leur capacité à contrôler la politique étrangère et de défense est constitutionnellement limitée: le président commande les forces armées et dirige la diplomatie. En outre, bien que majoritaires au Sénat, leur marge y est étroite: ils ne disposent pas de la majorité des deux-tiers nécessaire à passer outre un veto présidentiel et adopter des lois auxquelles la Maison Blanche serait opposée. Ni des 60 voix nécessaires pour empêcher les sénateurs républicains de pratiquer l'obstruction.
"Ils vont devoir s'investir dans toutes les directions sur l'Irak", estime Darrell West, professeur de sciences politiques à l'Université Brown. "Ils doivent prendre le temps, poser les questions qui fâchent et voir comment la situation évolue sur l'année prochaine".
Malgré ces incertitudes sur l'avenir, les démocrates l'ont bien souligné, et Bush l'a reconnu, ce scrutin aura été un référendum sur la guerre: l'écrasante désaffection exprimée par l'électorat face à l'enlisement irakien par les électeurs fait désormais peser une pression accrue sur le président et les républicains. Mais aussi sur les démocrates.
AP
6-4 Edito de Patrice Chabanet : ''L'addition irakienne''
C'était prévisible : les Américains ont présenté l'addition irakienne à Bush.Elle est particulièrement salée, avec la large victoire des démocrates aux élections du mid-term. Le syndrome vietnamien risque donc de rendre extrêmement périlleuse la fin du mandat. Les groupes armés hostiles à la présence des Etats-Unis feront sans doute monter la pression militaire en Irak pour agir sur l'opinion publique américaine.
Or dorénavant, le locataire de la Maison-Blanche va devoir compter avec un Congrès plus rétif, et surtout plus regardant quant à l'engagement américain en Irak. Certes, il ne faut pas s'attendre à une volte-face, car les démocrates n'entendront pas donner l'impression de tirer dans le dos de l'US Army empêtrée dans le bourbier irakien. Mais, par le biais des enquêtes parlementaires et par le vote des budgets, l'opposition à George W. Bush va limiter sa marge de manoeuvre. Plus globalement, les démocrates sont dans une position privilégiée pour affaiblir George W. Bush, non seulement en tant que président des Etats-Unis, mais en tant que républicain, ce qui pèsera d'une manière ou d'une autre sur l'issue de la présidentielle de 2008.
A moins que Bush compose avec les démocrates dans les deux dernières an­nées de son mandat. Lui, d'une certaine manière, y a intérêt pour ne pas s'enfoncer davantage dans l'aventure irakienne. Le Parti démocrate, au contraire, sera tenté de faire monter les enchères, ne serait-ce que pour faire payer à Bush les éternels décomptes, pas très clairs, qui ont précédé son élection en 2004.
Patrice Chabanet
09-11
6-5 Bush & la nomination de Bolton comme ambassadeur des USA auprès des Nations unies .
10-11
Bush a renvoyé au Sénat la nomination de John Bolton comme ambassadeur des Etats-Unis auprès des Nations unies, malgré les critiques contre son action et le risque d'un nouveau refus de confirmation par le Congrès, a annoncé la Maison Blanche..
M. Bush a été contraint de nommer M. Bolton par décret en août 2005, devant les réticences suscitées par sa personnalité et l'impossibilité de surmonter les manoeuvres d'obstruction de l'opposition démocrate.
Mais une telle nomination n'est valable que le temps de la législature en cours. Pour être reconduit, M. Bolton doit à présent être confirmé par le Sénat.
Selon ses détracteurs, M. Bolton est mal placé pour représenter les Etats-Unis aux Nations unies. Ils lui reprochent son mépris passé, pour la coopération internationale.
Celui-ci s'est manifesté, disent-ils, quand il était sous-secrétaire d'Etat (2001-2005), par son opposition farouche à la création de la Cour internationale de justice, ses efforts pour faire échouer une conférence sur les armes bactériologiques, mais aussi son rôle trouble dans la justification de la guerre en Irak.
Afp
6-6 L'Appel au changement : Une pétition de militaires US appelle au retrait d'Irak...
Une pétition appelant au retrait d'Irak a déjà été signée par plusieurs centaines de militaires et doit être présentée formellement en janvier au Congrès,
"En tant qu'Américain patriote et fier de servir le pays, j'appelle les dirigeants politiques au Congrès à soutenir le retrait rapide de toutes les forces et bases militaires américaines d'Irak.
Rester en Irak ne marchera pas et n'en vaut pas le prix. Il est temps pour les troupes américaines de revenir à la maison", affirme le texte de cette pétition publiée sur le site web wwww.appealforredress.org.
Le texte a déjà été signé par plusieurs centaines de militaires, a indiqué à l'AFP un des responsables de cette campagne lancée à l'initiative de militaires basés dans la région de Norfolk (Virginie, est).
Les noms des signataires n'ont pas été rendus publics en raison des restrictions qui encadrent l'expression de leurs opinions par les militaires.
La loi aux Etats-Unis autorise les militaires à exprimer leurs griefs concernant les agissements de leur hiérarchie auprès de leur représentant au Congrès et elle les protège contre d'éventuelles représailles.
"De nombreux soldats sont préoccupés par la guerre en Irak et sont pour le retrait des troupes américaines. +L'Appel au changement+ fournit un moyen aux militaires de réclamer aux parlementaires la fin de l'occupation militaire américaine", écrivent les auteurs de la pétition sur le site web.
L'appel est soutenu par des organisations antiguerre: les Anciens combattants d'Irak contre la guerre (IVAW), les Anciens combattants pour la paix (VFP) et Les familles de militaires parlent.
Selon le journal local, The Virginian-Pilot, le leader de la pétition est Jonathan Hutto, un marin qui sert sur le porte-avions Theodore-Roosevelt, dont le port d'attache est Norfolk.
(Avec Afp- 07-11 00h17)
6-7 Le caporal T.Jackson : La victime Hachim Ibrahim Aouad, fut attachée, sortie de la ville et placée dans un trou. Les huit hommes présents lui tirèrent dessus.
07-11
Le caporal Tyler Jackson, 23 ans un "marine" a reconnu devant une cour martiale que l'escouade à laquelle il appartenait avait délibérément abattu un Irakien en avril dernier, avant de décider de dissimuler les véritables raisons du décès. .
Plusieurs membres de l'unité en question ont reconnu que le plan initial concocté par le sergent Lawrence Hutchins était de mettre la main sur Saleh Gowab, qu'ils soupçonnaient d'avoir participé à des attaques , parmi lesquels l'explosion d'une mine qui avait tué quatre membres de leur unité.
Mais, la nuit du meurtre, quatre membres de l'unité capturèrent un homme en pensant qu'il s'agissait de Gowad, ce qui n'était pas le cas.il s’agissait de Hachim Ibrahim Aouad, un ancien policier âgé de 52 ans.
La victime fut attachée, sortie de la ville et placée dans un trou, a précisé Jackson. Les huit hommes présents lui tirèrent dessus.
"Tout le monde a donné son accord verbal. Pas grand chose d'autre a été dit", a dit Jackson en cour martiale sur la base des "marines" de Camp Pendleton.
Les huit ont ensuite décidé de défendre la version selon laquelle Aouad serait mort après avoir ouvert le feu sur les marines tandis qu'il creusait un trou pour y poser une bombe…
Il a plaidé coupable de voie de fait aggravée et de conspiration en vue de faire obstruction à la justice. Le lieutenant colonel Joseph Lisiecki, président de ce tribunal, a fixé au 16 novembre l'énoncé du verdict.
Ps : Jackson est le 3eme soldat Us à plaider coupable dans cette affaire.
(Reuters)
7 Dossier & Point de vue
Ndlr : PS : la publication des articles ou analyse ne signifie nullement que la rédaction partage toutes les analyses des auteurs
mais doit être vu comme information
Marc
7-1 Point de vue de Sâadoun Al Machhadani : Une réalité née de l'occupation : Les enfants sont les premières victimes du nouvel ordre mondial.
Les enfants ont été les premières victimes du nouvel ordre mondial caractérisé par la domination du projet impérialiste usaméricain sur le monde. Le capitalisme sauvage, avec ses aspects sécuritaires et guerriers, a fait perdre à l’enfance son innocence, ses rêves et ses droits. Dans le cas des enfants d’Iraq, la destruction de leur enfance a commencé avec la fin de la deuxième guerre du Golfe et le blocus dévastateur du pays qui s’en est suivi. A ce propos, Richard Read, fonctionnaire de l’UNICEF, décrit Bagdad de l’après –guerre comme « une ville dont l’aspect extérieur ne semble pas foncièrement altéré et un corps dont la peau n’est pas gravement atteinte, alors que toute sa structure osseuse est détruite et que toutes ses articulations sont écrasées ». Une équipe de travail de l’Université de Harvard a entrepris de visiter onze principales villes iraquiennes durant de longs mois et a conclu que « les véritables victimes de la maîtrise technologique usaméricaine étaient les enfants iraquiens ». Une étude approfondie, entreprise par le Centre Harvard pour la santé, sur un échantillon de 16.076 enfants iraquiens, a révélé que le taux de mortalité infantile a augmenté au moins de trois fois par rapport à la fin de la deuxième guerre du Golfe. Il y avait dans l’équipe du Centre de Harvard deux spécialistes de traumatologie psychique infantile qui ont effectué 214 longs entretiens avec des enfants des écoles primaires et qui sont parvenus à cette conclusion affolante : à savoir que le traumatisme psychologique résultant de la guerre et vécu par les enfants iraquiens dépassait de loin tout traumatisme psychologique, subi par les enfants durant toutes les guerres à travers l’histoire.
Alors que tous les chiffres et les indicateurs du désastre continuaient de grimper, la communauté internationale dormait d’un sommeil profond au fond d’une caverne et la machine de guerre usaméricaine, encore insuffisamment satisfaite du nombre de 1,5 millions d’enfants morts, continuait d’écraser les enfants iraquiens. Les statistiques officielles de l’UNICEF contenues dans son rapport de la fin de 2005 sur les enfants iraquiens, révèlent que sur les 27 millions d’Iraquiens, il y a 44% d’enfants de moins de 15 ans (dont 4 millions de moins de 5 ans) et qu’un enfant sur huit meurt chaque année. Actuellement, près de 25% de ces enfants sont menacés de mort à cause de la malnutrition. Les mêmes statistiques révèlent que 20% des enfants en âge scolaire ne fréquentent plus l’école et que 7% des habitations ont été détruites par les bombardements et les opérations de fouille entraînant une augmentation du nombre des enfants des rues. Une étude de terrain, effectuée par une organisation humanitaire de sauvegarde de l’enfance iraquienne, agissant notamment au niveau de la santé et de l’éducation des enfants, révèle ce qui suit : Au cours de la période entre les années 2003 et 2005, une étude de terrain effectuée dans une zone populaire de forte densité de population, en l’occurrence Sadr-Ville, a révélé la propagation alarmante des signes de l’hépatite virale et l’existence de 40.000 cas avérés chez les enfants de cette cité. Dans d’autres zones, les cas d’hépatite virale étaient au nombre de 36.000 chez les enfants, doublés parfois de signes de la typhoïde. Au cours de la même période 2003- 2005, on a décompté le décès de 93.765 enfants pour des causes multiples. Plus tard, on avait diagnostiqué 3.000 nouveaux cas d’hépatite virale chez des enfants qui ont été transférés dans les divers services compétents de la santé. De même qu’on avait diagnostiqué 24.157 cas de maladies de longue durée et de maladies incurables chez les enfants de Bagdad et des gouvernorats environnants. Toutes ces statistiques sont à la disposition des chercheurs dans nos archives. Récemment, on a diagnostiqué chez des enfants du gouvernorat de Nassiriya, 300 cas de thalassémie (1). Concernant la déscolarisation des enfants pour cause d’insécurité et d’absence de services scolaires et même d’eau potable dans les écoles, notre étude a révélé qu’il y a, jusqu’à la fin de 2005, 811.344 enfants en abandon scolaire, rien que dans les gouvernorats de Dhou Qarr, Missan, Al kout, Addiwania et Bassorah. Une réalité née de l’occupation L’occupation a engendré une nouvelle réalité : la naissance du phénomène des enfants des rues, l’augmentation du nombre d’orphelins, l’usage de drogues et les dérives délictueuses et criminelles.
La détérioration de la situation économique et des conditions de vie des familles a engendré pour sa part, le développement du travail des enfants. Tous les gouvernements installés par l’occupant ont été incapables d’apporter des solutions à ces problèmes. Le plus grave danger qui guette les enfants iraquiens est celui de la toxicodépendance, source de tous les maux et le moyen le plus sûr pour détruire la personnalité, voire l’humanité et il faut croire qu’actuellement elle accompagne les enfants iraquiens de très près. Ainsi, cette déclaration du docteur Amer Al Khouzaï, secrétaire général technique du ministère de la Santé assurant « que la dernière étude de terrain, avait décompté dans la seule ville de Bagdad, 1000 enfants de moins de 12 ans accros à la drogue ». Le responsable de la commission d’orientation au sein de l’Organisation de lutte contre les drogues, le docteur Salah Hamid, déclare pour sa part, qu’il y a plus de 2.000 enfants accros aux drogues, tous des orphelins et des enfants abandonnés et connus dans les rues de Bagdad. Leur nombre ne cesse d’augmenter dans les conditions actuelles. Un certain nombre de ces enfants usagers des drogues, reste inconnu parce qu’ils ont encore des familles qui les hébergent, les soignent dans des cliniques privées et les soustraient ainsi au regard de la société pour éviter le scandale, ce qui démontre que leur nombre reste inconnu et en tout cas supérieur aux chiffres officiels. Le ministère de l’intérieur estime pour sa part que « la présence dans les rues, des enfants accros aux drogues, fait partie du paysage quotidien, ce qui les expose encore plus à l’exploitation par les bandes et les gangs du crime organisé. » Pour avoir leur dose de drogue ou leurs capsules, ces enfants accepteraient de faire n’importe quoi. Le ministère de la Santé a estimé d’autre part que les cliniques publiques et privées, ont enregistré 24.795 cas de personnes ayant réclamé des psychotropes, dont la plupart sont des mineurs. On a d’autre part enregistré un certain nombre de cas de vente, par les officines pharmaceutiques dans certains quartiers de Bagdad, notamment Al Bataouine et l’avenue Sâadoun, de produits enivrants et psychotropes sans la moindre ordonnance médicale. Dans la conférence nationale de lutte contre la drogue et le mauvais usage des produits à effet psychotrope, le ministre de la Santé, le docteur Alaeddine Al Alouane a déclaré que les causes de l’augmentation de l’usage des drogues, tiennent surtout à l’absence de contrôle de l’offre et de la demande de ces produits et donc à la facilité de les obtenir, aux conditions actuelles du pays et au relâchement social ainsi qu’aux difficultés de faire prévaloir la loi. Ces conditions peu ordinaires et souvent sombres, ont fait qu’on a assisté à des meurtres d’enfants, jamais élucidés, dans le but de leur enlever certains organes pour de buts commerciaux. Les services des ministères de l’Intérieur et du Travail et des Affaires sociales, estiment qu’il existe des milliers d’enfants abandonnés, installés dans les ruines de maisons dans les villes, les rues et les jardins publics. Ce que dénoncent justement les associations de protection de l’enfance, rendant ces mêmes ministères responsables de la situation des enfants abandonnés.
Mais au plan global, c'est-à-dire sur l’ensemble du territoire iraquien, les rapports officiels sont encore plus pessimistes. Ils estiment en effet à 5.200.000 le nombre d’orphelins vivant sous la protection de veuves, sans soutien, livrés à la malnutrition et aux maladies. Un grand nombre d’entre eux se trouve sans abri, dormant dans les rues et les places publiques, mal vêtus et les pieds nus, alors que d’autres parmi eux, ont été repris en main par des gangs du crime, victimes de viols, intégrés dans les circuits de la prostitution. Ce sont là des chiffres effroyables de ce qui se passe dans notre Iraq guillotiné, alors qu’il ne s’est passé pas plus de quarante mois d’occupation ! Quel bilan aurons-nous, si, par malheur et qu’à Allah ne plaise, nous avons à subir encore des années d’occupation. Les violations systématiques des droits des enfants en Iraq ont conduit à une véritable tragédie. Les causes en sont la machine de guerre usaméricaine, l’incurie des gouvernements installés par l’occupation et les luttes entre les diverses forces soutenant l’occupant. C’est ainsi que l’enfance et ses problèmes ont été relégués au dernier plan et n’ont même pas eu un début de solution par les gouvernements successifs depuis l’invasion. NdT : 1) Les thalassémies sont un groupe de maladies congénitales caractérisées par une anomalie de synthèse des chaînes de globines, composantes de l'hémoglobine. Sources : Global Research
Posté par Adriana Evangelizt
7-2 Etude de Ali Eteraz : Ces entreprises qui torturent en Irak.
C'est ce que l'on dit depuis le départ car nous connaissons bien le systéme carcéral étatsunien. Les sociétés privés qui gèrent les prisons américaines sont les mêmes qui opèrent en Irak. Pourquoi ont-ils d'ailleurs construit des prisons ? Pour embastiller des innocents et chaque tête leur rapporte tant d'argent. Tout leur est bon pour faire du fric sur le dos des malheureux. Les types qui travaillent pour ces sociétés ne sont que des brutes, nous avons posé une vidéo ICI qui montre comment ils traitent les prisonniers aux Etats-Unis. Comme en Irak.
Adriana Evangelizt
En 2003, Haider Muhsin Saleh vivait à Dearborn, dans l'État du Michigan, aux USA. Ancien opposant à Saddam Hussein, il avait été emprisonné et torturé par la police secrète du dictateur irakien dans la prison d'Abou Ghraïb, en Irak. Lorsqu'il fut relâché, il s'enfuit en Suède et devint citoyen suédois. Lorsque le régime de Saddam Hussein est tombé, M. Saleh répondit à l'appel des USA aux expatriés irakiens, les incitant à retourner dans leur pays pour le reconstruire. Il fit le voyage de retour à ses frais. A son arrivée en septembre 2003, il fut placé en détention et envoyé dans cette même prison d'Abou Ghraïb où il avait été autrefois torturé par la police de Hussein. Au lieu d'avoir une opportunité de participer à la reconstruction de son pays, il devint le prisonnier numéro 151138 et fut soumis à un "interrogatoire". Les parties génitales de M. Saleh furent liées à celles d'autres prisonniers; son pénis, lié à une corde, fut distendu et battu avec un bâton; son propre sperme lui fut versé sur la tête; son corps nu fut aspergé d'eau en plein cœur de l'hiver; son corps nu fut soumis à des décharges électriques; on lui enroula une ceinture autour du cou de sorte qu'il puisse être traîné; on lui frappa la tête avec un pistolet et contre un mur; on lui fouilla l'anus; on urina sur son corps. Cependant, cet "interrogatoire" était différent des autres [1]. Il était mené non par des soldats mais par des citoyens usaméricains lambda, liés par contrat à de grandes entreprises usaméricaines, CACI et Titan. Dans les discussions sur les entreprises qui bénéficient de la guerre en Irak, des entreprises majeures comme Halliburton sont souvent citées. Mais on sous-estime et on parle bien trop peu du fait que cette guerre a permis à une multitude d'entreprises de récolter les profits liés aux lucratifs contrats gouvernementaux. Nombre de ces entreprises sont impliquées dans les nombreuses prisons situées en Irak, y assurant la supervision, la maintenance ou une sous-traitance, dans les domaines de l'interrogation des prisonniers ou de la traduction. En 2004, aux USA , un éminent cabinet de juristes de Philadelphie [2], le Centre pour les Droits Constitutionnels [3], l'Université de Pennsylvanie, l'École de Droit de l'Université de Chicago, et une poignée d'avocats volontaires ont lancé une action juridique [4] au nom de M. Saleh et des centaines d'autres détenus irakiens abusés et torturés par des contractuels usaméricains travaillant pour CACI et Titan. La plainte, qui porte sur 31 chefs d'accusation, accusait CACI et Titan de toute une litanie de délits de droit commun (agression et maltraitance, par exemple), aussi bien que de violations des droits de l'Homme internationalement reconnus, et de conspiration RICO [5] (approximativement "Organisations corrompues et mues par le racket", NdT). La théorie centralement avancée pour étayer la plainte était que CACI et Titan avaient un intérêt financier à augmenter la quantité d'interrogation [6] qu'elles menaient. Plus les "interrogatoires" duraient, plus elles étaient rémunérées. En 2004, Titan gagnait 96% de ses revenus dans le cadre de contrats gouvernementaux. Les 67 pages constitutives de la plainte contiennent des descriptions détaillées des tortures subies par certains des autres plaignants nommés. Un certain Haj Ali fut suspendu à un plafond et on lui infligea des décharges électriques. Omar Abdul Mutalib fut traîné par terre jusqu'à l'évanouissement. Jasim Al Nidawi fut attaqué aux parties génitales par des chiens. D'autres détenus furent entièrement déshabillés puis enfermés dans une pièce avec une prisonnière nue qui avait un sac en nylon sur la tête et hurlait. La plainte allègue que l'un des contractuels privés a violé une adolescente de 14 ans, et avance des preuves à l'existence probable d'une pièce dédiée au viol, mise en place dans la prison. Il est important de garder à l'esprit que tous ces actes ont été commis par des employés d'entreprises usaméricaines qui ne faisaient nullement partie de l'armée. Une part très significative des informations sur lesquelles a été fondée la plainte provenaient des propres rapports Fay et Taguba [7] de l'armée. Sans ces rapports, il est peu probable que le monde aurait entendu parler A l'heure actuelle, l'affaire en est à la phase d’ "investigation" [8] à la Cour Fédérale du District de Columbia. Les avocats représentant les victimes de tortures font face à deux obstacles majeurs. Premièrement, les plaignants irakiens demandent réparation devant une juridiction usaméricaine, et non pas irakienne; or l'affaire ne relèverait pas de la compétence juridictionnelle des tribunaux usaméricains. Deuxièmement, les accusés agissaient sous l'autorité du gouvernement usaméricain, et de ce fait peuvent avancer l'argument que l'immunité de responsabilité civile dont bénéficie le gouvernement devrait leur être appliquée. En ce qui concerne le premier point, la loi usaméricaine prend position de façon intéressante. En vertu d'une loi promulguée en 1790, l'ATCA ("Alien Tort Claims Act") [9], sont permises les poursuites au civil pour dommages et intérêts engagées par des citoyens étrangers à l'encontre d'entités usaméricaines. Dans les faits, cette loi est restée en sommeil jusqu'à 1980, lorsqu'elle connut une deuxième jeunesse dans le contexte de l'idéologie des droits de l'homme. Depuis lors, plusieurs tribunaux à travers le pays, où siégeaient des juges nommés aussi bien par les Républicains que par les Démocrates, ont reconnu que les citoyens d'un pays étranger pouvaient engager de telles poursuites devant des tribunaux usaméricains. L'exemple le plus récent est une affaire jugée par la Cour Suprême, impliquant un citoyen mexicain enlevé par la DEA [10] et emmené hors du Mexique. La Cour a jugé qu'en vertu de l'ATCA, l'affaire relevait effectivement de la compétence juridictionnelle des tribunaux usaméricains. Cependant, la Cour précisa son jugement en ajoutant que seule une liste de préjudices spécifiés pouvait commander l'utilisation de l'ATCA, et que l'enlèvement n'en faisait pas partie. La procédure utilisée par la Cour pour déterminer quelle sortes de préjudices sont envisagées par l'ATCA consiste à examiner le droit international des années 1790. Si un acte viole aujourd'hui les lois des nations en vigueur en 1790, alors, probablement, il y aura poursuite en vertu de l'ATCA. Il semble clair qu'en 1790 la torture s'opposait aux lois des nations, sinon l'enlèvement. Des preuves en sont fournies par divers traités entre les nations occidentales concernant les échanges de prisonniers, de même qu'une affaire jugée par les tribunaux britanniques qui déclarèrent que des administrateurs de la Compagnie britannique des Indes Orientales [11] étaient civilement responsables pour des préjudices commis en Inde à l'encontre de citoyens indiens. Les avocats des droits de l'homme, dans l'affaire qui nous occupe ici, auront beaucoup plus de mal à soulever la chape de la "sécurité nationale" (équivalent du « secret défense » français, NdT). Un coup d'œil aux affaires récentes suggère qu'à chaque fois, les plaignants se voient contraints à des requêtes extrêmement détaillées pour avoir accès au moindre document. De telles tactiques de gain de temps ne servent qu'à aider CACI et Titan à soustraire l'affaire à la conscience du grand public, et à diminuer gravement les ressources financières déjà maigres des plaignants.

Quelque soit le verdict rendu dans cette affaire, celle-ci aura révélé (et la postérité s'en souviendra) la relation éhontée entre des entreprises usaméricaines et la torture bien réelle.Notes du traducteur [1] C'est-à-dire de ceux qui ont largement été couverts par les médias du monde entier, menés par l'armée usaméricaine. [2] Montgomery, McCracken, Walker & Rhoads. [3] "Center for constitutional rights".On peut consulter (en anglais) leur rapport sur cette affaire à : http://www.ccr-ny.org/v2/gac/legal_article.asp?ObjID=8tzsXQmAh2&Content=423[4] Le texte original utilise l’expression "civil suit", qui me semble bien moins appropriée ici que l’expression ad hoc "class action" qui désigne une action collective en justice. [5] Acronyme de "Racketeer Influenced & Corrupt Organizations Act". [6] Je traduis ici littéralement, à défaut de mieux. L'auteur indique dans la phrase suivante que ce n'est pas le nombre d'interrogatoires qui rapporte (ce qui conduirait plutôt les entreprises à les raccourcir le plus possible), mais le temps global d'interrogation (d'où cette expression "quantité d'interrogation", où interrogation est à interpréter comme un concept global, et non comme un interrogatoire, impliquant un individu. [7] D’après Amnesty International : http://www.amnesty.fr/index.php?/amnesty/agir/campagnes/terrorisme/actions/detentions_secretes
"Après le scandale d’Abou Ghraib qui a éclaté en février 2004, le gouvernement américain a ordonné un certain nombre d’enquêtes et d’études sur les pratiques de détention et d’interrogatoire de ses troupes. Des fuites concernant le rapport d’enquête du général de division Antonio Taguba et le rapport du général de division George Fay, entre autres, ont révélé l’existence de ce qu’ils ont appelé les « prisonniers fantômes ». Il s’agit de personnes maintenues en détention secrète et déplacées d’une prison à l’autre de manière à échapper aux visites du Comité international de la Croix Rouge (CICR). Le rapport Taguba qualifie ces manœuvres de « déloyales, contraires à la doctrine de l’armée et portant atteinte au droit international ». Ces détentions, comme d’autres détentions secrètes et non reconnues, équivalent à des « disparitions »."Voir également supplément du Monde : http://medias.lemonde.fr/medias/pdf_obj/sup_torture_040508.pdf[8] "discovery": désigne en droit US l’investigation de la cause par les parties à une action, la communication de pièces et l’interrogatoire sur les faits, durant la phase précontentieuse [9] Approximativement traduisible par : "Loi sur les Poursuites pour Préjudice à Citoyen Etranger".
[10] "Drug Enforcement Administration", organe fédéral de lutte contre le trafic de drogue...à l'échelle mondiale. [11] "British East India Company" de son nom officiel. CounterPunchAli Eteraz est un essayiste musulman installé aux USA. Ses travaux sont parus sur les sites web Killing the Buddha , Identity Theory and Parabola. Son blog éponyme peut être trouvé à : http://eteraz.wordpress.com.Il a été nominé pour le International Best of Blogs Award. Ali Eteraz lancera le 15 novembre prochain un site web consacré au dialogie avec et sur l'Islam, nommé ETERAZ.ORG: States Of Islam.Traduit par Xavier Rabilloud et révisé par Fausto Giudice, membres de Tlaxcala, le réseau de traducteurs pour la diversité linguistique. Cette traduction est en Copyleft pour tout usage non-commercial : elle est libre de toute reproduction, à condition de respecter son intégrité et de mentionner auteurs et sources. Sources Global Research
Posté par Adriana Evangelizt
8 Courrier des lecteurs & trouvé sur le net
8-1 Antonio Artuso : «BUSH EST DANGEREUX»
LA PROPAGANDE DES MÉDIAS BOURGEOIS, TOUJOURS AUSSI TROMPEUSE -
IL FAUT REPEINDRE LA FAÇADE DE LA MAISON BLANCHE

Comparons les médias bourgeois à des publications plus objectives, moins neutres parce que plus engagées envers la justice sociale, telles que «Le Monde diplomatique», plus on se rend compte du rôle de ces médias : désinformation, manipulation, propagande, lavage de cerveau, intoxication au service de la bourgeoisie.

«Le Monde diplomatique» est constant dans ces dénonciations du système. Il ne prend pas parti pour le socialisme, essayant d'être constamment critique face aux différentes formes de socialisme que l'on a vu depuis la naissance de la classe ouvrière.

Les médias bourgeois, eux, selon les tactiques et les stratégies de la bourgeoisie, appuient fortement un parti pour le lâcher brutalement quand il ne fait plus son affaire. C'est ce que font les médias bourgeois au Canada depuis quelques jours. Est-ce que la bourgeoisie a perdu confiance en George W. Bush et voit que le bateau coule?

En effet, vendredi dernier, le 3 novembre, le quotidien «La Presse» de Montréal titrait : «Bush est dangereux». Telle serait la conclusion d'un "sondage international" de deux quotidiens canadiens, «La Presse» et le «Toronto Star» relativement aux élections prochaines de mi-mandat aux États-Unis.

Tout surprenait dans cette édition du «plus grand quotidien français d'Amérique» : les titres, les articles, les statistiques, les analyses et une série d'articles.

Soulignons qu'il n'y avait aucun éditorial sur la conclusion que Bush est dangereux, peut-être parce que les éditorialistes devraient se contredire honteusement après avoir tant écrit en faveur des politiques impérialistes de Bush.

Voici quelques titres de vendredi :

- Un homme dangereux - Julian Glover - The Guardian - Angleterre
- La planète n'a jamais été aussi antiaméricaine - Tim Harper - Toronto Star - Canada
- Un appui conditionnel - Shmuel Rosner - Haaretz - Israël
- Les Mexicains rejettent les arguments des républicains - Leonardo Valero et Alejandro Moreno - La Reforma - Mexique
- Des Américains sur la même longueur d'onde (opposition à Bush) - Alexandre Sirois - Virginie
- Entre Calgary et Mexico - Rarement président américain fût-il moins fréquentable pour un premier ministre - Yves Boivert.

«La Presse» et les grands médias bourgeois manipulent leurs lecteurs/trices. Ils ne rapportent que les atrocités qui font l'affaire de la "communauté internationale", c'est-à-dire des grandes puissances lorsqu'elles sont favorables aux politiques états-uniennes. Si ces grandes puissance ne sont pas favorables, on parle de «la Russie», de «la France», etc.

Ces médias omettent des faits, déforment des faits, donnent deux versions des faits pour confondre lorsqu'elle ne peuvent plus cacher des faits pour laisser les lecteurs/trices dans le doute. Ces médias n'expliquent pas le rôle de la bourgeoisie, des transnationales, des gouvernements à leur solde, des armées à leur solde, des causes de guerres horribles comme celle de l'Angola, de 1975 à tout récemment, entre les forces socialistes et les mercenaires de Jonas Savimbi payés par les États-Unis pour imposer le capitalisme dans ce pays riche en pétrole, en gaz, en or et en diamants. L'explication qui reste dans la tête des lecteurs/trices : le tribalisme traditionnel des Africains.

Aucune analyse de classe sur l'exploitation, les oppressions des peuples par les gouvernements au service des transnationales, les guerres civiles et les guerres de conquête, les répressions sanglantes des travailleurs/euses des peuples d'Amérique latine, d'Asie, d'Afrique, le pillage éhonté de continents entiers par des transnationales génocides et au comportement impitoyable propre aux psychopathes capables de torturer à mort des peuples sans la moindre émotion.

«La Presse» appartient à Gesca, filiale de Power Corporation du Canada. Quoi de plus capitaliste? La direction de l'information se permet, pour une fois, d'informer un peu, sans trop déformer, sur ce que pensent les populations.

En préparant cette édition, la direction de l'information ne voulait surtout pas indisposer les membres du Conseil d'administration de Gesca. La bourgeoisie qui dirige «La Presse» est d'accord : Bush est dangeureux pour leurs intérêts capitalistes.

La bourgeoisie semble avoir décidé que pour continuer à dominer le monde, l'impérialisme US doit :
- changer de président;
- repeindre la façade de la Maison Blanche, souillée du sang de milliers d'Afghans, d'Irakiens, de Palestiniens, de Libanais, de lambeaux de soldats états-uniens, canadiens, hollandais, britanniques.

Pourquoi parler d'Israël dans ce sondage international? Parce qu'Israël est important pour les tactiques et les stratégies de la Maison Blanche. Celle-ci est d'ailleurs souillée du sang de soldats et de civils israéliens, morts pour l'impérialisme US et pour l'extension de l'hégémonie US dans la région et dans le monde. Israël qui aurait pu attaquer un autre pays si elle ne s'était pas cassé les dents au Liban. Le prochain pays attaqué aurait été l'Iran ou la Syrie.

Car la paix entre Israël et l'État palestinien et la réconciliation entre israéliens et arabes, entre juifs et musulmans seraient chose facile sans les États-Unis. Mais la paix et la réconciliation seraient catastrophiques pour les plans hégémonistes des États-Unis.

L'impérialisme US a besoin de guerre dans la région pour étendre son hégémonie sur tout le Moyen-Orient. Alors il appuie les leaders sionistes les plus fascistes, les plus corrompus, les plus insensibles aux souffrances de leur propre peuple. Les USA financent à l'armée israélienne à coup de milliards de dollars par année pour accroître leur domination sur les gisements de pétrole.

Les USA appuient les gouvernements israéliens qui torturent jour après jour le peuple palestinien, suscitent sa haine constante, refusent toute négociation. Le but des USA (et des sionistes) est d'attiser la haine et le terrorisme pour justifier la répression fasciste des peuples arabes et l'expansion des USA dans la région pour que nos braves capitalistes et actionnaires états-uniens, canadiens, européens s'enrichissent. Le Canada est un grand producteur d'armes, comme plusieurs pays d'Europe.

Voici les titres des articles, quelques statistiques et quelques citations fournies par «La Presse» :

Canada :
73% des Canadiens pensent que Washington a eu tort d'envahir l'Irak;
57% des Canadiens croient que les États-Unis ont l'intention d'envahir l'Iran ou la Corée du Nord.
«Les gens estiment que l'administration Bush fait fi de l'opinion de ses alliés. Et que de toute façon, elle ne les aurait pas écoutés.» - Tim Harper - Toronto Star

Grande-Bretagne :
61% des Britanniques estiment que les troupes américaines devraient quitter l'Irak le plus tôt possible.
41% des Britanniques croient que George W. Bush représente une menace sérieuse à la paix dans le monde.
«C'est le président Bush lui-même que craignent les électeurs des pays entretenant traditionnellement de forts liens avec les États-Unis.» - Julian Glover - The Guardian

Mexique :
58% des mexicains croient que le président est le personnage qui menace le plus la paix mondiale après Oussama ben Laden;
84% des Mexicains croient que les troupes alliées devraient être retirées d'Irak dans les plus brefes délais.
«Les Mexicains craignent la militarisation des États-Unis, sur notre frontière commune notamment, et ils rejettent d'emblée toute intervention à l'étranger.» - Leonardo Valero et Alejandro Moreno - La Reforma

Israël :
60% des Israéliens croient que Washington a l'intention d'attaquer l'Iran ou la Corée du Nord.
59% des Israéliens estiment que les Américains ont eu raison d'envahir l'Irak.
«Il faudrait qu'un président américain démontre une véritable hostilité envers Israël pour que les citoyens du pays lui retirent leur soutien.» - Shmuel Rosner - Haaretz

Ne nous laissons pas tromper par les médias bourgeois.
Ils ne sont pas devenus anti-Bush par générosité, par conscience anti-impérialiste.
Ils veulent repeindre la façade de la Maison Blanche.
Ils veulent que les démocrates redonnent à l'impérialisme US une apparence de démocratie.
Un nouveau type de média d'information doit remporter la bataille contre les médias.
Antonio Artuso - Montréal - pueblo@sympatico.ca
9 Annexes
9 -1 : La mort pour Saddam Hussein.
a) Commentaire de tetedeturc.com
05-11
Saddam Hussein, a été reconnu dimanche, coupable de crimes contre l’humanité par le Haut tribunal Irakien. Il a été condamné à la peine de mort par pendaison. Il était jugé, avec sept co-accusés, pour le massacre de 148 villageois chiites de Doujaïl, tués en représailles après un attentat manqué contre sa personne, en 1982.
RTBF, 5 nov 2006
Un an de procès :
Ce procès a débuté il y a un an, devant un tribunal irakien, très encadré par les Etats-Unis. Du 19 octobre 2005 au 27 juillet 2006, ce tribunal aura tenu 40 audiences et entendu 130 témoignages. Mais ce procès a aussi été révélateur de la situation en Irak, bien plus qu’un retour collectif sur un sombre passé : démissions en cascade de magistrats, meurtres d’avocats de la défense etc.
Le Premier ministre Nouri al Maliki, un chiite d’origine, avait dit espérer que Saddam Hussein recevrait le châtiment qu’il mérite. Les partisans de l’ex-Raïs, ont eux menacé de mettre l’Irak à feu et à sang, en cas de condamnation à mort. "La condamnation à mort mettra l’Irak à feu et à sang et mènera la région vers l’inconnu", avait averti le chef du comité de défense de Saddam Hussein L’Américain Ramsey Clark, autre avocat du président déchu, avait lui dénoncé l’annonce du verdict deux jours avant des élections parlementaires américaines qui s’annoncent périlleuses pour les républicains.
Extrait de http://www.tetedeturc.com/home/article.php?id_article=5713

b ) Rice : Washington n'a joué aucun rôle dans la sentence de mort contre Saddam (...)
La secrétaire d'Etat américaine, Rice, a assuré lundi que les Etats-Unis n'avaient joué aucun rôle dans la sentence de mort infligée au président irakien déchu Saddam Hussein, rejetant les critiques des Européens.
"C'est une position ancienne des Européens. L'Union Européenne est contre la peine de mort. Mais bien sûr, les Irakiens ont la peine de mort et c'est bien sûr un processus irakien", a déclaré la chef de la diplomatie américaine sur la chaîne Fox.
"Ceci n'est pas un processus américain. Ce n'est pas aux Américains ni, franchement, aux Européens de faire des commentaires. C'est quelque chose que les Irakiens doivent décider", a ajouté Mme Rice.
Mme Rice a souligné que la loi irakienne prévoyait la possibilité de faire appel. "Nous verrons ce qu'apporte cet appel et nous verrons comment ils choisissent d'appliquer cette sentence", a-t-elle déclaré.
"Mais c'est un processus irakien, pas un processus américain, pas un processus international. Les Irakiens méritent de le mener eux-mêmes", a-t-elle poursuivi.
Mme Rice a écarté le risque, largement évoqué dans les médias, d'un redoublement de la violence en Irak si l'ancien dictateur est pendu.
"Nous verrons bien, parce que les Irakiens savent ce que Saddam Hussein leur a fait. Et il ne l'a pas fait qu'aux chiites, il ne l'a pas fait qu'aux Kurdes. Il y a aussi un nombre énorme de sunnites qu'il a fait souffrir", a-t-elle déclaré.
Un haut responsable américain proche du tribunal à Bagdad a également assuré à la presse que les Etats-Unis n'avaient "absolument rien à voir avec les verdicts ni les sentences elles-mêmes".
La peine de mort "n'a pas été recommandée par les Etats-Unis, c'était purement une décision interne irakienne", a précisé ce responsable ayant requis l'anonymat, au cours d'une vidéo-conférence entre Bagdad et Washington.
Un porte-parole du département d'Etat, Tom Casey, a défendu la décision du tribunal irakien, soulignant que "la peine de mort figure dans le droit irakien depuis un certain temps".
"Ce genre de sentence passe automatiquement par un processus d'appel", a ajouté le porte-parole. "Il est évident que les juges vont s'assurer qu'elle est appliquée de façon adéquate et que toutes les mesures appropriées ont été prises".
(extrait de AFP / 06 novembre 2006 23h30)
c) Moscou met en garde contre une décision "suggérée depuis l'étranger"
Une décision de justice ne doit pas "être suggérée depuis l'étranger", a estimé dimanche la Russie dans une allusion discrète aux Etats-Unis, réagissant à l'annonce de la condamnation à mort de l'ancien président irakien Saddam Hussein.
"Le procès d'un citoyen d'un pays, quel que soit le poste qu'il a occupé, est une affaire intérieure de ce pays et doit se dérouler et s'achever sans suggestion de l'étranger", a réagi le porte-parole du ministère des Affaires étrangères, Mikhaïl Kamynine.
"Nous estimons que toute décision, en particulier sur un sujet aussi sensible que le procès de l'ancien dirigeant irakien, doit se prendre indépendamment des circonstances politiques, sur un fondement strictement légal", a-t-il ajouté, selon un communiqué du ministère.
Des responsables russes ont mis directement en doute l'indépendance de la justice irakienne, jugeant le calendrier du verdict programmé pour servir les intérêts de la majorité américaine juste avant les élections parlementaires.
"C'est spécialement fait pour les élections prévues mardi chez les Américains", s'est emporté le député ultranationaliste Vladimir Jirinosvki, dont le parti LDPR est fidèle au pouvoir, sur la radio Echo de Moscou.
M. Kamynine a par ailleurs évoqué la "crainte que l'instabilité actuelle du pays ne soit renforcée".
Le président de la commission des Affaires étrangères du Parlement, Konstantin Kossatchev, du parti au pouvoir Russie unie, a évoqué les "conséquences catastrophiques" que cette exécution aurait pour l'Irak, tout en jugeant "peu probable" que sa condamnation à mort soit appliquée.
"C'est plutôt une décision morale", a-t-il assuré sur Echo de Moscou.
"Il est évident que cette condamnation à mort divisera encore un peu plus la société irakienne, les sunnites ne reconnaîtront pas cette sentence", a-t-il estimé.
((Afp-16h05)
d ) Le Hamas regrette le verdict contre Saddam Hussein.
Le Hamas, à la tête du gouvernement palestinien, a regretté dimanche la condamnation à mort de l'ancien président irakien, Saddam Hussein, affirmant que les Etats-Unis combattaient "tous ceux qui soutiennent" le peuple palestinien.
"En tant que peuple palestinien, nous soutenons quiconque soutient notre peuple et le président Saddam Hussein était l'un d'entre eux. Tous ceux qui soutiennent les Palestiniens sont combattus" par les Etats-Unis, a déclaré à l'AFP le porte-parole du Hamas, Fawzi Barhoum.
"Il n'y a pas eu de procès juste et ceux qui ont jugé sont ceux qui ont participé à l'affaire de la prison d'Abou Ghraïb et aux crimes en Palestine. Le procès s'est déroulé sous occupation américaine de l'Irak", a-t-il ajouté, condamnant un jugement à "deux poids, deux mesures".
L'ancien président irakien jouit d'une forte popularité dans les territoires palestiniens et avait été applaudi lors de la première guerre du Golfe en 1991 pour avoir bombardé Israël à coups de missiles sol-sol de type Scud. Il est également connu pour avoir soutenu financièrement les familles des kamikazes palestiniens lors de l'Intifada.
"Saddam Hussein a toujours soutenu la cause palestinienne", a affirmé à Ramallah Abou Ali Maqbal, 61 ans, un organisateur de manifestations de soutien à Saddam
"L'effondrement que je ressens n'est pas propre aux Palestiniens mais à tout le monde arabe", a-t-il ajouté, affirmant que cette décison a été prise à Washington. "Le but de l'invasion de l'Irak était de détruire le pays, le régime, tuer Saddam Husseim et s'emparer du pétrole", a-t-il estimé.
(Extrait de Afp : 17h43)
e) Louise Harbour, chargée des droits de l'Homme,( Nations unies) a appelé à ne pas exécuter l'ancien
président Saddam Hussein
"Ceux qui ont été condamnés aujourd'hui doivent pouvoir épuiser tous les recours d'une façon équitable et, quel que soit l'issue de l'appel (automatique dans le système judiciaire irakien, ndlr), J'espère que le gouvernement (de Bagdad) observera un moratoire sur les exécutions", a déclaré Mme Harbour à Genève.
"Un processus d'appel crédible constitue une partie essentielle des garanties d'un procès équitable", a ajouté l'ancienne juge à la Cour suprême du Canada.
AP
f) Tokyo salue un verdict "juste", la presse dénonce un motif politique
05-11
Le Japon, très proche allié des Etats-Unis et qui a soutenu la guerre en Irak, s'est félicité lundi de la sentence de mort infligée à l'ex-président irakien Saddam Hussein, qualifiant le verdict de "juste".
"Un verdict juste a été rendu selon la loi irakienne. Il fallait selon moi qu'un tel procès fût mené par le peuple irakien", s'est réjoui le Premier ministre conservateur Shinzo Abe.
Le porte-parole du gouvernement, Yasuhisa Shiozaki, a également "applaudi le verdict prononcé en vertu de l'état de droit qui règne dans le nouvel Irak", tout en admettant que la situation sécuritaire dans ce pays était "grave".
La presse japonaise, elle, se montrait plus sceptique, craignant que la condamnation à mort de Saddam Hussein ne fasse qu'amplifier les divisions en Irak.
"Même si Hussein a été jugé par le peuple irakien, on ne peut s'empêcher de craindre que ce verdict n'amplifie les divisions chaotiques en Irak", a souligné le quotidien à grand tirage Yomiuri.
De son côté, le quotidien de gauche Asahi citait des experts pour dire que le procès était politiquement motivé et à destination des Américains plutôt que des Irakiens.
"Officiellement, le procès était dirigé par des Irakiens, mais les interférences des autorités américains étaient évidentes", a souligné l'Asahi.
"Des experts pensent que l'énoncé de ce verdict a été planifié pour montrer aux électeurs américains les progrès effectués en Irak, juste avant les élections parlementaires de mardi", selon l'Asahi.
hih-kdf-mie-agr/pt
(extrait de l’afp : 06-11 -09h46)

lundi, novembre 06, 2006

N° 224 - Journal d'Irak Special dossier - 06/11

Sommaire :
Les condamnations prononcées contre Saddam Hussein et ses sept coaccusés.
1 Médias
1-1 Liz Smith : Assassinat d'un journaliste anglais par l'armée US en 2003..
2 Les Brèves.
2-1 Point de vue de l’Associated Press : Les Etats-Unis avaient prévu les difficultés d'une invasion de l'Irak dès 1999 dans un jeu d'anticipation.
3 Dossier & Point de vue.
3-1 Carlos Varea, Pedro Rojo et Houmad El Kadiri, : Le Commandement Politique Unifié de la Résistance Irakienne est né.
3-2 Point de vue de Alain Joxe : l’unilatéralisme impérial et les guerres asymétriques.
3-3 Attaque du camp Falcon par la Résistance Irakienne : Explosions d'armes à l'UA, et ou d'armes nucléaires tactiques ?
3-4 Point de vue de James Cogan et Peter Symonds : Tensions entre les gouvernements des Etats-Unis et de l’Irak ont encore augmenté.
3-5 Point de vue de Joe Kay : Plusieurs rapports font état de préparatifs d’un coup d'état en Irak.
3-6 Point de vue de James Cogan.: Revirement tactique de la politique US.
4 Courrier des lecteurs & trouvé sur le net.
4-1 Dossier de Annick Cojean : "Soldat ! Tu iras en Irak".
Les condamnations prononcées contre Saddam Hussein et ses sept coaccusés.
Irak: Saddam Hussein condamné a mort.
05-11
Un tribunal irakien a condamné a mort Saddam Hussein visiblement ému par la sentence mais toujours prêt à prendre la parole : "Longue vie à l'Irak" alors qu'on l'emmenait hors de la salle d'audience."Ne me tordez pas les bras", a répété par deux fois à ses gardes l'ancien président,.
Peu après le début de l'audience, le ‘juge’ a expulsé de la salle l'avocat américain de Saddam Hussein, l'ancien ministre de la Justice Ramsey Clark."Sortez de la salle, vous êtes venu d'Amérique pour vous moquer du tribunal", a lancé le juge(..). L'avocat américain avait critiqué l'annonce du verdict, à deux jours des élections parlementaires américaines du 7 novembre.L'audience a duré moins de 40 minutes et clôture un procès qui s'est tenu du 19 octobre 2005 au 27 juillet 2006.
Le juge Raëd Jouhi, du Haut tribunal pénal à déclare en final : "L'appel contre le verdict démarre demain (lundi) et va durer 30 jours"
Réaction du perroquet irakien.
Ce verdict "marque la fin d'une période noire", a déclaré le Premier ministre al-Maliki, "Le verdict rend justice aux familles de Doujaïl et à toutes celles qui ont subi l'injustice du dictateur.
Réaction libre :
"La condamnation à la pendaison de l'ancien président fait partie du complot américain. Saddam Hussein était un symbole de la libération de l'Irak", juge le Dr. Mouzahim Allaoui, professeur d'université. "Le verdict avait été préparé de longue date à Washington et à Tel-Aviv", renchérit Qoussaï Addai, fonctionnaire.
"Saddam a dit un jour devant le tribunal qu'il était un combattant, un combattant du parti, et c'est ainsi qu'il restera pour nous", assure Hadi Ali, originaire du village de Ouja, le lieu de naissance de l'ancien président.
Dans le monde :
La Maison Blanche s'est félicitée dimanche de la condamnation à mort prononcée contre l'ancien président irakien Saddam HusseinLa russie s'est nettement démarqué en mettant en garde contre les "conséquences catastrophiques" qu'aurait pour l'Irak la pendaison de Saddam Hussein, qui "divisera encore un peu plus la société irakienne (car) les sunnites ne reconnaîtront pas cette sentence".Les Européens faisaient état de leur réticence face à la peine capitale, et que les défenseurs des droits de l'homme soulignaient les lacunes du procès.UK : "Je salue le fait que Saddam Hussein et les autres accusés ont été présentés devant la justice et ont eu à rendre compte de leurs crimes", a déclaré le ministre des Affaires étrangères M.Beckett.Dans le reste de l'Europe, l'approbation était plus modérée, et surtout tempérée par le rejet de la peine de mort.
La présidence finlandaise de l'Union européenne a d'ailleurs répété cette position officielle de l'Europe, et appelé l'Irak à ne pas appliquer les peines prononcées dimanche.La France a dit "prendre acte de la sentence prise par la justice irakienne", tout en rappelant sa position pour l'abolition de la peine de mort, et a "espéré" que l'annonce du verdict n'entraînerait "pas de nouvelles tensions" en Irak.Le haut commissaire de l'ONU chargé des droits de l'homme, Louise Arbour, a de son côté appelé dimanche le gouvernement irakien à observer un moratoire sur l'exécution pour permettre à toutes les procédures d'appel d'avoir lieu.L'organisation de défense des droits de l'homme Amnesty International est allée quant à elle beaucoup plus loin, jugeant que le procès avait été "une affaire glauque, marquée par de graves failles qui remettent en question la capacité du tribunal, tel qu'il est établi actuellement, à administrer une justice juste, en conformité avec les normes internationales".Human Rights Watch (HRW) a également estimé que ce procès était "une occasion ratée de donner un sens à la règle de droit" et de rendre véritablement justice aux victimes, ayant échoué à établir réellement les faits avec des preuves indiscutables.La Chine, par refus "d'ingérence dans une affaire intérieure irakienne", se sont refusés à tout commentaire.(avec Afp)
05-11
Voici les peines infligées par le Haut tribunal pénal irakien aux huit accusés qui comparaissaient à Bagdad pour le massacre de 148 chiites à Doujaïl en 1982.
-- Saddam Hussein, ancien président de l'Irak, condamné à la mort par pendaison.
-- Barzan Ibrahim, demi-frère de Saddam Hussein et chef des services de renseignement irakiens à l'époque du massacre, condamné à la mort par pendaison.
-- Awad Hamed al-Bandar, ancien chef du tribunal révolutionnaire irakien, condamné à la mort par pendaison.
-- Taha Yassin Ramadan, ancien vice-président irakien, condamné à l'emprisonnement à perpétuité.
-- Abdullah Kazim Ruwayyid, ancien responsable du parti Baas, condamné à 15 ans d'emprisonnement.
-- Mizhar Abdullah Ruwayyid, ancien responsable du parti Baas, condamné à 15 ans d'emprisonnement.
-- Ali Dayih Ali, ancien responsable du parti Baas, condamné à 15 ans d'emprisonnement.
-- Mohammed Azawi Ali, ancien responsable du parti Baas, reconnu non-coupable et relâché.
La peine de mort et la prison à vie donnent lieu à des appels automatiques qui reporteront l'exécution du verdict de plusieurs mois au moins.
Saddam Hussein a souhaité faire face à un peloton d'exécution plutôt que d'être pendu.
AP dimanche 5 novembre 2006, 11h02
1 Médias
Ndlr : PS : la publication des articles ou analyse ne signifie nullement que la rédaction partage les analyses ou point de vue des auteurs, mais doit être vu comme information
Marc
1-1 Liz Smith : Assassinat d'un journaliste anglais par l'armée US en 2003
Vous allez voir que l'on en apprendra bien d'autres d'ici peu.
Au pays du menteur Bush, il est bien évident que la Vérité ne doit pas se savoir ni en Irak, ni en Afghanistan, ni partout ailleurs... les journalistes non serviles à l'armée sont systématiquement empêchés de faire leur travail d'information ou éradiqué. On critique Hitler et son ministre de la propagande, l'infect Goebbels, mais finalement on assiste à la même chose. Un état fasciste impose le fascisme au monde entier. Peuples du monde, libérons nous de cette férule ! Faisons la chasse aux Occupants et libérons nos frères !On ne peut plus continuer à vivre dans un monde où l'on nous impose l'intolérable. Nous n'avons pas élu Bush et sa clique de malfaisants. Le monde serait bien plus peinard sans eux.
Adriana Evangelizt
Liz Smith : Grande-Bretagne: le tribunal déclare que le journaliste d’ITN, Terry Lloyd, a été assassiné par les forces américaines
Le coroner (juge spécialisé) du comté d’Oxfordshire a déclaré vendredi 13 octobre que le journaliste de la chaîne de télévision privée britannique ITN, Terry Lloyd, avait été abattu illégalement par les forces américaines en mars 2003 dans le sud de l’Irak. Après une enquête qui a duré six jours, le coroner adjoint, Andrew Walker, a dit à la cour, « après avoir minutieusement examiné l’ensemble des preuves, je peux dire avec certitude que si ce meurtre relevait de la loi anglaise, il aurait constitué un homicide illégal… Je vais écrire au plus haut magistrat de Grande-Bretagne et au procureur général en vue de prendre les mesures nécessaires pour poursuivre en justice les personnes impliquées dans cette affaire. » Walker a insisté, « je n’ai aucun doute sur le fait que M. Lloyd a été tué par une balle traçante tirée par un fusil américain. » Lloyd, tout comme son interprète libanais, Hussein Osman, le caméraman français Fred Nérac et le caméraman belge, Daniel Demoustier, furent parmi les premiers journalistes non-« embedded » (non intégrés aux forces américaines) à être entrés dans le sud de l’Irak. Avant cela, les uniques reportages en provenance des médias occidentaux étaient des reportages revus et corrigés venant de journalistes incorporés dans des unités américaines et britanniques. Comme la cour l’a entendu à maintes reprises durant la semaine, Lloyd n’était pas un preneur de risques, mais un professionnel averti et compétent. Au moment de sa mort, il travaillait depuis vingt ans pour ITN et était l’un de leurs journalistes les plus expérimentés ayant couvert des conflits aux quatre coins du monde. Le 22 mars 2003, l’équipe de Lloyd s’était rendue à Basra pour interviewer des civils afin de recueillir leurs sentiments sur la guerre. L’équipe a été prise dans un échange de tirs entre les forces américaines et irakiennes près du pont de Shatt Al Basra. Lloyd et Osman ont été tués et Nérac, toujours porté disparu, est présumé mort. Demoustier qui a survécu à l’incident a dit aux enquêteurs que la voiture de l’équipe se dirigeait vers le pont « en circulant parmi d’autres voitures civiles quand ils ont vu des troupes irakiennes s’approcher d’eux et faire demi-tour. » Il a dit que la voiture du deuxième convoi dans laquelle se trouvaient Lloyd et Osman avait été arrêtée par un véhicule militaire irakien. Il a alors vu un véhicule militaire irakien s’arrêter près de lui et les soldats se trouvant à l’intérieur leur faire un signe avec le pouce tourné vers le haut. Demoustier a expliqué : « Au même moment, les tirs ont commencé. Ils venaient de loin. Je me suis immédiatement jeté sous le volant. Puis ça a été infernal. Les tirs des mitrailleuses visaient directement ma voiture. J’étais absolument sûr de mourir, j’étais cent pour cent sûr de mourir. J’ai tourné la tête vers la droite et j’ai vu que la portière passager était ouverte et que Terry n’était pas dans la voiture. » Demoustier a dit au tribunal qu’il avait regardé en l’air et vu que le toit de la voiture était en feu, des bidons d’essence qu’ils transportaient s’étaient enflammés. Demoustier s’était alors jeté hors de la voiture juste avant que la voiture n’explose. Il a décrit comment il était resté couché dans le sable et la boue pendant une bonne demi-heure avant d’essayer de se relever. Il s’était retourné en quête de ses collègues et avait vu la deuxième voiture d’ITN en stationnement avec les portières ouvertes. Leurs voitures qui étaient clairement identifiées « Presse » avaient été frappées par des tirs de tanks américains : « Il n’y a aucun doute que la majorité des balles venaient de tanks américains. » Lloyd avait été sérieusement, mais pas mortellement blessé et fut transporté dans une ambulance de fortune. Mais ce véhicule avait alors essuyé les tirs des forces américaines et il fut tué. Au cours de l’enquête, une séquence vidéo relatant l’incident fut montrée en public pour la première fois. Elle avait été tournée par un caméraman intégré à la division de tanks qui aurait tiré sur le convoi de Lloyd ; la séquence avait été remise à la police militaire royale par les autorités américaines quelques mois plus tard. Le commandant Kay Roberts de la police militaire royale a dit que les autorités américaines leur avaient dit que la séquence vidéo qu’elles leur avaient transmise était « tout ce qu’ils avaient ». Toutefois, un expert lui avait dit qu’« au début de l’enregistrement, les références de temps sautent d’environ quinze minutes. » La vidéo commence alors avec des prises de vue des voitures carbonisées de l’équipe. Roberts a dit à la cour que des soldats irakiens avaient emmené Nérac et Osman alors qu’ils se dirigeaient vers Basra et qu’ils les avaient transférés dans une camionnette irakienne. « Peu de temps après avoir chargé les deux hommes, le véhicule avait essuyé des tirs continus et explosé. Aucun des deux témoins ne se souvenait des événements qui avaient suivi l’explosion qui les avait éjectés du véhicule. » La séquence montre la voiture en feu dans laquelle Demoustier et Lloyd avaient voyagé et la deuxième voiture portant le sigle ITN. On peut entendre des cris « C’est la presse, ici c’est la presse ». Le deuxième clip vidéo montre des Irakiens qui passent en camionnette et des soldats américains qui crient, « contrôlez les véhicules, contrôlez les véhicules. Vous devez arrêter ces véhicules pour vérifier s’il y a des armes. » Ceci montre que les soldats américains ne disposaient pas de suffisamment d’information, car ils n’avaient pas vérifié s’il y avait ou non des armes, néanmoins ils avaient tiré sur les véhicules au lieu de tirer au-dessus. L’expert en balistique, le docteur Thomas Warlow, a dit que Lloyd avait d’abord été touché par une balle irakienne tirée de la camionnette et qu’il aurait pu survivre à cette blessure si des soins médicaux avaient été pratiqués. Il avait ensuite été touché à la tête par une balle américaine au moment où on l’emmenait dans le minibus civil pour lui prodiguer des soins, et c’est ce qui l’avait tué sur le coup. Warlow a précisé que « si le véhicule avait été perçu comme une menace il aurait subi des tirs avant d’avoir fait demi-tour. Ce qui aurait provoqué des dégâts sur le devant du véhicule. Je suis sûr que c’est le fait que le véhicule se soit arrêté pour emmener des survivants qui a incité les Américains à tirer sur ce véhicule. » Dès le début, les collègues de Lloyd à ITN ont mené leur propre enquête pour découvrir la vérité sur sa mort. L’ancien directeur général d’ITN, Stewart Purvis, a dit à la cour qu’il y avait eu si peu d’informations fournies sur l’incident qu’ITN avait été obligé d’envoyer deux de ses propres journalistes à Basra pour enquêter. ITN avait adressé de « nombreuses demandes » au ministre de la Défense de l’époque, Jack Straw, sur ce qui s’était passé, mais n’avait reçu que des informations limitées : « J’en ai conclu que les éléments de haut niveau de l’armée britannique en savaient plus sur ce qui s’était passé qu’ils ne voulaient bien nous révéler. » Purvis a expliqué que l’armée américaine ne reconnaissait pas les journalistes qui n’étaient pas intégrés dans leurs troupes et, de ce fait, déclinait toute responsabilité pour les « unilaterals » (journalistes indépendants). C’en était même « au point où, dans un sens, ils ne reconnaissaient pas leur existence. » Purvis dit à la cour qu’il avait parlé aux militaires des projets de voyage de son équipe de journalistes mais qu’il n’avait reçu aucune information concernant les mouvements de troupes. « Ils n’étaient pas disposés à dialoguer, et donc je ne sais pas ce qui aurait pu être fait de plus. Nous ne pouvions pas forcer les militaires à nous communiquer les mouvements de troupes pour les transmettre à nos correspondants de guerre. » Angela Frier, directrice générale d’ITN, a parlé des efforts qu’elle avait entrepris pour savoir ce qui s’était passé et de la bataille qu’elle avait menée pour retrouver les corps de ses collègues décédés. Après que Demoustier lui ait dit ce qui s’était passé, elle fit appel à la Croix Rouge pour identifier le corps de Lloyd et le faire transporter au Koweït quelques jours après le meurtre et aussi pour fouiller les hôpitaux de Basra à la recherche des traces d’Osman et de Nérac. Mais, entre-temps la situation qui régnait à Basra était devenue chaotique. « Ce jour là, 25 personnes avaient été tuées et 70 personnes avaient été admises à l’hôpital central de Basra », dit-elle. Elle avait demandé à l’armée britannique de balayer la route sur laquelle l’équipe de Lloyd avait été attaquée pour rechercher les corps, mais on lui avait dit qu’elle était sous contrôle de l’armée américaine. Le lendemain, elle était passée sous contrôle britannique vu que les forces américaines remontaient vers le nord, mais l’armée britannique avait refusé de faire des recherches, malgré des appels quotidiens lancés, tant qu’elle ne recevrait pas « une demande formelle de Londres », qui ne vint jamais. Johnathen Munro, le directeur du service d’information d’ITN, a dit que les forces britanniques pouvaient non seulement se montrer très peu serviables, mais pouvaient parfois être « obstructives. » Cette préoccupation était partagée par des collègues d’autres réseaux et leurs opinions furent communiquées au ministère de la Défense. Le coroner adjoint a dit qu’on n’avait pas tenu compte des preuves fournies par les soldats américains parce que les autorités américaines avaient refusé que des soldats qui avaient témoigné soient nommés ou participent à l’enquête. Walker a dit qu’il ne serait pas pertinent d’accepter les témoignages des soldats sans les soumettre à un contre-interrogatoire. Toujours est-il, qu’il y a de sérieux doutes quant à l’exactitude de leurs déclarations. Anthony Hudson qui représente la famille de Lloyd a expliqué qu’il était possible qu’ils ne soient pas venus de peur de risquer eux-mêmes d’être poursuivis pour crime de guerre en application de la Convention de Genève. Daniel Friedman, représentant ITN, a déclaré au coroner que l’armée américaine avait attendu jusqu’au 19 avril pour recueillir les témoignages des soldats, soit quatre semaines après la mort de Lloyd. Il a également dit à la cour que, le même jour, l’armée américaine avait écrit à l’épouse de Nérac pour nier toute implication des forces américaines. Les preuves présentées à la cour du coroner montrent que toute personne cherchant à faire un reportage indépendant de la guerre en Irak aurait connu le même sort que Lloyd. Des représentants de l’armée britannique ont clairement exprimé l’opinion que si des journalistes ne s’intégraient pas aux unités de l’armée, alors l’armée se déchargerait de toute responsabilité pour ce qui adviendrait. Comme l’a dit Purvis, « Selon mon expérience, les armées britannique et américaine ne veulent pas d’équipes de journalistes indépendants (« unilaterals »), un point c’est tout. » Après le jugement, les deux chefs des services de collecte des informations électroniques (news-gathering) d’ITN et de la BBC ont insisté sur le droit des médias à traiter des conflits de façon indépendante. Tout au long de ces trois dernières années, la famille Lloyd et le syndicat national des journalistes britanniques (NUJ) ont présenté maintes requêtes réclamant la réouverture de l’enquête. La famille n’a jamais reçu de lettre expliquant la raison du retard. La veuve de Lloyd, Lyn a déclaré dans un communiqué, « Ceci est un crime de guerre très grave. Comment pourrait-on interpréter autrement le mitraillage d’un véhicule dans de telles circonstances ? Il ne s’agissait pas d’un incident impliquant des tirs de son propre camp ou de tirs croisés, c’était un acte méprisable, délibéré, vindicatif et ce d’autant plus qu’il s’est produit de nombreuses minutes après l’échange initial. « Les forces américaines semblent avoir permis à leurs soldats de se comporter comme des cowboys fous furieux dans un endroit où circulaient des civils. » La fille de Lloyd, Chelsey a dit, « La mort de mon père semblerait n’être rien moins qu’un meurtre, ce qui est profondément choquant. » L’éventualité de poursuivre quelqu’un en justice pour le meurtre de Lloyd paraît être très improbable. Mais même la poursuite des soldats impliqués laisserait les coupables impunis. Le meurtre de Terry Lloyd et le ciblage d’autres journalistes tels le personnel d’Al-Jazira était une politique délibérée pour laquelle les gradés de l’armée américaine et le gouvernement Bush doivent rendre des comptes. Sources WSWS Assassinat d'un journaliste anglais par l'armée US en 2003
Posté par Adriana Evangelizt
Liz Smith Mercredi 01 Novembre 2006
2 Les brèves
Ndlr : PS : la publication des articles ou analyse ne signifie nullement que la rédaction partage les analyses ou point de vue des auteurs, mais doit être vu comme information
Marc
2-1 Point de vue de l’Associated Press : Les Etats-Unis avaient prévu les difficultés d'une invasion de l'Irak dès 1999 dans un jeu d'anticipation.
Le gouvernement américain a conduit dès 1999 une série secrète de jeux de guerre qui lui avait permis d'estimer qu'une invasion de l'Irak nécessiterait 400.000 soldats, sans garantie d'éviter le chaos, selon des documents rendus publics samedi.
Quelque 70 dirigeants militaires, du renseignement ou diplomates ont participé à ces jeux, baptisé "Desert Crossing", et devaient évaluer le nombre maximal de soldats qu'il serait nécessaire d'envoyer pour assurer l'ordre, fermer les frontières et subvenir aux autres besoins en matière de sécurité.
Les documents relatant ces jeux d'anticipation ont été rendus publics samedi à la suite d'une requête des Archives de la sécurité nationale de l'Université George Washington, un institut de recherche indépendant, qui s'appuyait sur la loi américaine de liberté de l'information.
"L'idée la plus répandue dit que l'erreur américaine a été de ne pas envoyer assez de soldats en Irak", a commenté Thomas Blanton, directeur des archives. "Mais le jeu de guerre Desert Crossing de 1999 suggère que nous aurions été en situation d'échec même avec 400.000 soldats mobilisés", a-t-il ajouté.
Le nombre de soldats américains en Irak est actuellement de 144.000, alors que le contingent le plus important avait été atteint en janvier, avec 160.000 hommes.
Une porte-parole du Commandement central américain, qui avait sponsorisé le séminaire et déclassifié le rapport secret en 2004, n'a pas souhaité faire de commentaires, expliquant que ces documents ne lui étaient pas familiers.
Ces jeux de guerre avaient pour objet d'envisager les "pires situations" et les scénarios les "plus probables" après qu'une guerre auraient déposé l'ancien président irakien Saddam Hussein.
Certaines de leurs conclusions sont très proches de la situation actuelle en Irak : remplacement du régime problématique, stabilité en péril en raison des divisions religieuses et ethniques et de la lutte pour le pouvoir, ou montée du sentiment anti-américain dans l'Iran voisin.
dimanche 5 novembre 2006,
3 Dossier & Point de vue
Ndlr : PS : la publication des articles ou analyse ne signifie nullement que la rédaction partage toutes les analyses des auteurs
mais doit être vu comme information
Marc
3-1 Carlos Varea, Pedro Rojo et Houmad El Kadiri : Le Commandement Politique Unifié de la Résistance Irakienne est né.
01-11
Un pas capital vers la consolidation du camp anti-occupation et de son alternative nationale et démocratique
« L'annonce de la création du CPURI est capitale, car il unifie pratiquement la base sociale, politique et militaire contre l’occupation, en intégrant des personnalités et des organisations tant du Front Patriotique Nationaliste et Islamique que du Congrès Fondateur National Irakien, qui étaient jusqu'à maintenant deux blocs bien rapprochés mais sans connexion formelle entre eux. Ceci représentera un renforcement remarquable du camp anti-occupation et de sa résistance armée, à un moment où les USA viennent de reconnaître par le biais de leur ambassadeur à Bagdad qu’ils entretiennent des nouveaux contacts avec secteurs de la résistance irakienne et ont demandé l'intervention des pays arabes voisins ; ces démarches, bien qu'elles aient été immédiatement niées par des porte-parole irakiens des formations armés, manifestent au moins les intentions de l'Administration Bush de freiner l’effondrement final de l'occupation. »
Juan Kalvellido : Le CPURI
S’en remettant à des différentes sources irakiennes, le journal indépendant al-Quds al-Arabi publié en langue arabe à Londres a confirmé dans son édition du 27 octobre 2006 la création du Commandement Politique Unifié de la Résistance Irakienne (CPURI), après « [...] des contacts et gestions » entre personnalités et organisations sociales, politiques et militaires du camp anti-occupation et contraire à la politique du processus imposée par les USA [1].
Des interlocuteurs irakiens contactés tant à l'intérieur du pays qu’en Europe par la Campagne espagnole contre l'Occupation et pour la Souveraineté d'Irak (CEOSI) ont confirmé la création du CPURI.Le CPURI est formé par les 25 membres (15 de l'extérieur et 10 de l'intérieur d'Irak) qui représentent le Parti Socialiste Arabe Baaz, l'Alliance Patriotique Irakienne [2], le Commandement Général des Forces Armées, (intégré par les anciens chefs militaires) les courants des « communistes patriotes » opposés à la ligne collaboratrice de la direction du Parti Communiste Irakien [3], l'Association des Oulémas Musulmans (l’instance religieuse sunníte suprême d'Irak [4]), l'ayatollah chiite Ahmed al-Hussaini al-Bagdadi, le Courant Nationaliste et Nassérien et l'Armée al-Rashidin, l’Armée Islamique et les Brigades de la Révolution de 1920, ces trois dernières étant des formations militaires, la première intégrée par des ex-militaires et les deux autres de filiation islamiste sunníte non takfiriste.
L’effondrement de l'occupationL'annonce de la création du CPURI est capitale, car il unifie pratiquement la base sociale, politique et militaire contre l’occupation, en intégrant des personnalités et des organisations tant du Front Patriotique Nationaliste et Islamique [5] que du Congrès Fondationel National Irakien [6], qui étaient jusqu'à maintenant deux blocs bien reliés mais sans connexion formelle entre eux.Ceci représentera un renforcement remarquable du camp anti-occupation et de sa résistance armée, à un moment où les USA viennent de reconnaître par le biais de leur ambassadeur à Bagdad qu’ils ont des nouveaux contacts avec secteurs de la résistance irakienne et ont demandé l'intervention des pays arabes voisins [7]; ces démarches, bien qu'elles aient été immédiatement niées par des porte-parole irakiens [8] des formations armés, manifestent au moins les intentions de l'Administration Bush de freiner l’effondrement final de l'occupation.Parmi les membres de ce commandement politique se trouvent Qais Mohamad Nuri (baaziste), Jader Wahid al-Murshidi (lié à l’ayatollah chiite al-Bagdadi), Auni Qalamyi [9], Ahmed Karim, Yusef Hamdan [10], Abdelyabar al-Kubaysi [11], Abderrazaq al-Saadi, Abdelkarim Hani, Arshed al-Zibari, Buzina Nasiri, et des représentants de l'Association des Oulémas Musulmans. D'après les sources irakiennes consultées, l'ancien vice-premier ministre d'Irak, Izzat Ibrahim aura été le lien des contacts parmi les personnalités et les organisations politiques, militaires et communautaires qui intègrent le MPURI.Un communiqué officiel de la direction du parti Baaz - dans lequel cette formation reconnaît le caractère pluriel de la résistance irakienne et réitère son engagement dans un projet intégrateur et démocratique de reconstruction nationale d'Irak [12] - a devancé de quelques jours l’annonce de la création de cette nouvelle structure du champ contre l’occupation, sans un doute une très bonne nouvelle pour la cause de la libération d'Irak.
Carlos Varea, Pedro Rojo et Houmad El Kadiri, le 31 octobre 2006Traduit par Manuel Talens
Notas (en espagnol):1. http://www.alquds.co.uk:8080/archives/pdf/2006/10Oct/27OctFri/qds01.pdf, según traducción de Houmad El Kadiri y Pedro Rojo, IraqSolidaridad.2. Ver en IraqSolidaridad: Reunión de la Delegación de la CEOSI con el Partido Baaz, la Unión del Pueblo y la Alianza Patriótica Iraquí - Proyecto de creación del Frente de Liberación Nacional y referencias en notas 5, 9 y 11.3. Ver referencia en nota anterior y las incluidas en la nota 8.4. Ver en IraqSolidaridad: Carlos Varea y Pedro Rojo: ¿Quién mata a quién en Iraq y por qué? El debate interno sobre los atentados indiscriminados y sectarios (encuentro en Bagdad con la delegación de la CEOSI) y El borrador para una nueva Constitución iraquí: Comunicados de la Asociación de Ulemas Musulmanes y de la de la Alianza Patriótica Nacional . La web de la AUM es: http://www.iraq-amsi.org/5. Sobre el FPNI, ver en IraqSolidaridad: La resistencia armada se coordina bajo la dirección del Consejo Militar Supremo de los 'Muyahidines'. Creado el Frente Patriótico Nacionalista e Islámico de Iraq Carlos Varea: ¿A quién beneficia ¿A quién beneficia la violencia sectaria en Iraq? - Declaración del FPNI sobre operativos de los cuerpos de seguridad iraquíes en Bagdad y su periferia Al-Kubaysi presenta ante la Asamblea estatal de la CEOSI la creación del Frente Patriótico Nacionalista e Islámico como el mayor logro de la resistencia6. Puede leerse en IraqSolidaridad sobre el CFNI: Un amplio abanico de fuerzas sociales y políticas anuncian el rechazo de las elecciones de enero de 2005 - Declaración del Congreso Fundacional Nacional Iraquí llamado al boicot de las elecciones Documento Final de la Segunda Asamblea del Congreso Fundacional Nacional Iraquí Comunicado del Congreso Fundacional Nacional Iraquí tras las elecciones: Un proyecto soberano, democrático e integrador para Iraq Declaración del Congreso Fundacional Nacional Iraquí sobre el referéndum constitucional - Comunicado de la Asociación de Ulemas Musulmanes contra las amenazas a Siria7. The Washington Post, 24 de octubre, 2006. El diario británico The Sunday Times avanzaba esta información dos días antes. Jalilzad incluso ofreció abrir la incorporación del Partido Baaz al proceso político.8. Asharq al-Awsat, 23 de octubre, 2006. Ver en la columna de esta misma página, un extracto de la misma. 9. Residente en Europa, invitado por la CEOSI, de él puede leerse en IraqSolidaridad entre otros textos: Auni Qalamyi: ¿Está la resistencia iraquí negociando con EEUU?10. Invitado por la CEOSI y el PCE en 2005 y 2006. Ver en IraqSolidaridad: El PCE reconoce a la Unión del Pueblo como "organización comunista hermana" en Iraq. Yusuf Hamdan, dirigente comunista iraquí de la UP, participará en la Fiesta del PCE y realizará un gira por el Estado español y Los comunistas iraquíes opuestos a la ocupación e Imán Jamás participan en la Fiesta del PCE 200611. En dos ocasiones invitado al Estado español, ver en IraqSolidaridad: Al-Kubaysi presenta ante la Asamblea estatal de la CEOSI la creación del Frente Patriótico Nacionalista e Islámico como el mayor logro de la resistencia, además de: Noticias breves y audio mp3 2004-2005 y Entrevista a Abdelyabar al-Kubaysi tras su liberación: "Varios detenidos murieron bajo tortura". De la API: Comunicado de la Alianza Patriótica Iraquí: "La resistencia iraquí es la resistencia del pueblo" - Tras los atentados de Nayaf y Karbala: ¿A quién favorecen?12. Ver en IraqSolidaridad: Programa Político del Partido Baaz: El Programa de la Resistencia y la Independencia. El Baaz reafirma su compromiso con un Iraq democrático e integrador a través de la resistencia, así como: Reunión de la Delegación de la CEOSI con el Partido Baaz, la Unión del Pueblo y la Alianza Patriótica Iraquí - Proyecto de creación del Frente de Liberación Nacional y La resistencia armada se coordina bajo la dirección del Consejo Militar Supremo de los 'Muyahidines'. Creado el Frente Patriótico Nacionalista e Islámico de IraqNational Security Archive: http://www.gwu.edu/ 7/8nsarchiv/index.htmlTlaxcala remercie ses camarades d'IraqSolidaridad pour la communication amicale de cette nouvelle extraordinaire. Illustratiion ajoutée de Juan Kalvellido, membre de Tlaxcala.URL de cette nouvelle: http://www.tlaxcala.es/pp.asp?reference=1424&lg=es
3-2 Point de vue de Alain Joxe : l’unilatéralisme impérial et les guerres asymétriques. (Israël en Palestine et au Liban et guerre d’Iraq)
(partie Irak)
Les guerres asymétriques nouvelles se transforment elles mêmes sous nos yeux avec l’expérience d’un succès relatif du plus faible. C’est un paradoxe qui est décrit à l’avance par une certaine littérature militaire américaine faisant la critique de l’impasse iraquienne, considérée comme erreur stratégique, équivalente à l’impasse des années 60 au Vietnam [1]. Mais la doctrine américaine demeure celle de l’écrasement de l’ennemi sans négociation et de la destruction des souverainetés étatiques. Du moins tant que l’Europe ne se rebiffe pas ? L’enjeu de la « sortie de crise » au Liban est d’importance globale car c’est peut-être un premier coup d’arrêt à l’unilatéralisme extrémiste des Etats-Unis qui cependant continue à se manifester pleinement en Iraq. ….
La paix par un règlement global serait-elle finalement à portée de la main ? Il ne faut pas être trop optimiste ni, en tout cas, négliger les questions graves que posent le leadership américain dans cette région du globe. Pourquoi favoriser des guerres dans le Grand Moyen-Orient, ce qui contribue à augmenter l’opposition mondiale à leur leadership global et à renforcer le terrorisme de désespoir ? L’expérience Iraquienne désastreuse de la guerre urbaine, (lancée sur deux mensonges avérées par un rapport du Sénat), ne leur suffit-elle pas ?
Ont ils vraiment l’intention de menacer l’Iran d’une guerre totale, au nom d’une lutte contre le chiisme, alors que leurs seuls alliés en Iraq sont actuellement la majorité démographique chiite ?
L’équipe Bush a-t-elle perdu la tête ? La question mérite sans doute d’être posée. B. GUERRE D’IRAQ UN SUCCES ? Mais il faut aussi construire l’hypothèse contraire, à savoir que le gouvernement Bush n’a pas du tout perdu la tête et mène une stratégie cohérente et puissante d’écrasement de toutes les sociétés du Moyen Orient par des opérations dissymétriques essentiellement destructives de l’Etat. Les démolitions principales sont confiées en sous-traitance à des communautés ou à des états locaux alliés, asservis ou craintifs. Le président Bush persiste et signe un auto-satisfecit dans les cérémonies de l’American Legion, le 31 août. Il n’est pas forcément proche de sa chute. La CIA avait naguère été considérée comme faisant campagne contre la réélection de Bush pour avoir commis des rapports négatifs. On s’avise aujourd’hui qu’au début de la guerre d’Iraq on admettait publiquement que la solution la meilleure, pour le maintien de l’emprise indirecte des Etats Unis, pouvait être la division de l’Iraq en trois morceaux : un Kurdistan, un Chiistan un Sunnistan. « Malheureusement », ces trois « communautés » étaient mêlées au niveau des sociétés urbaines. (comme naguère en ex-Yougoslavie) la « balkanisation communautaire » de l’Iraq exigeait donc une purification ethnique intra-urbaine, et donc un bon paquet de massacres et de personnes déplacées. On peut dire aujourd’hui qu’un « succès » pratique de l’option « triple-guerre-civile, sécessions, apartheid » est masqué par l’échec de la politique affichée : « occupation-reconstruction-de-l’Etat démocratique, départ ». Le succès des Etats-Unis c’est l’auto-destruction de l’Etat qu’ils coordonnent dans le cadre de la Constitution nouvelle, une violente tripartition communautaire alimentant, sans frais une guerre civile générale et une médiation « externalisée » des Etats Unis. L’envoi, en août, de renforts terrestres annoncent non pas un effort supplémentaire d’occupation mais la phase de repli des troupes d’occupation hors de la « zone verte » du bunker de Bagdad, sur des positions préparées à l’avance, dans les bases off-town du désert, et qui n’opéreront plus, ensuite, que par expéditions punitives, destinées à protéger la zone pétrolière Kurde. Freinage du modèle bushiste de destruction des Etats ? On peut dès lors aussi revisiter la guerre Israël-Palestine, et la guerre Israël-Liban et admettre l’hypothèse, que le gouvernement Bushiste poursuit avec continuité une entreprise de destruction totale de la souveraineté des Etats moyen-orientaux : la destruction de l’Etat dans la Palestine du Mandat est bien avancée, (y compris le délabrement de la souveraineté d’Israël) ; la destruction du Liban n’est qu’un succès mitigé. On espérait mieux dans un pays où l’état tombe normalement aisément en morceaux confessionnels. L’effet fut inverse et le processus méritait donc d’être interrompu avec l’accord ambigu de l’Europe. Cette critique politique peut passer pour un compliment stratégique car elle rétablit une cohérence à long terme dans ce qui parait d’abord un simple chaos et un échec global. Le débat cependant est ouvert chez les militaires américains eux mêmes. Dans les « guerres de IV° génération », on ne parvient pas à déboucher dans la « phase IV » de la victoire, celle où selon Clausewitz, l’adversaire perd non seulement les moyens de se battre mais la volonté de se battre. Selon un auteur « les perfectionnements technologiques qui ont accru la capacité de détruire les moyens de combattre » ne servent plus alors ; la victoire dans ce sens, n’est plus de la compétence des forces armées seules mais exige une coordination entre toutes les agences de l’exécutif impliquant le maintien de l’Etat, de la culture, et une vision acceptable du futur dans le pays battu. Ce débat est-il début d’un retournement ? La grande stratégie bushiste ou rumsfeldienne serait-t-elle inacceptable, en Iraq, pour les Démocrates ? Rien n’est moins certain. Dans une tribune publiée par le New York Times, en mai 2006, une version soft du projet de tripartition était préconisée par le sénateur Joseph Biden, principal élu démocrate de la commission des Affaires étrangère. Il estime que, constatant que les efforts entrepris par l’administration Bush pour doter l’Irak d’un gouvernement centralisé et fort sont un échec et une mission impossible, l’Irak devrait être divisé en trois régions - Kurde, Sunnite et Chiite - bénéficiant d’une large autonomie. « Il est de plus en plus manifeste, dit-il, que le président Bush ne dispose d’aucune stratégie pour la victoire en Irak. En fait, il espère éviter la défaite et transmettre le problème à son successeur ». Cette division « huntingtonienne » de l’Irak s’inspirerait de l’exemple de la Bosnie : selon J. Biden, il aurait l’aval des sunnites irakiens, principale force de l’insurrection. Au gouvernement central reviendraient le contrôle des frontières, les affaires étrangères et la gestion des revenus du pétrole. Bagdad serait déclarée "zone fédérale" et placée sous la protection d’une force de police internationale "Certains diront que cette évolution vers un régionalisme fort déclencherait des opérations de nettoyage confessionnel. Mais c’est exactement ce qui se passe déjà, à une échelle accrue", se justifie-t-il. Les Etats-Unis retireraient leur contingent d’ici 2008, à l’exception d’une petite force de combat contre le terrorisme. Vers une reprise de la guerre ou une défaite de l’unilatéralisme En promettant d’avance aux Etats-Unis une prochaine guerre du Liban triomphante, M. Olmert s’excuse d’avoir commis une erreur stratégique et opérationnelle, en somme d’avoir mal calculé le coup. Ses propres « va-t-en guerre » militaires ont peut être été influencés par les va-t-en guerre américains. Mais les Etats Unis sont très critiques de sa gestion et ils ont noté l’échec, en votant la résolution française qui permettait d’arrêter le cafouillage pire qu’aurait été une occupation israélienne prolongée du Liban sud jusqu’au Litani,. Sans « victoire de phase IV » elle aurait consolidé l’union nationale intercommunautaire Libanaise au lieu de la détruire. Le freinage d’Israël par l’Amérique de Bush est bien destiné à sauvegarder son rôle régional unilatéraliste pour l’avenir. Mais du côté européen, toutefois, ce qui domine, c’est l’espoir d’un retour au règlement négocié global au Moyen-Orient. C’est à dire une défaite de l’unilatéralisme. L’Union Européenne devrait bien faire le point à cette occasion, et se dégager, pour solde de tous comptes, des filets du système unilatéraliste qui mène des peuples entiers à la mort, y compris le peuple israélien, interdit, sauf un changement profond, de se dégager de la dynamique unilatéraliste globale des Etats-Unis. Cette stratégie fait d’Israël un pion communautaire guerrier, sacrifié à terme sur l’échiquier de l’Empire. Alain JOXE Cf.Douglas Jehl « Report Says White House Ignored CIA on Iraq Chaos » The New York Time, Thursday 13 October 2005. Cet article cite un rapport de juillet 2004 fait par d’anciens fonctionnaires du renseignement selon qui Bush n’a pas prêté la moindre attention aux rapports de la CIA qui avertissait que des obstacles culturels et politiques s’opposeraient à toute stabilité dans l’après guerre. Cf. Joseph McCALLION, op.cit. Dans une tribune publiée par le New York Times, le 2 mai 2006,
Mercredi 01 Novembre 2006
3-3 Attaque du camp Falcon par la Résistance Irakienne : Explosions d'armes à l'UA, et ou d'armes nucléaires tactiques ?
Destruction du Camp américain Falcon: Explosions d'armes à l'UA, et ou d'armes nucléaires tactiques ?
La résistance irakienne porte des coups de plus en plus sévères à l’occupant, et la mesure peut en être appréciée par le niveau des demandes de rallonge budgétaire faites par les différents corps d’armée. Des enveloppes d’urgence sont consenties régulièrement par les Représentants, en fait les Chambres d’enregistrement de l’administration Bush, selon les requêtes des porte-paroles de l’Us force, de l’Army au lieu d’être sont présentées et argumentées soit par le ministre de la Défense, soit par le chef d’état major commis localement.
Ce n’est là que le moindre des signes du désordre d’un pouvoir dispersé et mis sous tension d’intérêts lobbyistes disparates et parfois contradictoires.507 milliards ont été votés régulièrement le mois passé comme budget pour 2007.70 milliards supplémentaires ont déjà été accordés aux forces terrestres.
50 autres milliards sont demandés pour l’US Force à compter sur le budget 2008 et 80 milliards de plus pour l’Army.
En 11 ans, la guerre au Vietnam n’a conduit à des dépassements que par deux fois.La destruction de l’entrepôt d’armes US à la base de Falcon, au Sud de Baghdad, le mardi 10 octobre vers 22 heures (heure locale), l’un des sites les mieux surveillés et défendus par l’occupant a été filmée et diffusée par deux sources différentes. L’incendie parti d’un tir nourri de mortier a duré toute la nuit. Elle atteste de la fragilité des positions de l’occupant. L'attaque particulièrement dévastatrice aurait fait environ 300 morts (Ce camp héberge plus de 3000 personnes en temps normal), des soldats américains, et des Marines, ainsi que des agents de la CIA et des traducteurs US. Il y a eu aussi 165 blessés graves et 39 blessés légers. 9 avions gros porteur marqué du sigle de la Croix Rouge ont été vu par des journalistes étrangers, atterrissant et décollant emportant les morts et les blessés.
En plus, 122 soldats irakiens ont été tués ainsi que 90 sérieusement blessés qui ont été évacués vers l'hôpital militaire américain d'al-Habbaniyah situé à environ 70 Km de Bagdad.
Mais silence complet du côté des autorités militaires américaines, de l'administration Bush aux abois.Les merdias occidentaux n’ont pas traité la nouvelle.Cet événement est la claire démonstration que la zone verte elle-même n’est pas réellement sous contrôle d’une troupe majorée à plus de 70 000 soldats à Baghdad depuis l’opération Together Forward débutée en juin 2006 avec couvre-feu de 21 heures à 6 heures et check-points à l’israélienne.De plus, outre qu’il a déclenché une explosion en chaîne de dispositifs incendiaires bien visibles (voir la vidéo Al-Jazeera ci-jointe) sur l’enregistrement, il a donné lieu à l’explosion d’une bombe vraisemblablement atomique.Ce n’est qu’après deux mois que la présence de radioactivité intense sur des cratères de bombes israéliennes au Liban a été révélée, quand donc des compteurs Geiger vont être dépêchés sur les lieux de l’un des crimes occidentaux ?
Ce premier novembre 2006, Nuri Maliki a ordonné la levée des barrages militaires US et des forces de collaboration qui assiégeaient Sadr City.Il a ainsi consacré la victoire des résistants de cette ville.Rumsfeld n’a pas annoncé le nombre des renforts (mercenaires contractuels ou soldats ?) actuellement entraînés qui seront expédiés en Irak, pour tirer de l’Uranium appauvri et y être exposés. Mais le chiffre de 100 000 circule depuis des sources anonymes …

A voir les 2 vidéos
Video d'Al Jazeera http://www.cyberspaceorbit.com/TacticalNukeDetonatedInIraq.wmvVideo http://youtube.com/watch?v=LlM3BDojdLo&...ted&search=Traduction des informations données Urgent : "Une série d'explosions suite à un incendie dans un hangar de munitions dans une base américaine située au sud de la capitale irakienne". Journaliste : Une série d'explosions a secoué la capitale irakienne Baghdad vers 22h et deux heures après l'incendie prend de l'ampleur comme en témoignent les flammes et la fumée et les explosions s'intensifient. Selon des témoin visuels dont celui qui parle de Baghdad (= Nizar Esamarai) l'incendie s'est déclaré dans le hangar après des tirs de roquettes sur ce hangar. Il semble que deux heures après l'incendie il est impossible de le maîtriser. Des éclats de bombes et de roquettes sont projetés très loin, à plus de 20 Km de la base (là où habite le témoin). Des patrouilles de police, de l'armée et de la garde nationale parcourent la région pour s'assurer de la sécurité des habitants en les avertissant des risques de chute de roquettes sur les maisons et donc du danger de s'exposer. Parallèlement des hélicoptères américains survolent la région "intensément" (tel que dit par le témoin ndlt). Ce très grand hangar, (qui renferme une très grande quantité de munitions dont le détail n'est pas donné ndlt) est essentiel car il alimente les troupes et casernes de la région (selon le témoin ndlt). L'armée américaine assure qu'il n'y a pas de victimes et que la cause est un incendie qui s'est déclaré dans le hangar alors que les responsables du gouvernement disent ne pas connaître la cause de l'incendie. Après la grande lumière due à la dernière explosion (celle qui arrive à l'écran ndlt ) le journaliste essaye de rappeler le témoin pour des explications mais la liaison et rompue. Traduction par Abida. Z notre correspondante à Alger. C'est ce qui a été dit sur cet incendie et les explosions sur cette chaîne de TV.
Le journaliste insistait sur l'intensité des explosions, les flammes et la fumée. Les explosions sont également toutes décrites comme « immenses » par les reporters de la BBC, qui mentionnent qu'elles ont continué pendant toute la nuit. Selon Andrew North, correspondant de la BBC à Bagdad, les explosions ont commencé vers 23 heures locales (21 heures, heure de Londres) et devenaient "de plus en plus fréquentes" à mesure que les énormes incendies s'étendaient à toute la base, ponctués de terribles explosions lorsque de nouveaux dépôts de carburant et de munitions étaient atteints par le feu. Une deuxième vidéo, cette fois tournée par des soldats américains http://youtube.com/watch?v=UBMqTpDnitA&mode=related&search= montre plus clairement ces « champignons » de fumée noire. Certaines de ces explosions sont d'une telle puissance qu'elles aveuglent la caméra qui filme mais qui se trouve pourtant à une grande distance de celles-ci. Les soldats qui commentent pendant le tournage parlent d'une onde de choc puissante, et s'inquiète de la direction du vent, indiquant qu'ils se préoccupent d'éventuelles retombées soit chimiques et ou radioactives. Le tournage s'accompagne de bruits de sirènes. Parmi les munitions stockées à Camp Falcon, il y avait, les troupes américaines en utilisent en Irak (à Fallujah par exemple), des bombes au phosphore (nuages blancs sur les vidéos) et des bombes à l'Uranium Appauvri (explosions avec multiples flammèches comme visualisées sur des vidéos de la prise de Bagdad en 2003 où des bombes à l'UA ont été utilisées). Les dégâts pour les populations environnantes et pour la population mondiale, car les particules à l'UA ne reconnaissent pas les frontières, de telles explosions de bombes à l'UA sont inqualifiables. La question qui se pose c'est : n'y avait il pas non plus une ou des minies bombes tactiques nucléaires d'entreposées là pour servir éventuellement à une attaque nucléaire contre les installations nucléaire iraniennes ? Cette question peut se poser en lien avec les nuages type champignon atomique vus sur les vidéos. Mais, une explosion nucléaire aurait provoqué un énorme cratère sur place, les pays voisins auraient été mis en état d'alerte maximum à cause de la pollution radioactive de l'air et de l'eau (ceci dit, les conséquences de la catastrophe de Tchernobyl a bel et bien été passée sous silence ici en France), de nombreuses victimes seraient à déplorer tant chez les américains que chez les irakiens des alentours suite à ces explosions, la contamination radioactive auraient également touchés les sauveteurs sauf s'ils étaient munis d'équipements de protection. La question pour le moment reste sans réponse. Ces minis bombes nucléaires dites pénétrantes, sont d'environ 1 kilotonne (1000 tonnes d'explosifs) appelée dans le jargon militaire « small built » armes, (armes de petit format). Un article de la BBC d'août 2003 rapportait la tenue d'une conférence sur le développement de ces « mini bombes atomiques » à StratCom, les quartiers généraux du commandement stratégique US au Nebraska. Il y a été discuté des besoins en armes nucléaires qui produisent de petites quantités de radiation, des armes à pénétration profonde pour attaquer des bunkers, et d'armes de taille plus grande avec des effets radioactifs plus puissants pour détruire des agents chimiques et biologiques. Ces mini bombes atomiques, constituent avec les bunker busters plus puissantes ce qu'on appelle les « Earth Penetrator Weapons » (EPWs). Elles sont facilement utilisables via le système GPS de guidage satellite. Le concept d'utilisation de ces mini bombes nucléaires remonte à 2001 et leur utilisation fait partie d'une nouvelle stratégie en matière de politique nucléaire impulsée par l'actuel ministre de la défense américain Donald Rumsfeld. Une nouvelle Triade devait remplacer l'ancienne consistant en largage de bombes par air, tirs de missiles équipés de têtes nucléaire par voie terrestre et maritime (navires de guerre et sous marins). La nouvelle Triade comprend :
La totalité de la première Triade
Des systèmes de Défense incluant le système national de défense par missile ou la défense par missile anti balistique.
Une infrastructure revitalisée qui fournirait des capacités nouvelles au moment opportun pour affronter des menaces émergeantes et cela veut dire des mini bombes et autres même type d'armements, et la capacité de concevoir et de les construire dans une programmation quinquennale.
L'un des objectifs de ces minis bombes nucléaires seraient d'attaquer les caches clandestines souterraines (protection pour les militants et leurs munitions) de ceux déclarés « terroristes » par l'administration américaine ou les centres de commande souterrains d'un pays ennemi. Ces armes nucléaires seraient dites « propres », d'après leurs promoteurs, car elles ne provoqueraient aucune destruction externe, puisque utilisées dans des cavités profondes. Les radiations et le nuage radioactif seraient ainsi contenus. En réalité il y aura des retombées radioactives provoquant mort et maladies pour plusieurs milliers voire millions de personnes et des catastrophes écologiques, Une chose est sûre, d'importantes quantités d'armes à l'UA ont été détruites à Camp Falcon le 10 octobre près de Bagdad en Irak. La contamination à l'échelle planétaire continue non stop. Il est plus qu'urgent de mobiliser pour demander l'interdiction de ces guerres nucléaires à l'uranium appauvri qui ne disent pas leur nom. TOUS concernés car TOUS touchés. Gare aux particules à l'UA! Attention à l'Empire US sur le déclin
3-4 Point de vue de James Cogan et Peter Symonds : Tensions entre les gouvernements des Etats-Unis et de l’Irak ont encore augmenté .
Dans un geste sans précédent, le premier ministre irakien Nouri al-Maliki a émis un communiqué de presse mardi après-midi disant qu’il avait « ordonné » à l’armée américaine de mettre un terme à l’encerclement de Sadr City qui durait depuis près de sept jours, supposément en tant que partie des opérations de recherche d’un soldat américain qui a été prétendument enlevé par des militants chiites. Sadr City est le bastion du mouvement chiite dirigé par l’imam Moqtada al-Sadr et son Armée du Madhi.
Il y a peu de doute que Maliki a émis sa déclaration sans auparavant en avertir les forces d’occupation. Le New York Times a rapporté que les responsables américains ont gardé « le silence pendant des heures sur cette question » avant de déclarer que l’ordre était une décision conjointe de l’Irak et des Etats-Unis prise par Maliki, l’ambassadeur américain Zalmay Khalilzad et le général George Casey. Plus tôt, toutefois, un porte-parole de l’armée américaine n’avait pu cacher sa surprise lorsqu’il fut questionné par le Times. Il a dit que les commandants américains avaient obtenu le communiqué de presse et « considéraient quelle était la meilleure façon de répondre à ces questions ».
Maliki a déclaré que l’ordre était nécessaire pour « ouvrir les routes et faciliter la circulation ». La raison véritable est le niveau très élevé de tension au sein de la population chiite en Irak. Depuis des mois maintenant, l’administration Bush demande constamment au gouvernement Maliki, dominé par l’Alliance irakienne unie (AIU), une coalition de partis chiites, d’autoriser un assaut sanglant sur Sadr City pour « désarmer » l’Armée du Mahdi, ce que Maliki a refusé à plusieurs reprises.
Le mouvement sadriste est la plus importante faction au sein de l’AIU. Une attaque contre elle signifierait la fin de la coalition et minerait sérieusement le gouvernement. De plus, l’Armée du Mahdi bénéficie du soutien des masses chiites qui, après avoir subi des dizaines d’années de répression par le régime baasiste, considèrent qu’il est vital de maintenir une force armée indépendante de tout gouvernement à Bagdad. A Sadr City, la milice est vue comme l’unique moyen sérieux de défense contre les extrémistes sunnites et les forces américaines d’occupation, dont la présence suscite une opposition farouche de la population du district, principalement composée de la classe ouvrière et de la population pauvre.
En conséquence du refus de Maliki de lâcher les sadristes, les médias américains et irakiens sont remplis de spéculation que l’administration Bush prépare un coup d’Etat pour mettre au pouvoir une junte militaire qui donnerait le feu vert à une offensive contre la milice chiite. Dans les rues de Sadr City et les autres villes largement chiites, telles Najaf, Kufa, Karbala, Amarah et Basra, les actions américaines ont provoqué une opposition féroce.
La mise en place la semaine passée de barrages routiers et de points de contrôle sur toutes les routes importantes permettant d’accéder à Sadr City a provoqué des tensions fiévreuses. Lundi, reflétant la pression d’en bas pour répondre ouvertement à l’armée américaine, Moqtada al-Sadr a émis une déclaration menaçante : « si le siège continue longtemps, nous recourrons à des actions que je n’aurai d’autres choix que de prendre ». Il a dénoncé les membres du parlement irakien pour garder le silence.
Mardi, le septième jour du « siège », le mouvement sadriste a annoncé une grève générale de protestation. Toute la banlieue de 2,5 millions de personnes s’est arrêtée, faisant place à des patrouilles de miliciens dans les rues.L’intervention de Maliki a reflété de profondes inquiétudes à l’intérieur du gouvernement qu’un mouvement de grève ferait rapidement boule de neige, car les Irakiens évacueraient leur haine contre l’occupation et les conditions sociales désastreuses. Un porte-parole sadriste, Jalil Nouri, a déclaré à l’agence de presse United Press : « S’ils n’avaient pas levé le siège, notre grève se serait propagée au reste de Bagdad le lendemain et partout en Irak le jour suivant. »
Les actions de Maliki ont attisé le débat à Washington sur l’avenir de son gouvernement. Il se développe un consensus dans l’administration Bush et les médias, et parmi les républicains et les démocrates que le gouvernement chiite ne constitue pas un moyen viable de réaliser les ambitions des États-Unis en Irak. Tout ce verbiage à propos de la « démocratie » en Irak a été mis de côté, avec une intense frustration face au fait que Maliki n’ait pas suivi les ordres américains de se réconcilier avec les élites sunnites et de réprimer les milices chiites.
Hillary Clinton, un important sénateur démocrate, a dénoncé mardi le gouvernement Maliki dans un discours devant le Conseil sur les relations étrangères, l’accusant d’avoir échouer à créer les conditions pour un règlement politique. « La crédibilité américaine est prise en otage par un gouvernement irakien qui ne respectera pas son engagement de trouver une résolution politique aux droits et aux rôles de la minorité sunnite et de déterminer la distribution des revenus du pétrole », a-t-elle déclaré.
On reconnaît de plus en plus à Washington que le gouvernement irakien est incapable de réaliser le type de « règlement politique » qui est proposé par les États-Unis. Atteindre une « réconciliation » avec la « minorité sunnite » signifie redonner aux anciennes élites baasistes au moins une partie du pouvoir dont elles profitaient sous le régime de Saddam Hussein. Avant tout, cela signifie changer complètement les plans d’une autonomie régionale significative pour le Nord kurde et le Sud chiite, incluant le contrôle d’énormes réserves de pétrole dans ces régions.
Pour les partis chiites, ces plans sont une abomination. Même si les chefs chiites en arrivaient à une entente de partage de pouvoir avec leurs homologues sunnites pour mettre fin à l’insurrection, rien ne garantit que les masses de travailleurs ordinaires accepteraient un tel accord. La réinstallation de généraux, de policiers et de bureaucrates baasistes dans des positions de pouvoir pour réprimer l’opposition à l’occupation américaine entraînerait inévitablement une colère et une hostilité généralisées. C’est pourquoi les appels à la « réconciliation » vont de pair avec les demandes américaines pour un règlement de comptes sanglant avec l’Armée du Mahdi et sa base de la classe ouvrière à Sadr City.
Le gouvernement Maliki pose aussi des difficultés à la réalisation de plans plus larges de Washington au Moyen-Orient. Tous les partis chiites au pouvoir ont des liens étroits avec l’Iran, qui est la cible des États-Unis pour un « changement de régime ». Toute agression américaine contre Téhéran provoquerait l’opposition des masses chiites de l’Irak, entraînant ainsi plus d’instabilités et de confrontations avec l’occupation américaine. L’ancien secrétaire d’État américain James Baker, qui préside l’éminent Groupe d’étude sur l’Irak qui étudie les options en Irak, a proposé d’obtenir l’appui de l’Iran pour arriver à un règlement en Irak. Mais rien ne garantit que l’administration Bush puisse ou veuille en arriver à une telle entente.
Les commentaires de Clinton reflètent l’accord des deux partis sur le fait que le régime de Bagdad doit être démis. Comme elle l’a dit au Conseil des Affaires étrangères : « En termes politiques, nous avons finalement atteint le point de l’absurdité complète. L’administration [américaine] annonce qu’elle propose un échéancier ou une date limite, et le premier ministre irakien les dénonce. » Cette déclaration annonce que les démocrates vont appuyer toute action visant à éjecter Maliki.

Ce ne sera pas la première fois que l’impérialisme américain se défait d’un de ses propres laquais. Hier marquait le 43e anniversaire du coup d’Etat appuyé par les Etats-Unis contre le président du Sud Vietnam, Ngo Dinh Diem. Bien que complètement loyal aux Etats-Unis, les méthodes autarciques de Diem avaient provoqué l’opposition populaire et miné les efforts de Washington de renforcer l’armée sud-vietnamienne dans la guerre civile contre le Front de libération nationale.
Le premier novembre 1963, des unités rebelles de l’armée marchèrent sur le palais présidentiel à Saigon. Diem, qui s’était enfui, courut frapper à la porte de l’ambassadeur américain, Henry Cabot Lodge, et se fit rassurer à l’effet que les Etats-Unis n’étaient pas impliqués dans le coup. Quelques heures plus tard, Diem se rendit, seulement pour être fusillé au côté de son infâme frère Ngo Dinh Nhu et remplacé par une junte.

Il y a maintenant de plus en plus une discussion ouverte à Washington sur le type de régime qui serait nécessaire à Bagdad. Disposer du gouvernement nominalement élu de Maliki et effectuer un tournant vers des sections de l’élite baasistes ne peut vouloir dire qu’une chose : l’établissement d’une junte
soutenue par les Etats-Unis et basée sur les forces de sécurité et l’appareil bureaucratique de l’Etat. Une telle formation ne serait pas différente de la dictature d’Hussein, de laquelle les Etats-Unis ont prétendu avoir « libéré » le peuple irakien.
Considérant les options pour les Etats-Unis en Irak, Eliot Cohen écrivit dans le Wall Street Journal le 20 octobre que « l’hypothèse la plus plausible » était « un coup que nous allons endosser silencieusement ». Cohen est associé à l’American Entreprise Institute, un groupe de réflexion de droite qui avait encouragé l’invasion de l’Irak en tant que premier pas vers la « démocratie » au Moyen-Orient. Il en est maintenant arrivé à la conclusion qu’« une junte militaire modernisatrice pourrait bien être le seul espoir pour un pays dont la culture démocratique est faible et dont les politiciens sont soient corrompus ou incapables ».
Malgré les assurances de Bush envers Maliki, la brèche ouverte entre l’administration américaine et le gouvernement irakien a été évidente cette semaine. Dans cette confrontation, le conseiller à la sécurité nationale Stephen Hadley s’est rendu à Bagdad sans s’annoncer pour un entretien avec Maliki. Hadley a clairement livré le message au premier ministre que des changements étaient requis. Mais le choix du conseiller à la sécurité nationale comme messager soulève des questions à savoir à qui d’autre il s’adressait et de quels plans ils ont discuté.
A Bagdad, les discussions sur le « changement de régime » sont encore plus ouvertes.
Le New York Times commentait dans un article mardi : « les journaux irakiens ont adopté le thème du changement de gouvernement, spéculant sur la possible composition d’un “gouvernement de salut national”, appuyé par les Etats-Unis, qui enlèverait le pouvoir de l’alliance chiite qui avait choisi Maliki pour premier ministre.
De hauts responsables irakiens ont dit que M. Maliki avait été profondément ébranlé par les rumeurs qu’il pourrait être forcé de quitter son poste d’ici la fin de l’année. »
Le pendant à toute action contre Maliki, va être un assaut sanglant contre l’opposition anti-américaine, particulièrement contre les masses chiites de Sadr City.
James Cogan et Peter Symonds
WSWS, 3 novembre 2006.
Article original anglais paru le 2 novembre 2006
Source : WSWS http://www.wsws.org/
3-5 Point de vue de Joe Kay : Plusieurs rapports font état de préparatifs d’un coup d'état en Irak.
(Les victimes d’Irak n’existent pas, ces victimes sont seulement un espace vide de la conscience du monde.)
Le premier ministre Maliki exprime ses doléances envers Washington.
Les tensions augmentant entre l’administration Bush et le chef du gouvernement à Bagdad soigneusement choisi par Washington, le premier ministre Nouri al-Maliki, ont explosé à la surface lors d’une rencontre vendredi dernier entre Maliki et l’ambassadeur américain en Irak, Zalmay Khalilzad.
En réponse aux pressions américaines de plus en plus importantes pour que Maliki sévisse contre les milices chiites hostiles à l’occupation américaine et aux critiques publiques de Maliki par les dirigeants militaires et politiques américains, le premier ministre s’est plaint que Khalilzad et l’administration Bush minaient la fiction officielle qu’il était le chef souverain du gouvernement démocratique.
« Je suis l’ami des Etats-Unis, mais pas l’homme des Etats-Unis en Irak », a dit Maliki à Khalilzad, selon Hassan Senaid, un des conseillers de Maliki.
Les commentaires de Maliki ont été précédés par une conférence de presse le 24 octobre, organisée dans la zone verte de Bagdad par Khalilzad et le commandant des forces américaines en Irak, le général George Casey. Khalilzad a annoncé qu’une entente avait été conclue entre le gouvernement irakien sur un échéancier pour une série de mesures pour établir la stabilité en Irak.
Les Etats-Unis demandent que Maliki arrive à une entente sur le partage des revenus du pétrole et sur d’autres questions avec les représentants de l’élite sunnite, y compris les baasistes associés avec le régime déchu de Saddam Hussein. Ils ont aussi exigé que Maliki soutient les plans américains d’attaques sur le bastion de la milice Armée du Mahdi, dirigé par l’imam chiite Moqtada al-Sadr, le populeux quartier chiite de Bagdad, Sadr City. (N.d.l.r. Les chiites irakiens s’inquiètent des affinités sunnites des USA, Reuters, 1er Novembre 2006.)
Maliki a répondu à la presse de conférence de Khalilzad et Casey en déclarant que le gouvernement irakien « est un gouvernement soumis à la volonté populaire et personne n’a le droit de lui imposer un échéancier ». Il a dit que son propre gouvernement n’a été impliqué dans aucune négociation sur un échéancier et que « seul le peuple qui a élu le gouvernement a le droit d’imposer des limites de temps ou des amendements ».
Ces commentaires ne sont que la plus récente indication de conflits entre le gouvernement Maliki et les occupants américains. Durant l’attaque israélienne sur le Liban cet été et qui était soutenue par les Etats-Unis, Maliki a dénoncé l’agression israélienne et plus tard a eu une rencontre très médiatisée avec le président iranien Ahmadinejad à Téhéran.
Le 13 octobre, Maliki a donné une entrevue à USA Today dans laquelle il déclarait son opposition aux préparatifs américains pour un assaut sanglant sur Sadr City, disant « La façon dont les forces multinationales pensent régler cette question, ce sera la destruction d’un quartier entier. »
Le 25 octobre, les Etats-Unis ont organisé un raid sur Sadr City, provoquant une réponse coléreuse de Maliki, qui a demandé - et obtenu - la libération d’un adjoint de haut rang de Sadr qu’avaient arrêté les forces américaines.
Alors que l’administration Bush a affirmé avoir confiance en Maliki, en coulisse elle prépare activement un coup pour mettre au pouvoir un gouvernement militaire qui aura promis de se soumettre aux diktats de Washington.
United Press International (UPI), qui est la propriété des éditeurs du quotidien de droite le Washington Post, a publié un reportage le 23 octobre, un jour avant la conférence de presse de Khalilzad et Casey, intitulé « Un coup contre Maliki est prétendument en préparation ». L’article disait que « Des officiers de l’armée irakienne planifient prétendument l’organisation d’un coup d’Etat militaire avec l’aide des Etats-Unis pour chasser le gouvernement du premier ministre Nouri al-Maliki ». Un tel coup est préparé « au cas où les tentatives du gouvernement Maliki pour restaurer l’ordre échoueraient ».
Citant « des sources arabes et irakiennes basées au Caire », l’UPI écrit que « plusieurs officiers irakiens » ont visité Washington récemment « pour avoir des pourparlers avec des responsables américains sur des plans pour remplacer l’administration de Maliki par un gouvernement de “salut national” ».
L’article continuait, « Parmi les officiers [irakiens] les plus en vue, on trouve l’assistant du chef de l’état-major, un chiite musulman, le chef des services du renseignement, un sunnite et le commandant des forces de l’air, un Kurde. On croit que les trois pourraient constituer le noyau du prochain gouvernement après que l’armée prenne le pouvoir.
« Le plan qui est suggéré, selon la source, stipule que la nouvelle armée irakienne, avec l’aide des forces américaines, prendra le pouvoir, suspendra la constitution, procédera à la dissolution du parlement, et formera un nouveau gouvernement. L’armée prendra aussi le contrôle direct des diverses provinces et de l’administration après avoir imposé l’état d’urgence.
« Une source arabe a aussi déclaré à UPI que certains pays arabes avaient été informés du plan. On aurait demandé leur aide pour convaincre les anciens chefs du régime destitué du Parti baasiste résidant dans leur pays de ne pas nuire à la procédure et d’arrêter la violence perpétrée par le parti en Irak. En retour, ils seront invités à participer plus tard au gouvernement. »
L’article de UPI n’est que le plus détaillé d’une série de reportages d’un possible coup d’État conçu par les États-Unis. Peu importe si le coup d’État est vraiment mis à exécution, les reportages sur de telles préparations sont mis en circulation pour augmenter la pression américaine sur Maliki pour qu’il exécute les demandes de l’armée des États-Unis.
En exigeant de Maliki qu’il approuve un assaut sur les milices chiites, les États-Unis réclament de lui qu’il attaque un important appui politique de ce régime hautement instable. Le premier ministre irakien, un chef du parti islamique chiite Dawa, est dépendant à l’intérieur de l’Irak des milices chiites, et en particulier de Sadr, qui possède un large appui parmi la population chiite de Bagdad et du sud du pays.
Il y a un aspect de farce dans les protestations de Maliki. Il est, après tout un pantin entre les mains des Américains qui a obtenu le poste qu’il occupe actuellement suite aux manœuvres de Khalilzad lui-même.
Washington a considéré que Maliki était plus malléable que le candidat initialement choisi par le Parti dawa, le parti dirigé par Ibrahim al-Jaafari. Maliki sait très bien que sa position dépend entièrement de l’appui des Etats-Unis - qu’il est, en fait, « l’homme des Américains en Irak ». Son régime n’a jamais été considéré par les États-Unis comme étant un pas vers la démocratie, mais plutôt un mécanisme assurant aux États-Unis le contrôle des ressources pétrolières de l’Irak et la consolidation de l’hégémonie militaire et politique américaine sur la région.
Mais dans sa tentative de sauver son gouvernement - et vraisemblablement sa tête - Maliki utilise le prétexte donné par l’administration Bush pour poursuivre l’occupation par les Américains après que l’argument de la présence d’armes de destructions massives et celui des supposés liens entre l’Irak et al-Qaïda se soient révélé n’être que des mensonges et s’effondrent : que Maliki est à la tête d’un État souverain démocratiquement élu, le produit et symbole de la mission de démocratisation de Washington en Irak, qui doit être défendu contre les ennemis « terroristes » de la démocratie, c.-à-d. les Irakiens qui résistent à la domination militaire américaine.
Alors que Washington commence à laisser tomber la « démocratie » en tant qu’objectif en Irak, y substituant plutôt la « stabilité », l’administration Bush s’est retenue de poser des gestes directs contre Maliki à la veille des élections américaines du 7 novembre. Un tel geste, accompagné d’une offensive dirigée par les Etats-Unis contre la milice sadriste, pourrait avoir des conséquences militaires et politiques explosives, incluant un possible soulèvement de la population chiite en Irak et l’érosion déjà dramatique de l’appui domestique en faveur de l’occupation.
Samedi, Bush a tenu une vidéoconférence avec Maliki afin de faire baisser la tension et affirmer l’appui des États-Unis au premier ministre.
Néanmoins, il y a plusieurs signes qui indiquent qu’une escalade majeure de la violence en Irak, particulièrement à Bagdad, est en préparation, avec ou sans Maliki, pour la période suivant les élections de la semaine prochaine, et qu’elle va recevoir un appui bipartisan des démocrates aussi bien que des républicains, quelque soit le résultat du vote. Les militaires américains ont déjà commencé à faire des incursions dans Sadr City sous prétexte de retrouver un soldat manquant.
L’élite dirigeante américaine est préoccupée par la puissance de la milice chiite pour deux raisons. Premièrement, il y a une énorme opposition parmi les masses chiites à l’occupation américaine. Deuxièmement, ces groupes ont des liens étroits avec le régime iranien.
En éliminant le gouvernement baasiste, les États-Unis ont créé un vide du pouvoir politique que l’Iran doit combler, même si les États-Unis poursuivent une stratégie parallèle de miner l’Iran et préparer de nouvelles attaques militaires contre ce pays. Cependant, une action prise contre l’Iran, va obliger les États-Unis à créer un nouveau régime client basé sur une combinaison différente de forces politiques, religieuses et ethniques au sein de l’Irak.
Joe Kay
1er novembre 2006
Article original publié le 31 octobre 2006.
Source : WSWS http://www.wsws.org/
3-6 Point de vue de James Cogan.: Revirement tactique de la politique US.
[Khalilzad a esquissé lundi soir ce qui est un revirement tactique de la politique américaine. L’administration Bush adopte en grande partie les demandes de l’élite américaine de réaliser une entente avec les baasistes dans le but de renforcer la « stabilité ». (...)
Pour sa part, la théocratie iranienne chiite, qui a mené un combat sanglant de huit ans contre les baasistes d’Irak, a peu d’incitation pour appuyer le programme américain à moins que des concessions majeures soient accordées par Washington sur des questions comme l’énergie nucléaire et les sanctions commerciales. Une offensive contre la milice chiite va probablement mener à l’effondrement du gouvernement irakien à dominance chiite et son remplacement par un régime hostile à Téhéran. (...)]
WSWS, 26 octobre 2006.
Une conférence de presse à Bagdad donne les grandes lignes de l’intensification de la guerre américaine.
La conférence de presse qu’ont donnée l’ambassadeur américain Zalmay Khalilzad et le général américain George Casey lundi soir à Bagdad, traçait les grandes lignes du « changement de cap » en Irak annoncé par la Maison-Blanche et le Pentagone. Au cours des prochains mois, l’administration Bush a l’intention d’amorcer une intensification téméraire de la violence pour tenter de sauver les intérêts américains de la catastrophe à laquelle elle fait maintenant face.
La ruine absolue de l’Irak imposée par trois ans et demi d’occupation était symbolisée par cette conférence.
Comme Khalilzad présentait ce qu’il a appelé la « stratégie et les plans pour le succès en Irak », une coupure de courant sur tout Bagdad a plongé la conférence de presse dans le noir pour près de quatre minutes. L’occupation américaine est incapable de garantir l’électricité même pour ses quartiers généraux lourdement fortifiés. Les Irakiens doivent se débrouiller avec deux ou trois heures de courant par jour, les pénuries d’essence et le chômage de masse. Des milliers de personnes meurent des conséquences de la guerre civile sanglante que l’invasion américaine a attisée entre les factions rivales sunnites et chiites.
La politique fondamentale de l’administration Bush pour assurer les intérêts américains en Irak a été celle de « diviser pour mieux régner ». Depuis 2003, les Etats-Unis ont impitoyablement réprimé la population arabe sunnite qui formait la principale base d’appui du régime baasiste de Saddam Hussein. Les gouvernements irakiens formés à Bagdad depuis l’invasion ont été dominés par les fondamentalistes chiites et les partis nationalistes kurdes, qui se sont vus offrir le pouvoir et les privilèges en échange de leur collaboration avec l’occupation. La nouvelle constitution adoptée l’an dernier a été écrite pour permettre aux gouvernements régionaux chiites ou kurdes au sud et au nord du pays de prendre le contrôle des réserves de pétrole de l’Irak et d’en superviser la vente aux sociétés transnationales de l’énergie que favorisent les Américains.
Le résultat a été une insurrection baasiste et sunnite contre l’occupation et le gouvernement irakien, qui est devenue un conflit sectaire meurtrier entre les extrémistes sunnites et chiites. Il a été estimé que 655 000 Irakiens sont morts et que plus d’un million sont des réfugiés. Le chaos à travers le pays y immobilise 140 000 soldats américains et a empêché toute tentative cohérente de développer la production du pétrole en Irak.

Khalilzad a esquissé lundi soir ce qui est un revirement tactique de la politique américaine. L’administration Bush adopte en grande partie les demandes de l’élite américaine de réaliser une entente avec les baasistes dans le but de renforcer la « stabilité ». En opposition aux plans chiites et kurdes de régionalisme inscrit dans la constitution - dans l’élaboration de laquelle Khalilzad a joué un rôle majeur -, il demande maintenant une « loi sur le pétrole qui partagera les profits des ressources de l’Irak d’une façon qui contribuera à l’unification du pays », « l’amendement de la constitution » et
« la transformation de la commission pour éradiquer le baasisme en un programme d’imputabilité et de réconciliation ».
Khalilzad définit la « réconciliation » comme « la persuasion des insurgés sunnites de déposer les armes ». Pour cela, des concessions politiques majeures doivent être offertes à l’élite sunnite, qui restaureront au moins de façon significative son pouvoir et ses privilèges. Une ouverture possible considérée dans les médias américains a été le rappel de la caste des officiers de l’ancienne armée de l’Irak qui avait été complètement dissoute et marginalisée après l’invasion américaine de 2003.
La terminologie employée par le général Casey pour décrire les « insurgés » a mis en évidence le changement qui avait lieu. Durant des années, l’armée américaine a qualifié sans discrimination tous les supporters de la résistance en Irak de « terroristes », ou les a présentés de façon absurde comme des « forces anti-irakiennes ». Toutefois, dans la nuit de mardi, Casey a fait la distinction entre les extrémistes religieux sunnites dans des organisations comme al-Qaïda, et les guérillas baasistes, qu’il a décrites comme des « insurgés qui combattent surtout contre nous et qui soutiennent être l’honorable résistance à l’occupation étrangère en Irak ».
Tout en laissant entendre qu’une amnistie serait offerte aux insurgés bassistes, Casey a clairement exprimé que les États-Unis voulaient détruire la milice chiite de l’armée du Mahdi, qui est entretenue à Bagdad et au sud de l’Irak par le mouvement du clerc anti-occupation Moqtada Al-Sadr. Ses supporters forment la plus grande faction chiite de l’actuel gouvernement du premier ministre Nouri al-Maliki. Sans directement nommer l’armée du Mahdi, il a déclaré que des « escadrons de la mort et d’autres groupes armés illégaux attaquaient et tuaient des civils » et causaient « des problèmes de sécurité dans les régions au centre et au sud du pays ».
Déclarant qu’un « effort combiné de la police et de l’armée » était nécessaire contre les milices, Casey a insisté que l’administration Bush faisait pression sur le gouvernement Maliki pour que celui-ci sanctionne des mesures répressives. Durant les deux derniers mois, plusieurs indices ont suggéré que Washington et les partis sunnites préparaient un coup d’État par des éléments de la nouvelle armée irakiennesi Maliki continuait à refuser de sanctionner un bain de sang contre l’armée du Mahdi.
Il y a une logique derrière les appels simultanés à la réconciliation avec les insurgés sunnites et à une action militaire contre l’armée du Mahdi. Le mouvement sadriste tire son appui de millions d’Irakiens chiites pauvres et de la classe ouvrière, particulièrement dans la banlieue de Bagdad de Sadr City, qui a souffert une répression brutale sous le régime de Hussein. Ils s’opposeraient farouchement à tout retour à des positions de pouvoir par des éléments de l’establishment du Parti baasiste. Une telle action ne ferait qu’amplifier l’opposition massive qui existe parmi les masses chiites contre l’occupation américaine et renforcerait la position des éléments les plus radicaux qui sont partisans de la lutte armée.
Une réconciliation avec l’insurrection sunnite négociée par les États-Unis nécessiterait l’anéantissement des milices armées chiites. Un article de la plus récente parution du magazine Time par son correspondant à Bagdad Aparisim Ghosh explique directement la conclusion à laquelle arrivent les cercles politiques et militaires américains. Rejoignant principalement ce dont Khalilzad et Casey avaient donné un aperçu, le Time a défini les moyens pour empêcher la situation en Irak « d’empirer », soit la purge des supporters des partis chiites des nouvelles forces de sécurité irakiennes, des mesures « pour s’occuper de Moqtad al-Sadr et des efforts pour « ramener les sunnites ».
En faisant référence aux sadristes, Ghosh a écrit : « En public, l’armée américaine affirme que al-Sadr, qui contrôle une section considérable au parlement, est une figure politique importante et qu’il doit être traité en conséquence... Toutefois, en privé, les commandants américains disent qu’ils voudraient ne plus être entravés juste assez longtemps pour porter quelques coups à l’armée du Mahdi. Ça ne serait pas simple : un assaut frontal sur la très populeuse Sadr City n’est pas une option intelligente... mais les États-Unis pourraient bien réussir quelque chose en frappant ces éléments de l’armée du Mahdi qui sont responsables des pires atrocités sectaires et activités criminelles ».
À la conférence de presse de Bagdad, Casey a laissé entrevoir un assaut contre Sadr City. Il a déclaré que l’objectif militaire dans la capitale était de nettoyer les quartiers d’où vient la violence sectaire alléguée et indiquait qu’il allait peut-être réquisitionner des troupes additionnelles pour ce qui se prépare à être l’opération la plus sanglante de la guerre en Irak.
Les forces d’occupation américaine envahissent déjà des résidences et bureaux des dirigeants de l’armée du Mahdi en préparation pour une offensive majeur. L’agence de presse KUNA rapportait que les troupes américaines ont défoncé lundi les bureaux de l’armée du Mahdi à Holla, la capitale de la province de Babel dans le sud de l’Irak. La même journée, la résidence d’un dirigeant de la milice dans la province de Diwaniya était perquisitionnée.
Jeudi dernier, les troupes américaines ont arrêté le commandant de l’Armée du Mahdi à Hindiya, une ville près de Karbal, et envahirent une mosquée chiite à Bagdad contrôlé par le mouvement sadriste. Au moins un Irakien a été tué dans le raid et deux autres emmenés. La détention arrive juste 24 heures après l’intervention personnelle de Maliki demandant aux militaires américains de relâcher un dirigeant sadriste en vue, Masen al-Saedi, qu’ils avaient appréhendé la semaine dernière. Ces raids pourraient très bien être des tentatives conscientes pour provoquer la branche armée des sadristes dans une confrontation ouverte pour justifier l’assaut américain.
Cependant, les implications des plans de l’administration Bush vont beaucoup plus loin que l’horrible bain de sang à Bagdad. Sinistrement, alors que Khalilzad déclarait que les Etats-Unis allaient chercher auprès des Etats arabes voisin, tel que l’Arabie Saoudite, les Emirats arabes unis et la Jordanie pour de l’aide, il caractérisait la Syrie et le Liban comme étant les forces « au travail pour nous empêcher et les Irakiens de réussir ».
Casey a déclaré que ces deux Etats « donnent un appui aux différents groupes extrémistes et terroristes opérant à l’intérieur de l’Irak ». Ces remarques suggèrent que l’administration Bush n’a pas encore embrassé l’appel à l’ouverture vis-à-vis la Syrie et l’Iran lancé par des personnalités tel James Baker, le dirigeant du Groupe d’Etude sur l’Irak. Sa politique demeure celle du « changement de régime » à Damas et Téhéran, en tant que partie constituante de son ambition d’étendre la domination des Etats-Unis sur les ressources et territoires du Moyen-Orient.
Le porte-parole de la Maison-Blanche, Tony Snow, a déclaré la semaine dernière que les discussions en cour sur la situation en Irak « ne changent certainement pas notre position diplomatique à l’égard de la [Syrie ou de l’Iran] ».
Pour sa part, la théocratie iranienne chiite, qui a mené un combat sanglant de huit ans contre les baasistes d’Irak, a peu d’incitation pour appuyer le programme américain à moins que des concessions majeures soient accordées par Washington sur des questions comme l’énergie nucléaire et les sanctions commerciales. Une offensive contre la milice chiite va probablement mener à l’effondrement du gouvernement irakien à dominance chiite et son remplacement par un régime hostile à Téhéran.
Le « changement de cap » de l’administration Bush, dévoilé la nuit dernière ne va pas seulement coûté la vie de milliers d’Irakiens et d’Américains, mais pourrait bien provoquer une escalade dans une région déjà très volatile.
James Cogan
C'est l'histoire d'un égaré dans une armée embourbée. L'histoire d'un jeune homme sincère et crédule, qui, aspirant à la fois à un statut, un métier, un avenir, s'est engagé dans la carrière militaire et s'est rendu compte, avec horreur, qu'il s'est fourvoyé. L'histoire d'un idéaliste, incapable de braquer une arme sur un autre homme, mais envoyé tout de même en Irak, et trop respectueux de son pays d'adoption pour imaginer déserter. L'histoire d'un soldat qui ne voulait plus l'être, et qui se retrouve aujourd'hui emprisonné, attendant un jugement de cour martiale dans une base américaine en Allemagne.L'armée américaine veut-elle faire un exemple ? Son acharnement à garder en son sein le soldat Aguayo témoigne en tout cas de son raidissement à l'égard des "rebelles" et d'une réelle inquiétude devant la perte ou la fuite de ses hommes. "Selon le Pentagone, écrit le magazine Air Force Times, ils seraient 40 000 à avoir déserté depuis l'an 2000."
L'armée, seule, évalue le nombre des déserteurs à 1,1 % des troupes. La GI Rights Hotline, qui recevait, juste après le 11 septembre 2001, un à deux appels par semaine de candidats au départ, dit en recevoir en ce moment plus de 3 000 par mois.Agustin Aguayo a 34 ans, une stature de colosse, un visage poupin et des yeux très doux. Né au Mexique, il a débarqué en Californie avec sa famille à l'âge de 3 ans et n'a eu de cesse, dès lors, que de devenir un parfait Américain. La nationalité lui a été accordée en 1998. Il était déjà marié à Helga, une jeune femme née au Guatemala, et était père de deux petites filles, des jumelles âgées aujourd'hui de 11 ans. Avant même la fin du lycée, Agustin avait un travail, et puis un autre, et encore un autre.Il était ambitieux, il voulait progresser. Il ne tirait aucune fierté d'une dizaine d'années passées à travailler dans une banque, et il enviait sa femme, qui trouvait, elle, une vraie satisfaction professionnelle auprès de malades du sida. Il voulait aider, être utile, faire quelque chose d'un peu plus grand qu'avec un emploi salarié ordinaire, donner un sens à sa vie. Il prit des cours du soir, passa un diplôme commercial, chercha fiévreusement un tremplin. L'armée le lui fournit. Le recruteur, il faut le dire, était spécialement convaincant. Primes, promesses de prêt et de bourse d'études, assurance-maladie avantageuse, formation interne (Agustin voulait être infirmier, en espérant pouvoir se payer l'école de médecine à la fin de son contrat de quatre ans de service actif). Il n'en finissait pas d'énoncer les avantages qui devaient assurer à la famille Aguayo une sécurité financière exceptionnelle. Et puis, il y avait l'argument psychologique : altruisme et défense des valeurs de la démocratie...Agustin a donc signé. Il est très vite parti pour un camp d'entraînement. C'était à la fin de l'année 2002, et la famille Aguayo n'avait jamais imaginé un déploiement en zone de combat. "Cela doit vous paraître incroyable, dit aujourd'hui Helga. Mais, comme la plupart des Américains, nous ne lisions pas les journaux ! C'est terrible, cette irresponsabilité et cette indifférence à l'égard des guerres que mène notre armée."Au camp, Agustin commence néanmoins à douter. "La première fois que j'ai tenu un M-16, j'ai été envahi par la culpabilité. Sentir le poids de cette machine à tuer m'anéantissait."Les exercices de tir sur des silhouettes à forme humaine ou le poignardage de mannequins le rendent malade. Sa place était-elle dans l'armée ? A l'annonce du déclenchement de la guerre en Irak, en mars 2003, il est stupéfait d'apprendre que même les infirmiers doivent être armés et obéir à l'ordre de tuer.Trois mois plus tard, il part en Allemagne. C'est là, à Schweinfurt, qu'est stationnée son unité de la 1re division d'infanterie. Environ 67 000 soldats américains et quelque 80 000 membres de leurs familles se répartissent outre-Rhin sur 73 campements, bases arrière pour le déploiement au Moyen-Orient. Malgré l'arrivée de sa femme et de ses filles, Agustin se sent pris au piège. Il ne veut pas combattre, il ne veut pas tuer, il est contre la guerre, toutes les guerres, jamais il ne lèvera son arme contre quiconque. Inquiète du malaise croissant de son mari, Helga cherche désespérément une aide, une idée, une issue.Elle tape, sur Google, des phrases comme "quitter l'armée", ou "refus d'aller en Irak". Elle trouve les coordonnées de la GI Rights Hotline en Californie, une ligne téléphonique gérée par plusieurs organisations pacifistes. Et, par ricochet, le contact de MCN (Military Counceling Network), un organisme lié à l'Eglise mémonite, et entièrement voué aux conseils à destination des soldats basés en Allemagne voulant quitter l'armée par des moyens légaux. Les Aguayo, dès lors, ne sont plus seuls.L'objection de conscience, reconnue au sein même de l'armée, apparaît immédiatement comme la position la plus adéquate pour obtenir l'élargissement d'Agustin. Mais la procédure est exigeante. Le soldat doit démontrer qu'il est opposé à toutes les guerres, notamment en vertu d'une forte conviction religieuse ; expliquer ses motifs profonds, les raisons de son changement. Il doit s'entretenir longuement avec un aumônier militaire, un psychiatre et un enquêteur de l'armée, lequel fera un rapport au commandant, qui délivrera son verdict."C'est la voie la plus difficile pour sortir de l'armée, estime Michael Sharp, jeune juriste bénévole qui dirige le bureau MCN près d'Heidelberg. Il faut une totale sincérité et beaucoup de courage. Car ce n'est pas le meilleur moyen de se faire des amis ! Il est arrivé que des candidats soient harcelés, battus, violés. On les humilie, on les traite de lâches, on leur réserve les corvées. Ils remettent en question l'armée, c'est donc tout leur environnement quotidien qui devient hostile. Franchement, si l'on veut juste se défiler, il y a plus simple : la désertion, l'absorption de drogues en espérant être pris, la fausse revendication d'une homosexualité..."Mais Agustin ne songe pas une seconde à mentir et veut une dispense dite "honorable" de l'armée. Si le nombre de soldats requérant le statut d'objecteur a plus que quadruplé depuis 2000, il demeure très réduit. Sur plusieurs centaines de candidats potentiels, 188 auraient réellement déposé une demande entre 2003 et 2005 ; 87 auraient obtenu satisfaction.Un chiffre qui ne dit rien des demandes préalablement déposées devant un commandant dissuasif, des fiches perdues par l'administration, des mesures de rétorsion. "Il faut parfaitement connaître ses droits, affirme Michael Sharp, menacer d'interpeller un membre du Congrès, réitérer sa demande..."De fait, le commandant de son unité refuse de jeter ne serait-ce qu'un oeil sur le dossier que prépare Agustin. "Vous le ferez en Irak !", lui dit-il. Et le soldat s'envole en février 2004 pour Tikrit, la ville natale de Saddam Hussein, ignorant qu'une demande de statut d'objecteur formulée sur une zone de guerre attire beaucoup plus de suspicion. Il ne perd pourtant pas un instant. L'aumônier et le psychiatre avec lesquels il s'entretient concluent à sa sincérité, et l'officier enquêteur, impressionné par les témoignages sur son pacifisme, recommande l'élargissement. En attendant la réponse, l'infirmier remplit sa tâche, effaré.Des soldats, des Irakiens meurent dans ses bras. "J'ai vu des hommes revenir avec des membres en moins et des plaies innombrables, physiques et morales. J'ai vu mes camarades revenir avec l'intention de se suicider, de boire à mort ou de se perdre dans la drogue... J'ai été témoin de notre façon de déshumaniser le peuple irakien et d'exterminer des innocents. Quel non-sens ! Ma conviction de l'absurdité et de la nocivité de toutes les guerres n'a fait que se renforcer." Quand Agustin part en patrouille ou prend ses tours de garde, il ne charge pas son arme. Ses camarades n'en croient pas leurs yeux. "Comment douter de la sincérité d'un gars assez fou pour faire cela en Irak ?", s'étonne Michael Sharp.Pourtant, fin août 2004, la hiérarchie militaire refuse à Agustin le statut d'objecteur. Le coup est terrible. "En me disant : non, vous n'êtes pas un objecteur à la guerre, ils niaient ma conscience. C'était comme dire à quelqu'un : tu n'es pas catholique. Ou tu n'es pas juif." Sa femme et plusieurs organisations pacifistes entreprennent une grande campagne de mobilisation de fonds pour lui offrir l'aide d'avocats et porter l'affaire devant une juridiction civile.A son retour en Allemagne, après une année d'Irak, Agustin reprend donc espoir. L'armée accepte de revoir son cas. Hélas, pour lui, la première décision est confirmée. Les avocats se tournent alors vers le tribunal civil du district de Columbia pour casser le verdict de l'armée. En vain. Agustin apprend son échec le 24 août 2006, le jour même où l'armée lui oppose également l'article 15, une sanction sévère consistant en une amende et une prolongation de service pour avoir refusé de tenir une arme durant les entraînements.Ses avocats font appel devant la cour fédérale, mais n'obtiennent pas que l'appel soit suspensif, alors qu'un nouveau déploiement en Irak est fixé au 1er septembre. Un départ pour au moins un an puisque, en vertu de la disposition "Stop loss" ("Arrêter les pertes", décidée par le gouvernement après le 11-Septembre), qui autorise l'armée à étendre unilatéralement le temps de service d'un soldat, Agustin voit son service prolongé d'un an ! "En Europe, estime Christian Rieker, l'avocat allemand d'Agustin, cette pratique serait considérée comme une violation des droits de l'homme. Quelle hypocrisie de parler d'une armée strictement composée de volontaires !" Désespéré, Agustin annonce à ses supérieurs qu'en aucun cas il ne partira à la guerre.Le 1er septembre, alors que son unité prend un bus pour rejoindre l'avion en partance pour l'Irak, il manque à l'appel. Le lendemain, habillé en civil, il se présente à la police militaire afin de se constituer prisonnier et passer en cour martiale. Mais l'armée ne l'entend pas ainsi, elle veut lui faire prendre un autre vol pour l'Irak.Agustin n'en croit pas ses oreilles. "Tu es soldat, tu entends ?, hurle un capitaine. Tu iras en Irak !" Jamais, répond Agustin. On lui ordonne de passer chez lui prendre son paquetage. Un capitaine et un sergent l'accompagnent. "Tu partiras ! Même s'il faut te mettre les menottes !" Les voilà dans son salon, attendant qu'il rassemble ses affaires dans sa chambre.Au bout de quinze minutes, le capitaine s'impatiente. Que diable fait-il ? Helga va voir. La fenêtre de la chambre est grande ouverte. "Il est parti !", crie-t-elle. Les soldats se précipitent, fouillent l'appartement, foncent à l'extérieur. Trop tard. Agustin a sauté et couru, couru comme un fou vers la sortie du camp. Les gardiens qui l'ont vu passer en trombe n'ont même pas eu le temps de comprendre. Il avait disparu.Où pouvait-il se réfugier ? "Les pays européens, si prompts à déclarer illégale la guerre en Irak, feraient bien d'accueillir ceux qui refusent de combattre !, soupire Christian Rieker. Où sont la France, l'Espagne, l'Allemagne pour de pauvres gars comme Agustin ? Pourquoi n'accorde-t-on pas aux objecteurs et déserteurs le statut de réfugiés, comme l'ont d'ailleurs proposé des députés du Parlement européen dans un projet de résolution ?" Agustin avait heureusement des soutiens. Des civils l'ont aidé, caché, habillé, lui ont procuré passeport et billet d'avion pour... Mexico. De là, il est passé discrètement en Californie. Où il est publiquement réapparu le 26 septembre.Pourquoi vingt-quatre jours après sa disparition et pas trente ? Parce qu'il aurait alors été rayé des listes de l'armée et qualifié de déserteur. Un statut qu'Agustin, si soucieux de rester dans le cadre du règlement militaire, a toujours rejeté. Le 26 septembre, donc, cravaté, solennel, il fait son apparition devant une petite église de Los Angeles et annonce qu'il veut se rendre. "J'ai toujours été un bon citoyen. Jamais je n'aurais imaginé arriver à cette extrémité. Les conséquences pour moi et ma famille vont être très lourdes. Mais j'assume ma position d'objecteur, je préfère la prison à la guerre." Après une courte déclaration, il s'est rendu à Fort Irving, là même où il s'était engagé quatre ans plus tôt.Allait-il passer là en cour martiale, comme l'espéraient ses avocats ? Ou serait-il transféré en Allemagne, voire au Koweït ou en Irak, comme certains le suggéraient ? Au petit matin du 3 octobre, en uniforme, les menottes cachées par un manteau, il débarque à l'aéroport de Francfort entouré de soldats de son unité qui étaient allés le chercher et prend la direction de la base de Mannheim, où il est actuellement incarcéré."Son unité, qui se bat en Irak dans des conditions effroyables, a besoin de chaque homme, affirme le major Wayne Marotto, porte-parole de la 1re division. Il y a eu des morts au combat, beaucoup de blessés. La désertion d'un infirmier fait courir un risque à tous les soldats. Aucune armée de volontaires ne peut accepter la défaillance d'un de ses hommes. Déserter est un crime qui, en temps de guerre, est encore passible de la peine de mort. Au commandant de son unité de décider de son sort."Tandis que des milliers de déserteurs se cachent aux Etats-Unis, que plusieurs centaines ont fui au Canada, Agustin Aguayo, le pacifique, risque en Allemagne plusieurs années de prison.Annick Cojeanhttp://www.lemonde.fr/web/article/0,1-0@2-3230,36-829014,0.html
LE MONDE 30.10.06 14h11
Article original anglais paru le 25 octobre 2006
Source : WSWS http://www.wsws.org/
4 Courrier des lecteurs & trouvé sur le net
4-1 Dossier de Annick Cojean : "Soldat ! Tu iras en Irak".
C'est l'histoire d'un égaré dans une armée embourbée. L'histoire d'un jeune homme sincère et crédule, qui, aspirant à la fois à un statut, un métier, un avenir, s'est engagé dans la carrière militaire et s'est rendu compte, avec horreur, qu'il s'est fourvoyé. L'histoire d'un idéaliste, incapable de braquer une arme sur un autre homme, mais envoyé tout de même en Irak, et trop respectueux de son pays d'adoption pour imaginer déserter. L'histoire d'un soldat qui ne voulait plus l'être, et qui se retrouve aujourd'hui emprisonné, attendant un jugement de cour martiale dans une base américaine en Allemagne.L'armée américaine veut-elle faire un exemple ? Son acharnement à garder en son sein le soldat Aguayo témoigne en tout cas de son raidissement à l'égard des "rebelles" et d'une réelle inquiétude devant la perte ou la fuite de ses hommes. "Selon le Pentagone, écrit le magazine Air Force Times, ils seraient 40 000 à avoir déserté depuis l'an 2000."
L'armée, seule, évalue le nombre des déserteurs à 1,1 % des troupes. La GI Rights Hotline, qui recevait, juste après le 11 septembre 2001, un à deux appels par semaine de candidats au départ, dit en recevoir en ce moment plus de 3 000 par mois.Agustin Aguayo a 34 ans, une stature de colosse, un visage poupin et des yeux très doux. Né au Mexique, il a débarqué en Californie avec sa famille à l'âge de 3 ans et n'a eu de cesse, dès lors, que de devenir un parfait Américain. La nationalité lui a été accordée en 1998. Il était déjà marié à Helga, une jeune femme née au Guatemala, et était père de deux petites filles, des jumelles âgées aujourd'hui de 11 ans. Avant même la fin du lycée, Agustin avait un travail, et puis un autre, et encore un autre.Il était ambitieux, il voulait progresser. Il ne tirait aucune fierté d'une dizaine d'années passées à travailler dans une banque, et il enviait sa femme, qui trouvait, elle, une vraie satisfaction professionnelle auprès de malades du sida. Il voulait aider, être utile, faire quelque chose d'un peu plus grand qu'avec un emploi salarié ordinaire, donner un sens à sa vie. Il prit des cours du soir, passa un diplôme commercial, chercha fiévreusement un tremplin. L'armée le lui fournit. Le recruteur, il faut le dire, était spécialement convaincant. Primes, promesses de prêt et de bourse d'études, assurance-maladie avantageuse, formation interne (Agustin voulait être infirmier, en espérant pouvoir se payer l'école de médecine à la fin de son contrat de quatre ans de service actif). Il n'en finissait pas d'énoncer les avantages qui devaient assurer à la famille Aguayo une sécurité financière exceptionnelle. Et puis, il y avait l'argument psychologique : altruisme et défense des valeurs de la démocratie...Agustin a donc signé. Il est très vite parti pour un camp d'entraînement. C'était à la fin de l'année 2002, et la famille Aguayo n'avait jamais imaginé un déploiement en zone de combat. "Cela doit vous paraître incroyable, dit aujourd'hui Helga. Mais, comme la plupart des Américains, nous ne lisions pas les journaux ! C'est terrible, cette irresponsabilité et cette indifférence à l'égard des guerres que mène notre armée."Au camp, Agustin commence néanmoins à douter. "La première fois que j'ai tenu un M-16, j'ai été envahi par la culpabilité. Sentir le poids de cette machine à tuer m'anéantissait."Les exercices de tir sur des silhouettes à forme humaine ou le poignardage de mannequins le rendent malade. Sa place était-elle dans l'armée ? A l'annonce du déclenchement de la guerre en Irak, en mars 2003, il est stupéfait d'apprendre que même les infirmiers doivent être armés et obéir à l'ordre de tuer.Trois mois plus tard, il part en Allemagne. C'est là, à Schweinfurt, qu'est stationnée son unité de la 1re division d'infanterie. Environ 67 000 soldats américains et quelque 80 000 membres de leurs familles se répartissent outre-Rhin sur 73 campements, bases arrière pour le déploiement au Moyen-Orient. Malgré l'arrivée de sa femme et de ses filles, Agustin se sent pris au piège. Il ne veut pas combattre, il ne veut pas tuer, il est contre la guerre, toutes les guerres, jamais il ne lèvera son arme contre quiconque. Inquiète du malaise croissant de son mari, Helga cherche désespérément une aide, une idée, une issue.Elle tape, sur Google, des phrases comme "quitter l'armée", ou "refus d'aller en Irak". Elle trouve les coordonnées de la GI Rights Hotline en Californie, une ligne téléphonique gérée par plusieurs organisations pacifistes. Et, par ricochet, le contact de MCN (Military Counceling Network), un organisme lié à l'Eglise mémonite, et entièrement voué aux conseils à destination des soldats basés en Allemagne voulant quitter l'armée par des moyens légaux. Les Aguayo, dès lors, ne sont plus seuls.L'objection de conscience, reconnue au sein même de l'armée, apparaît immédiatement comme la position la plus adéquate pour obtenir l'élargissement d'Agustin. Mais la procédure est exigeante. Le soldat doit démontrer qu'il est opposé à toutes les guerres, notamment en vertu d'une forte conviction religieuse ; expliquer ses motifs profonds, les raisons de son changement. Il doit s'entretenir longuement avec un aumônier militaire, un psychiatre et un enquêteur de l'armée, lequel fera un rapport au commandant, qui délivrera son verdict."C'est la voie la plus difficile pour sortir de l'armée, estime Michael Sharp, jeune juriste bénévole qui dirige le bureau MCN près d'Heidelberg. Il faut une totale sincérité et beaucoup de courage. Car ce n'est pas le meilleur moyen de se faire des amis ! Il est arrivé que des candidats soient harcelés, battus, violés. On les humilie, on les traite de lâches, on leur réserve les corvées. Ils remettent en question l'armée, c'est donc tout leur environnement quotidien qui devient hostile. Franchement, si l'on veut juste se défiler, il y a plus simple : la désertion, l'absorption de drogues en espérant être pris, la fausse revendication d'une homosexualité..."Mais Agustin ne songe pas une seconde à mentir et veut une dispense dite "honorable" de l'armée. Si le nombre de soldats requérant le statut d'objecteur a plus que quadruplé depuis 2000, il demeure très réduit. Sur plusieurs centaines de candidats potentiels, 188 auraient réellement déposé une demande entre 2003 et 2005 ; 87 auraient obtenu satisfaction.Un chiffre qui ne dit rien des demandes préalablement déposées devant un commandant dissuasif, des fiches perdues par l'administration, des mesures de rétorsion. "Il faut parfaitement connaître ses droits, affirme Michael Sharp, menacer d'interpeller un membre du Congrès, réitérer sa demande..."De fait, le commandant de son unité refuse de jeter ne serait-ce qu'un oeil sur le dossier que prépare Agustin. "Vous le ferez en Irak !", lui dit-il. Et le soldat s'envole en février 2004 pour Tikrit, la ville natale de Saddam Hussein, ignorant qu'une demande de statut d'objecteur formulée sur une zone de guerre attire beaucoup plus de suspicion. Il ne perd pourtant pas un instant. L'aumônier et le psychiatre avec lesquels il s'entretient concluent à sa sincérité, et l'officier enquêteur, impressionné par les témoignages sur son pacifisme, recommande l'élargissement. En attendant la réponse, l'infirmier remplit sa tâche, effaré.Des soldats, des Irakiens meurent dans ses bras. "J'ai vu des hommes revenir avec des membres en moins et des plaies innombrables, physiques et morales. J'ai vu mes camarades revenir avec l'intention de se suicider, de boire à mort ou de se perdre dans la drogue... J'ai été témoin de notre façon de déshumaniser le peuple irakien et d'exterminer des innocents. Quel non-sens ! Ma conviction de l'absurdité et de la nocivité de toutes les guerres n'a fait que se renforcer." Quand Agustin part en patrouille ou prend ses tours de garde, il ne charge pas son arme. Ses camarades n'en croient pas leurs yeux. "Comment douter de la sincérité d'un gars assez fou pour faire cela en Irak ?", s'étonne Michael Sharp.Pourtant, fin août 2004, la hiérarchie militaire refuse à Agustin le statut d'objecteur. Le coup est terrible. "En me disant : non, vous n'êtes pas un objecteur à la guerre, ils niaient ma conscience. C'était comme dire à quelqu'un : tu n'es pas catholique. Ou tu n'es pas juif." Sa femme et plusieurs organisations pacifistes entreprennent une grande campagne de mobilisation de fonds pour lui offrir l'aide d'avocats et porter l'affaire devant une juridiction civile.A son retour en Allemagne, après une année d'Irak, Agustin reprend donc espoir. L'armée accepte de revoir son cas. Hélas, pour lui, la première décision est confirmée. Les avocats se tournent alors vers le tribunal civil du district de Columbia pour casser le verdict de l'armée. En vain. Agustin apprend son échec le 24 août 2006, le jour même où l'armée lui oppose également l'article 15, une sanction sévère consistant en une amende et une prolongation de service pour avoir refusé de tenir une arme durant les entraînements.Ses avocats font appel devant la cour fédérale, mais n'obtiennent pas que l'appel soit suspensif, alors qu'un nouveau déploiement en Irak est fixé au 1er septembre. Un départ pour au moins un an puisque, en vertu de la disposition "Stop loss" ("Arrêter les pertes", décidée par le gouvernement après le 11-Septembre), qui autorise l'armée à étendre unilatéralement le temps de service d'un soldat, Agustin voit son service prolongé d'un an ! "En Europe, estime Christian Rieker, l'avocat allemand d'Agustin, cette pratique serait considérée comme une violation des droits de l'homme. Quelle hypocrisie de parler d'une armée strictement composée de volontaires !" Désespéré, Agustin annonce à ses supérieurs qu'en aucun cas il ne partira à la guerre.Le 1er septembre, alors que son unité prend un bus pour rejoindre l'avion en partance pour l'Irak, il manque à l'appel. Le lendemain, habillé en civil, il se présente à la police militaire afin de se constituer prisonnier et passer en cour martiale. Mais l'armée ne l'entend pas ainsi, elle veut lui faire prendre un autre vol pour l'Irak.Agustin n'en croit pas ses oreilles. "Tu es soldat, tu entends ?, hurle un capitaine. Tu iras en Irak !" Jamais, répond Agustin. On lui ordonne de passer chez lui prendre son paquetage. Un capitaine et un sergent l'accompagnent. "Tu partiras ! Même s'il faut te mettre les menottes !" Les voilà dans son salon, attendant qu'il rassemble ses affaires dans sa chambre.Au bout de quinze minutes, le capitaine s'impatiente. Que diable fait-il ? Helga va voir. La fenêtre de la chambre est grande ouverte. "Il est parti !", crie-t-elle. Les soldats se précipitent, fouillent l'appartement, foncent à l'extérieur. Trop tard. Agustin a sauté et couru, couru comme un fou vers la sortie du camp. Les gardiens qui l'ont vu passer en trombe n'ont même pas eu le temps de comprendre. Il avait disparu.Où pouvait-il se réfugier ? "Les pays européens, si prompts à déclarer illégale la guerre en Irak, feraient bien d'accueillir ceux qui refusent de combattre !, soupire Christian Rieker. Où sont la France, l'Espagne, l'Allemagne pour de pauvres gars comme Agustin ? Pourquoi n'accorde-t-on pas aux objecteurs et déserteurs le statut de réfugiés, comme l'ont d'ailleurs proposé des députés du Parlement européen dans un projet de résolution ?" Agustin avait heureusement des soutiens. Des civils l'ont aidé, caché, habillé, lui ont procuré passeport et billet d'avion pour... Mexico. De là, il est passé discrètement en Californie. Où il est publiquement réapparu le 26 septembre.Pourquoi vingt-quatre jours après sa disparition et pas trente ? Parce qu'il aurait alors été rayé des listes de l'armée et qualifié de déserteur. Un statut qu'Agustin, si soucieux de rester dans le cadre du règlement militaire, a toujours rejeté. Le 26 septembre, donc, cravaté, solennel, il fait son apparition devant une petite église de Los Angeles et annonce qu'il veut se rendre. "J'ai toujours été un bon citoyen. Jamais je n'aurais imaginé arriver à cette extrémité. Les conséquences pour moi et ma famille vont être très lourdes. Mais j'assume ma position d'objecteur, je préfère la prison à la guerre." Après une courte déclaration, il s'est rendu à Fort Irving, là même où il s'était engagé quatre ans plus tôt.Allait-il passer là en cour martiale, comme l'espéraient ses avocats ? Ou serait-il transféré en Allemagne, voire au Koweït ou en Irak, comme certains le suggéraient ? Au petit matin du 3 octobre, en uniforme, les menottes cachées par un manteau, il débarque à l'aéroport de Francfort entouré de soldats de son unité qui étaient allés le chercher et prend la direction de la base de Mannheim, où il est actuellement incarcéré."Son unité, qui se bat en Irak dans des conditions effroyables, a besoin de chaque homme, affirme le major Wayne Marotto, porte-parole de la 1re division. Il y a eu des morts au combat, beaucoup de blessés. La désertion d'un infirmier fait courir un risque à tous les soldats. Aucune armée de volontaires ne peut accepter la défaillance d'un de ses hommes. Déserter est un crime qui, en temps de guerre, est encore passible de la peine de mort. Au commandant de son unité de décider de son sort."Tandis que des milliers de déserteurs se cachent aux Etats-Unis, que plusieurs centaines ont fui au Canada, Agustin Aguayo, le pacifique, risque en Allemagne plusieurs années de prison.Annick Cojeanhttp://www.lemonde.fr/web/article/0,1-0@2-3230,36-829014,0.html
LE MONDE 30.10.06 14h11

dimanche, novembre 05, 2006

N° 223 - Journal d'Irak - 04/11

Tiré à part : # a) Couvre-feu qui débutera à 06H00 dimanche à Bagdad pour le verdict du procès de Saddam Hussein
Le ‘gouvernement’ multiplie les mesures de sécurité, annulant les permissions des soldats et instaurant un couvre-feu à Bagdad et aux provinces voisines de Diyala, et de Salaheddine, où se trouve la ville de Tikrit,
Nouri al-Maliki. : "Il s'agit d'un couvre-feu général, tant pour les piétons que pour les véhicules", a-t-il précisé. La circulation automobile est déjà interdite à Bagdad entre 21H00 et 06H00 (18H00 et 03H00 GMT).
Le gouvernement irakien a également placé l'armée en état d'alerte et annulé les permissions…
LIre à ce sujet : 7-1 Point de vue de Gilles Munier : Condamnation à mort du président Saddam Hussein : La guerre civile peut commencer...
(AFP)

b) RAMADI, 28-10.
# Six personnes dont trois femmes et deux enfants, ont été tués au cours d'un raid de l'aviation US, a rapporte un médecin de l'hôpital de la ville.
Chouka un porte-parole de l'armée état-unien a indiqué que plusieurs soldats auraient été pris pour cible vendredi et avaient répliqué par des tirs de chars et de "munitions de précision", vocable recouvrant communément l'emploi de missiles air-sol. (..)
Les forces américaines ordonnant à quelques familles d'évacuer leurs habitations et occupant des postes de tir, ont tué "un certain nombre d'insurgés", précise l'armée, qui se dit dans l'incapacité de confirmer la présence de civils parmi les tués.
La semaine dernière, des dizaines de résistants liés à Al Qaïda dans une démonstration de force ont annonceés que Ramadi se ralliait à un Etat islamique englobant la plupart des provinces sunnites d'Irak.
Chouka a dit que les forces américaines avaient pris le contrôle du secteur où les insurgés avaient organisé leur manifestation,Rappel : Dans la semaine, un général américain avait déclaré que les forces américaines et irakiennes avaient adopté une "approche agressive et offensive" pour reprendre Ramadi a la résistance.
(Reuters)
c) La guerre d'Irak n'est pas perdue, affirme l'ambassadeur des Etats-Unis
L'ambassadeur des USA Khalilzad a adressé un "message direct":
"Mon message aujourd'hui est direct: en dépit des difficultés, le succès en Irak est possible
"Nous pensons qu'au cours des douze prochains mois, et pour autant que les dirigeants irakiens remplissent leurs engagements (...) il y aura un contrat national en vigueur", a-t-il souligné.
"je veux dire au peuple américain que l'Irak a produit une nouvelle génération de héros (...) qui défient les terroristes(ndlr : lire la résistance) .
L'ambassadeur a indiqué que "les dirigeants irakiens sont convenus d'un calendrier pour prendre les difficiles décisions qui s'imposent", (ndlr : sans toutefois préciser quel est ce calendrier)
En outre, il a parlé d'une décision qui porterait sur un plan réglant le problème des milices et des escadrons de la mort, une autre qui déterminerait la date des élections provinciales et une troisième pour le renforcement des forces armées.
(24-10 - AFP)
Marc
--------------------------------------------------------------------------------Sommaire : 1 La résistance contre l'agresseur
2 Politique des collaborateurs afghans
3 Politiques des occupants
4 Lutte pour la libération du territoire
Détails
L'Irak en chiffres
5 Médias.
5-1 Rumsfeld accuse les médias Us d'être "malveillants" sur l'Irak.
5-2 Chris Marsden : Le gouvernement britannique avoue avoir volontairement bombardé Al-Jazeera.
6 Les Brèves
6-1 Hans Blix : L'invasion de l'Irak est un "pur échec".
6-2 Richard Perle, les dysfonctionnements de l'administration Bush ont fait de la politique des Etats-Unis en Irak un désastre.
6-3 Bush officialise la torture.
6-4 Torture ou pas torture,..? la Maison Blanche se débat avec les mots de Cheney ...
6-5 George Bush inquiète plus les Britanniques que Kim Jong-il.
6-6 Les snipers, la nouvelle menace pour les soldats Etat-Uniens.
6-7 Retrait de la plainte mettant en cause la constitutionnalité du Patriot Act, la loi anti-terroriste US.
6-8 La nouvelle loi américaine sur le terrorisme viole les traités internationaux.
6-9 Les réparations électriques quasi-impossibles à Bagdad.
6-10 Le Pentagone a perdu la trace d'armes fournies à l'Irak .
6-11 Près de 100.000 Irakiens fuient chaque mois de leur pays.
6-12 Steven Green, renvoyé de l'armée pour "trouble de la personnalité", a été inculpé de viol et de meurtres.
6-13 Bush est considéré comme une menace pour la paix dans le monde...
7 Dossier & Point de vue.
7-1 Point de vue de Gilles Munier : Condamnation à mort du président Saddam Hussein : La guerre civile peut commencer .
7-2 Point de vue de Samir Amin : Mettre en déroute les Etats Unis, Israel et leurs alliés dans les pays de la ligne de front.
7-3 Point de vue de Reuters : Les Etats-Unis souhaitent prendre la relève de la France à la direction des opérations de maintien de la paix de l'Onu.

8 Courrier des lecteurs & trouvé sur le net. 8-1 Frances Bounces : L’administration de Georges Bush vient de signer une loi violant les dispositions internationales.
8-2 Sonia Hachani : Des vidéos de mercenaires en action en Irak.
9 Annexes
9 -1 Dossier M. Lemaire : Réunion préparatoire pour un "Pacte international avec l'Irak"
9-2 «Globe & Mail » : La réalité iraquienne a plus de poids que les prédictions du Pentagone.
9-3 La croissance américaine à son plus bas niveau en trois ans.
9-4 Géographie de l'Irak

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L'Irak en chiffre: du 27-10 au 05 /11/06
tués blessés
Peuple irakien 71 33
Usboys/Autres boys 33 14
Policiers, armée et collaborateurs 182 140

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--------------------------------------------------------------------------------1 La résistance contre l'agresseurAnalyse & commentairesa) La résistance26-10
L'armée du Mehdi est aux ordres de Moqtada al-Sadr, (ennemi déclaré des forces américaines.)
# "Il y a une énorme conspiration supervisées par l'occupation Us contre les sadristes", clame à ce titre le député Hassan Shanshal. "Les provocations américaines sont quotidiennes."
AP
b) Les colonisteurs
02-11
# En dépit d'une opération à laquelle participent 15.000 soldats américains et 40.000 militaires irakiens, la capitale, reste l’endroit ou ces soldats sont le moins en sécurité..
(AFP).
02-11
Talabani."Nous pensons que nous avons besoin de temps, de quelques années, pas de trente ans", pour que les forces irakiennes soient capables d'assurer l'ensemble de l'Irak
M. Talabani a estimé "qu'il n'y avait pas de guerre civile" en Irak
(AFP)
03-11
Les Etats-Unis et leurs alliés ne s'attendaient pas à un tel degré de résistance après leur invasion de mars-avril 2003, a déclaré la secrétaire au Foreign Office, Margaret Beckett.
Beckett. a jugé la situation en Irak très difficile et déclaré que les troupes américaines et britanniques faisaient de gros efforts pour contrôler Bagdad et la région de Bassorah.
Reuters)

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b) Analyse du terrain b) Les colonisteur 26-10
# Le porte-parole de la Force multinationale en Irak, le général US Caldwell a estimé que ce bilan des tués reflétait les durs combats pour reprendre le contrôle de la ville de Ramadi, chef-lieu de la province d'Al-Anbar. "Nous avons eu une offensive d'envergure ", a dit Caldwell.
(AFP)
30-10
(AP)
Le vice-président Cheney a affirmé que l'augmentation des actions de la résistance et des pertes était liée à des efforts pour influer sur le résultat des élections américaines du 7 novembre ...
Cheney "C'est ma conviction qu'ils sont sensibles au fait que nous avons une élection qui est prévue et ils peuvent aller sur les sites Internet comme n'importe qui d'autre",
Il a ajouté que le réseau d’al-Qaïda et d'autres éléments(..) tentent de "briser la volonté du peuple américain" parce qu'"ils pensent que nous ne pouvons pas supporter un combat à long terme".
Cheney, (qui parlait 17 mois plus tôt des derniers jours de la résistance)… a reconnu qu'il y aurait "probablement un niveau continu de ‘violence’ pendant une très longue période en Irak". Il a expliqué que contrairement à d'autres conflits, il ne risquait pas d'y avoir de tournant, de victoire décisive ni de capitulation. "C'est le genre de choses où il faut continuer à lutter jour après jour après jour. C'est dur". AP
01-11
# Selon le dernier rapport de l'inspecteur général du Pentagone, les Etats-Unis ont déjà dépensé (…) environ 10 milliards de dollars (7,9 milliards d'euros) sur les forces de sécurité irakiennes.
AP
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c) Les forces en présence
Leurs analyses & commentairesLes troupesUsa31-10
##Le nombre de soldats Etat-uniens actuellement en Irak s'élève à 150.000, son niveau le plus élevé depuis janvier, a annoncé lundi le Pentagone..
Les Américains ont eu jusqu'à 160.000 soldats en janvier 2006.
Le nombre de soldats était descendu à 127.000 en juin (suite au problèmes de recrutement) et en juillet, Rumsfeld avait décidé le maintien sur place, une année de plus, d'une brigade de combat.
A la mi-septembre, le général Abizaid, chef du Commandement central avait indiqué que 140.000 soldats américains resteraient en Irak jusqu'au printemps 2007.
Depuis, le nombre de soldats américains déployés en Irak oscillaient entre 142.000 et 147.000.
(afp- 02h01)

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Armée fantoche Irakienne 25-10## Les forces (armée et police) irakiennes comptent actuellemment environ 313.000 hommes (l’armée irakienne 143.000 soldats - la police compte 170.000 hommes ) et l'objectif jusqu'à présent est d'atteindre le chiffre de 350.000.
(afp- 19h58)
25-10
# Selon la chaîne de télévision CBS News, le commandant de la force multinationale en Irak, le général américain George Casey, a recommandé d'augmenter de 100.000 soldats le contingent irakien.
(afp- 19h58)
01-11
Le secrétaire à la guerre Rumsfeld s'est déclaré favorable à l'augmentation des effectifs des forces de sécurité irakiennes au-delà de 325.000 hommes et à l'accélération de leur entraînement.
(AFP)

--------------------------------------------------------------------------------Grande Bretagne29-10
A Bassorah, principale ville du sud de l'Irak, plus de 7.200 soldats britanniques patrouillent la ville et ses environs.
(afp- 19h16)
29-10
# Les habitants de Bassorah constitue le plus gros des forces de police dans le pays.
AP

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--------------------------------------------------------------------------------2) Politique des collaborateurs irakiensMaliki26-10
## Le Premier ministre al Maliki a assuré à Reuters qu'il serait en mesure de venir à bout de la résistance en six mois si Washington lui laissait plus d'autonomie et lui fournissait davantage d'armes. (…)
"Ils pensent qu'il faut entre 12 et 18 mois pour mettre sur pied les forces irakiennes, pour que nous soyons en mesure de garantir la sécurité", a déclaré Maliki, faisant référence à l'estimation donnée deux jours plus tôt par le général George Casey, commandant des forces américaines en Irak.
"Nous reconnaissons que notre contingent a encore du travail devant lui, mais songez que si, comme nous le demandons, nous prenions nous-mêmes en main la refondation des forces de sécurité, alors cela ne prendrait pas 12 ou 18 mois, mais six seraient suffisants", a affirmé Maliki.
(Reuters)
26-10
Maliki a critiqué la stratégie de ces alliés américains : .
# "Si quelqu'un est responsable de la piètre situation en Irak, c'est bien la coalition", a-t-il déclaré.
"Je suis aujourd'hui Premier ministre et je coiffe l'ensemble des forces armées. Pourtant, je n'ai pas le droit de déployer une seule compagnie sans l'accord de la coalition à cause du mandat de l'Onu", a-t-il précisé.
(Reuters)
26-10
Maliki a affirmé que le gouvernement irakien n'avait pas donné son accord au "calendrier d'objectifs" proposé par les Etats-Unis afin de mettre fin rapidement à la violence, contrairement à ce qu'a affirmé Khalilzad. : "Le terme employé par Khalilzad était inexact", a estimé Maliki, selon qui le diplomate américain a fait référence aux changements espérés par le gouvernement et non aux actions qu'il entendait mener.
"Il ne s'agit pas d'un calendrier pour le gouvernement mais plutôt les questions qui doivent être résolues", a-t-il expliqué.
(Reuters)
26-10
# Bush a déclaré mercredi(25) que la patience américaine n'était pas infinie et il a précisé que les Etats-Unis faisaient pression sur les responsables irakiens pour qu'ils prennent des "mesures courageuses" afin d'endiguer rapidement les violences.
Maliki. "Je pense que les politiques américains ne commettront pas l'erreur de remplacer un Premier ministre ou un gouvernement en Irak. (...). Je ne pense pas que ce soit leur intention car cela signifierait l'échec de l'ensemble du processus politique",
(Reuters)
28-10
Premier al-Maliki : je suis"l'ami des Etats-Unis mais pas l'homme de l'Amérique". J'ai été ‘élu’ par le peuple (… voir %centage…) et le ‘parlement’ m'a désigné.
Selon M. Sunaid, "les Américains veulent pousser Maliki à prendre des décisions difficiles en matière de sécurité, que lui-même estime inappropriées". ..
(AFP)
--------------------------------------------------------------------------------Mise sur rail d'un état fasciste28-10
Le Premier al-Maliki et Bush ont annoncé la formation d'un groupe de travail de haut niveau .
Il associe notamment deux ministres irakiens, le commandant des forces américaines en Irak et l'ambassadeur des Etats-Unis à Bagdad.
# "Nous avons trois objectifs communs: l'accélération du rythme de la formation des forces irakiennes, la prise de contrôle irakienne du commandement des forces irakiennes et le transfert de la responsabilité de la sécurité au gouvernement irakien", ont-ils déclaré dans un communiqué commun.
(AFP)
03-11
Maliki a rencontré son ministre de la Défense et lui a ordonné de lutter contre l'absentéisme au sein de l'armée, un problème qui, avec l'indiscipline, a entravé l'action de nombreuses unités…
(Reuters)

--------------------------------------------------------------------------------Confection d'un gouvernement fantoche28-10
MM. Maliki et Khalilzad ont publié vendredi soir un communiqué commun dans lequel les USA se déclarent "pleinement disposés" à aider le gouvernement irakien à atteindre ses objectifs selon le "calendrier" que celui-ci s'est fixé.
"Le gouvernement des Etats-Unis soutient totalement les objectifs" du gouvernement irakien et "apportera son concours pour que cela soit une réussite", selon ce communiqué.
(AFP)
=
--------------------------------------------------------------------------------Les grandes manoeuvres31-10
Nouri al-Maliki a ordonné que le bouclage imposé ces derniers jours par des forces américaines et irakiennes au quartier Sadr city, soit levé avant 17H00 selon un communiqué officiel du gouvernement.
Les habitants, protestant contre le bouclage de Sadr City, par les troupes Us et irakiennes ont décrété mardi une grève générale et exigé la fin des opérations américaines.
L'appel à la grève, a invité la population à observer, jusqu'à nouvel ordre, une grève générale dans les écoles, les commerces, et les administrations publiques, à l'exception des hôpitaux et du ministère de la Santé.
"Nous suivrons l'appel de Moqtada Sadr Il faut que les raids cessent et que le bouclage soit levé car il affecte énormément la vie quotidienne de citoyens", a remarqué Hussein Maan, 35 ans, commerçant de Sadr City.
"Les Américains prétendent nous amener la démocratie et la liberté mais en fait, ils nous enferment et nous affament", a analysé Jassem Anad, 30 ans, fonctionnaire.
(AFP)
01-11
# Les forces Us ont été vues quittant leurs positions aux abords de l'immense quartier chiite aux mains de l'Armée du Mahdi, la milice de Sadr, et les points de contrôle tenus par l'armée irakienne ont également été levés.
(Reuters)
04-11
Les forces spéciales irakiennes,soutenues(…) par des conseillers US, ont effectué samedi une nouvelle incursion dans le vaste quartier de Sadr City, dans l'est de la capitale.
"Les forces irakiennes ont essuyé des tirs d'armes légères et de roquettes anti-chars en provenance d'éléments hostiles lorsqu'elles ont quitté l'objectif. Les forces irakiennes ont riposté en direction de cibles clairement identifiées pour neutraliser la menace avant de reprendre leur chemin vers leur base".
(Reuters)
--------------------------------------------------------------------------------Sur le terrain29-10
Les milices ont commencé dimanche à exprimer, leur impatience face à la présence américaine aux porte de Sadr City, et10..000 personnes ont manifesté pour réclamer la fin du bouclage.
Les manifestants, ont menacé de décréter une grève générale si "le siège" de Sadr City n'était pas levé immédiatement.
AFP)
29-10Al-Maanar :Des résidents de Sadr City à Bagdad ont manifesté dimanche contre ce qu’ils ont décrit comme étant le siège de leur quartier par les forces américaines recherchant soi-disant un soldat kidnappé ...http://www.manar-fr.com/article.php3?id_article=302
31-10
# Le quartier Sadr City, dans l'est de Bagdad, est paralysé mardi matin par une grève générale décrétée par Moqtada Sadr pour protester contre le bouclage de la région par les troupes US ? selon les journalistes sur place.
Moqtada Sadr a invité la population à observer, jusqu'à nouvel ordre, une grève générale dans les écoles, les commerces, et les administrations publiques, à l'exception des employés des hôpitaux et du ministère de la Santé.
L'appel a été motivé par "la situation de la sécurité dans le quartier et la poursuite du bouclage par les troupes américaines".
Hamad Allah al-Rikabi, porte-parole de Moqtada Sadr à Bagdad. : "Nous voulons que le gouvernement se prononce clairement sur ce qui se passe à Sadr City",
(AFP).

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Extension de la guerre ? 31-10En marge d'une conférence de soutien à l'Irak, et en présence de représentants de 14 pays donateurs et sept institutions internationales , le conseiller à la ‘sécurité nationale’ du gouvernement, Mouaffak al-Roubaïe à accusé certains pays voisins de financer la résistance, en particulier la Syrie.
"Nous ne souhaitons pas envoyer de voitures piégées en réponse à celles qui nous sont envoyées. Nous en sommes capables, mais ce n'est pas dans la nature du nouvel Irak"
"Nous leur donnons un peu plus de temps pour revoir leurs calculs (...). Nous ne voulons pas ouvrir le feu sur un quelconque pays (...). Mais la patience de l'Irak a des limites", a-t-il ajouté.
(afp- 21h2131-10
# Le vice-Premier ministre Barham Saleh a plus précisément montré du doigt la Syrie.
"Si la Syrie coopérait sérieusement avec l'Irak, bloquait ses frontières et arrêtait l'infiltration de terroristes, la situation s'améliorerait", a-t-il affirmé, "Nos voisins syriens devraient travailler plus sérieusement et avec davantage de crédibilité pour coopérer avec l'Irak. Ils doivent comprendre que la situation en Irak est très sérieuse", a-t-il dit.
"Même si les pays voisins devaient construire des barrières en béton, les résistants s'y rendraient. C'est un cancer qui se propagera dans toute la région si on le laisse grandir en Irak", a conclu Roubaïe.
(afp- 21h21)
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Procès de Saddam Hussein29-10
# L'annonce du verdict du premier procès du président Saddam Hussein n'est pas donnée pour certaine le 5 novembre, a déclaré le procureur général Jaafar al-Moussaoui, indiquant que le Haut tribunal pénal irakien pourrait ne pas être prêt.
AFP)
29-10
##Le chef du comité de défense de Saddam Hussein, Khalil al-Doulaïmi, a adressé dimanche une lettre au président américain George W. Bush demandant de "libérer le président Saddam Hussein et tous les détenus, ce qui est la seule façon de vous sortir, avec vos forces, de votre situation critique en Irak", a-t-il estimé. Il a ajouté qu'une "condamnation à mort mettra l'Irak à feu et à sang".
AFP)
30-10
#"Je crois qu'il est vraiment temps que le tribunal rende son verdict. Cela a duré trop longtemps, les faits sont là et ils sont très clairs et il faut mettre un terme d'une manière ou d'une autre à cette affaire Saddam", a estimé Zebari
(Reuters
30-10
Le procès de Saddam Hussein a repris en présence du président irakien, des six autres accusés et de certains avocats de la défense, selon les journalistes sur place.
Parmi les avocats présents se trouve Khalil al-Doulaïmi, chef du comité de défense de Saddam Hussein. Les avocats de la défense boycottaient le procès depuis plusieurs semaines pour protester contre la nomination, en septembre, de l'actuel juge après, selon eux, une intervention du gouvernement irakien.
Le procès avait été ajourné le 19 octobre.
31-10
Le procès de Saddam Hussein en présence de l'ancien président irakien et des six autres accusés, mais en l'absence des avocats de la défense, selon les journalistes sur place.
Les avocats commis d'office par le tribunal sont présents dans la salle.
## La défense boycotte le procès depuis plusieurs semaines à cause des ingérences politiques qui, selon elle, marquent le fonctionnement du tribunal.
(AFP)
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--------------------------------------------------------------------------------3 Politiques des occupants 3-1 Usa 26-10
Sondage Reuters/Zogby:
# 50% des Américains se déclarent favorables à un retrait des troupes au plus tard à la fin 2007
Parmi eux, 15% demandent un retrait immédiat.
41% souhaite que le contingent américain reste en Irak jusqu'à ce que "la situation soit stable". …
(Reuters)
03-11
Selon le dernier sondage réalisé le compte du quotidien The New York Times et de la chaîne de télévision CBS, l'Irak est en tête des préoccupations des électeurs quand ils renouvelleront la totalité de la Chambre des représentants (435 sièges) et un tiers (33) des 100 sièges du Sénat.
# 76% estiment que les soldats américains rentreraient probablement plus rapidement si les démocrates redevenaient majoritaires au Congrès..
Bush; : 34% seulement des Américains approuvent son action,
29% sa politique irakienne
--------------------------------------------------------------------------------Bush25-10Bush a jugé la victoire essentielle en Irak, "Nous l'emporterons, à moins que nous partions avant que le travail ne soit fait", a-t-il dit. Si les résistants qui combattent les forces américaines et irakiennes changent de stratégie, les Usa procèdent eux aussi à un ajustement sur le plan tactique, d'après Bush.
Bush a souligné qu'"un calendrier arrêté pour le retrait (des soldats Us)" signifierait à ses yeux "une défaite".
(AP)
26-10# Bush "Je fixe les objectifs mais je compte sur le commandant de nos troupes et sur notre ambassadeur à Bagdad pour définir la tactique nécessaire pour y parvenir. L'ennemi change, et nous changeons, l'ennemi s'adapte à notre stratégie et nous nous adaptons à la sienne, nous apportons constamment des changements pour vaincre l'ennemi".
EuroNews
01-11
## Bush a confirmé qu'il entendait conserver dans son administration jusqu'à la fin de son second mandat le secrétaire à la guerre Rumsfeld et le vice-président Cheney, deux des personnages les plus controversés(…) de son équipe.
Car il admire le jugement et les bons conseils de Cheney et il félicite Rumsfeld pour avoir supervisé les guerres en Irak et en Afghanistan, tout en réformant l'armée. "Je suis satisfait des progrès que nous faisons"…
AP

--------------------------------------------------------------------------------Faites marquants25-10
# Bush a livré une de ses plus sombres appréciations de la situation en Irak, affirmant que la patience des Etats-Unis n'était "pas illimitée". …
(AFP).
25-10
Bush a reconnu que les Usa y subissaient de lourdes pertes, et s'est dit conscient du mécontentement de nombre de ses concitoyens.
"Il y a eu d'importants combats, beaucoup de combattants ennemis ont été tués ou capturés et nous avons nous aussi subi des pertes", a-t-il déclaré.
"Ce mois-ci, nous avons perdu 93 soldats en Irak", soit "le plus (lourd bilan en un mois) depuis octobre 2005.
Pendant la même période, plus de 300 membres de la sécurité irakienne ont donné leur vie dans la bataille. Les civils irakiens ont subi des violences innommables", a-t-il ajouté.

(AP) Le courage de Kerry30-10
John Kerry, a déclaré à des étudiants en Californie que ceux qui échoueraient dans le système scolaire américain seraient probablement "coincés en Irak".
AP
01-11
Kerry a regretté sa "mauvaise plaisanterie" sur la guerre en Irak, …
"Bien sûr que je suis désolé de cette mauvaise plaisanterie. Vous croyez que j'aime les mauvaises blagues?", "Vous voyez, c'est assez stupide".
AP

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Occupation de l'Irak 23-10# Démenti US sur la mise au point d'un calendrier pour le désarmement de la milice irakienne La Maison Blanche a démenti lundi les informations sur la mise au point d'un calendrier pour le gouvernement irakien afin de désarmer la milice et a révélé que c'est le gouvernement irakien lui-même qui a élaboré le dit calendrier ...http://fr.chinabroadcast.cn/181/2006/10/24/221@114817.htm
01-11
Des démocrates mais aussi de certains républicains font appel au remplacement en raison de leurs positions radicales, de Cheney, ou de la gestion de la guerre en Irak, de Rumsfeld.
AP

--------------------------------------------------------------------------------Sur le terrain 02-11
Le chef du renseignement le fasciste Negroponte est à Bagdad dans le cadre d'une visite non annoncée
"Negroponte a réaffirmé le soutien de l'administration US et du président Bush au gouvernement irakien", précise le communiqué.
L'ambassade des Etats-Unis à Bagdad a précisé que le programme de sa visite ne serait pas dévoilé.
AP
03-11
# Un communiqué précise qu'ils ont discuté de la formation et du renforcement des forces de sécurité irakiennes…
(Reuters)

--------------------------------------------------------------------------------Les grandes manoeuvres28-10
"Il n'y a pas de tensions" entre Bagdad et Washington, a dit aux journalistes le porte-parole de la Maison blanche Snow après une visioconférence "Le président est en fait très satisfait du travail qu'accomplit le Premier ministre."
(Reuters)
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Prisons, exactions & torture 27-10
Deux soldats, Corey R. Clagett et William B. Hunsaker, sont accusés d'avoir tué trois Irakiens lors d'un raid en mai à une centaine de kilomètres au nord de Bagdad, avec deux autres soldats,
Les deux hommes, expliquent avoir reçu l'ordre de tuer "tous les mâles en âge d'être des soldats" par leur commandant de brigade et les autres officiers supervisant l'opération.
AP
31-10
Un Marine américain inculpé pour l'enlèvement et le meurtre d'un civil irakien, en avril à Hamdania, a décidé de plaider coupable, a déclaré son avocat. En retour, les chefs d'inculpation retenus contre lui seront atténués.
Thomas Watt, qui représente le caporal Tyler A. Jackson, n'a pas donné plus de précisions sur l'accord conclu avec l'accusation, mais a confirmé que son client comparaîtrait devant le tribunal la semaine prochaine, et qu'il y plaiderait coupable.
Le caporal est le troisième soldat à avoir conclu un accord de la sorte dans cette affaire. Un autre Marine avait plaidé coupable de meurtre.
Les faits remontent au mois d'avril cette année. Sept marines et un marin sont accusés d'avoir tué Hachim Ibrahim Awad, un civil irakien âgé de 52 ans.
AP
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Les alliés
4 Grande BretagneLa politique de Tony Blair sur l'Irak a nouveau sur la sellette ...
31-10
Plusieurs députés britanniques soutenus par le Parti Conservateur s'apprêtent à présenter une motion au parlement ce mardiObjectif : démontrer que le gouvernement Blair a échoué dans sa gestion de l'Irak après le renversement du régime de Saddam Hussein. Cette motion sera présentée à l'occasion d'un débat à la Chambre des Communes. Premier débat sur ce sujet depuis celui de juillet 2004.
En cas de vote positif, une commission parlementaire serait alors mise en place avec le lancement d'une grande enquête sur la guerre en Irak.
## Résultat : La motion a été rejetée à une majorité de 25 voix. Au total 273 députés ont voté en sa faveur et 298 ont voté contre.
Ce débat était le premier entièrement consacré à la question irakienne à la chambre des Communes depuis que les conservateurs s'étaient alliés au gouvernement pour voter en faveur de la guerre au début 2003.
Rappel : la guerre a sérieusement plombé la popularité de Blair.
Le locataire de Downing Street se voit reprocher son alignement systématique sur la politique étrangère du président américain, une position qui lui a même valu le sobriquet de " caniche de Bush".
(afp- 20h43 & EuroNews)
31-10
Dégradation (…) continue de la situation en Irak.
Selon un récent sondage,
# 61 % des Britanniques interrogés veulent un retrait même si la mission n'est pas terminée ou si les Usa font pression pour un maintien des forces sur le terrainet
56% veulent un retrait immédiat des 7200 soldats britanniques présents sur place.
EuroNews
01-11
Blair a tenté de mettre fin au flottement sur la position du gouvernement britannique concernant l'éventualité d'une commission d'enquête sur la guerre en Irak, en assurant. "Nous n'excluons certainement pas une telle enquête, et nous avons dit dans notre propre motion que des leçons devaient évidemment être tirées et que c'est important que ce soit toujours le cas",
"Mais ce n'est pas le moment (de prendre) de telles décisions",
L'adoption de cette motion aurait "envoyé un signal qui aurait consterné nos alliés de la coalition et le gouvernement irakien, et encouragé tous ceux qui se battent(..) contre nous en Irak", s'est expliqué. Blair

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Les voisinsArabie Saoudite31-10
# Tourki al Fayçal, l'ambassadeur saoudien a déclaré : "Envisager de diviser l'Irak en trois, c'est envisager le nettoyage ethnique sur une grande échelle", a dit le prince Tourki al Fayçal. "Puisque les Etats-Unis sont venus en Irak sans y être invités, ils ne devraient pas en partir sans y être invités."
(Reuters)
Koweit01-11
# Le chef de la diplomatie koweïtienne a averti que la ‘violence’ en Irak pourrait s'étendre aux autres pays de la région.
"La situation interne critique en Irak n'est pas circonscrite par ses frontières, mais elle peut potentiellement affecter les pays voisins ainsi que la communauté internationale", a ajouté cheikh Mohammad.
Le représentant de l'ONU en Irak, Ashraf Qazi, a pour sa part souligné que "l'Irak est aujourd'hui devant un tournant qui peut le conduire soit à la réconciliation, la sécurité et à la stabilité, soit à une descente rapide dans la division, la violence et à un pays ingouvernable".
"Le soutien de la communauté internationale (...) est indispensable pour la réussite de l'Irak", a-t-il dit.
(AFP
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3-6 Dans le mondeFrance
02-11
# La France n'appelle pas à un retrait immédiat des troupes américaines d'Irak mais des diplomates français font valoir que l'annonce d'un retrait programmé et progressif contribuerait à apaiser les tensions en Irak
AP
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4 Lutte pour la libération du territoirePertes US - Ville précisée ou non précisée
24-10.
#Mort de cinq nouveaux soldats, selon le commandement US( donc chiffre donné précédement non correct)
(AFP)

27-10
Deux marins et six marines "sont morts des blessures provoquées par l'action de l'ennemi alors qu'ils étaient en opération dans la province d'Al-Anbar", a annoncé le commandement américain dans un communiqué.
(ats / 17:20)
28-10
L'armée américaine a annoncé la mort d'un Marine dans la province d'Anbar (ouest de Bagdad),.
Le Marine est mort vendredi après avoir succombé à "des blessures subies du fait d'action ennemie', a indiqué l'armée américaine dans un communiqué.
AP
30-10
Dans un second communiqué, le commandement a ensuite annoncé la mort d'un membre de la police militaire, tué lundi par un tireur isolé à Bagdad.
(afp- 20h40)
30-10
En outre, cinq civils américains ont été tués lors d'attaques,
(afp- 10h28)
31-10
Dans un court communiqué diffusé mardi, l'armée états-unienne annonce la mort de deux soldats basés à Bagdad, lundi dans deux incidents distincts
AP -AFP)
31-10
Les deux derniers tués en date sont un "marine" tué dimanche au combat dans la province de l'Anbar, et un membre de la police militaire tué par un sniper dans l'est de Bagdad.
(Reuters)

30-10Quatre soldats non-américains de la coalition ont été tués, selon un décompte basé sur les chiffres donné par le … Pentagone.
(AFP).
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Conclusion octobre : Cela donne un total de 116 tués en 30 jours
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Le mois de novembre débute dans le sang pour l'armée américaine, 01-11L'armée US a annoncé mercredi la mort des suites de ses blessures d'un soldat mardi, dans la province occidentale d'al-Anbar,
(AFP)
02-11
L'armée américaine a annoncé jeudi la mort d'un soldat dans l'explosion d'une bombe à l'ouest de Bagdad.
02-11
L’armée américaine a annoncé la mort de cinq soldats,
"Trois soldats de la division multinationale Bagdad sont morts vers 14h15 jeudi dans l'explosion d'une bombe artisanale au passage de leur véhicule dans l'est de Bagdad", a indiqué l'armée.
Par ailleurs, "un Marine du 5e Régiment de combat est mort des suites de blessures reçues lors